Elections : Liste ÉGALITÉ


Nordine Saidi, tête de liste 2009

Nordine Saidi, tête de liste

Région Bruxelles-Capitale, 7 juin 2009

“Il est temps que les enfants d’immigrés prennent leur destin en main”

Pourquoi une ÉGALITÉ…

sans guillemets ?

Parce que sous leur apparence insignifiante,

ces signes peuvent dissimuler de nombreuses injustices,

et sont alors comme des menottes

préparées par l’esprit,

avant qu’elles ne passent aux poignets d’innocents ;

parce qu’au lieu d’une égalité théorique et formelle,

qui n’est qu’une caricature de la démocratie,

riches de nos identités multiples,

nous revendiquons

une citoyenneté pleine et entière ;

parce que l’esprit colonial et son paternalisme méprisant sont intolérables,

et que nous refusons de rester

des citoyens suspectés et de seconde zone,

nous affirmons que tout individu, quel qu’il soit,

n’est ni plus ni moins égal qu’un autre ;

parce que l’émancipation de chaque individu étant un projet inachevé, nous voulons y participer de manière active et responsable.

Solidarité Bruxelles – Gaza

palestine

Notre programme est placé sous le signe de la solidarité avec la Palestine. C’est notre manière de rendre hommage à la résistance exemplaire que le peuple palestinien oppose depuis des décennies à l’occupation israélienne, et tout particulièrement après l’agression de ce début d’année 2009 à Gaza.

La Palestine symbolise à elle seule les injustices criantes perpétuées par les gouvernements de nos pays dominants. Depuis plus de 60 ans, ce pays fait l’objet d’une occupation meurtrière par Israël dont la politique coloniale bafoue toutes les Résolutions et Conventions du Droit international et du Droit humanitaire. En même temps, la résistance palestinienne est devenue un symbole pour de nombreux combats partout dans le monde.

Bruxelles, siège de l’Union Européenne, doit modifier sa politique d’équidistance appliquée à ce conflit. Cette politique a démontré sa faillite et s’est soldée par un désastre pour les populations locales. La grande majorité des citoyens réclame une justice qui soit la même pour tous et qui tourne le dos à l’impunité de l’oppresseur, quel qu’il soit.

Nous, de la liste ÉGALITÉ… sans guillemets, déclarons que la justice est une matière qui ne se négocie pas, et qu’il convient d’abandonner définitivement son articulation sur le deux poids, deux mesures. Nous exigeons des décisions claires et immédiates, afin d’envoyer un signal fort au gouvernement israélien et à la Communauté internationale.

Nous revendiquons :

* la reconnaissance explicite du droit à la résistance du peuple palestinien

Ce droit est prévu par la Résolution 2621 XXV du 12.10.70 des Nations unies, confortée par l’article 1er § 4 du premier protocole additionnel de Genève du 08.06.77

* la reconnaissance du résultat des élections démocratiques de début 2006 et le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes
* l’appui de toutes les institutions de la Région bruxelloise à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) à l’égard d’Israël, tant qu’il ne se conformera pas entièrement aux diverses résolutions du Droit international
* l’établissement d’un jumelage entre la Région de Bruxelles-Capitale et la Bande de Gaza, particulièrement touchée par le blocus inique et criminel que maintient Israël à l’encontre de ce lambeau de terre et de sa population exténuée
* la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens des prisons de l’occupation

Par ailleurs, nous déclarons soutenir les militants anticolonialistes et anti-guerre israéliens, et encourager toutes les organisations solidaires du peuple palestinien.

Du travail pour les jeunes

Depuis trop longtemps, la politique de l’emploi préfère gérer arbitrairement le chasse aux chômeurs ou manipuler honteusement les statistiques des demandeurs d’emploi, plutôt que de chercher activement des solutions pour créer de nouveaux emplois.

Ceci ne fait qu’aggraver la situation alarmante de misère dans laquelle se trouvent enlisées des familles entières, noyant de trop nombreux jeunes dans le désespoir social. L’absence de perspectives professionnelles dignes sont une des raisons majeures du glissement de certains jeunes dans l’univers de la délinquance. La première des préventions est la création d’emplois, en particulier pour les jeunes.

Nous revendiquons:

* la priorité à l’embauche des jeunes (moins de trente ans) domiciliés dans les quartiers sinistrés de la Région de Bruxelles-Capitale, le plus souvent habités par une population majoritairement belge d’origine étrangère (carte Activa anti-discrimination)
* une participation régionale dans les frais engendrés par l’activation de ces profils. Les petites et moyennes entreprises situées en Région bruxelloise et embauchant des travailleurs, en particulier les jeunes travailleurs issus de ces quartiers sinistrés, doivent pouvoir bénéficier d’avantages clairs en matière de ristournes fiscales
* un système fiable de création d’entreprises en région bruxelloise. Etablir des rencontres avec des FCEIC (futurs chefs d’entreprises issus du chômage) pour les orienter dans leurs démarches et éventuellement leur procurer la main-d’œuvre nécessaire parmi les chômeurs bénéficiant de la Carte Activa anti-discrimination
* un plan de reclassement social des chômeurs donnant accès aux rez-de-chaussée commerciaux abandonnés, avec Votre navigateur ne gère peut-être pas l’affichage de cette image.une politique de rénovation financée avec la participation de la région (comme c’est le cas pour les agences immobilières sociales) et la prise en charge de cette location par l’intermédiaire d’une agence sociale spécifique
* l’implantation de petites et moyennes entreprises créatrices d’emploi dans les communes les plus pauvres en les exemptant de taxes locales et régionales.la suppression des surtaxes imposées de manière discriminatoire aux téléboutiques

Pour tout enfant : droit à une bonne école

On ne peut dissocier l’enseignement du contexte économico-socio-politique. A la suite des ravages de la dernière guerre mondiale, une demande pressante de main-d’œuvre étrangère était nécessaire, ce fut l’immigration italienne. Début des années soixante, une nouvelle immigration a été favorisée en provenance essentiellement d’Afrique du Nord (1964) et de Turquie (1965).

Pour accompagner ces nouvelles populations ouvrières, aucune politique cohérente n’a été établie. Lors de l’institution de la Communauté culturelle française, en 1970, on écarte d’emblée les questions culturelles, notamment en matière d’enseignement. N’avait-on pas pensé qu’importer des personnes issues d’autres cultures aurait une influence importante sur les structures institutionnelles? Ignorait-on que ces personnes allaient durablement s’installer ici et qu’eux-mêmes et leurs enfants participeraient à l’économie, l’enseignement, l’éducation, la culture, le social, la politique, l’éthique … d’aujourd’hui?

Votre navigateur ne gère peut-être pas l’affichage de cette image.Les ministres successifs ont fait mine de beaucoup s’inquiéter des performances. Des réformes ont été mises en place pour atténuer la médiocre qualité de l’enseignement mais elles ne tiennent pas compte des facteurs sociaux, et particulièrement à Bruxelles. Les réalités culturelles et cultuelles légitimement entretenues par ces populations ne sont toujours pas reconnues et mises en partage dans l’école. La plus grande et la plus évidente des injustices des politiques menées dans les institutions scolaires est la ségrégation et la discrimination. Et particulièrement dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Nous revendiquons:

* le regroupement de l’enseignement de transition et de qualification au sein d’un même établissement proposant des projets pédagogiques diversifiés

La démocratisation de l’institution scolaire implique un transfert des compétences en la matière sous la responsabilité du Parlement bruxellois

* le respect, dans les règlements d’ordre intérieur des écoles, des droits et libertés fondamentales, pour les enseignants comme pour les élèves
* l’amélioration de la formation pédagogique des enseignants et ce, dès l’école maternelle. Les enseignants doivent bénéficier de congés pédagogiques au cours desquels ils entrent en contact avec les réalités sociales, économiques et culturelles de leurs élèves
* la possibilité pour les élèves d’apprendre la langue de leur choix dans le cadre des programmes scolaires
* la neutralité et l’indépendance totales des institutions publiques (CPMS, par exemple) au service des familles dans l’exercice de leurs missions
* le renforcement des associations parascolaires avec le soutien des pouvoirs publics subsidiants (écoles de devoirs), en liaison directe avec les différents partenaires scolaires (écoles, PMS, familles…)
* l’encouragement et le soutien logistique des associations de parents d’élèves dans toutes les écoles, dans un but de démocratisation et d’appropriation de l’espace public scolaire et également des écoles de devoirs de parents avec leurs enfants
* la création d’un fonds régional pour l’accès à l’enseignement supérieur (bourses d’études)

Logement social de qualité

Le marché du logement actuel n’assure pas du tout une attribution optimale des habitations aux ménages: les logements surpeuplés, vacants ou ne répondant pas aux prescriptions du Code du logement sont nombreux. La construction de logements neufs ne parvient pas à combler ce fossé, à cause de la croissance démographique. Par conséquent, ce sont surtout les franges des populations fragilisées sur le plan socio-économique qui sont les victimes du marché immobilier et ceci principalement en raison de la faiblesse du secteur du logement social.

Les départs vers la périphérie de Bruxelles a eu pour effet le déclin démographique de la ville. Ce sont les populations riches et les classes moyennes qui sont parties, en vidant la ville des citoyens les plus aisés. Sont restés ceux qui n’avaient pas la possibilité de faire mouvement: personnes âgées, petits indépendants, jeunes peu qualifiés. À ces populations est venu se joindre dans les années 60 une population immigrée. À la périphérie les riches, au centre une population aux revenus faibles et des familles nombreuses d’origine étrangère. Enfin, on retrouve de 70 à 80 % d’étrangers à dominante maghrébine et turque dans les quartiers situés principalement au centre-ouest et au bas de la ville, qui concentrent une population jeune (les 15-24 ans représentent 20 % de la population).

Aujourd’hui un Bruxellois sur deux pourrait prétendre à l’obtention d’une habitation dans un logement social, alors que celui-ci représente 8 % du parc de logement total. Les responsables politiques en Belgique n’ont jamais cru au logement social (un des taux les plus bas d’Europe). De plus, le souhait de ramener ou de maintenir la classe moyenne en ville pourrait encore aggraver le problème.

Nous proposons:

* une politique de logement cohérente, notamment par la mise au clair des priorités en matière de logement (fixation et amélioration des conditions de logement des plus démunis, accueil des fonctionnaire européens, retour des classes moyennes)
* la mise en pratique effective du code du logement
* le développement du parc de logement social
* un contrôle renforcé et la mise en place de critères objectifs quant à l’attribution des logements sociaux
* la mise en place d’une politique urbaine qui inverse la dynamique de dualisation dans l’emploi, le logement, l’enseignement

Transports publics gratuits

La gratuité des transports publics à l’intérieur de Bruxelles, pour les usagers domiciliés dans la Région de Bruxelles-Capitale sera un signal fort en direction de la population, de nature à modifier les habitudes de déplacement d’un million de personnes et plus globalement, à les amener à réfléchir sur l’utilisation des ressources de la planète.

Cette mesure permet :

* d’encourager l’utilisation de ces moyens de transport par tous, au détriment de la voiture écologiquement beaucoup plus coûteuse ;

* de cesser de marginaliser les plus faibles en les transformant en délinquants pour rien (les « fraudeurs ») ;

* de diminuer le climat de violence dû à certains contrôles ;

* de gagner de nouveaux usagers aux transports publics et de favoriser ainsi les échanges entre les citoyens ;

* combattre les embouteillages et la pollution, au profit des piétons et des cyclists, et de manière plus générale, de la qualité de l’air respiré par chacun ;

* de ne garder que les parkings sous-terrain et de transformer les parkings de surface soit en plantations et zones vertes, soit en zones d’habitat.

Les emplois stériles (émission et contrôle des billets) seront reconvertis en emplois utiles à l’intérêt général : postes d’accueil, de renseignement, d’aide aux usagers, en assurant une présence humaine sécurisante et non agressive. Les seuls postes répressifs maintenus étant ceux dirigés vers les automobilistes encombrant les pistes cyclables, les trottoirs et les couloirs de bus.

Et toute l’année, une utopie?

En Belgique, le chemin de fer est gratuit pour les enfants jusque douze ans et pratiquement gratuit pour les seniors. A Bruxelles, le réseau des transports urbains l’est aussi. Début 2005, la gratuité du transport public vers le lieu de travail a été étendue vers le secteur privé. Auparavant, seuls les employés fédéraux jouissaient de ce bénéfice. Les frais sont pris en charge par les entreprises participantes et l’Etat.

La Région flamande offre des abonnements de bus à vie aux membres d’une famille qui remet sa plaque de voiture. En 2004, 16.000 familles ont profité de cette action. A Hasselt et à Mons (villes des présidents des partis socialistes francophone et flamand), des bus gratuits facilitent l’accès aux commerces du centre urbain. A Hasselt, ce système a été instauré en juillet 1997. Les bus entrant en ville sont également gratuits mais seulement pour les Hasseltois. La Ville de Hasselt paie à la société régionale de transports De Lijn le montant qui correspondait aux recettes d’abonnement et de tickets vendus dans la zone urbaine.

Prisons : arrêtons la spirale!

La Belgique compte 10.137 détenus pour 8.422 places dans ses 33 prisons. La population carcérale augmente chaque année de 2 %. Comparé à 1980 avec seulement 5.677 détenus, c’est une augmentation de 76 %! A la prison de Forest, la situation de certaines ailes est dramatique: des détenus entassés comme dans un entrepôt; trois prisonniers dans une cellule conçue pour une ou deux personnes, pas de troisième lit mais un matelas sur le sol.

Bruxelles a trois prisons sur son territoire : Saint-Gilles, Forest et Berkendael. Ce ne sont pas les grands criminels en col blanc qui y sont enfermés: la quasi-totalité des détenus sont issus des quartiers populaires. La politique des deux poids, deux mesures est valable jusqu’en prison. Une étude de l’Université de Bruxelles démontre que les personnes issues de l’immigration ont plus de “chances” d’être arrêtées, risquent plus des peines plus lourdes et restent plus longtemps en prison que les autres, parce que les conditions de libération conditionnelle sont plus dures.

Le ministère de la Justice (Declerck, CD&V) et la Régie des bâtiments (Reynders, MR) prévoient la construction de 7 nouvelles prisons d’ici 2012 pour créer 1800 cellules supplémentaires. En 2013-2015, ils veulent fermer 6 prisons vétustes pour les remplacer par de nouvelles. Ainsi la fermeture des prisons de Saint-Gilles, Forest et Berkendael est prévue pour 2015. Elles seront remplacées par une méga-prison sur l’ancien site de l’OTAN. Le prix de construction d’une nouvelle cellule est officiellement de 150.000 € ! Les travaux pour les nouvelles constructions seront réalisés par de grandes firmes européennes privées, qui après, s’occuperont aussi de l’entretien des prisons, selon la formule DBFM (Design, Build, Finance, Maintain). L’Etat commencera ensuite à payer pour ces bâtiments pendant une période de 20 ans. Ces travaux et sommes gigantesques seraient mieux utilisés dans nos quartiers et écoles, lieux privilégiés et prioritaires pour la prévention.

Nous revendiquons :

La diversité des origines caractérise également les jeunes puisqu’un enfant âgé de 0 à 14 ans sur cinq est de nationalité étrangère. Et si l’on tient compte des origines, cela nous amène à plus de la moitié de cette classe d’âge.

Cette jeunesse bruxelloise est non seulement sujette à une situation d’apartheid scolaire parce qu’elle est à Bruxelles, mais elle subit une situation de dualisation à la fois sociale et ethnique dans le monde du travail (discrimination à l’embauche, stratification ethnique du marché du travail…)

Une partie de cette jeunesse porte une image désastreuse. L’association entre jeunes et criminalité est omniprésente à Bruxelles, et plus encore le lien entre minorité ethnique et délinquance. Cette représentation en terme de figure menaçante est entretenue tant par le discours politique que par celui des médias, qui font croire qu’on assiste aujourd’hui à une recrudescence de la violence des jeunes.

La politique de la jeunesse est dès lors enfermée dans la logique sécuritaire et il est urgent de l’en sortir en développant une attitude et une politique positives.

Nous proposons de:

* organiser des Etats généraux de la jeunesse des quartiers populaires à Bruxelles
* travailler en amont (éducation, scolarité, accompagnement, emploi..) plutôt qu’en aval (le tout sécuritaire)
* promouvoir une place politique des jeunes Bruxellois
* procéder à une évaluation objective des politiques mises en œuvre jusqu’ici

Freegan Forever : Minimisons le gaspillage engendré par la société de surproduction.


Etat d’urgence déclaré

Le Freeganisme est un mouvement né aux états-unis d’Amérique.
Rejoignant beaucoup de philosophies (écolo, anarko, altermondialisme, anticapitalisme, porkisme, … … …), les freegans se caractérisent cependant par leur régime alimentaire déchétarien.
Rien de plus sain en effet que de bouffer dans les poubelles : gratuité de la nourriture pour tous + réduction du gaspillage alimentaire + immunovolution.

Bouffer dans les poubelles ne fait pas de vous un freegan, et ETRE UN FREEGAN n’implique pas forcément de bouffer des restes.
Mais dans le cadre de la lutte contre "LE TEMPS C’EST DE L’ARGENT" (ou le petit Capitaliste illustré et l’économie (de l’énergie) ), le déchétarisme surpasse toute forme de lutte préexistante.

Si manger doit être un droit, dormir ou voyager aussi !
L’Argent est une valeur fictive instaurée par la société :
Cette société, en nous obligeant à payer pour vivre, parvient à conditionner et à contrôler des masses phénoménales d’êtres humains.

Il faut abolir l’argent, restaurer l’entraide collective et arrêter de pourrir notre planête génitrice.

90% de nos ‘déchets’ sont recyclables à l’infini.
Que vous soyez travailleur, étudiant, chef d’entreprise en faillite, ou pas, astronaute reconverti ou aspirant pape, REJOIGNEZ NOTRE LUTTE !!!!!!!

Ode Freegan

L’asphyxie de Gaza continue


par Daniel Vanhove

samedi 11 avril 2009

Le silence autour de la situation à Gaza n’empêche pas que se poursuive l’asphyxie de ses habitants… bien au contraire!

Après l’agression massive israélienne en ce début d’année, la médiatisation de la Bande de Gaza est lourdement retombée… alors que pourtant, rien ne s’est amélioré dans les conditions de vie de sa population.

La Communauté internationale est retombée dans son silence complice habituel… confirmant par-là aux Palestiniens, qu’ils ne doivent compter que sur leurs propres capacités pour résister à une occupation qui ne déserre par d’un seul cran, son étau meurtrier…

L’accès à la Bande de Gaza est toujours étroitement contrôlé par les autorités israéliennes, et la population est ainsi toujours privée de produits strictement élémentaires: nourriture, eau, médicaments… Mais qui s’en émeut!? Ces maudits gazaouis ont mal voté en 2006… et nous leur faisons payer chèrement cette erreur du prix le plus élevé, afin que cela serve de leçon pour le futur (et à d’autres), qui sait!?…

Pourtant, voici ce que j’écrivais déjà à propos de Gaza, après un voyage effectué sur place en 2002, dans le cadre des Missions civiles d’observation :

SUITE

Gilad Atzmon & Nizar Al-Issa Cultures de Résistance Juillet 07


Aztmon est non seulement un musicien de talent, c’est un Israélien militant anti-sioniste qui se considère comme Palestinien.
Il raconte comment il s’est brusquement rendu compte de ce qui se passait.

…"A l’été 1984, juste trois semaines avant de me débarrasser de mon uniforme militaire, nous avons été envoyés au Liban pour une tournée de concerts. A l’époque, le Liban était un endroit très dangereux et l’armée israélienne était installée dans des bunkers et des tranchées profondément enfouis pour éviter tout contact avec la population locale. Le deuxième jour, nous sommes arrivés à Aszar, un camp de concentration israélien de sinistre réputation installé sur le territoire libanais.

Et c’est l’événement qui a changé ma vie. Il faisait une chaleur d’étuve en ce début de juillet. Un chemin de terre poussiéreux nous a conduits jusqu’à l’enfer sur terre. Un immense centre de détention entouré de barbelés. Pour aller jusqu’au quartier général du camp, nous avons dû passer devant des milliers de détenus à la peau brûlée par le soleil. C’est difficile à croire, mais les orchestres militaires sont toujours bien accueillis. Une fois arrivés devant le QG des officiers, nous sommes allés faire un tour guidé du camp. Nous avancions le long d’interminables grillages de barbelés et de miradors. Je n’en croyais pas mes yeux.

Qui sont ces gens ?, ai-je demandé à l’officier-guide. Ce sont des Palestiniens, m’a-t-il répondu. Ici, à gauche, vous avez les OLP et là, à droite, les "Ahmed Jibril" (le FPLP, Front populaire de la Palestine), ils sont beaucoup plus dangereux que les autres alors, on les isole. J’ai regardé les détenus et ils avaient l’air totalement différents des Palestiniens que je rencontrais à Jérusalem.

Ceux que je voyais à Ansar étaient en colère. Ils n’étaient pas vaincus et ils étaient nombreux. En avançant le long des barbelés, je regardais fixement ces détenus et j’ai alors réalisé l’atroce vérité : j’étais vêtu de l’uniforme de l’armée israélienne. Alors que je pensais à mon uniforme, essayant de régler le terrible sentiment de honte naissante, je me suis retrouvé sur un grand terrain plat au milieu du camp.

Nous nous sommes arrêtés là, entourant l’officier qui nous servait de guide, et qui nous donnait d’autres informations, d’autres mensonges sur la guerre en cours pour défendre notre havre juif. Pendant qu’il nous ennuyait à mourir avec ses mensonges absurdes, j’ai remarqué que nous étions entourés d’une vingtaine de blocs de béton d’environ un mètre carré de superficie sur un mètre trente de hauteur. Il y avait une petite porte métallique et j’étais horrifié à l’idée que mon armée avait peut-être décidé d’enfermer pour la nuit dans ces constructions les chiens de garde.

Mettant mon "chutzpah" israélien en action, j’ai demandé au guide à quoi servaient ces horribles cubes de béton. Il a répondu aussitôt : "Ca ? ce sont nos cellules d’isolement, deux jours dans une de ces cellules et vous êtes plus sioniste que les sionistes".

C’en était trop pour moi. C’est donc dès 1984 que j’ai réalisé que ma relation avec l’état israélien et le sionisme était terminée."

Lisez l’article entier ici

FC MOLENBEEK BRUSSELS – EQUIPE NATIONALE PALESTINIENNE


UN BUT POUR LA PAIX
Match Amical avec le soutien de la Commission Européenne
FC MOLENBEEK BRUSSELS – EQUIPE NATIONALE PALESTINIENNE

Mercredi 6 mai au stade Edmond Machtens de Molenbeek

UNION EUROPÉENNE
fc

UN BUT POUR LA PAIX
8 € Uniquement en prévente
Le match amical aura lieu au stade Edmond Machtens de Molenbeek à 19h30
La recette de ce match sera reversée intégralement au Fonds de l’UNRWA pour l’attribution de bourses universitaires aux Réfugiés de Palestine

Ticketing et info
02.412.71.70
02.412.37.81
FC MOLENBEEK BRUSSELS / EQUIPE NATIONALE PALESTINIENNE
6 MAI 2009
UNION EUROPÉENNE
8 euro
L’UNRWA, L’UNION EUROPÉENNE ET LA COMMUNE DE MOLENBEEK, un partenariat pour la Paix et l’Humanité
Ed. Resp. M. Burchard, UNRWA, 11 rond-point Schuman – 1040 Bruxelles
http://www.unrwaat60.org

Le FC Brussels reçoit l’équipe nationale palestinienne le 6 mai prochain
(06/04/2009)

Ce match de prestige marquera le 60e anniversaire de l’UNRWA, l’agence onusienne d’aide aux réfugiés palestiniens. Le match pourrait être retransmis dans les camps palestiniens

BRUXELLES La jeune équipe nationale palestinienne de football effectuera le 6 mai prochain son premier déplacement en Europe. Elle affrontera le FC Brussels, club belge de deuxième division, à l’occasion d’un match de prestige pour le 60e anniversaire de l’UNRWA, l’agence onusienne d’aide aux réfugiés palestiniens.

Les billets seront vendus au prix de huit euros, et les bénéfices seront reversés en faveur de projets de scolarisation de l’UNRWA, a expliqué à l’agence Belga l’échevin des sports de Molenbeek, Jamal Ikazban.

Les réfugiés palestiniens pourront peut-être eux aussi suivre les performances de leur équipe. Des négociations sont actuellement en cours en vue d’une retransmission du match dans les camps, a en effet précisé M. Ikazban.

Baptisé "A goal for peace" ("Un but pour la paix"), l’événement devrait également attirer diverses personnalités politiques dans les gradins du stade Edmond Machtens.

Reconnue par la FIFA depuis 1998, l’équipe nationale palestinienne rencontre de nombreuses difficultés en raison du contexte israélo-palestinien. Après avoir longtemps reçu ses adversaires à Doha (Qatar), elle a joué en octobre dernier son premier match à domicile, contre la Jordanie, dans un nouveau stade construit à Jérusalem-Est. La rencontre amicale contre le FC Brussels sera son premier déplacement en Europe.

Invité à donner son pronostic pour la rencontre, M. Ikazban a souligné que "le résultat du match n’a aucune importance". Il s’agit surtout de "montrer que c’est un peuple qui mérite la reconnaissance", a-t-il affirmé.

© La Dernière Heure 2009

Pour illustrer le partenariat entre l’Union Européenne et l’UNRWA*, dans le cadre de la commémoration des 60 ans de l’UNRWA, le FC Molenbeek Brussels accueillera l’Equipe Nationale Palestinienne pour son premier déplacement en Europe.
Ce match organisé autour du thème «Un but pour la Paix» pourra avoir lieu grâce
au soutien de la Commission européenne, de la Commune de Molenbeek Saint-Jean et de la Délégation Générale de Palestine à Bruxelles.

Programme d’Intal


Site d’Intal

Jeudi 23 avril | à partir 15h
Action de sensibilisation : Dexia et le financement des colonies israéliennes

dexia

Où : Place Flagey, à Ixelles, près de l’agence Dexia, en face du buste de Fernando Pessoa. (Bus 71, 38, 59, 60 – Tram 81)

Nous voulons informer les clients et les passants des activités de Dexia en Israël, faire signer les cartes Palestine Occupée – Dexia Impliquée, aller coller des affiches dans le quartier. Merci de confirmer ta présence par mail!

Mercredi 13 mai | rassemblement contre le financement par Dexia de la colonisation israélienne

De 16h00 à 17h30, rassemblement contre le financement par Dexia de la colonisation israélienne. Devant la tour Dexia, place Rogier. C’est LE rendez-vous de la campagne, toutes les association signatrices de la plateforme (plus de 40) devraient appeler à participer au rassemblement.

Convoi de Viva Palestina


N’oublions pas que Gaza est toujours détruite, que les Israéliens interdisent l’entrée du matériel nécessaire à la reconstruction, voire au déminage. Que les blessés et les handicapés n’ont pas accès aux soins nécessaires.

Les gens de Viva Palestina remettent ça en automne par voie de terre tandis que le bateau compte voyager en juin. Si vous voulez rester au courant de leurs activités, allez ici.

Le programme du festival Daarkom : un cocktail détonnant.


Le programme du festival Daarkom qui se déroulera les 11 et 12 avril au Bozar est désormais fixé. L’excitation se fait impatiente. C’est un riche assortiment de musique, films, art, littérature, débat et j’en passe. Mais comment fait-on pour mettre sur pied un festival qui s’adresse aussi bien à un public culturellement affranchi qu’à la population de ceux pour qui la salle de concert et la scène de théâtre ne sont guère des espaces familiers ? Et cela à l’échelle de la Flandre, de Bruxelles, communautés marocaine et autres incluses. Le responsable de la programmation

Mohamed Ikoubaân lève un coin du voile.
Mohamed Ikoubaân: ”Nous avons opté pour une programmation très diversifiée, conformément à la vision générale de Daarkom. Daarkom, la très prochaine Maison des Cultures maroco-flamande se veut un foyer accessible à tous, où les communautés bruxelloise, flamande, marocaine puissent se sentir chez elles. Le programme du festival n’en devait pas moins se justifier d’un point de vue artistique tout en demeurant accessible au grand nombre. Pas question de faire du nombrilisme culturel. C’est pourquoi nous avons composé une affiché où les célébrités côtoient des noms moins fameux. Les programmations à Bozar et au Beursschouwburg sont distinctes, mais reposent sur une philosophie commune. Dans l’espace du Beursschouwburg par exemple, l’axe directeur de notre panachage culturel qui comprend musique, cinéma, débats, art, conférences, etc. est la participation. Nous voulons que le public puisse contribuer activement aux workshops, aux débats, que ce soit un laboratoire d’où puissent même émerger de nouveaux projets susceptibles – pourquoi pas – d’intéresser Daarkom.

Le nom Daarkom, somme toute, signifie « votre maison ». L’édifice (l’ancienne Gaîté dans le Fossé aux loups bruxellois) est encore dans les échafaudages (rires), mais au Beursschouwburg nous voulons précisément créer l’atmosphère qui sera ultérieurement celle de Daarkom intra-muros. Ce festival est tout à la fois cuisine et dégustation. Nos priorités sont le dialogue et une sorte de pollinisation hybride, certainement pas la soi-disant « identité marocaine », pour autant que cette expression signifie quelque chose.”

Concrètement, que peut-on attendre de cette ‘pollinisation culturelle’ lors du festival Daarkom ?
“Nous avons obtenu la participation de duos hybrides sensationnels, entre autres les artistes plasticiens Hassan Darsi et Els Dietvoort. Ils donnent vie – lui depuis Casablanca, elle depuis Bruxelles – à la notion de melting pot, le hochepot des cultures. Leur art vidéo, plastique ou littéraire ouvre des perspectives surprenantes et roboratives qui transcendent les identités culturelles sans toutefois les perdre de vue et en y ramenant mais selon d’autres modes plus inventifs.

Il y a aussi les jumeaux Yassin et Taha Adnan. Le premier vit à Marrakech, le second à Bruxelles. Poètes l’un et l’autre, ils animent de surcroît tous deux des émissions littéraires à la télévision. Il est remarquable que le premier n’ait jamais songé à quitter le Maroc, tandis que son frère est complètement intégré à la vie bruxelloise. Aucun des deux ne parle flamand, mais ce n’est pas un sujet de fixation pour Daarkom. Les récits migratoires sont universels et reposent sur la notion de choix. Dans le cas des frères Adnan, c’est l’amour de la poésie qui constitue leur véritable gémellité. Le pourquoi de leurs histoires divergentes est passionnant à entendre.”

Le Beursschouwburg accueillera aussi des écrivains, des metteurs en scène, des musiciens, sans compter les films et les animations pour enfants.

“Sur le plan littéraire également, nous avons la chance d’accueillir une véritable paire d’as. Au Maroc, Mohamed Berrada est une personnalité de premier plan. Son sujet de prédilection est la problématique urbaine. Son vis à vis est l’écrivain Tom Naegels, qui présentera son nouveau livre au cours du festival. Entre les deux auteurs, certainement depuis ‘Los’ de Naegels, les affinités thématiques sont flagrantes..

Nous aurons également un débat public sur « identité et origine », auquel participeront la sociologue Nadia Fadil et la linguiste Mina Lafkaoui. L’une et l’autre étant des filles d’immigrants de la première génération, leur approche théorique de la question se trouve en quelque sorte étoffée par l’expérience personnelle. Que signifie d’être tout à la fois Flamand, Marocain, Berbère et Bruxellois ?

Dans quel ordre déclineriez-vous la série et pourquoi ? Le volet musical n’est pas en reste au Beursschouwburg, où se produiront le groupe fusion Sahara Blues, les Berbères hollandais Imetlaâ, le raï populaire de Douzi et DJ Saif avec son très dansant Maghreb style. Mais nous n’avons pas oublié les enfants : une journée entière, le Beursschouwburg se transformera en un passionnant parcours d’initiation culturelle.”

Ensuite il y a le très festif programme des concerts à Bozar.
“Là, on est dans l’exceptionnel. Ca va être une vraie fête populaire pour toutes les communautés, car le public cible de Daarkom, c’est au fond tout le monde. Nous avons tracé une ligne chronologique, en vue de présenter les différentes phases dans l’évolution de la musique marocaine. Cherifa ouvre le bal avec ses chants berbères traditionnels envoûtants ; l’Amazigh – qui connaît actuellement un retour en force lié à la démocratisation du Maroc – était en effet la langue première des pays du Maghreb avant que la langue arabe et les Arabes eux-mêmes viennent s’y établir.

Le style Melhoun aussi bat son plein au Maroc. Avec ses chansons coulées dans la variante typiquement maghrébine de l’arabe, la chanteuse Sanaa Marahati rencontre au Maroc un succès triomphal. En guise de contrepartie ‘flamande’, les dames de Laïs propageront les ondes de leur inimitable son fusion. Enfin, prestation très attendue que celle de Abdelhadi Belkhayat, qui avec sa ‘chanson nationale’ passerait pour le pendant marocain d’un Will Tura goes classic.

Au Maroc, le genre est une véritable institution, riche de ses emprunts à la vénérable tradition de la chanson égyptienne, notamment Umm Khaltoum. Belkhayat est une star à part entière, nous attendons beaucoup et plus encore de sa tournée en Belgique. Ainsi que de tous nos invités, artistes ou autres. Ainsi bien sûr que de nos indispensables festivaliers (rires). (rires). http://www.daarkom.be/blog/fr/?page_id=90


Avec le soutien de la Communauté Française et de la COCOF

Arab Women’s Solidarity Association – Belgique ASBL

Avenue de l’Eternité, 6
1070 Bruxelles
0881.718.815
363-0002517-35

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Pétition en faveur des enfants palestiniens blessés de la bande de Gaza pour être soignés en Palestine


Depuis la fin des opérations militaires menées par Israël dans la bande de Gaza, les médias ont braqué leurs projecteurs sur d’autres régions du monde ou se concentrent aujourd’hui sur la question de la reconstruction. La communauté internationale, et particulièrement l’Union européenne se préparent pour la Xème fois à reconstruire les infrastructures détruites par l’armée israélienne.

Pourtant, les conditions sanitaires, dans un territoire toujours soumis au blocus israélien empêchant la libre circulation des biens et des personnes, sont extrêmement préoccupantes.

Les bombardements israéliens ont fait 1.400 morts et des milliers de blessés, parmi lesquels de très nombreux enfants. Certains blessés graves ont été soignés à l’étranger, notamment en Belgique. Tous les autres sont restés à Gaza où les structures médicales sont débordées.

Or, il existe à Bethléem, dans les territoires occupés, un hôpital spécialisé particulièrement à même d’accueillir de nombreux enfants de Gaza mutilés et estropiés. Jusqu’à présent, malgré des demandes insistantes de cet hôpital auprès des autorités israéliennes et internationales, aucun enfant de Gaza n’a pu y être accueilli.

Il s’agit du BASR (Bethlehem Arab Society for Réhabilitation). Cet hôpital est une ONG qui accueille des patients venus de toute la Palestine sans distinction de religion ou de classe sociale. Dirigé par le Dr Edmund Shehadeh, il est particulièrement bien connu en Wallonie picarde grâce à sa collaboration avec les Mutualités chrétiennes de Hainaut Picardie et la Haute Ecole Provinciale du Hainaut occidental. Dès le début de la guerre à Gaza, il a réussi à augmenter fortement ses capacités d’accueil.

Nous demandons, dès lors, au Gouvernement belge de faire d’urgence pression sur le Gouvernement israélien pour que les enfants blessés de Gaza qui pourraient recevoir des soins appropriés au BASR puissent s’y faire soigner.

Nous vous invitons à signer cette pétition à cette adresse

Daniel Hubermont Secrétaire Fédéral MOC Wallonie Picarde

Pour info, contactez Vincent AUBRY Permanent C.I.E.P
Avenue des Etats-Unis 10 bte 9
Mail
Tel: 069/ 88.07.72