Contre la guerre de l’OTAN en Libye


Avec Comac, intal co-organise une manifestation contre la guerre de l’OTAN en Libye. Nous comptons sur votre présence .

Vendredi 2 septembre dès 16h00 face à la gare centrale.
Pour ceux qui peuvent nous aider à transporter le matériel, rendez-vous à intal dès 15h00.

Que vous soyez dans le groupe Congo, Palestine, Philippines, nous sommes tous concernés lorsque notre pays largue 365 bombes sur un pays étranger et s’ingère dans une guerre civile. Trop peu de voix se sont élevées contre cette agression commise avec la participation direct de notre gouvernements.

* Pour une solution pacifique faisant appel à la diplomatie locale.
* Arrêt des opérations de l’OTAN, retrait des troupes belges du territoire libyen
.

Depuis six mois, nos voisins méditerranéens se font bombarder au nom de la démocratie et de la protection des civils. Une mission humanitaire où les missiles ont remplacé les denrées alimentaires. L’OTAN se rend coupable de crimes de guerre, détruisant écoles, universités, hôpitaux et maisons, et tuant des milliers de civiles, femmes et enfants compris … . Cliquez ici pour plus d’info.   Aidez-nous à diffuser l’appel pour ce rassemblement sur facebook

Syrie : 473 personnes tuées dans les manifestations pendant le ramadan


mercredi 31 août 2011, par La Rédaction

Quatre cent soixante-treize personnes ont été tuées lors de manifestations au cours du ramadan qui a pris fin lundi en Syrie, a indiqué mercredi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, alors que les forces de sécurité menaient des opérations dans la région de Homs (centre).

Le bilan des morts tombés au cours du mois sacré du ramadan s’élève à 473, dont 360 civils et 113 membres des forces de sécurité et de l’armée, a détaillé l’OSDH, basée en Grande-Bretagne.

Parmi ces morts, figurent 25 personnes âgées de moins de 18 ans, 14 femmes et 28 personnes ayant péri en détention ou sous la torture, la plupart dans la province de Homs, a précisé l’ONG dans un communiqué.

Le régime du président Bachar al-Assad est contesté par des manifestations quasi-quotidiennes depuis la mi-mars. Au moins 2.200 personnes en majorité des civils ont été tuées depuis, selon l’ONU.

La province de Homs était le théâtre mercredi d’opérations des forces de sécurité et de l’armée qui ont lancé un assaut sur la localité de Houlé, à 20 km de la ville de Homs, arrêtant 16 personnes, a d’autre part indiqué l’OSDH.

Dans cette même localité, les autorités avaient remis lundi à leurs familles 13 corps de personnes enlevées par les forces de sécurité début août, provoquant la colère des habitants, a ajouté l’OSDH.

Les Comités locaux de coordination (LCC), un groupe qui anime les manifestations en Syrie, ont indiqué pour leur part que les forces de sécurité avaient mis le feu à Houlé aux domiciles deux hommes et menacé d’arrêter leurs épouses et enfants s’ils ne se rendaient pas.

Dans le village d’Aqrab, les forces de sécurité ont aussi lancé un assaut, incendiant une maison, menant des perquisitions et arrestations, et terrorisant les habitants, selon les Comités.

Dans la province de Hama (centre), Moustapha Rostom, une figure de l’opposition, a été arrêté chez lui la nuit dernière dans la localité de Salamyeh par les services de renseignements militaires, selon les LCC. M. Rostom, dont l’état de santé est instable, n’a pas été autorisé à prendre ses médicaments.

(Mercredi, 31 août 2011 – Avec les agences de presse)

2 septembre : Manifestation contre les attaques israéliennes


On m’accusera d’être morbide à cause des photos qui figurent ci-dessous. Mais imaginez que ce sont vos enfants, votre famille  ? Et vous voulez en plus que l’on ne voie pas ce que la seule démocratie du Moyen-Orient leur inflige ?

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Manifestation contre les attaques israéliennes

 vendredi 02 Septembre 2011 de 16h a 18h,

Place Schuman à Bruxelles

Friday, 02 September 2011. 16:00 to 18:00 Place Shuman, Brussels. In front of the European Union

يوم الجمعه الثانى من سبتمبر 2011 من الساعة الرابعه الى الساعه السادسة

Manifestation pour exprimer le rejet de l’attaque israélienne sur les soldats égyptiens dans le Sinaï et à arrêter l’agression contre la bande de Gaza

A protest to express the rejection of the Israeli attack on Egyptian soldiers in Sinai and to stop the aggression on Gaza Strip

وقفه احتجاجية للتعبير عن رفض الهجوم الاسرائيلى على الجنود المصريين بسيناء ووقف العدوان على قطاع غزة

 

Organisateurs
Organizers
المنظمون

Hany Fehmy
هانى فهمى
Badr Hamad
بدر حماد
Zineb Farag
زينب فاج
Amani hamada
أمانى حماده
Wael Gad
وائل جاد
Mohamed Abdellatif
محمد عبد اللطيف

Le Mouvement Citoyen Palestine soutient activement cette manifestation

https://www.facebook.com/event.php?eid=226592864060010

Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Gaza, Aug 20, 2011
Al-Shifa hospital this afternoon. Man injured in one of the Israeli attacks earlier today on Gaza | Aug 20, 2011

Posté par MCPalestine

Un « congrès imposture » sur le terrorisme


Billet publié par Alain Gresh sur son blog "Nouvelles d’Orient", et, plus bas,

Du 15 au 17 septembre à Paris, se déroulera le VIIe congrès international des victimes du terrorisme, sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy. Qui pourrait y trouver à redire ? Des victimes ou des proches des victimes, en provenance de 35 pays, qui témoignent de leur douleur, quoi de plus émouvant ?

La liste des attentats s’étale sur plus de cinquante ans et commence avec l’attentat contre le Milk Bar à Alger en 1956. On y trouve ceux des Brigades rouges en Italie (mais pas ceux commis à la même époque par les groupes d’extrême droite, notamment celui de la piazza Fontana, attribué à l’extrême gauche et dont on sait qu’il fut commis par l’extrême droite et marqua le début des années de plomb) ; celui contre l’avion de Habyarimana en 1994 (mais pas un mot sur le génocide du Rwanda qui a suivi), deux attentats en Israël durant la seconde Intifada, mais rien sur les milliers de Palestiniens tués par des tirs et des bombardements israéliens… Et tout est à l’avenant.

La mention de l’attentat du Milkbar à Alger le 30 septembre 1956 est intéressante. Là aussi, voici un attentat qui ne peut que susciter l’indignation. Une bombe dans un bar, qui fait 11 morts : qui pourrait approuver cette « lâche action » du Front le libération nationale (FLN) ? Pourtant, il suffit d’ouvrir un livre d’histoire ou de consulter Wikipédia (ce que je fais régulièrement, n’ayant pas les préventions de beaucoup, mais il faut vérifier) pour établir le contexte. La guerre a commencé le 1er novembre 1954, les combats se sont intensifiés, des négociations secrètes entre Paris et le FLN se déroulent durant l’été. C’est le moment, selon Wikipédia, que choisit André Achiary, ex-officier du SDECE qui fut sous-préfet dans le Constantinois au moment du massacre de Sétif (1945), pour monter l’attentat de la rue de Thèbes, dans la Casbah d’Alger, dans la nuit du 10 août 1956, qui fait 16 morts et 57 blessés, et marque un tournant dans la guerre d’Algérie. « Patrick Rotman souligne ainsi, dans L’Ennemi intime (2002), qu’à Alger, le contre-terrorisme a précédé le terrorisme », mais la guerre d’Algérie a commencé depuis plus de deux ans. Yacef Saâdi, qui était alors le chef militaire FLN de la Zone autonome d’Alger, déclarera ensuite à la journaliste Marie-Monique Robin : « Jusqu’au massacre de la rue de Thèbes, nous ne faisions des attentats à Alger qu’en réponse à des arrestations massives ou à des exécutions. Mais là, nous n’avions plus le choix : fous de rage, les habitants de la Casbah ont commencé à marcher sur la ville européenne pour venger leurs morts. J’ai eu beaucoup de mal à les arrêter, en les haranguant depuis les terrasses, pour éviter un bain de sang. Je leur ai promis que le FLN les vengerait. » Pourquoi les organisateurs n’ont-ils pas invité les familles des victimes de l’attentat de la rue de Thèbes ?

C’est que le parti pris est clair : les coupables ce ne sont jamais les Etats (ni les colons), ce sont toujours les peuples qui luttent contre l’oppression. Qui se soucie des centaines de milliers de victimes de l’agent orange, ce défoliant utilisé par les Etats-Unis au Vietnam et qui continue jusqu’à aujourd’hui à faire naître des enfants sans bras, sans jambes ? Qui se soucie des victimes du terrorisme d’Etat français en Algérie ou israélien en Palestine ? Qui se soucie des morts tchétchènes tombés sous les balles russes ?

Seule « anomalie » dans la liste des invités à la réunion de Paris, celle faite aux victimes des attentats des Moudajhidin du peuple en août 1982. Une occasion de faire venir à Paris des représentants du régime de Téhéran ?

Les amalgames et les oublis de l’Association française des victimes du terrorisme ne peuvent surprendre quand on connaît les activités de ce groupe et ses liens avec Jean-Louis Bruguière, l’ancien magistrat anti-terroriste, qui est « membre solidaire de l’AfVT.org ». De plus en plus contesté par ses anciens collègues, responsable de nombreuses fautes professionnelles dans ses enquêtes, il a surtout eu les faveurs de l’administration Bush dans sa guerre contre le terrorisme, guerre qui a fait bien plus de victimes que Ben Laden et Al-Qaida. Il a tenté de se reconvertir au Parlement sous la bannière de l’UMP et de M. Sarkozy en 2007, mais a été heureusement battu.

Pour y voir un peu plus clair, je donne ci-dessous, un extrait de la nouvelle édition des Cent clefs du Proche-Orient (Fayard, 2010), rédigée avec Dominique Vidal et Emmanuelle Pauly.

Terrorisme

(…) À la simple question : « Qu’est-ce que le terrorisme ? », il est bien difficile de trouver, dans les déclarations des responsables politiques ou dans la littérature spécialisée, une réponse univoque. Le terrorisme ne peut être confondu avec l’utilisation de la violence. Un des premiers droits « naturels et imprescriptibles » proclamés par la Révolution française et la Déclaration des droits de l’homme ne fut-il pas « la résistance à l’oppression » ? De ce point de vue, qui oserait — sans une considérable mauvaise foi — qualifier par exemple de terroriste, comme le faisaient l’occupant allemand et ses complices français, le combat armé de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Le droit international n’a jamais réussi à définir le terrorisme : il se contente de dénoncer des crimes précis comme le détournement ou l’attaque d’avions. Plus récemment, des conventions internationales répriment les attentats à l’explosif (1997) et le financement du terrorisme (1999). Cette dernière vise « tout [...] acte destiné à causer la mort ou des dommages corporels graves à toute personne civile, ou à toute autre personne qui ne participe pas directement aux hostilités dans une situation de conflit armé, lorsque, par sa nature ou son contexte, cet acte est destiné à intimider une population ou à contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque ».

Par ailleurs, les actes qualifiés de terroristes relèvent souvent du crime de guerre et, à ce titre, des principes élaborés par le Tribunal de Nuremberg qui concernent « les violations des lois et coutumes de la guerre, qui comprennent, sans y être limitées, les assassinats, les mauvais traitements ou la déportation pour les travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l’assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l’exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction perverse des villes ou villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires ».

Les tentatives de définition juridiques du terrorisme, notamment depuis le 11 septembre 2001, comportent des risques d’atteinte aux libertés civiles, en Europe et aux États-Unis, comme elles servent à justifier des politiques répressives de l’Algérie à l’Indonésie, en passant par la Russie et la Chine. C’est ce que soulignait, en avril 2002, l’Irlandais John Fish, le président du Conseil des barreaux de l’Union européenne, à la suite de la décision-cadre adoptée par le Conseil européen du 6 décembre 2001. « La liste des délits terroristes, expliquait-il, est établie de manière trop large, et comprend des actes qui ne devraient pas du tout être considérés comme terroristes. » D’autant, précisait-il, que « la décision-cadre prévoit des responsabilités et impose des sanctions pour des “personnes morales” ». Par ailleurs, « il n’est nulle part fait référence au droit à un procès équitable pour un terroriste accusé ». Or l’expérience a montré que « l’introduction d’une législation sur le terrorisme dans les États membres avait conduit à une diminution substantielle des droits des accusés ». Bref, « la lutte contre la criminalité ne devrait pas être menée à n’importe quel prix ». Le cas américain offre, avec l’invention du concept de « combattant ennemi » non protégé par les conventions de Genève ou le bagne de Guantanamo, un précédent inquiétant…

Revenons à la définition du terrorisme. On pourrait qualifier ainsi les actes de violence qui touchent des populations civiles innocentes dans le but de créer un climat d’insécurité et d’atteindre certains objectifs politiques. Mais comment ranger dans la même catégorie analytique l’empoisonnement au gaz perpétré par la secte Aum dans le métro de Tokyo et les voitures piégées des dissidents de l’Armée républicaine irlandaise ? Les milices d’extrême droite américaines responsables de la tuerie d’Oklahoma relèvent-elles de la même logique que l’ETA basque ? Et qu’ont ces actions en commun avec l’attaque contre le World Trade Center et le Pentagone ? À force d’« être appliqué à des types bien différents de violence, dont certains, notamment sur le plan intérieur, n’ont pas de but politique », le concept de terrorisme a perdu de sa signification, note Adrian Guelke, un expert sud-africain (The Age of Terrorism) — il affirme même qu’il s’est « désintégré ». Enfin, il ne faut pas oublier que le terme même est né pour qualifier une politique d’État, celle de la Révolution française. Or ce terrorisme d’État, fréquemment utilisé au Proche-Orient, est largement ignoré : bombardements indiscriminés, déportations de population, voitures piégées ont été utilisés par les pouvoirs israélien, syrien, irakien, iranien, etc.

« Un gouvernement sincère doit admettre, notait un éditorialiste de l’hebdomadaire britannique The Economist, que le terrorisme met au jour souvent un grief légitime. » L’histoire l’a amplement prouvé, les anciens “terroristes” sont devenus des dirigeants respectés. Menahem Begin et Itzhak Shamir furent impliqués, dans les années 1940, dans des attentats meurtriers contre des civils arabes (et juifs, comme lors de l’attentat contre l’hôtel King David), avant d’accéder aux plus hautes charges en Israël. Les “tueurs du FLN” dénoncés, jour après jour, par les autorités françaises et par la majorité des journaux ont contribué à conduire l’Algérie à l’indépendance — quelle qu’ait été l’horreur de certaines de leurs méthodes. Plus récemment, d’autres exemples le confirment : ceux-là mêmes qui agitèrent longtemps l’épouvantail de la violence pour refuser tout compromis durent renoncer à leur intransigeance. Itzhak Rabin a serré la main de Yasser Arafat, « un homme aux mains couvertes de sang juif », et négocié avec l’OLP pour tenter d’arracher le Proche-Orient à l’engrenage des haines.

Historiquement, c’est le caractère spectaculaire de ses méthodes qui marque l’action terroriste. Le détournement d’avion est l’une d’elles. Inaugurée par le gouvernement Guy Mollet le 22 octobre 1956 — avec l’atterrissage forcé de l’avion qui transportait, entre Rabat et Tunis, Ben Bella et plusieurs dirigeants du FLN —, cette pratique fut relancée après la guerre israélo-arabe de 1967. Le 23 juillet 1968, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) détourne le vol El Al entre Rome et Tel-Aviv. Le Fatah ne se ralliera à ce type d’action qu’après le Septembre noir jordanien. En 1973, l’OLP et ses principales composantes y renoncent ; seuls des petits groupes dissidents, dont celui d’Abou Nidal, continuent à y avoir recours. Les mesures de sécurité prises dans les aéroports et la condamnation par l’OLP de ce type d’activité ont réduit considérablement les détournements d’avion.

L’enlèvement d’otages constitue sans doute une pratique aussi vieille que la guerre. Il est fréquent dans les zones de conflits ou d’affrontements. Ainsi au Kurdistan d’Irak, où les groupes de peshmerga ont enlevé à plusieurs reprises dans les années 1980 des techniciens étrangers. Pays de toutes les discordes, le Liban a représenté, dans les années 1980, le terrain d’élection de cette catégorie d’actes, facilités par la disparition de l’État. D’abord utilisés dans la guerre civile, les enlèvements se sont étendus — surtout après 1982 — aux communautés étrangères, impulsés notamment par des groupes radicaux chiites, dont certaines allaient donner naissance au Hezbollah. Sans avoir disparu, la prise d’otages s’est raréfiée au Proche-Orient dans les années 1990 et 2000 – mais elle a fait son apparition dans la région sahélienne. (…)

Pour autant, la simple condamnation « morale » des crimes commis par les deux parties ne suffit pas. On ne peut simplement renvoyer dos-à-dos les deux protagonistes parce que tous deux violent le droit humanitaire. Pour deux raisons. D’abord parce que les violations commises par un État — un État qui se réclame des principes démocratiques — sont toujours plus graves que celles commises par des groupes non étatiques, d’autant que certains d’entre eux agissent contre l’orientation explicite de l’Autorité palestinienne. Ensuite pour des raisons politiques : la bataille que mènent les Palestiniens est une résistance légitime à une occupation illégitime, alors que le gouvernement israélien développe une stratégie de maintien d’une occupation et d’une colonisation illégales. Comparaison n’est certes pas raison, et Israël n’est évidemment ni le IIIe Reich, ni la France coloniale. Mais, pour prendre un exemple, durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont sûrement commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité — notamment lors des bombardements de Dresde ou a fortiori d’Hiroshima et de Nagasaki. La lutte contre le nazisme n’en était pas moins une guerre juste, et nul ne peut renvoyer les Alliés et l’Axe dos-à-dos. De même, durant la guerre de libération algérienne, le FLN a commis — comme l’armée française — des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité. Pourtant, sa revendication d’indépendance était tout à fait légitime. Enfin, même de manière limitée, le Congrès national africain (ANC) a eu aussi recours au terrorisme. Lors de ses négociations avec le pouvoir blanc, Nelson Mandela écrivait : « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. »

http://blog.mondediplo.net/2011-07-…

Et voici maintenant le programme de cette manifestation, tel que publié par le site IsraelValley de la Chambre de commerce France-Israël :

" L’Association française des Victimes du Terrorisme (AfVT.org), membre du Réseau Européen des Victimes du Terrorisme (NAVT), en partenariat avec L’Observatorio Internacional Victimas des Terrorismo (CEU), a l’honneur d’organiser le VIIème Congrès International des Victimes du Terrorisme qui se tiendra les 15, 16 et 17 septembre 2011 à Paris.

Le terrorisme est aujourd’hui plus que jamais un phénomène qui menace toutes les sociétés. C’est la raison pour laquelle l’Association française des Victimes du Terrorisme (AfVT.org) invite les premiers concernés : les victimes, mais aussi les experts internationaux, pour faire entendre leur voix en toute neutralité politique et religieuse et dans le respect des valeurs culturelles de chacun.

Pour la première fois le Congrès International des Victimes du Terrorisme se déroulera dans un pays non hispanophone. A cette occasion, l’Association française des Victimes du Terrorisme souhaite développer la représentativité des victimes des zones géographiques les plus touchées actuellement par le terrorisme, tels que le Moyen-Orient, le Proche-Orient, le Maghreb, l’Afrique et l’Asie.

Les objectifs de cet événement majeur des victimes du terrorisme du monde entier sont de les aider à exprimer leurs opinions et à avoir la reconnaissance qu’elles méritent, à la fois de la part de la société civile et des autorités politiques. Dans la continuité des précédentes éditions, l’accent sera particulièrement mis sur une réflexion quant au rapport entre les victimes du terrorisme et la société.

Le VIIème Congrès International des Victimes du Terrorisme réunira à Paris de nombreuses victimes, acteurs de la société civile, personnalités politiques, représentants de différentes institutions, experts internationaux et journalistes avec la volonté de traduire les problématiques que le terrorisme pose actuellement dans le monde.

Les débats auront lieu dans l’amphithéâtre Foch de l’École Militaire à Paris.

Sous le Haut Patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République

COMITE D’HONNEUR M. Nicolas Sarkozy, Président de la République Leurs Altesses Royales le Prince et la Princesse des Asturies

M. Lionel Jospin, Ancien Premier Ministre M. José Aznar, Ancien Président du gouvernement Espagnol M. Dominique Baudis, Défenseur des Droits M. Bertrand Delanoë, Maire de Paris

DIRECTEUR DU VIIème CONGRES INTERNATIONAL M. Guillaume Denoix de Saint Marc Directeur général de l’Association française des Victimes du Terrorisme Président de l’Association des Familles de l’Attentat du DC10 d’UTA

http://afvt.org/7civt/int-fr.html

Repris d’ici   CAPJPO-EuroPalestine

Agissons pour l’ouverture permanente et inconditionnelle du passage de Rafah


lundi 29 août 2011, par La Rédaction

Un siège meurtrier est imposé aux 1,6 millions d’habitants de Gaza depuis 2006 par Israël. Celui-ci a été partiellement et momentanément levé lors du mouvement révolutionnaire égyptien qui a chassé Moubarak et montré que son émancipation et la liberté pour la Palestine étaient des buts communs et liés.
Or, aujourd’hui et quotidiennement, environ 35 000 personnes attendent pour traverser, tandis que les frappes aériennes israéliennes sur « la plus grande prison du monde à ciel ouvert » ont fait des dizaines de morts, dont des enfants et encore davantage de blessés. Le déni de liberté de mouvement du peuple palestinien est aussi une offense à l’immense mouvement de lutte du peuple égyptien qui se poursuit pour les droits humains et la dignité.
Rejoignez les appels qui montent d’Egypte pour : le rappel de l’Ambassadeur égyptien à tel Aviv, l’expulsion de l’Ambassadeur israélien d’Egypte, l’ouverture sans condition du passage de Rafah, l’arrêt de toute démarche de normalisation avec Israël et l’arrêt des livraisons de gaz entre les deux pays.

Appel à l’action

Le vendredi 26 août, des Sud Africains ont remis une pétition à l’Ambassade d’Egypte.
A partir de cette date et pendant les quatre vendredis suivants, jusqu’au 30 septembre, joignez vous aux actions internationales de solidarité avec Gaza et de soutien au mouvement en cours du peuple égyptien.
Pour que le Conseil Supérieur des Forces Armées égyptiennes fasse honneur à la dignité humaine et à la liberté de son propre peuple et des habitants de Gaza, en ouvrant de façon permanente et inconditionnelle du passage de Rafah.

"Campagne internationale pour l’ouverture de la frontière de Rafah"

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : inscription@assawra.info

L’Iftar de l’Ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis: une opération de diversion


René Naba/29/08/2011/Paris

M. Michael Oren, ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, a offert jeudi 25 Août 2011, un Iftar, le repas qui marque la rupture du jeûne du Ramadan, en l’honneur de responsables musulmans américains, une première dans les annales israélo-musulmanes.
Parmi les 65 convives figuraient, Akbar Ahmed, titulaire de la chaire des études islamiques à l’Université américaine et Abdullah Antepli, titulaire de la chaire de m’Islam à Duke University.

http://www.huffingtonpost.com/2011/08/25/michael-oren-hosts-ramadan-iftar_n_937282.html

Soyons clairs: Un repas entre Juifs et Musulmans est de pratique courante. Des mariages mixtes aussi. Il s‘en produit souvent et partout. Entre Musulmans, Arabes et Israéliens, mois fréquent, mais ne saurait être choquant en soi. En Israël-Palestine, un peu partout ailleurs entre militants pacifistes des deux bords, entre conjurés et comploteurs. L’exemple vient d’en haut: Le roi de Jordanie, le Roi du Maroc, les présidents égyptiens Anouar el Sadate et Hosni Moubarak.

A l’extrême rigueur qu’un ambassadeur israélien soit invité à un Iftar pourrait se concevoir sous certaines conditions. Peu nous en chaut ce genre d’agapes.

Mais dans le cas d’espèce, il ne s’agit ni d’hospitalité, ni de commensalité, ni de convivialité ni d’œcuménisme, encore moins de mondanité, mais d’un acte éminemment politique qui relève d’une opération de diversion destinée à suggérer dans l‘ordre subliminal une possible normalité entre le plus faucon des gouvernements israéliens et les Musulmans dans leur ensemble.

A coups de balivernes et de sornettes. S’il est vrai qu’Israël n’a certes pas interdit la Burka, il est non moins vrai qu’il s’est livré à une phénomène rare de l’histoire, le sociocide de la société palestinienne, démantelant ses structures, déracinant le palestinien de sa patrie et dénaturant son identité.

A un mois d’une offensive diplomatique palestinienne visant à la reconnaissance et l’admission de l’Etat palestinien à l’ONU, il importe de ne pas se laisser abuser par cette opération de relations publiques alors qu’Israël a annexé la quasi totalité de la Palestine, judaïser la quasi totalité de Jérusalem et asphyxié totalement Gaza, et que, parallèlement, son parrain américain occupe l’Afghanistan et l’Irak, démembre le Soudan, détruit la Libye, mais oppose son veto à la démarche palestinienne aux Nations-Unies ;

Que la puissance occupante des Lieux Saints musulmans et chrétiens convie à sa table des fidèles musulmans pour la rupture traditionnelle du jeûne a quelque chose de choquant. Que des Musulmans acceptent de cautionner cette opération est déplorable.

Que Benyamin Netanyahu, le fossoyeur des accords d’Oslo, le chef d’un gouvernement de la droite la plus radicale de l’histoire israélienne, l’homme qui a débaptisé le nom de près de trois mille villages arabes, qui prohibe l’usage du terme Naqba présente ses vœux aux Musulmans, relève de la provocation.

Que des notables musulmans planqués à des milliers de kms du champ de bataille, à l’abri des vexations quotidiennes, des humiliations, des expropriations, cautionnent une telle démarche relève de l‘avilissement moral.

On ne rompt pas le pain avec son ennemi, sauf pour faire la paix ou faire progresser la paix.
On ne devient pas co-pain avec son ennemi, sans contrepartie, gratuitement, comme une marque de servilité.

Il n’appartient pas à une minorité de dévoyer le combat légitime de tout un peuple car au delà de la religion intrinsèque des convives, au delà des croyances personnelles et des calculs égoïstes des uns et des autres, une religion universelle s’impose à tous, celle de la dignité humaine qui interdit d’être le commensal de son ennemi, particulièrement lorsqu’il vous crache au visage tous les jours et piétine vos droits.

Pitoyable ces reptiles qui desservent la paix, en abdiquant toute dignité. Tabban Aleyhom

Posté par René Naba le août 28 2011. inséré dans Diplomatie, News. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

L’incroyable triomphe de “Congo”


anniebannie : le prochain post portera sur le G1000 et je vous donne une idée quant à son animateur

L’auteur flamand David Van Reybrouck a sillonné la RDC et s’est entretenu avec des centaines de Congolais pour bâtir un récit à mi-chemin entre l’historiographie classique et la fiction. Rencontre.

13.01.2011 | Guy Duplat | La Libre Belgique

L’auteur flamand David Van Reybrouck© Stephan Van Fleteren

L’auteur flamand David Van Reybrouck

Biographie

“David Van Reybrouck est une personnalité de la scène culturelle bruxelloise”, écrit le quotidien Le Soir. Ce Flamand né à Bruges mais installé à Bruxelles depuis dix ans est archéologue préhistorien de formation,poète et écrivain, il a tâté de l’histoire et du journalisme, il s’intéresse au slam et au rap, il a participé avec d’autres poètes bruxellois à l’écriture de la Constitution européenne en vers,il a écrit, avec Le Fléau (Actes Sud, 2008), une réflexion sur Maeterlinck et sur l’Afrique du Sud, il a écrit une pièce de théâtre intitulée Missie, qui est une des plus fortes interrogations sur le travail de missionnaire, le Congo, l’homme et Dieu. Et il vient de fêter ses 39 ans.”

Een geschiedenis : A propos de ce livreDavid Van Reybrouck de­vient un véritable phénomène littéraire. Son gros livre Congo. Een geschiedenis* [Congo. Une histoire] est devenu un incroyable best-seller : 680 pages sur l’histoire du Congo, depuis avant la colonisation jusqu’à aujourd’hui avec l’influence chinoise. Après avoir reçu le prix néerlandais Libris Histoire, il a remporté le prix AKO, le Goncourt néerlandophone. Malgré son épaisseur, son prix et le sérieux du sujet, il a été pendant quatre mois en tête des charts et s’est déjà vendu à 150 000 exemplaires, filant vers les 200 000. Il en est à sa 23e édition !

David Van Reybrouck est aussi un auteur de théâtre. Sa pièce Missie [Mission] continue à tourner partout en Europe, avec l’acteur Bruno Vanden Broecke. Elle reviendra en français au Théâtre national de Bruxelles, début février. Là aussi, pourtant, le sujet semblait austère : la vie d’un missionnaire dans l’est du Congo qui a vécu les drames qui s’y déroulent. C’est que David Van Reybrouck n’a pas son pareil pour raconter des histoires avec tout le sérieux de l’universitaire qu’il est, mais aussi tout le talent du romancier et du journaliste. Il est édité en français chez Actes Sud, avec son beau roman Le Fléau, sur l’Afrique du Sud, et, bientôt, ses deux pièces : Mission et L’Ame des termites [qui sera jouée par Josse de Pauw les 4, 5 et 6 février prochain à la MC93 de Bobigny].

A quoi attribuez-vous le succès de “Congo” ?
Je suis tout aussi étonné. Quand on me donne ces chiffres, je me sens comme un paysan bouche bée devant une centrale nucléaire. En Belgique, on peut encore comprendre : on a fêté les cinquante ans de l’indépendance, les anciens coloniaux achètent tout, une nouvelle génération s’intéresse au Congo – même si le livre ne fait aucune concession à la facilité. J’ai mis les nuances et évité les simplifications, à contre-courant d’une presse et de politiques qui, aujourd’hui, veulent tout simplifier et traitent les gens comme des enfants à qui il faut plaire avant tout. Je donne la parole à une multitude de voix congolaises, et pas uniquement aux Blancs. Je raconte aussi la grande Histoire par la “petite”, en montrant des “gens ordinaires” (je n’aime pas l’expression) qui sont souvent plus grands que les grands.

Les ventes sont tout aussi importantes aux Pays-Bas !
C’est encore plus surprenant. J’attribue ça à la montée, dans les pays du Nord (y compris Canada et Etats-Unis), d’un “postprotestantisme” depuis le génocide de 1994 au Rwanda. Ces pays sont intéressés par l’Afrique centrale, car l’idée des droits de l’homme a remplacé le protestantisme. Aux Etats-Unis, Oprah Winfrey a invité dans son show une femme qui a parlé des viols au Congo. Deux sœurs jumelles hollandaises (Ilse et Femke van Velzen) ont réalisé deux films sur le sujet, dont le dernier, Weapon of War, a gagné un prix.

Qu’est-ce que “Congo” apporte de neuf ?
Il n’existait pas d’histoire exhaustive sauf dans des milieux académiques, dont je me dis parfois qu’ils font exprès d’être illisibles. En Flandre, les gens connaissaient surtout les épisodes sanglants (Léopold II et les mains coupées, l’assassinat de Patrice Lumumba ; voir chronologie), mais il ne faut pas analyser un volcan uniquement quand il est en éruption. Et j’utilise les outils du roman et du journalisme pour raconter cette histoire. Cela dit, les jeunes Congolais connaissent leur histoire depuis l’indépendance bien mieux que les jeunes Belges la leur. Ils en ont une connaissance qui ressemble à celle que nos jeunes ont de l’histoire de la pop et des rivalités entre les Stones et les Beatles.

D’où vient votre intérêt pour l’Afrique et le Congo ?
Mon père avait vécu au Congo après l’indépendance et avant ma naissance. Notre maison était remplie d’objets africains et notre chien s’appelait Mbwa (“chien” dans les principales langues congolaises). Mon père étant un piètre narrateur, il m’a donné le goût de l’Afrique et la liberté de le développer.

Comment va le Congo ?
Je fais mienne la phrase de Gramsci : “Il faut combiner le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté.” Voir les choses comme elles sont sans pour autant en tirer prétexte pour ne rien faire. J’y suis allé une dizaine de fois et j’ai interrogé des centaines de gens : on y voit des structures inertes et massives, face à des individus exceptionnels qui méritent des statues. Je ne suis pas optimiste à court terme, mais un jour les in­dividus ébranleront ces structures inertes. Le problème est vaste et il serait trop court d’attribuer tout le mal à Kabila ou aux Belges, même si pour moi la décolonisation a eu lieu trop tard et l’indépendance trop tôt.

Que vous a apporté le contact avec les Congolais ?
J’ai été chercheur à la KUL [Katholieke Universiteit Leuven], à Louvain, pendant cinq ans, et je voyais des étudiants parfois peu motivés qui passaient quand même. J’ai organisé au Congo des ateliers d’écriture où il y avait des gens qui se levaient à 5 heures du matin pour venir et ne s’en allaient que tard le soir. Cela m’a aidé à quitter l’université. A quoi bon enseigner à des gens chanceux qui ne sont pas motivés alors que d’autres n’ont pas de chance mais sont si motivés !

A quand la traduction française ?
Rapidement, les Etats-Unis, avec HarperCollins, ont fait une offre importante pour mon livre. Les Suédois, les Norvégiens, les Anglais ont suivi. Mais sa traduction française est bien sûr essentielle car il faudrait que les Congolais qui le souhaitent puissent le lire. J’espère que le livre sortira en 2011.

Carte le la RDC

Note : * Ed. De Bezige Bij, Amsterdam, 2010. La traduction française paraîtra chez Actes Sud en 2012.

Les chabbiha et autres voyous syriens à l’œuvre à Paris


Alors qu’une manifestation de soutien à la révolution syrienne se déroulait, dans la soirée du vendredi 26 août, sur la Place du Chatelet à Paris, une dizaine de perturbateurs partisans du président Bachar Al Assad se sont infiltrés parmi les manifestants, les défiant, les injuriant et frappant certains d’entre eux. Au cours de la bagarre qui s’est ensuivie, plusieurs personnes des deux camps ont été blessées. La police est intervenue pour séparer les protagonistes, emmenant avec elle pour enquête l’ensemble des agresseurs et trois des animateurs de la manifestation.

Un provocateur prêt à en découdre

Les policiers ont été surpris de constater que six des neuf contre-manifestants qui avaient agressé les participants étaient porteurs de passeports diplomatiques syriens. Conformément aux règles en usage, ils ont été contraints de les remettre en liberté. Selon des opposants, il s’agissait pour la plupart de membres de la famille Jad’an. Originaire de Deïr al Zor, la famille Jad’an est étroitement apparentée au clan présidentiel, via le mariage de Manal Jad’an avec Maher Al Assad.

Lorsque les trois manifestants, deux jeunes gens et une femme, ont été relâchés à leur tour, ils ont été à nouveau agressés. Ils ont été entraînés dans une rue secondaire proche du commissariat par les passagers de deux voitures de l’ambassade de Syrie à Paris, auxquels se sont joints d’autres voyous appelés par eux en renfort. Sévèrement passés à tabac, ils souffrent de blessures plus ou moins graves. Elles ont nécessité l’hospitalisation des deux jeunes gens.

Une "menhabbekjiyeh" particulièrement raffinée

Ce n’est pas la première fois que le régime syrien montre chez nous son savoir-faire en matière de perturbation des manifestations hostiles à son endroit. Au début des années 1980, alors qu’une manifestation de protestation contre les crimes commis dans la ville de Hama se déroulait sur le boulevard Saint Germain, l’ambassade de Syrie avait lancé contre eux des dizaines de casseurs, dont certains appartenaient aux tristement célèbres "Brigades de défense" de Rifaat Al Assad. Armés de bâtons, de couteaux, de chaînes et même pour certains d’armes à feu, ils avaient fait des dizaines de blessés.

D’une génération à l’autre les choses en Syrie ne changent décidément pas. Le régime de Bachar Al Assad paraît soucieux de démontrer que, à l’intérieur de ses frontières aussi bien qu’à l’extérieur, il a repris les méthodes à l’honneur du temps son père, et qu’en réponse aux demandes pacifiques ou aux mouvements de protestation, il ne sait, ne peut ou ne veut avoir recours qu’à un seul et unique moyen : la force brutale.

Cette agression devrait contribuer à ouvrir les yeux de ceux qui, niant l’évidence, persistent à affirmer que les forces de l’ordre n’interviennent en Syrie que "pour porter secours aux populations victimes de groupes terroristes islamiques"… Si cela ne suffit pas, ils seraient bien inspirés, du moins pour ceux d’entre qui lisent l’arabe, de se reporter à une information publiée ce jour sur le site All4syria. Elle dénonce l’agression dont a été victime, tôt ce samedi matin à Damas, le cheykh Ousama Al Rifa’i, l’une des références de l’islam sunnite damascène, imam et prédicateur de la Mosquée Al Rifa’i de Kafr Sousseh. Selon le site, des fidèles se rendent actuellement en masse à son chevet, à l’Hôpital Al Andalous, pour s’assurer de sa santé et, surtout, pour empêcher qu’une tentative d’enlèvement par les moukhabarat ne succède à son agression par des chabbiha.

Le cheykh Ousama Al Rifa après son agression

Les Français et Syriens désireux d’apporter leur soutien aux justes revendications de la population syrienne, dans son combat pour la liberté et la dignité, sont invités à participer, samedi 27 août, à partir de 17h30, à un nouveau rassemblement sur la Place du Châtelet.

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