Syrie : "on a peur de sortir de la maison"


Par Sandrine Andreï avec Laurent Berbon

Publié le 18 juillet 2012 à 08h14Mis à jour le 18 juillet 2012 à 08h14

"Des hélicoptères ouvrent le feu sur les quartiers de la rébellion. Environ toutes les heures, il y a des explosions et des colonnes de fumée", raconte cette étudiante au micro d'Europe 1."Des hélicoptères ouvrent le feu sur les quartiers de la rébellion. Environ toutes les heures, il y a des explosions et des colonnes de fumée", raconte cette étudiante au micro d’Europe 1. © MAXPPP

TÉMOIGNAGE E1 - Retranchée chez elle, une habitante de Damas décrit les combats dans la capitale syrienne.

L’ONU va tenter, une nouvelle fois, d’imposer des sanctions à la Syrie, sans doute mercredi après-midi. Mais des diplomates s’attendent à un nouveau double veto russe et chinois. Sur le terrain, les rebelles syriens, eux, ne faiblissent pas. Depuis quelques jours, ces derniers ont lancé la"bataille pour la libération" de Damas, où de violents combats ont eu lieu, notamment mardi, avec l’entrée en action pour la première fois des hélicoptères de l’armée. Ceux-ci ont mitraillé plusieurs quartiers de la capitale syrienne. Contactée par Europe 1, une habitante de la capitale raconte ces combats et sa peur au quotidien.

"Chaque heure des explosions"

Cloîtrée à la maison depuis trois jours, cette jeune étudiante de l’université de Damas habite dans l’un des quartiers encore épargnés par les combats, explique-t-elle. Et même si elle n’a, pour l’instant, aperçu ni tank ni affrontements, du haut de son appartement, chaque heure est rythmée par le bruit des tirs et des bombes.

L’étudiante décrit les combats :

"Des hélicoptères ouvrent le feu sur les quartiers de la rébellion. Environ toutes les heures, il y a des explosions et des colonnes de fumée", raconte-t-elle au micro d’Europe 1. En quelques jours la capitale syrienne, jusque là plutôt à l’abri des violences, a complètement changé de visage, devenue comme paralysée.

"Il y a un couvre-feu, de nombreux magasins ont fermé, il y a une atmosphère de tension dans Damas", décrit l’étudiante.

"On a peur"

Sa famille ne manque de rien, ils ont pu faire des provisions qui leur permettront de tenir un peu. Il en va de même pour ses voisins. Mais la jeune femme explique que plus personne n’ose sortir, ne serait-ce que sur le balcon. "On a peur d’aller en dehors de la maison ou au centre-ville", conclut-elle.

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