Que peut le cinéma? A propos de la Syrie / Jour 1


Hors les murs Bozar

Cinéma

Séance cinéma: 3/5 €
Les conversations (excepté la table ronde) sont accessibles aux détenteurs d’un ticket.

 

 

VE 14.09 18:00

Que peut le Cinéma?

Ouverture et hommage à Omar Amiralay, par Oussama Mohammad

VE 14.09 18:00

Omar Amiralay est né en 1944 à Damas. Refusant la fiction, il a tourné de nombreux documentaires critiques à l’égard de la réalité de son pays et du Proche-Orient. Disparu en février 2011, juste avant que n’éclosent les premières manifestations en Syrie, Omar Amiralay est un des cinéastes les plus influents du monde arabe. Nombreux sont ses films qui ont contribué à sa renommée internationale : Film Essay on the Euphrates Dam (1970), Everyday life in a Syrian Village (1972), The Chickens (1977), A Flood in Baath Country (2003)

Oussama Mohammad est né en 1954, à Lattakieh en Syrie. Etoiles de jour (1988), son premier long-métrage, a été considéré comme l’une des critiques les plus virulentes de la société syrienne contemporaine sous le régime Baas, une charge contre l’ordre patriarcal : il n’a jamais pu être montré en Syrie. En 1992, il a co-écrit le scénario de La Nuit avec Mohammad Malas et co-réalisé, avec Omar Amiralay et Mohammad Malas le documentaire collectif Ombre et Lumière (Nouron wa Zila, 1994). C’est en 2002 qu’il a réalisé son second long métrage Sacrifices.

Que peut le Cinéma?

Déluge au pays du Baas de Omar Amiralay
Syrie, 1970, N&B, vidéo, 46’.

VE 14.09 20:00

Il y a 33 ans, Omar Amiralay était un inconditionnel de la modernisation de son pays, la Syrie, au point de consacrer son premier film, Essai sur le barrage de l’Euphrate,à un barrage qui était la fierté du parti Baas au pouvoir. Aujourd’hui, il regrette cette erreur de jeunesse. L’effondrement d’un barrage et la révélation d’un rapport officiel prédisant le même sort à tous les barrages construits sous le règne du parti Baas l’incitent à retourner sur les lieux de son premier tournage. Il a choisi un village dont les habitants, et jusqu’à son point d’eau, portent tous le même nom "El Machi".

Gouvernée par un chef de tribu, membre du Parlement, et régentée par son neveu, directeur de l’école et responsable du parti, cette entité "El Machienne" est à l’image d’un pays que le parti Baas façonne depuis quarante ans, sans partage.

Réalisateur : Omar Amiralay
Image : Meyar Al-Roumi
Montage : Chantal Piquet
Etalonnage : Guillermo Fernandez
Mixage : Georges Lafitte
Contact : AMIP

Que peut le Cinéma?

Aujourd’hui l’urgence I
Présentation de films réalisés en Syrie par de jeunes cinéastes syriens activistes, choix de Hala Alabdalla

VE 14.09 22:00

Née en 1956 à Hama, Hala Alabdalla a signé de nombreux documentaires et collaboré à la production des films parmi les plus importants en Syrie, notamment ceux d’Omar Amiralay, d’Ossama Mohamed et de Mohammad Malas. Elle travaille aujourd’hui entre la France et la Syrie, dirigeant la société de production syrienne Ramadfilm. Son premier documentaire : Je suis celle qui porte les fleurs vers sa tombe (2006), est une œuvre d’art unique reconnue internationalement. Elle a ensuite réalisé Hé! N’oublie pas le cumin (2008). Elle achève en ce moment  son nouveau film Comme si nous attrapions un cobra.

Hama 82-11 « Stories » of Syria

Syrie, 2011, couleurs, vidéo, 26’.

En 1982, Le régime syrien a commis des massacres à Hama, en Syrie, qui ont causé des milliers de morts. A l’époque tout est a été passé sous silence et pas la moindre photo n’en a échappé.

« Hama 1982-2011» tente de parler de ces massacres partant d’aujourd’hui pour montrer que le régime n’a pas changé depuis 1970, et continue à décimer son peuple.

En 2011 à Hama, la ville révoltée, les gens racontent pour la première fois leurs souvenirs de 82, la douleur demeure dans les mots et les larmes… Nous voyons des images d’aujourd’hui, de la résistance et de la souffrance, mais aussi un vent de liberté qui laisse s’échapper pour la première fois les histoires d’il y a 30 ans…

Hommage à Bassel Chéhadé

Bassel Chéhadé, jeune réalisateur syrien, a été assassiné à Homs le 28 mai 2012. Boursier du programme Fulbright en 2011, il achevait un master aux Beaux-Arts de l’Université de Syracuse en section cinéma, mais avait décidé de retourner en Syrie  quand a débuté la révolution.

Il  était passionné de randonnée, connaissait les moindres recoins de la Syrie. Il avait voyagé en Syrie, en Turquie, au Kurdistan, en Iran, au Pakistan et en Inde. Doué, plein d’énergie, d’enthousiasme et de joie de vivre, il pensait que l’art pouvait accroître la solidarité.

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