Meurtre du général Wissam al-Hassan, chef des renseignements des FSI libanaises.


par Ronald Barakat
Par quel génie cet homme a su épingler les coupables de son vivant, puis les condamner par sa mort. Par quel génie il a pu acculer l’Assassin à commettre son forfait à visage découvert, de façon si flagrante, à force de le contrarier et de le faire enrager, à force de déjouer ses complots, de dévoiler ses instruments, de sorte à dispenser les services de police des investigations d’usage. Par quel génie il a su se faire piéger à chaud, après les insultes de la veille à son encontre, et les menaces répétées de ses «proies» qui riaient jaune, et parvenir à piéger lui-même, par sa mort, son propre piégeur. Par quel génie il a pu susciter l’exaspération, voire la fixation obsessionnelle d’un pseudo seigneur de la communauté chrétienne, devenu son "saigneur", et il a pu être une occasion de chute au commanditaire occulte de son propre assassinat.
Par quel génie, autre que celui d’avoir découvert un tas de pots aux roses de fabrication israélienne et syrienne, il a pu, par sa mort, raviver la flamme affaiblie de la révolution du cèdre, rassembler et revigorer les joueurs fatigués, rapprocher le "Bey" du camp qu’il a déserté et le faire parler d’une «sortie provisoire du 14 mars», tendre et pincer la fibre souverainiste relâchée, revivifier les forces vives du mouvement du 14 mars, et par conséquent renvoyer le boomerang à la figure de ceux qui l’ont lancé. Indépendamment de la peine, de la perte, de l’affliction pour les victimes montées avec lui, indépendamment des dommages moraux et matériels, j’envie cet homme. J’envie son martyre, ce qui le précède et ce qui en découle. J’envie l’efficacité et l’héroïcité de son action sécuritaire. Qu’il est beau de mourir en héros!
Photo : Par quel génie cet homme a su épingler les coupables de son vivant, puis les condamner par sa mort. Par quel génie il a pu acculer l’Assassin à commettre son forfait à visage découvert, de façon si flagrante, à force de le contrarier et de l’enrager, à force de déjouer ses complots, de dévoiler ses instruments, de sorte à dispenser les services de police des investigations d’usage. Par quel génie il a su se faire piéger à chaud, après les insultes de la veille à son encontre, et les menaces répétées de ses «proies» qui riaient jaune, et parvenir à piéger lui-même, par sa mort, son propre piégeur. Par quel génie il a pu susciter l’exaspération, voire la fixation obsessionnelle d’un pseudo seigneur de la communauté chrétienne, devenu son "saigneur", et il a pu être une occasion de chute au commanditaire occulte de son propre assassinat. Par quel génie, autre que celui d’avoir découvert un tas de pots aux roses de fabrication israélienne et syrienne, il a pu, par sa mort, raviver la flamme affaiblie de la révolution du cèdre, rassembler et revigorer les joueurs fatigués, rapprocher le "Bey" du camp qu’il a déserté et le faire parler d’une «sortie provisoire du 14 mars», tendre et pincer la fibre souverainiste relâchée, revivifier les forces vives du mouvement du 14 mars, et par conséquent renvoyer le boomerang à la figure de ceux qui l’ont lancé. Indépendamment de la peine, de la perte, de l’affliction pour les victimes montées avec lui, indépendamment des dommages moraux et matériels, j’envie cet homme. J’envie son martyre, ce qui le précède et ce qui en découle. J’envie l’efficacité et l’héroïcité de son action sécuritaire. Qu’il est beau de mourir en héros!
p.s. "Par quel génie…"Par quel génie il a pu forcer la décence et les marques de solidarité de certains ministres, députés, chefs de partis et de clans de l’autre bord, qui ont longtemps fantasmé et souhaité sa disparition et qui s’en réjouissent in petto.

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