Syrie: aucune transition politique envisageable sans le départ d’Assad


Le président syrien a affirmé mardi 23 septembre que son pays soutenait tout « effort international » visant à lutter contre le terrorisme, après les frappes de la coalition, emmenée par les Etats-Unis, sur les positions de l’Etat islamique, dans le nord et l’est de la Syrie. Est-ce à dire que Bachar al-Assad serait devenu, de facto, le partenaire des Occidentaux et de leurs alliés dans la lutte contre les djihadistes ? Autrement dit, est-il en passe d’être réhabilité par la communauté internationale ? Ce serait là une erreur immense selon Ziad Majed, Professeur des études du Moyen-Orient à l’Université américaine de Paris, et auteur de « Syrie, la révolution orpheline » : aucune issue à la guerre civile qui déchire la Syrie depuis trois ans, causant plus de 200 000 morts, ne pourra être trouvée tant qu’Assad sera au pouvoir.

Le départ de la famille Assad, au pouvoir depuis 1970, est devenu la clé pour l’opposition afin de rentrer dans un processus de réconciliation et de transition, explique Ziad Majed. (Photo : Shutterstock)

 

JOL Press : Assad est-il, de facto, en passe d’assurer sa propre réhabilitation en devenant un « partenaire » des Occidentaux contre l’Etat islamique (EI) ; ou bien est-il, comme certains l’affirment, la véritable cible de la coalition internationale, qui prendrait prétexte de l’EI pour intervenir en Syrie ?

 

Ziad Majed : Assad ne peut pas devenir un partenaire dans cette lutte contre l’EI, et ce pour plusieurs raisons.

La première est politique. Il n’y a aucune logique, aucune légitimité qui justifieraient de s’allier avec quelqu’un qui a tué 200 000 Syriens - directement ou indirectement – afin de combattre un groupe qui en a tué plusieurs milliers. La barbarie d’Assad précède et excède celle de l’EI, et s’allier à une barbarie contre l’autre rendra impossible tout processus politique, ou toute solution en Syrie, Assad étant lui-même la source du « malheur » syrien qui a vu la montée de l’EI à partir de mai 2013.

La seconde est militaire. Les territoires que l’EI contrôle se trouvent loin des territoires contrôlés par Assad. Il n’y a donc aucune utilité militaire de s’allier au président syrien pour combattre l’EI.

Ni militairement d’un point de vue pragmatique, ni moralement, légalement ou politiquement, il n’y a une nécessité pour les Occidentaux de s’allier avec Assad ou de le réhabiliter temporairement pour combattre l’EI.

Par ailleurs, la coalition internationale est-elle un prétexte pour affaiblir davantage Assad ? Je pense que les Américains sont très hésitants et très ambigus à ce sujet.

Si jamais ils se contentent d’un bombardement aérien contre l’EI, sans inquiéter le régime de Damas ni renforcer l’opposition syrienne, on peut rester dans un statu quo pendant quelque temps, sans grands changements – si ce n’est la perte de membres de l’EI et la destruction de certaines de ses positions, ainsi que probablement de nombreuses victimes civiles vivant près des positions de l’EI.

Si, en revanche, l’Occident décide d’armer des groupes de l’opposition syrienne en les encourageant à progresser sur le terrain, à remplir le vide dans les régions où tombent les frappes contre l’EI, cela va alors renforcer une dynamique aussi bien militaire que politique en faveur de l’opposition. Dynamique qui, à long-terme, finira par affaiblir Assad.

Tout se joue donc au niveau de la qualité de l’appui que l’Occident va fournir à certains groupes de l’opposition syrienne.

JOL Press : Certains observateurs avancent que le président syrien et le groupe djihadiste auraient scellé une sorte d’alliance, au terme de laquelle le premier s’étend prioritairement dans les territoires déjà aux mains des rebelles syriens, territoires que le second prend soin ensuite de ne pas bombarder. Qu’il y ait une telle entente vous paraît-il crédible ?

 

Ziad Majed : Il y a une alliance objective, oui. Mais attention, ce n’est pas une alliance suite à un accord entre les deux camps.

Depuis la naissance de l’EI en Syrie et puis la prise de la région de Raqqa en mai 2013, le régime Assad n’a jamais attaqué les positions de l’EI. De mai 2013 jusqu’à juillet 2014, le régime Assad – qui, jusqu’aux bombardements occidentaux, avait la maîtrise totale des airs – n’a pas inquiété le groupe djihadiste. Au contraire. Il a parfois bombardé des groupes de l’Armée libre ou des factions islamistes de l’opposition qui combattaient l’EI, notamment dans les régions d’Alep et de Deir Ezzor.

Le régime profitait donc de l’affaiblissement de l’opposition par l’EI, qu’il épargnait de ses raids aériens pour lui permettre de monter encore plus en puissance.

Politiquement, le régime d’Assad se servait également de l’EI pour « vendre » à l’Occident l’idée selon laquelle les djihadistes seraient devenus la grande menace ; et qu’il vaut mieux s’allier à lui que de voir ces islamistes extrémistes le remplacer.

De son côté, l’EI n’a pris le contrôle que de territoires qui étaient libérés par l’opposition syrienne (Raqqa et Deir Ezzor et la région est de la province d’Alep) ; ses combattants n’ont jamais progressé en prenant des territoires contrôlés par Assad. Pour le groupe djihadiste, la priorité était d’avoir une main-mise sur les régions du nord et de l’est du pays – en raison du pétrole qui s’y trouve, et de la proximité de la frontière iraquienne -, il a donc évité d’ouvrir un front avec Damas – jusqu’à cet été, où il a pris l’aéroport de Tabaqa (au nord) qui était sous le contrôle du régime.

Il y a donc bien une alliance objective entre les deux. Chacun profite de l’existence de l’autre pour se « légitimiser » quant à la lutte contre le terrorisme pour Damas ; au djihad et à l’attraction de djihadistes pour l’EI.

JOL Press : Quelle est aujourd’hui la stratégie d’Assad ?

 

Ziad Majed : Assad, dès le début de la révolution en 2011, se transformant en une lutte armée en 2012, est dans une logique de survie : maintenir son pouvoir à Damas.

Pour ce faire, il veut se montrer à la fois indispensable à l’Occident en brandissant la menace islamiste contre son régime, tout en flirtant avec certains milieux de gauche occidentaux comme arabes, ainsi que des nationalistes arabes, en parlant d’un complot impérialiste fomenté contre son régime.

Pour arriver à ses fins, Assad a également joué la carte des minorités, en prétendant que celles-ci se trouveraient en danger si le régime est menacé.

Il n’a pas hésité non plus à user de toutes formes de violences, physiques comme symboliques et médiatiques, contre l’opposition syrienne et la population civile, tuant ou causant la mort de 200 000 personnes, faisant 9 millions de réfugiés (dont 3 millions sont déjà à l’extérieur de la Syrie) et 200 000 détenus – dont des milliers sont déjà morts sous la torture.

Enfin, sur le plan diplomatique, Assad cherche à profiter des alliances avec l’Iran et la Russie, mais aussi des contradictions entre certains acteurs régionaux, ainsi que de l’hésitation de Washington et des Européens (qui se demandent encore quelle pourrait être l’alternative à Assad) pour maintenir son pouvoir.

JOL Press : L’avenir d’Assad ne dépend-il pas, plus que jamais, de Moscou et Téhéran ?

 

Ziad Majed : Certainement. En fin 2012, la situation militaire et politique montrait qu’Assad était extrêmement isolé et vulnérable. Il était en train de perdre une grande partie du territoire qu’il contrôlait ; Damas même était menacée, plusieurs quartiers d’Alep et de Homs étaient tombés sous les mains de l’opposition. Ce n’est que grâce à l’appui militaire iranien, et à l’envoi de milliers de combattants du Hezbollah libanais et des milices irakiennes chiites, en plus du soutien diplomatique et stratégique de Moscou avec les vetos au sein du conseil de sécurité de l’ONU et les envois d’armes lourdes et de conseillers militaires, qu’il a pu surmonter les grandes difficultés et rééquilibrer la situation à partir de 2013.

Aujourd’hui, la majorité des forces de l’opposition syrienne est prête à accepter un compromis politique, selon lequel, par exemple, une partie de l’appareil étatique syrien actuel (certains technocrates, certaines administrations, certains officiers de l’armée, etc) pourrait faire partie d’une transition politique.

Ce qui ne peut pas être accepté, en revanche, c’est qu’Assad puisse participer à la transition ; pas après 200 000 morts et la destruction du pays. Le départ de la famille Assad, au pouvoir depuis 1970, est devenu la clé pour l’opposition afin de rentrer dans un processus de réconciliation et de transition.

De son côté, Assad lui-même ne souhaite aucun compromis, il veut maintenir son pouvoir absolu, et toute issue politique avec lui est donc impossible.

Pour que des négociations sérieuses s’ouvrent entre l’opposition, les Occidentaux, les acteurs régionaux (les Turcs et certaines capitales arabes), la Russie et l’Iran, il faut que Moscou et Téhéran soient prêts à sacrifier Assad et son entourage direct ; c’est le seul chemin qui semble mener à une solution politique.

On n’en est pas encore là. Mais, affaiblir davantage Assad – d’où l’importance d’armer l’opposition syrienne qui combat depuis très longtemps sur deux fronts, contre les djihadistes et contre le régime – pourrait être un moyen pour faire pression sur ses sponsors dans le sens d’une telle issue.

 

Propos recueillis par Coralie Muller pour JOL Press

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Ziad Majed est Professeur des études du Moyen-Orient à l’Université américaine de Paris, et auteur de « Syrie, la révolution orpheline » (Actes Sud, 2014).

source

Caravane « Liberté pour le peuple syrien « 


 

BOZAR

Ravensteinstraat 23 | Rue Ravenstein 23, 1000 Région de Bruxelles-Capitale
A l’initiative d’intellectuels et d’associations syro-européens, une caravane culturelle intitulée « Liberté pour le peuple syrien » est partie le 12 juillet de Paris pour un périple qui l’a conduite dans des villes en France, Italie, Autriche, Allemagne et Belgique aujourd’hui.Participent à cette caravane des artistes de toutes disciplines (plasticiens, acteurs, musiciens, cinéastes, écrivains, etc.).

Nous accueillerons la caravane à Bruxelles à BOZAR durant toute la journée du dimanche 28 septembre, à l’occasion du concert de DANIEL BARENBOIM en faveur de « Platform 4 Syrian Students » qui se tiendra à 15h.

Plus d’infos sur le concert :
http://www.bozar.be/activity.php?id=15263&lng=fr

Plus d’infos sur la caravane :
https://www.facebook.com/caravaneculturellesyrienne2014?ref=hl
http://caravanesyrienne.blog.lemonde.fr/

Alfred Cortot – Valses de Chopin (1934)


Les mille doigts d’Alfred Cortot

LE MONDE | 13.12.2012 à 13h53 • Mis à jour le 14.12.2012 à 09h28 |Par Marie-Aude Roux

Alfred Cortot.
Alfred Cortot. | George Grantham Bain collection/Library of Congress

La sélection classique de la rédaction du Monde

Peut-on écouter Alfred Cortot (1877-1962) en sachant qu’il fut un dignitaire du régime de Vichy sous l’Occupation ? Le cinquantième anniversaire de la mort du pianiste est l’occasion de faire le point sur sa contribution positive à l’organisation de la vie musicale par son rôle d’expert entre 1940 et 1944 comme sur ses supposées positions antisémites, dont les témoignages restent contradictoires. Si Cortot n’en sort pas grandi, notamment à cause de ses tournées de concerts en Allemagne avec Wilhelm Furtwängler, le bilan est apparu assez contrasté après-guerre pour lui permettre de reprendre sa carrière dès 1946.

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Les «Jihadwatchers», observateurs du djihad en ligne


Journalistes, chercheurs, blogueurs ou anonymes, ils suivent l’actualité des groupes djihadistes de très près grâce aux réseaux sociaux. Un travail qui, dans certains cas, complète utilement les sources sur le terrain.

Ils le font par intérêt –«C’est un hobby», dit l’un d’eux– ou pour le boulot. Ils sont journalistes, chercheurs, blogueurs ou anonymes. Tous suivent l’actualité des groupes djihadistes de très près. Avec la guerre en Syrie, le djihad est revenu sur le devant de la scène médiatique, propulsé sous les projecteurs et dans les timelines Twitter par une communication tous azimut des groupes terroristes.

Lorsque la communication passait essentiellement par les forums, il y a encore quelques années, rares étaient ceux qui pouvaient suivre les organisations sur Internet. La plupart des forums était en arabe, et certains fermés aux visiteurs. Le Search for International Terrorist Entities Institute (SITE Institute, depuis devenu SITE Intelligence Group), une entreprise américaine, était bien souvent le point de contact entre les canaux de diffusion et les observateurs: journalistes, chercheurs, membres de services de renseignement… Plus aujourd’hui, ou très rarement –la vidéo de l’assassinat du journaliste israélo-américain Steven Sotloff a d’abord été repérée par SITE, une exception.

«C’est la première fois depuis des mois qu’ils ne sont pas dans les choux», remarque David Thomson, journaliste à RFI, auteur du livre Les Français jihadistes et fin connaisseur de la mouvance syro-irakienne. Pour lui, le quasi-monopole de SITE s’est effrité quand la communication des jihadistes s’est redirigé vers les réseaux sociaux:«Avant, avec les forums, l’accès était plus complexe, plus lent.»

L’utilisation des réseaux sociaux par les djihadistes a bouleversé cet écosystème en vase clos. Après quelques recherches, tout le monde ou presque peut aujourd’hui suivre les grandes lignes de l’actualité djihadiste à partir de sources ouvertes.

«Matériau historique»

Sur Twitter, Gilles N. se nomme Vegeta Moustache. Jusqu’à récemment, il n’avait renseigné ni son prénom ni l’initiale de son patronyme, simplement son pseudo, «choisi au hasard». Il a une trentaine d’année, vit en France et ne veut pas donner davantage de détails sur son identité. Sur son compte Twitter défilent les communiqués du front Al-Nosra (la branche d’al-Qaida en Syrie), des photos de groupes jihadistes libyens ou des comptes Twitter d’organisations.

«A partir de 2010, j’ai eu la possibilité de passer du temps chez moi. Avant ça, j’étais contre les réseaux sociaux», raconte-t-il. Il dit avoir découvert avec une certaine fascination «les pages radicales de tous bords (extrême gauche, extrême droite)» avant de finalement se consacrer aux groupes djihadistes. Interrogé sur la raison de son choix, il se dit «intrigué par ces gens qui obéissent en 2014 à un texte aussi ancien». Il y a une dizaine de jours, il rappelait son statut d’«observateur qui se prête parfois à quelques analyses [dont le] seul but est d’informer». Ses tweets sont factuels, précis, nourris de ce qu’il trouve sur Twitter ou sur des forums.

C’est aussi à partir du moment où il a eu du temps libre que Pieter Van Ostaeyen a lancéun blog sur le sujet. Dessus et sur Twitter, ce Belge de 37 ans informe principalement sur la Syrie et Jabhat al Nosra. Dans le civil, il travaille dans une entreprise de transport comme analyste d’affaires.

Sa démarche était surtout militante au début. Après un séjour en Syrie en 2008, il devient«médiactiviste» au début de la révolution pour soutenir la rébellion contre Assad. «La révolution a été confisquée par Jabhat puis ISIS. Je voulais les poursuivre sur Twitter»,explique-t-il. Il contribue désormais au site d’enquête en ligne BellingCat, lancé par «le nerd de la guerre» Eliot Higgins, blogueur-enquêteur de référence sur la Syrie.

A partir de ses recherches en ligne, Pieter Van Ostaeyen a constitué une base de donnéesdes combattants belges dans les rangs djihadistes en Syrie et en Irak, que les autorités belges utilisent pour mettre à jour leur propre chiffre. Il n’a pas publié la base in extenso, car elle contient trop de détails personnels. Pour lui, la propagande diffusée par les djihadistes est un «matériau historique» qu’il faut conserver, archiver, ce qu’il fait en partie sur son blog.

Le chercheur Aaron Zelin constitue lui aussi une base des communiqués des organisations jihadistes, y compris en arabe. Jihadology, son blog, recense articles, déclarations et vidéos.

Multiplication des faux comptes

La plupart de ces observateurs ont aussi des contacts sur le terrain. Romain Caillet, chercheur et consultant spécialiste de l’État islamique, installé au Liban, souligne que suivre l’actualité djihadiste nécessite «une bonne connaissance des endroits où ils sont sur Internet et des contacts dans le milieu». Dans le cadre de ses recherches, il a interviewé plusieurs figures salafistes libanaises, a des relations avec des combattants jihadistes. «Ils cherchent la médiatisation, se soucient de leur image», rappelle-t-il. Wassim Nasr, journaliste à France24 et spécialiste des groupes djihadistes en Syrie, Irak, Libye et au Yémen, dispose lui aussi de «contacts de premières main à différents niveaux» au sein des organisations, indispensables pour confirmer les informations qu’il trouve sur les réseaux. Mais il doit constamment renouveler ses sources sur le terrain:

«Les gens meurent, arrivent, repartent. Les simples soldats parlent beaucoup mais ils ne sont pas toujours très fiables ou tout simplement pas informés.»

David Thomson a aussi pu développer des contacts sur le terrain après avoir suivi pendant des mois Ansar al-Sharia en Tunisie, où il était correspondant. Beaucoup ont désormais gagné la Syrie et l’Irak. Lorsque l’un d’eux, artisan de l’organe de propagande de l’État islamique, est mort, un montage photo a tourné sur les réseaux montrant le «martyr» avec David Thomson, pendant son tournage en Tunisie.


«Il faut du temps pour savoir à qui poser les questions, pour comprendre qui est qui»,ajoute Wassim Nasr, qui se consacre à ce sujet depuis plusieurs années. Quand la numéro deux de l’ONU en Irak évoque une fatwa sur l’excision des femmes, il comprend très vite qu’elle se trompe, qu’elle se fonde sur un faux communiqué. De même quand les autorités yéménites, reprises par CNN, annoncent la mort d’un haut responsable d’al-Qaida, tué par une frappe de drone, il obtient des informations contraires de ses contacts sur le terrain. Une version plus prudente sera ensuite publiée par la chaîne américaine.

Ces relations au sein des organisations djihadistes deviennent de plus en plus précieuses car, sur les réseaux sociaux, les faux comptes font florès. «Certains États créent des faux comptes pour diffuser de la contre-propagande», indique Dominique Thomas, chercheur sur l’islam politique et le djihadisme. Les infiltrations des services sont de plus en plus fréquentes, comme jadis sur les forums, qui pourraient faire leur retour: «Ils n’ont jamais été complètement abandonnés et permettent d’authentifier plus fidèlement les messages», poursuit le chercheur. Le suivi des sources ouvertes, ce «jihadwatching», serait alors plus ardu. Twitter et Facebook commencent de leur côté à faire la chasse aux comptes terroristes. Un matin, la semaine dernière, Pieter Van Ostaeyen a découvert qu’au moins trente comptes qu’il suivait avaient disparu.

L’Homme qui plantait des Arbres (Recit de Jean Giono)


Un enchantement !   (France, 1987, 30’)
Le réalisateur Frédéric Back a mis en animation le texte écrit par Jean Giono en 1953 et livre l’une des plus simples et l’une des plus belles représentations de la beauté de la nature et de la bonté humaine. Dit par Philippe Noiret

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Grâce à l’ Oscar® remporté par Crac!, Frédéric Back réalise son rêve de porter à l’écran le merveilleux récit L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono. La portée environnementale du message et la richesse de la philosophie exprimée dans ce texte concentrent des préoccupations déjà abordées dans ses films précédents. La semence d’arbre que plante le berger est le symbole de toutes nos actions, bonnes ou mauvaises qui, à long terme, ont des conséquences que nous avons peine à imaginer. À nous de penser et d’agir en fonction de ce que nous espérons pour l’avenir, et de laisser si possible, un monde plus beau, plus prometteur qu’à notre arrivée.