L’engagement est un devoir


Nadia Boumazoughe a réalisé une vidéo pour participer à un concours.
Titre de la vidéo: L’engagement est un devoir
Elle demande que nous la regardions…  Et si nous l’avons aimée, que nous votions.

Procédure à suivre:

Pour voir la vidéo: allez sur le site
https://www.facebook.com/photo.php?v=10151960191122416&set=vb.243238792465311&type=2&theater <https://www.facebook.com/photo.php?v=10151960191122416&set=vb.243238792465311&type=2&theater>

Pour voter: allez sur le site
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Avec ces Israéliens qui défendent les Palestiniens


loos

En territoire occupé, surtout en « zone C » sous contrôle israélien exclusif, la vie des Palestiniens ressemble à un calvaire. Une poignée d’Israéliens se mobilisent et montrent leur solidarité. Reportage dans le sud de la Cisjordanie.

Sept heures du matin : le rendez-vous était bien matinal ce samedi 2 novembre sur le parking d’un parc public à Jérusalem-Ouest. Un à un, Maria, Tamar, Danny et les autres membres de l’organisation « Taayoush » (Vivre ensemble, en arabe) inscrits pour la journée s’y retrouvent pour d’abord écouter les consignes d’Amiel, le quinquagénaire qui mène la petite troupe.

« Comme d’habitude, explique-t-il, nous irons dans les collines au sud de Hébron et nous irons soutenir les villageois palestiniens en butte au harcèlement des colons. Attention, il faudra jouer au chat et à la souris avec l’armée et la police israéliennes qui peuvent nous arrêter, et faire gaffe aux colons les plus agressifs ; vous serez peut-être amenés à devoir courir pour leur échapper. »

La douzaine de personnes, des Israéliens juifs entre 30 et 60 ans équitablement répartis entre les deux sexes, montent dans un minibus et un 4×4, deux véhicules tout sauf neufs. Direction le sud. Le petit convoi entre rapidement en Cisjordanie occupée, longe Bethléem à gauche, prend à un arrêt de bus deux activistes internationaux, une Américaine de 60 ans et un Français de 21 ans. Une bonne heure de route nous attend.

Dès que les véhicules dépassent Hébron, des jeeps de l’armée israélienne se mettent à nous suivre. Le premier arrêt se situe à proximité de la ville palestinienne de Yatta. Dans une immense oliveraie, une vingtaine de Palestiniens, hommes et femmes, ont commencé la cueillette des olives. Les membres de Taayoush se joignent à eux. Souvent, des colons extrémistes des environs viennent perturber le travail. Aujourd’hui, peut-être grâce à la présence d’Israéliens solidaires, le calme règne.

Zone militaire fermée

Moins d’une heure plus tard – il doit être 9 h 30 – notre groupe d’activistes repart, la journée est encore longue. Des nuages obscurcissent l’horizon. A peu de distance, nous arrivons sur les terres du village d’Umm el-Arais, à proximité de Mitzpeh Yair, un « avant-poste », à savoir une colonie juive illégale même au regard du droit israélien (1). Nous empruntons la petite route qui y mène quand un colon, environ 40 ans, lunettes, longue barbe, grosse kippa sur ses cheveux longs, nous barre la route. « C’est Avidal, lâche Amiel, un laïc devenu extrémiste religieux. »

Impossible de passer, des deux côtés le ravin est dissuasif. La Jeep militaire israélienne arrive assez vite, et un sous-officier en sort pour brandir un ordre écrit : « Le coin vient d’être déclaré zone militaire fermée, personne ne peut s’y trouver, veuillez dégager », dit-il poliment, en se gardant bien de signifier l’ordre au colon.

Après une longue marche arrière, il est décidé de passer à travers les collines, mais à pied. Le groupe arrive à destination en quinze bonnes minutes : au bas de la colline où Mitzpeh Yair a été bâti (des caravanes et quelques maisons amovibles de bois) se dressent une douzaine de serres en toile érigées par les colons sur des terres palestiniennes et dont la Cour suprême israélienne a exigé le démantèlement avant le 31 octobre. Elles sont toujours bien là.

Les deux propriétaires palestiniens, des familles Awad et Jabarin, sont arrivés sur les lieux avec des amis, des femmes et une dizaine d’enfants. Quelques colons leur font face, protégés par une vingtaine de soldats, l’arme en bandoulière. Le ton monte rapidement, une bousculade s’ensuit et les deux chefs de famille sont emmenés manu militari, menottes au poignet.

Tamar, du groupe de Taayoush, n’y tient plus : elle se met à haranguer les soldats de toutes ses forces. Ils ont presque tous moins de 20 ans. « C’est plus fort qu’elle, nous dit Amiel, elle ne peut s’empêcher de leur faire la morale, de leur dire qu’ils protègent ceux qui violent le droit international et même israélien ». Son speech passionné dure bien un quart d’heure. « D’habitude, j’arrête après quelques phrases, nous confiera-t-elle ensuite. Mais ici, j’ai observé que quelques-uns de ces jeunes soldats m’écoutaient, alors j’ai continué ! »

Maggy, la militante américaine de Bethléem, se montre audacieuse : elle franchit un barbelé et va brièvement parler à un groupe de colons. « J’ai voulu leur dire leurs torts, raconte-t-elle, mais ils m’ont répliqué que Dieu leur avait donné cette terre ; qu’est-ce qu’on peut répondre à cet argument ? »

Au total, le face-à-face durera plus d’une heure et nécessitera que les soldats israéliens se précipitent pour empêcher que plusieurs colons ne sortent du périmètre des serres pour narguer les familles palestiniennes. Amiel, de son côté, s’est isolé plus loin. Il tente de trouver par téléphone un avocat pour les deux Palestiniens arrêtés.

Quand un officier de la police israélienne surgit, la scène prend fin. « Son nom est Gilad Scheuer, on le connaît, nous souffle-t-on. Pas moyen de discuter avec lui. » Et de fait, très remonté, l’homme au crane rasé sous sa casquette bleu marine intime l’ordre aux Palestiniens et aux activistes israéliens de s’en aller, et les soldats l’aident à nous faire obtempérer.

Scène dérisoire

A bord des deux véhicules, nous nous rendons à Umm el-Kheir, un village bédouin créé en 1948 après l’expulsion de plusieurs familles bédouines du côté de Beer Sheva, dans le Néguev. Là, la colonie juive dite Carmel étouffe la petite communauté locale. « Ils veulent nous empêcher d’aller faire boire nos chèvres à la source sur ces terres que nous avons achetées légalement, explique Mouatassem, un jeune d’une quinzaine d’années dans un anglais fort compréhensible. La colonie veut s’étendre plus encore, alors qu’elle empiète déjà sur nos terres. »

Les soldats israéliens présents à Mitzpeh Yair arrivent sur la scène : le père de Mouatassem, qui possède le troupeau de chèvres, se lance dans un laïus énervé, ponctué de « Allah Akbar ! » (Dieu est grand). Avec sa barbe grise, ses cheveux blancs perdus dans un énorme keffieh, ses vêtements en lambeaux et son bras droit qui brandit un bâton en l’air, il semble avoir perdu la raison. Les soldats en rient et le prennent en photo. La scène est dérisoire.

Après quelques minutes de discussions avec les Bédouins, le groupe repart. Pour une expérience qui se révélera peu banale. Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à A-Tawni, un village très pauvre accroché à flanc de colline. Cinquante maisons, tout au plus. Un lunch composé de shawarmas, sorte de sandwich à la viande et aux légumes, permet de reprendre de l’énergie. Le soleil, à présent, a vaincu les nuages. Les collines de Cisjordanie offrent au regard un spectacle magique.

Enfants caillassés

Nous continuons à pied, en compagnie de deux volontaires italiennes, qui résident sur place depuis quelques semaines. « Nous aidons les enfants du village, explique Teresa, 27 ans. Pour aller à l’école la plus proche, ils doivent prendre ce chemin, qui passe à côté d’un avant-poste illégal, Havat-Maon, où les colons leur lancent des pierres tous les matins. »

La quinzaine de personnes de l’équipée empruntent donc ce chemin cahoteux. Il y a environ une demi-heure de marche jusqu’à l’école. Pas d’enfants avec nous, c’est samedi. « Le harcèlement des enfants a lieu depuis une dizaine d’années, explique Amiel. Un comité de la Knesset a ordonné en 2007 que l’armée les escorte à chaque trajet, ce qu’elle fait sans enthousiasme : parfois elle vient, parfois pas. Il est arrivé que les soldats doivent faire entrer la quinzaine d’enfants dans la Jeep car malgré leur présence des colons déchaînés les caillassaient ! »

Nous arrivons à proximité de Havat-Maon, juché sur le sommet de la colline. En contrebas, au loin, une oliveraie fait pitié avec la moitié de ses arbres coupés, résultat d’une action rageuse des colons contre les paysans palestiniens. Soudain, à travers les arbres sur la colline qui domine, des silhouettes apparaissent, furtives, en courant. Ce sont quelques jeunes colons, tous masqués. Ils sont cinq ou six. Les membres de Taayoush branchent leurs caméras. Soudain, l’un d’eux s’écrie : « Attention aux pierres ! ». Et de fait, les pierres commencent à tomber près de notre groupe, qui n’a d’autre solution que de battre en retraite.

Un kilomètre plus tard, nous sommes en sécurité. Assis un peu groggy, le groupe reprend son souffle. Personne n’a été touché. Un peu d’eau est bienvenue. Quelqu’un tente de plaisanter mais sans succès. Amiel annonce qu’il va porter plainte contre les lanceurs de pierres, puis ajoute : « Aucune chance d’aboutir à une inculpation ». Nous rejoignons bientôt nos véhicules. Le soleil va bientôt commencer à se coucher.

Sur le chemin du retour, deux questions nous taraudent. Comment se fait-il que si peu d’Israéliens participent, comme cette admirable ONG Taayoush, à des actions de solidarité avec les Palestiniens harcelés ? Et, surtout, comment peut-on lancer des pierres tous les matins sur des enfants ? BAUDOUIN LOOS

NB Cet article fait partie d’un reportage qui a été publié sur trois pages dans le journal Le Soir des jeudi 7 et vendredi 8 novembre.

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Une plaine de jeux en Palestine


Lundi 11 novembre 2013 1 11 /11 /Nov /2013 10:12

Le Lajee Center a reçu un soutien inespéré. L’association internationale Playground For Palestine qui a déjà développé des plaines de jeux dans plusieurs villes et villages de Cisjordanie et de la Bande de Gaza.

Cette organisation contribue à développer les nouvelles structures de la plaines de jeux. Le Lajee sera en mesure de terminer le développement de la plaine de jeux d’ici le prochain été.

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Le Lajee Center remercie Playground for Palestine et "everyone who has donated towards the project; with the generosity of our friends from all over the world we have nearly finalized the full purchase of the land and we are now on the way to making this dream a reality." (chacun qui a contribué à ce projet; avec la générosité de nos amis du monde entier nous avons finalisé l’acquisition du terrain et nous sommes sur le chemin pour faire de ce rêve une réalité".

Pour plus d’infomrations: Playground For Palestine

Exil cherche parrains


CENTRE MEDICO-PSYCHOSOCIAL POUR VICTIMES DE VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME, DE LA TORTURE ET POUR PERSONNES EXILEES

PRESENTATION DE L’ASBL

eyeFondé depuis 30 ans, le centre EXIL est la prolongation du COLAT (collectif latino-américain de travail psychosocial) crée par des réfugiés d’Amérique Latine victimes de la violence organisée dans leur pays d’origine.

Centre médico-psychosocial pour victimes de violations des Droits de l’Homme, de la torture et pour personnes exilées

L’équipe du centre EXIL, multidisciplinaire et multiculturelle offre un soutien médico-psycho-social à toutes personnes victimes de violence organisée, aux exilés ainsi qu’à leur famille.

Afin de faire face à cette double souffrance, dûe d’une part à la violence vécue dans le pays d’origine et d’autre part à la rupture de repères dans le pays d’accueil, nous avons développé un programme de santé visant à soutenir les victimes de violences organisées.

"Nous tentons d’offrir  une expérience réparatrice aux victimes de la violence organisée à travers un processus d’accompagnement médico-psychosocial  réalisé dans un cadre  communautaire. Il s’agit de mettre les personnes en contact avec d’autres survivants et des  personnes solidaires, pour les soutenir dans la récupération de la confiance dans l’humanité." Jorge Barudy Fondateur et Directeur  du Centre Exil.

Différents Programmes d’accompagnement ont été mis en place, dans un souci de prévention, pour proposer aux personnes réfugiées un accompagnement intégral, par une approche individuelle et de groupe.

Le centre Exil est agréé comme Centre de Santé Mentale par la Commission Communautaire Commune de Bruxelles-Capitale.

EXIL est soutenu par:
- La Commission Communautaire Commune de Bruxelles-Capitale.
- Le Fonds Maribel Social des Etablissements et les Services de Santé,
- Le Fonds Volontaire des Nations Unies pour les Victimes de Tortures.

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Exil asbl
282 Av. de la Couronne
1050 Bruxelles
Tel: +32 2 534 53 30
Fax: +32 2 534 90 16
info@exil.be

GAZA, ON N’OUBLIE PAS ! TOUS A LA MANIFESTATION CE JEUDI 27 DÉCEMBRE A 17 h 00


" GAZA, ON N’OUBLIE PAS ! " ; " GAZA, NOOIT VERGETEN ! "
affichemarchegaza
 
Manifestation : " GAZA, on n’oublie pas ! " Rdv à 17h à l’avenue de Stalingrad (au niveau du mégaphone géant)! Initiative du Mouvement Citoyen Palestine : www.mcpalestine.be Burgerinitiatief Beweging Palestina www.mcpalestine.be Facebook-event

 

GAZA, ON N’OUBLIE PAS !

TOUS A LA MANIFESTATION

CE JEUDI 27 DÉCEMBRE A 17 h 00

Le départ de la Marche se fera au croisement de l’avenue de Stalingrad et du boulevard du Midi (statue mégaphone) rassemblement à partir de 17 heures ( depart 18h00 ). Elle s’achèvera avec des prises de parole et une petite animation sur la Place du Jeu de balle vers  20h30.

Jeudi prochain 27 décembre, nous serons des milliers de femmes et d’hommes à descendre dans la rue pour dire que nous n’avons pas oublié les 1430 victimes (dont 400 enfants) et les milliers de blessés et de mutilés sous les bombardements israéliens lancés le 27 décembre 2008.

Nous dirons que nous n’avons pas oublié les 182 victimes palestiniennes, dont 47 enfants, de novembre dernier, ni l’assassinat des 9 passagers turcs du Mavi Marmara dont le seul tort était de vouloir apporter de l’aide à la population de Gaza.

Nous dirons que le blocus de Gaza et l’enfermement de tous les Palestiniens est une honte. Et que cette honte est possible parce que nos dirigeants participent à cet enfermement inacceptable et inhumain.

Mais aussi,

Nous allons soutenir la mission "Bienvenue en Palestine" qui devrait entrer dans Gaza et tenter de briser le blocus infligé à une population civile innocente, et dire stop à l’étranglement du peuple palestinien !

En effet, une centaine d’internationaux dont quelques BELGES, solidaires du peuple palestinien, se trouvent déjà en Égypte, et s’apprêtent à aller à Gaza, apportant avec eux une tonne de médicaments, du matériel chirurgical, des livres d’apprentissage, des tenues sportives pour les jeunes footballeurs, et également des confiseries qu’ils comptent partager avec les enfants et les familles de Gaza.

Où est la communauté internationale ?

Le blocus de Gaza prive quotidiennement 1,7 millions de palestiniens d’une vie digne, et les dirigeants israéliens les privent des droits les plus élémentaires. Israël a transformé ce territoire de 360 km2 en un véritable ghetto, qu’il pilonne avec ses bombes au phosphore sous les yeux du monde entier.

Les médecins de Gaza ont donc lancé un appel à la solidarité internationale pour obtenir de toute urgence les médicaments nécessaires au bon fonctionnement de leur système de santé. L’OMS a également lancé un appel mondial à la solidarité vis à vis des hôpitaux gazaouis.

Mais qui d’entre-nous, à travers les médias traditionnels, a entendu ce cri, ce SOS lancé par les médecins palestiniens? Par l’OMS?

Quel gouvernement agit pour que cesse cette humiliation, où 1,7 millions de personnes souffrent de malnutrition, de manque d’eau potable et de médicaments, et regardent le ciel avec une insécurité permanente?

Nous refusons d’être complices de cette politique criminelle qui encourage les crimes de guerre israéliens.

Retrouvez-nous sur www.BienvenuePalestine.com et mcpalestine.be

Ecrivez-nous à contact@BienvenuePalestine.com ( pour les belge à mcpalestine@netcourrier.com )

Suivez la mission à Gaza : mcpalestine.be 

Nadia Boumazzoughe depuis Le Caire

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En soutien aux détenus palestiniens en grève de la faim. Ahmad Dari & Yousef Zayed


Merci à Ahmad Dari, artiste palestinien vivant à Paris, pour ce chant en hommage aux prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes et notamment à ceux qui sont actuellement en grève de la faim, et depuis fort longtemps, comme Samer Al-Issawi et Ayman Shawahneh.

Rassemblements pour la Palestine jeudi 27 décembre dans le monde entier !


samedi 22 décembre 2012



A Paris, Lille, Tours, Lyon… mais aussi Londres, Bruxelles… des rassemblements se dérouleront jeudi prochain 27 décembre, en mémoire des victimes palestiniennes des massacres israéliens, et pour réclamer la levée du blocus de Gaza. Nous vous appelons à y venir nombreux et nous espèrons vous donner à cette occasion des nouvelles en direct de notre passage à Gaza qui doit s’effectuer ce même jour !

Netanyahou vient de déclarer à la télévision israélienne qu’il se "fichait pas mal de ce que pouvait dire l’ONU", après les condamnations de son assemblée générale des nouvelles colonies annoncées par le gouvernement israélien, tant à Jérusalem Est que dans le reste de la Cisjordanie.

Ce n’est pas un scoop. Et ce qui est sûr, c’est que s’il peut s’en foutre c’est parce que ces condamnations sont parfaitement platoniques et que parallèlement, les gouvernements occidentaux (et certains gouvernements arabes) collaborent à qui mieux mieux avec cette colonisation et cette occupation.

Sait-on par exemple que l’Europe fait 15 fois plus de commerce avec les colonies israéliennes qu’avec les territoires palestiniens ? Sans parler de la bande de Gaza dans l’impossibilité d’exporter. Ni du fait que les Palestiniens qui peuvent exporter quelque chose doivent en passer par Israël pour le faire.

Jeudi prochain 27 décembre, des milliers de femmes et d’hommes descendront dans la rue pour dire qu’ils n’ont pas oublié les 1430 victimes (dont 400 enfants) et les milliers de blessés et mutilés par les bombardements israéliens lancés le 27 décembre 2008.

Ils diront qu’ils n’ont pas oublié les 182 victimes palestiniennes, dont 47 enfants de novembre denier, ni l’assassinat des 9 passagers turcs du Mavi Marmara dont le seul tort était de vouloir apporter de l’aide à la population de Gaza.

Ils diront que le blocus de Gaza et l’enfermement de tous les Palestiniens est une honte. Et que cette honte est possible parce que nos dirigeants participent à cet enfermement inacceptable.

Venez à ces rassemblements ! Vous en profiterez pour exprimer votre soutien à notre mission qui doit entrer le même jour à Gaza via l’Egypte. Et nous établirons une liaison téléphonique directe pour vous tenir au courant de notre situation.

source

Rassemblement face à l’Ambassade d’Israël


_.L’Association Belgo-Palestinienne vous convie

 

au  304èmerassemblement

pacifique  et   silencieux

Vendredi 14 décembre 2012

de 12h30 à 13h30 

 

 

FACE A L’AMBASSADE D’ISRAEL

40, avenue de l’Observatoire à Uccle

 

Soyons  nombreux

sans trompette ni calicots autres que les officiels et ceux reprenant le nom des associations partenaires à ce rassemblement

 

Soyons très nombreux

pour stigmatiser la non-application par Israël des résolutions des Nations Unies (dont la ES 10/15

condamnant la construction du mur) et de la IVème Convention de Genève

et demander la fin du blocus de Gaza

 

Prochains rassemblements en 2013  (deuxième vendredi du mois): en cours de demande d’autorisation

11 janvier, 8 février, 8 mars, 12 avril, 10 mai, 14 juin, 12 juillet, 9 août, 13 septembre, 11 octobre, 8 novembre,

                                                          

Asmaa, une Belge parmi les enfants de Gaza


BAUDOUIN LOOS
jeudi 21 juin 2012, 10:34

Asmaa Seba est une photographe belge qui se trouve actuellement dans la bande de Gaza. Son interview

Asmaa, une Belge parmi les enfants de GazaAsmaa Seba

Pourquoi vous trouvez-vous actuellement à Gaza ?

En 2010, une délégation de citoyens belges ralliant un convoi humanitaire m’avait confié le travail de couverture photographique de leur expédition. Sur place, les images de destructions de maisons, des écoles, des hôpitaux et surtout les regards terrifiés des enfants m’ont terriblement marquée et interpellée. J’ai donc décidé d’y revenir et d’user de l’expression photographique pour mettre la lumière sur le vécu quotidien de ces enfants peu couvert, voire pas du tout, par les médias. Je suis à Gaza dans le cadre d’un projet artistique et photographique qui s’intitule « Gaza vue par ses enfants » et qui a pour but de donner la possibilité à 6 enfants âgés de 6 à 11 ans du camp de réfugiés de Khan Younès de s’exprimer à travers l’image. Chaque enfant a reçu du matériel de photographie ainsi qu’un appareil photo qu’il gardera pendant 2 mois. Parmi ces enfants, certains sont devenus orphelins après la guerre de 2008, d’autres ont subi des traumatismes en voyant des membres de leur famille tués devant leurs yeux, et tous continuent de vivre dans des conditions précaires et dans un environnement très oppressant. Chaque semaine, je leur donne pour les guider un sujet à exprimer à travers l’objectif, cette méthode permet à l’enfant d’exprimer en image ce qu’il ne peut faire au moyen de la parole. Les photos donneront lieu à une exposition urbaine dans le camp, ainsi qu’à une exposition au Parlement européen qui permettra aux enfants belges de se rendre compte de la vie d’un enfant à Gaza.

Que disent les gens que vous rencontrez ? De quels besoins vous parlent-ils ? Des problèmes de la vie quotidienne ou des questions politiques plus larges ?

Depuis mon arrivée il y a trois semaines, il y a eu de nombreux bombardements au nord de la ville et à l’est, plus d’une quinzaine de morts et de nombreux blessés, je peux entendre les bombardements depuis Gaza City, des drones et des F16 sont passés régulièrement au-dessus de ma tête. Il faut ajouter à cela la précarité des familles vivant à l’étroit du fait de la densité, entassées dans 30 mètres carrés à 12 personnes avec un seul salaire qui ne dépasse pas les 150 dollars, les coupures quotidiennes d’électricité, le manque de fuel, de certains médicaments… En dépit de ces conditions de vie épouvantables, je sens une énergie incroyable, des gens avec beaucoup d’humour et un sens du recyclage pour tout. Les gens se plaignent beaucoup des coupures quotidiennes d’électricité, du prix du fuel qui a doublé depuis 2 mois, il est passé de 2 shekels à 4 shekels et c’est un vrai problème, du manque de logement, les camps ne suffisent plus à la population, ce sont des tracas quotidiens. Les jeunes eux se plaignent du manque de travail, de débouchés après l’université, du manque d’infrastructures pour des activités culturelles comme soupapes face au blocus. Ils affirment que leur futur est lié aux relations avec Israël car sans la levée du blocus sur Gaza, l’arrêt de la colonisation en Cisjordanie et une paix véritable et juste, leur avenir et celui de leurs enfants sera incertain.

Est-il toujours impossible pour un Gazaoui de se rendre en Cisjordanie ? Et qu’en est-il de la sortie par Rafah, la frontière égyptienne ?

Je confirme qu’il est quasi impossible pour un Gazaoui de passer la frontière israélienne et se rendre en Cisjordanie. Ainsi, une famille d’un des enfants du projet a voulu se rendre à Ramallah afin de participer aux obsèques du patriarche de la famille, elle n’a pas pu passer. Il m’a été confirmé qu’il est plus facile d’emprunter le passage de Rafah depuis quelques mois, les Égyptiens ayant ouvert le point de passage plus régulièrement mais cela concerne surtout ceux qui ont obtenu un visa afin d’aller dans un pays européen, des malades devant se faire soigner en Egypte ou les internationaux comme moi qui ont fait une demande de visa auprès des ambassades d’Egypte de leur pays respectif.

source