Syrie: Daech perd le contrôle de tous les villages chrétiens assyriens


Publication: 27/05/2015 14h47 CEST Mis à jour: Il y a 1 heure
DAECH

« A l’issue d’une offensive de dix jours les combattants kurdes ont pris le contrôle, en début de semaine, des 14 villages assyriens que l’EI contrôlait depuis février », a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.

Le 23 février, l’EI s’était lancé à l’assaut de la région de Khaddour, qui compte 35 villages assyriens, et les jihadistes avaient pris le contrôle de quatorze d’entre eux, poussant à la fuite plus de 5.000 personnes. L’EI garde toujours en otage 210 Assyriens. Les Assyriens, une communauté parmi les plus anciennes converties au christianisme, sont environ 30.000 en Syrie, soit 2,5% des 1,2 million de chrétiens du pays.

Des maisons piégées par Daech

Ils vivent en majorité dans 35 villages de la province de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Ces villages sont aujourd’hui tenus par les forces kurdes et quelques uns par le régime. Selon Oussama Edward, directeur du réseau assyrien des droits de l’homme (RADH) basé à Stockholm, « le contrôle des villages par les Kurdes a été rendu possible à la suite de violents raids de la coalition internationale » anti-jihadiste conduite par les États-unis.

Il a précisé à l’AFP que les photos qu’il a pu avoir entre les mains « montrent un grand nombre de destructions de maisons et d’églises ». « La majorité des habitants ont peur de revenir car ils craignent que l’EI ait piégé leur maison avant de s’enfuir », a-t-il ajouté. L’EI a profité de la guerre qui fait rage en Syrie depuis 2011 pour s’implanter dans le pays, qu’il contrôle désormais à 50%, selon l’OSDH.

Par ailleurs, toujours selon l’OSDH, les forces kurdes ont pris le contrôle mercredi de la cité de Mabrouké, au sud-ouest de la ville frontalière de Ras al-Aïn, dans la province de Hassaké et qui comptait environ 50.000 habitants avant la guerre.

La localité dispose d’un point de passage menant à Ceylanpinar en Turquie, et les villages alentours sont contrôlés par les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la principale force kurde en Syrie. Mabrouké est un fief important de l’EI dans la zone, selon l’OSDH.

« Ce contrôle ouvre la route vers Tal Abyad », localité à la frontière turque utilisée par l’EI pour le passage de combattants en provenance de la Turquie, a dit Rami Abdel Rahmane, ajoutant que les forces kurdes s’étaient emparées de 4.000 km2 en vingt jours dans le nord de la Syrie.

Syrie : les rouages de la répression au grand jour


Plusieurs actes d’accusation pour crimes de guerre contre Bachar al-Assad et ses collaborateurs ont été de nouveau établis par une commission internationale financée par les Occidentaux. Ces actes se fondent sur des documents officiels sortis clandestinement de Syrie, selon un rapport de Commission internationale pour la justice et la responsabilité (Cija) dontThe Guardian se fait largement l’écho. Le quotidien britannique ajoute que la Cija, financée par plusieurs gouvernements occidentaux, a également établi des actes d’accusation contre la rébellion pour crimes contre l’humanité.

Ce matériel accumulé par la Cija ne peut pour le moment être déposé devant la Cour pénale internationale (CPI), la Chine et la Russie, un des meilleurs alliés d’Al-Assad, bloquant systématiquement à l’ONU toute possibilité de saisine du procureur sur le cas de la Syrie.

«Manie». Les preuves présentées dans les actes d’accusation sont fondées sur des documents gouvernementaux sortis de Syrie par une équipe de 60 enquêteurs syriens au péril de leur vie. Environ 500 000 pages ont été rassemblées par la Cija, à tel point qu’il a fallu recruter des employés pour visionner des heures de vidéos de crimes présumés commis par l’opposition ou les groupes jihadistes, dont l’Etat islamique (EI).

Si les trois actes d’accusation portent principalement sur les premiers mois du soulèvement contre le régime, à partir de mars 2011, ils mettent surtout en lumière la machine administrative de la répression. Les documents officiels subtilisés montrent des «ordres précis pour écraser le soulèvement populaire qui s’étendait de Damas aux différentes provinces», selon la Cija. Ainsi, la «manie du régime de donner des ordres écrits à travers la chaîne de commandement et de rapporter aussi par écrit ce qu’il s’est passé montre que tout remonte au plus haut du pouvoir à Damas».

Jihadistes. Ces documents permettent de connaître les rouages du régime, qui a voulu démontrer, mercredi, par une photo publiée par l’agence officielle Sana, qu’Ali Mamlouk, chef des services de sécurité, ne serait pas assigné à résidence, contrairement à ce qu’ont avancé mardi par des journaux européens. Ceux-ci faisaient état de contacts d’Ali Mamlouk avec les services secrets turcs et du fait qu’il ait dénoncé l’envahissante présence iranienne. Pour démonter cette thèse, Mamlouk est montré aux côtés de Bachar al-Assad et du chef la commission du Parlement iranien pour la politique étrangère et la sécurité nationale, Alaeddine Boroujerdi. A en croire cette mise en scène, Ali Mamlouk serait toujours une pièce maîtresse du système Al-Assad, qui chaque jour ne peut que constater la perte de pans entiers du territoire. Mercredi, les jihadistes de l’EI ont pris une grande partie d’une localité située sur une route stratégique de la province de Homs (centre) après des combats ayant fait 48 morts.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) le groupe extrémiste s’est emparé de larges parties d’Al-Soukhna et de ses environs après des combats commencés dans la nuit de mardi à mercredi. Le gouverneur de Homs, Talal Barazi, a confirmé à l’AFP que les jihadistes étaient entrés «dans certains quartiers de la ville». Selon l’Observatoire, au moins 28 soldats et supplétifs ainsi que 20 jihadistes de l’EI ont été tués et 100 belligérants ont été blessés. Aujourd’hui, la capitale provinciale de Homs est quasiment sous le contrôle du régime mais assiégée par les insurgés et l’EI.

Une atmosphère de fin de règne


 

Diffusion : vendredi 15 mai 2015
A la Une : une atmosphère de fin de règne

« Ça craque à Damas » : c’est le grand titre de Libération avec une photo de Bachar al-Assad, le portrait du président syrien mitraillé dans les rues d’Idleb, ville conquise il y a moins de deux mois par ses opposants. « Revers militaires, pouvoir divisé, économie exsangue » : d’après Libé, « une atmosphère de fin de règne gagne la capitale. Le régime Al Assad sent le vent tourner ». Précisons que l’article est signé d’Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne qui milite ouvertement pour le renversement du pouvoir à Damas… Reste que depuis mars, l’Armée de la conquête, une nouvelle coalition rebelle « enchaîne les succès ». Elle réunit des groupes islamistes, nationalistes, opposés aussi bien au régime syrien, qu’aux djihadistes de l’Etat Islamique. Des succès que Libération explique par un changement de politique de l’Arabie Saoudite. Son nouveau Roi s’est rapproché de la Turquie et du Qatar, deux des principaux soutiens des rebelles. Une manière de contrer l’Iran, allié de Bachar Al Assad.

« Les caisses sont à sec », confie un fonctionnaire syrien, désormais à la retraite. « Quand les salaires des militaires ne sont plus payés depuis quatre mois, c’est que l’heure est grave ». La chute vertigineuse de la Livre syrienne aurait semé la panique dans la population. Un commerçant de Damas, cité par Libé, annonce le départ de nombreux habitants favorables au régime. « Le comble », écrit enfin le journal dans son éditorial, « c’est que l’on est réduit à se demander si c’est une bonne nouvelle. Ce pays a connu tant de changements d’alliance qu’il devient difficile de distinguer les bourreaux des victimes. »

article réservé aux abonnés de Libé

Trafic de joyaux

Pendant ce temps, en Syrie et en Irak, les djihadistes pillent les trésors historiques. Le Figarofait sa Une sur ce « carnage culturel, le dossier noir de Daech », accusé par l’UNESCO de crimes contre l’Humanité. Le groupe Etat islamique menace Palmyre, un joyau antique dans le désert syrien. On peut voir une photo d’archive des vestiges de cette ville gréco-romaine, et sur la montagne, un château-fort du XVIè siècle. L’objectif des destructeurs, on le sait, est d’effacer toute trace du passé, mais il s’agit aussi d’un trafic. Un expert en contre-terrorisme nous explique que pour financer la guerre, les objets volés sont revendus, dans les pays du Golfe, et en Occident. Via plusieurs intermédiaires, ils passent par la frontière turque, l’Europe de l’est, avant d’arriver à Paris, Berlin ou Londres. En cas de contrôle, on présente un faux catalogue, un certificat falsifié, en trichant sur l’âge de l’objet. D’après cet expert américain, « la police est bien davantage à l’affût d’argent en liquide, de drogue, ou de migrants clandestins ».

source

Migrants: Le fantasme de l’invasion


G.T. Publié le vendredi 24 avril 2015 à 19h33 – Mis à jour le vendredi 24 avril 2015 à 20h24

INTERNATIONALSi les récents naufrages en Méditerranée ont suscité une vague d’empathie et relancé le débat sur la politique migratoire européenne, ils n’ont pas manqué d’alimenter les fantasmes parmi les aficionados des courants populistes et d’extrême droite. Sur les réseaux sociaux et les forums Internet, ceux-ci se déchaînent, répétant jusqu’à plus soif que l’Europe est la cible d’une invasion. Ces embarcations, affirment-ils, sont moins remplies de légitimes demandeurs d’asile, que de “Noirs” (sic) qui se ruent sur l’Europe afin de profiter des largesses de son système social. On vous passe par ailleurs les multiples dérapages racistes nauséeux qui accompagnent ces torrents de bile.S’il est exact qu’une part des personnes qui tentent cette traversée sont des migrants économiques poussés par la recherche d’une vie meilleure, il convient d’objectiver les chiffres et de remettre les choses en perspective.
Le tiercé : Syrie, Erythrée, Somalie
Selon les données officielles du bureau européen du Haut commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR), 170 100 personnes sont arrivées en Italie l’an dernier. Un contingent impressionnant composé pour moitié de Syriens (42 323), d’Erythréens (34 329) et de Somaliens (5 756). Soit un total de 82 408 personnes. “Autant de ressortissants qui se voient accorder le statut de réfugié dans 90 à 100 % des cas”, souligne le porte-parole du HCR. Pour le solde, on retrouve un melting-pot de Maliens, Egyptiens, Pakistanais, Afghans, Irakiens, Libyens ou encore Ethiopiens. Même si le taux de personnes admissibles à la protection internationale est moins élevé dans ces cas de figure, il n’est pas inutile de rappeler qu’il ne fait pas toujours bon être homosexuel ou opposant politique dans ces pays – pour ne citer que ces exemples.A Malte, 568 personnes ont été recensées l’an dernier, parmi lesquelles 134 Syriens, 118 Somaliens et 38 Erythréens.En Grèce, le bilan 2014 s’est élevé à 26 366 Syriens; 1539 Somaliens et 699 Erythréns. Soit 28 604 personnes sur 43 916 arrivants. On peut également citer la présence de 11 391 Afghans.En ce qui concerne 2015, les données disponibles courent du 1er janvier au 31 mars. A cette date, le HCR a déjà comptabilisé 10 165 arrivées en Italie. Parmi celles-ci, on dénombre 1 107 Somaliens, 1 056 Syriens et 906 Erythréens. Un bon tiers du total, donc. On peut également noter un important contingent de Maliens – un pays où les tensions demeurent dans le nord aux mains de groupes armés autonomistes –, mais aussi de Gambiens et de Sénégalais. De son côté, la Grèce a déjà enregistré 12 481 arrivées. Soit 7 286 Syriens, 435 Somaliens et 115 Erythréens, auxquels s’ajoutent notamment 2 352 Afghans. Malte n’a jusqu’ici reçu la visite que de 89 exilés, essentiellement d’origine africaine.

Enfin, on peut encore souligner que bon nombre de femmes et d’enfants – parfois des nourrissons – se lancent dans cette dangereuse aventure. Et rappeler, tant qu’à faire, que la couleur de peau ne constitue pas un critère dans l’attribution du droit d’asile.

Yamane Jaber : Concours de Plaidoiries pour les droits de l’homme


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Concours de Plaidoirie 2015 : Yamane Jaber rappelle les souffrances du peuple syrien et remporte un prix

Le vendredi 30 janvier s’est tenu la 18ème édition du concours de plaidoirie pour les Droits de l’Homme des lycéens au Mémorial de Caen. Parmi les finalistes, nous retrouvons un lycéen axonais (Aisne) de 17 ans d’origine franco-syrienne. Yamane Jaber, élève au lycée Saint Jean & La Croix à Saint-Quentin est arrivé troisième au concours.

Après avoir remporté la final régional, quatorze lycéens venus des quatre coins de la France sont venus participer à cette finale nationale du concours. Comme le stipule le règlement dans son article 2, l’objectif du concours est le suivant : « Les candidats doivent rédiger une plaidoirie illustrant une situation d’atteinte aux droits de l’homme. La plaidoirie devra porter sur une cause concrète et d’actualité. Il peut s’agir d’un cas général ou d’un cas particulier concernant une personne persécutée ».

Le jeune franco-syrien a choisi de rédiger sa plaidoirie sur la situation d’atteinte aux droits de l’Homme en Syrie. Interviewé par un quotidien régional, Aisne Nouvelle, il évoque l’importance pour lui « de rappeler la souffrance du peuple syrien ». »Je suis Syrien, et je devais faire quelque chose pour mon pays » explique-t-il.

Intitulée « La Révolution syrienne, une lutte, une souffrance pour la liberté », sa plaidoirie rappelle la souffrance du peuple syrien, met l’accent sur les violations des Droits de l’Homme d’un peuple meurtri, opprimé. Rappeler une situation désastreuse dont on parle de moins en moins dans les médias, c’était aussi l’enjeu de sa plaidoirie. But atteint, et prix mérité, Yamane Jaber remporte le troisième prix qui est une visite du siège de Reporters Sans Frontières à Paris.

Au delà du prix, et de la reconnaissance de son travail, c’est aussi un bel hommage pour le peuple syrien, aux membres de sa famille morts sous la torture.

Verbatim de la plaidoirie de Yamane

« Cela fait presque quatre années que perdure la révolution syrienne. Quatre longues années de mort, de destruction, de tristesse. Pourtant, c’était bien avant tout une révolution, un espoir de changement, aujourd’hui oublié par tant. »

« Le régime criminel du président Bachar El-Assad a répondu par la plus extrême violence aux mouvements sociaux initiés en mars 2011. Les manifestants furent massacrés, torturés par les sbires sanguinaires du tyran. Jusqu’à aujourd’hui, plus de deux cent mille hommes, femmes et enfants sont morts en Syrie tués par ce régime despotique régnant par la terreur. D’ailleurs, le système carcéral du régime syrien est dénoncé par l’ONG Human Rights Watch comme un archipel de la torture.»

« Mais la révolution, cette révolte sacrée, ne peut être arrêtée ni par les balles, ni par la torture. Elle persiste jusqu’à l’avènement ultime de la Liberté, droit fondamental recherché par de nombreux hommes, par de nombreuses femmes, par de nombreux pays, et dont la seule prononciation en Syrie est synonyme de mort. »

« Syrie, 4 ans – Regards du terrain »


European Endowment For Democracy

Av. des Gaulois 29, 1040 Région de Bruxelles-Capitale
English version below
L’EED et ActionSyrie vous invitent cordialement à la conférence : « Syrie, 4 ans – Regards du terrain »Merci de confirmer votre présence pour le lundi 20 Avril grâce au lien suivant: http://goo.gl/forms/00Rlh0o2M1Alors que la crise syrienne est entrée dans sa 5ème année, les militants syriens et les groupes de la société civile qui luttent pour promouvoir la démocratie restent très actifs. Quatre militants syriens viennent nous parler de la façon dont ils essaient de développer les pratiques démocratiques en SyrieAvec:
• Mohammad Ali Atassi est journaliste et réalisateur. En 2014, il a produit le documentaire « Our terrible country », racontant le voyage de Yassin Al Haj Saleh en Syrie. Il est le directeur exécutif de Bidayyat (soutenu par l’EDD), une organisation à but non lucratif qui soutient et produit des films documentaires.
• Yassin Al Haj Saleh est un écrivain syrien et ancien prisonnier politique (16 ans de prison). Après 21 mois de clandestinité, pour se cacher à la fois du gouvernement et des militants radicaux en Syrie, il a fui vers la Turquie.
• Raed Fares est une figure de proue du mouvement d’opposition laïque depuis son Kafranbel natal, près d’Idleb dans le nord de la Syrie. Il a créé le Kafranbel Media Center et Free Lawyers Association – attaqués par des militants en 2014 et 2015 – 2 organisations soutenus par l’EDD.
• Salma Kahale est la fondatrice et directrice exécutive de Dawlaty, créé en 2012 et soutenu par EED. Grâce à la mobilisation collective, la désobéissance civile et la défense non-violente, Dawlaty travaille avec les citoyens syriens à s’engager activement pour la réalisation de la transition démocratique en Syrie.

(Langue de la conférence: arabe, français et anglais)

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The EED and ActionSyrie cordially invite you to
“Syria 4 years on – views from the field”

Please RSVP by Monday, 20 April to http://goo.gl/forms/00Rlh0o2M1

As the Syrian crisis has entered its 5th year, Syrian activists and civil society groups who struggle to foster democracy remain very active. Four Syrian activists will talk about how they are trying to develop democratic practices in Syria

Who?
• Mohammad Ali Atassi is a journalist and documentary filmmaker. In 2014, he produced the documentary “Our terrible country”, recounting Yassin Al Haj Saleh’s journey out of Syria. He is the Executive Director of EED-supported Bidayyat, a non profit organization that supports and produces documentary films.
• Yassin Al Haj Saleh is a Syrian writer and former (16 year) political prisoner. After 21 months of hiding from both the government and radical militants in Syria, he fled to Turkey.
• Raed Fares is a leading figure of the secular opposition movement in his native Kafranbel, near Idleb in northern Syria. He set up the Kafranbel Media Center and the town’s Free Lawyers Association – attacked by militants in 2014 and 2015 – and both supported by EED.
• Salma Kahale is the founder and Executive Director of Dawlaty, created in 2012 and supported by EED. Through community mobilisation, civil disobedience and non-violent advocacy, Dawlaty works with Syrian citizens to actively engage in achieving democratic transition in Syria.

(Language of the event: Arabic, French and English)

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