Syrie : la torture dans les prisons se généralise, alerte l’ONU


anniebannie: elle était pratiquée dès le début

La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a condamné lundi la généralisation de la torture dans les prisons syriennes, déplorant aussi son usage par certains des groupes armés. Dans un document de huit pages, le Haut-Commissariat, qui a interrogé 38 personnes ayant souffert de torture, fait état de témoignages anonymes terrifiants. Le rapport de l’ONU décrit une "généralisation de la torture et des mauvais traitements dans les centres du gouvernement". Selon le rapport, plusieurs groupes armés, "en particulier l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), le Front al-Nosra, Ahrar al-Sham, Asifat al-Shamal et Liwa al-Tawhid, disposent de centres de détention" où hommes, femmes et enfants sont torturés, notamment depuis 2013. "Nos résultats confirment que la torture est couramment utilisée dans les centres de détention gouvernementaux en Syrie, et que la torture est également utilisée par certains groupes armés", affirme Mme Pillay. Selon le rapport, "des hommes, des femmes et des enfants sont couramment enlevés dans les rues, dans leurs maisons et sur leurs lieux de travail, ou sont arrêtés à des postes de contrôle du gouvernement, puis transférés dans un des dizaines de centres de détention officiels ou secrets du gouvernement".

Ces personnes sont souvent détenues au secret, de façon indéfinie, et sont parfois transférées d’un centre à un autre, condamne l’ONU, qui précise que parmi les centres de détention figurent des casernes de l’armée et des aéroports. Plusieurs des cas décrits par le rapport parlent de détenus immobilisés ou suspendus au mur, les yeux bandés, et qui sont ensuite frappés, brûlés, électrocutés et torturés avec différents objets. "Alors que j’étais soumis à la suspension inversée, j’ai crié si fort qu’un garde est venu et a frappé mon estomac et ailleurs pour, m’a-t-il dit, me distraire de la douleur aux bras", raconte AZ, un activiste de 28 ans de Damas, détenu en 2011 et 2013 par le service de renseignement de l’armée de l’air à Kafr Sousa dans la région de Damas. Le Haut-Commissariat a également documenté des cas de violences sexuelles à l’encontre d’hommes et de femmes. Le plus souvent, la torture est utilisée "immédiatement après l’arrestation et durant les premiers jours ou semaines de la détention et des interrogatoires". Selon l’ONU, la torture constitue un crime contre l’humanité lorsqu’elle est utilisée de façon généralisée.

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Syrie. Témoignage du général Ahmed Tlass sur le système et la répression (1/4)


Né en 1961, originaire de la petit ville de Rastan, entre Homs et Hama, le général Ahmed Tlass est diplômé de l’Académie de Police et docteur en Sciences politiques. Après plus de 20 ans à la direction de la Section financière de la Police du gouvernorat de Hama, il a été nommé, en 2008, directeur du Bureau des contrats au Ministère de l’Intérieur, à Damas. Il occupait encore ce poste lorsqu’il a décidé, le 27 juillet 2012, de prendre ses distances avec un pouvoir dont il ne parvenait plus à accepter les agissements. Il est aujourd’hui réfugié à Amman, en Jordanie, où ses confidences ont été recueillies par François Burgat, chercheur CNRS à l’Institut de Recherches et d’Etudes sur le Monde Arabe et Musulman et porteur du programme WAFAW (When Authoritarianism Fails in the Arab World) soutenu par le Conseil Européen de la Recherche (ERC).

Le général Ahmed Tlass

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Émanant d’un officier supérieur de la Police en fonction au début des événements en Syrie, le témoignage du général Ahmed Tlass revêt une importance particulière. Il montre en effet comment, dès le début du soulèvement populaire, les membres d’une cellule placée sous l’autorité du chef de l’Etat en personne ont délibérément cherché à provoquer l’escalade de la violence. Situés hors hiérarchie, ils ont ordonné de tirer pour tuer. Ils ont organisé des attentats spectaculaires pour prévenir le ralliement des minorités et des hésitants à la contestation. Ils ont manipulé l’information pour dissuader les puissances extérieures de soutenir les révolutionnaires.

Ses propos confirment donc ce qui est devenu une évidence depuis le discours "historique" prononcé le 30 mars 2011 devant une Assemblée du Peuple hystérique : Bachar al-Assad est un menteur et un criminel. Des tirs à balles réelles sur les manifestants aux bombardements aveugles des agglomérations, en passant par les massacres de villageois en bordure du "pays alaouite" et l’assassinat sous la torture ou par la faim de milliers de détenus, la stratégie de mort appliquée en Syrie est la sienne. Les Syriens l’ont bien compris, qui réclament son renversement et sa mise en jugement devant un tribunal syrien ou une Cour pénale internationale.

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Je suis le général Ahmed Tlass. Je suis originaire de Rastan, une petite ville sur les rives de l’Oronte, où j’ai longtemps habité et où j’ai vu les manifestations commencer. J’ai également assisté à Hama à la montée de la contestation. J’ai dirigé, au Ministère de l’Intérieur, le Bureau des Contrats. Avant de faire défection, je me suis évidemment tenu informé du déroulement des événements dans les différentes villes au jour le jour, et en particulier à Homs, proche de ma ville natale.

A mon poste, au Ministère de l’Intérieur, j’avais plus d’une vingtaine d’hommes sous mes ordres. Par ce bureau passaient la totalité des contrats concernant les différents ministères. J’avais donc directement affaire à plus de la moitié des membres du gouvernement. J’étudiais les contrats, je les signais et j’en suivais la réalisation. J’ai travaillé principalement avec les Russes, les Iraniens et les Coréens. J’ai eu des interlocuteurs dans des sociétés françaises et allemandes mais sans que les choses aboutissent. Je ne m’étendrai pas ici, parce que ce n’en est pas le lieu, sur les innombrables formes de sollicitations et de tentatives de corruption auxquels mes hommes et moi-même étions confrontés. Elles provenaient de personnalités à l’intérieur comme à l’extérieur de Syrie, parfois travaillant au Palais présidentiel, et elles pouvaient prendre des formes diverses : de l’argent, des téléphones mobiles, et même des voitures…

Je m’exprimerai ici en tant que citoyen. J’ai vécu les événements dont je vais parler, à la fois avec ma perception de simple Syrien et ma conscience d’officier. J’indiquerai ce j’ai vu, pour avoir observé dans le cadre de mes fonctions les faits que je vais maintenant mentionner.

Ce qu’on désigne comme "l’explosion du 15 mars 2011", avait en réalité débuté en Syrie plusieurs années auparavant. Au cours des mois précédant la révolution, des écrits – des tracts et des graffitis – avaient fait leur apparition, distribués ou tracés sur les murs, un peu partout dans Damas et jusque sur l’enceinte du ministère de l’Intérieur. Il n’y était pas question de renverser le régime. Ils demandaient seulement du pouvoir la mise en œuvre de véritables réformes et ils réclamaient les droits et les libertés dont les gens s’estimaient privés. Il y avait chez nous, depuis longtemps, des jeunes et des étudiants, entre 18 et 30 ans, qui souffraient du chômage. Ils étaient de ce fait dans l’impossibilité de fonder un foyer. Il y avait aussi chez nous, depuis longtemps, une grande quantité de détenus. Il ne s’agissait pas de criminels mais d’opposants. Leurs proches ne comprenaient pas pourquoi ils avaient été arrêtés et ils en réclamaient la libération.

Certains membres des Services de renseignements pensaient qu’il fallait laisser ces demandes s’exprimer de manière à faire baisser les tensions. Ils n’étaient pas toujours étrangers d’ailleurs à cette multiplication de tracts et d’affiches… D’autres estimaient qu’il fallait au contraire mettre un terme au plus vite à un mouvement susceptible de s’étendre et de se radicaliser. De fait, des jeunes ont été arrêtés. Pas des individus pris en flagrant délit, mais des activistes dénoncés par des informateurs. Il en a été de même dans les autres villes.

Au milieu du mois de décembre 2010, les écrits de ce genre se sont multipliés. A Damas, mais aussi à Homs et dans le reste du pays, des tracts listant les revendications ont été apposés sur les murs des écoles, des magasins, des mosquées… Des manifestations spontanées se sont déroulées en plusieurs endroits.

Au début de 2011, des gens se sont rassemblés sur la Place Merjeh, près du Ministère de l’Intérieur, pour réclamer leurs détenus. Des officiers sont sortis pour leur parler et les entendre. Je n’étais pas avec eux. Mais, à ce qu’on m’a dit, ils ont parlé correctement avec les manifestants, auxquels ils ont poliment demandé de se disperser. Les officiers leur ont fait des promesses… qui n’ont pas été tenues, mais qui, durant un moment, ont apaisé leur rancœur. La manifestation s’est donc dispersée dans le calme au terme de la discussion.

Le 17 février, suite à l’arrestation musclée d’un jeune homme dans le quartier de Hariqa, les commerçants et leurs clients se sont attroupés à l’entrée des souks. Ils ont profité de l’occasion pour crier ce qu’ils refoulaient en silence depuis longtemps et qu’ils n’avaient jamais eu jusqu’alors le courage ou l’occasion d’exprimer. Saïd Sammour, qui était ministre de l’Intérieur, s’est rendu sur les lieux. Bien que moins habile que son prédécesseur, Bassam Abdel-Majid, il est parvenu à circonscrire le mouvement de protestation avant qu’il dégénère. L’affaire s’est close sans violence. Elle a rapidement disparu des médias.

La situation s’est compliquée avec les événements de Daraa. La mort de jeunes gens puis celle d’étudiants en médecine tués de nuit, par balles ou à coups de gourdins, dans l’enceinte de la cité universitaire de la capitale, ont provoqué une réprobation populaire et une colère générale dans l’ensemble du pays. Mais qui avait donné l’ordre aux responsables de ces meurtres d’intervenir comme ils l’avaient fait ?

Je dois dire ici quelques mots sur les mécanismes de la prise de décision en Syrie. Tout le monde a entendu parler de la Cellule de Gestion de Crise, créée au début du soulèvement et placée sous l’autorité formelle du secrétaire régional adjoint du Parti Baath. Tout le monde sait également en Syrie que le Ministère de la Défense élabore régulièrement des plans destinés à assurer la protection du pays en cas d’agression. Ce que personne ne sait en revanche, c’est qu’il existe une autre instance de décision. Elle n’a pas d’existence officielle. Elle n’inclut ni le ministre de l’Intérieur, ni celui de la Défense. Elle n’agit jamais au grand jour. Mais c’est elle qui détient dans l’ombre la réalité de la décision. C’est elle, et non la Cellule de Gestion de Crise, qui définit la stratégie à suivre. Elle est composée d’officiers appartenant à différents services, choisis un à un, nominativement, qui sont spécialement affectés à cette tâche et qui travaillent au Palais présidentiel. Cette commission, si on peut l’appeler ainsi puisqu’elle n’a même pas de nom, est présidée par Bachar al-Assad en personne. Et c’est son avis qui y prévaut. Quand il n’y a pas d’urgence, ses membres profitent de leur situation et des privilèges qui y sont attachés pour organiser à leur convenance leur vie et leurs loisirs… Vous m’aurez compris.

(A suivre)

deuxième partie

troisième partie

quatrième partie

 

Syrie : mettre fin à trois ans d’abjections


Baudouin Loos
Mis en ligne samedi 15 mars 2014, 9h24

Nous en avons vu la semaine dernière dans le camp de réfugiés de Zaatari, à la frontière jordanienne. Des dizaines de milliers de Syriens qui ont fui et continuent à fuir les zones de combats, développant une catastrophe humanitaire sans précédent au XXIe siècle. Combats ? En fait de combats, ce sont souvent des sièges et des bombardements cruels. «  Plus de 250.000 personnes, dénonce une commission de l’ONU ce 5 mars, sont soumises à un siège en Syrie, régulièrement bombardées par l’artillerie et l’aviation. Elles sont privées d’aide humanitaire, de nourriture, de soins médicaux et doivent choisir entre la famine et la reddition. » Des gens meurent de faim en Syrie ! La faim comme arme de guerre. A Yarmouk, un camp palestinien de Damas assiégé, un habitant cité par l’AFP témoigne : «  Des gens meurent chez eux et les rats s’en nourrissent avant même que les voisins ne les découvrent.  » Abjecte méthode.

Les rapports s’accumulent aussi sur la torture généralisée utilisée par le régime, la torture à mort puisque c’est ainsi que, souvent, elle se termine. Le voile se lève aussi peu à peu sur le recours systématique au viol des femmes, qui brise tout un tissu social. Et que dire de la méthode barbare du largage par hélicoptère de barils remplis d’explosifs et de pièces de métal ? Maisons soufflées, corps déchiquetés… Abjectes méthodes.

Et il y a des gens, chez nous et ailleurs, qui défendent peu ou prou ce régime. Par idéologie. Ou par crainte « du pire ». Car l’Occident observe tout cela tétanisé par une angoisse insurmontable : les djihadistes prolifèrent dans le camp des rebelles, dit-on, ils ont même pris l’avantage parmi eux ; un jour, s’ils gagnent, ces partisans du califat se retourneront contre nous, rappelez-vous le 11-Septembre ! En somme, entre deux maux, et puisqu’il n’y en a pas de moindre, on choisit le camp qui se proclame défenseur des laïques, des minorités dont les chrétiens. Et tant pis si ce « laïque » est l’allié sinon l’obligé des très islamistes iraniens et du Hezbollah libanais…

Oui, les djihadistes sont là. Les mafieux aussi d’ailleurs. Certes, l’opposition (mal) armée est hétéroclite et déchirée. Elle recourt parfois à des méthodes atroces. Mais c’est bien la barbarie du régime qui nourrit l’extrémisme islamiste en Syrie. Pas l’inverse.

Que faire, alors ? Développer notre assistance aux déplacés et aux exilés. L’Union européenne fait déjà beaucoup dans la région (mais elle en accueille très peu), et de nombreuses ONG comme Handicap International aussi. Il faut plus de moyens encore. Puis, peut-on laisser les rebelles perdre la guerre ? Risquer l’exode de 15 millions d’êtres humains ? Ou doit-on les aider, comme dans le sud de la Syrie, où ils seraient proches d’une grande offensive sans le concours des brigades d’Al-Qaïda, qui n’est pas partout ?

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Syrie : l’exode des réfugiés touche neuf millions de personnes


vendredi 14 mars 2014, par La Rédaction

Trois ans de guerre en Syrie ont contraint plus de neuf millions de personnes à la fuite et cet exode a donné naissance à la plus large population de personnes déplacées au monde, selon l’ONU.
"Il est inacceptable qu’une catastrophe humanitaire de cette ampleur puisse avoir lieu sous nos yeux sans la moindre indication d’un quelconque progrès pour arrêter ce bain de sang", a affirmé le patron du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) Antonio Guterres.
Plus de 2,5 millions de Syriens sont actuellement enregistrés, ou en attente d’inscription, sur les listes de réfugiés dans les pays voisins, une population en passe de dépasser celle des Afghans comme plus large population réfugiée au monde.
Par ailleurs, plus de 6,5 millions de personnes ont quitté leurs foyers et vivent aujourd’hui en Syrie en tant que personnes déplacées.
Au total, plus de 40% de la population du pays a maintenant fui, selon le HCR qui estime qu’au moins le moitié d’entre eux sont des enfants.
"Aucun effort ne doit être ménagé pour atteindre la paix. Et aucun effort ne doit être ménagé pour atténuer les souffrances du peuple innocent pris au piège du conflit et obligé d’abandonner ses foyers, communautés, emplois et écoles", a ajouté M. Guterres dans un communiqué.
Le conflit, qui a débuté par une violente répression gouvernementale de manifestations en mars 2011, aurait fait près de 140.000 morts.
Les retombées du conflit ont également eu des effets dévastateurs dans la région.
Au Liban, le nombre de réfugiés approche le million et pourrait atteindre 1,6 million d’ici la fin de l’année.
"Le Liban est déjà le pays qui, dans l’histoire moderne, compte le nombre le plus important de réfugiés par tête d’habitant", selon le HCR qui estime que le nombre de réfugiés approche les 20% de la population.
Ceci correspondrait à 19 millions de réfugiés en Allemagne ou plus de 73 millions aux Etats-Unis, selon le HCR.
Quelque 584.000 réfugiés syriens sont également arrivés en Jordanie, 634.000 en Turquie, et 226.000 en Irak, selon l’ONU.
"Imaginez les conséquences économiques et sociales dévastatrices d’une telle crise sur le Liban ou d’autres pays de la région", a enjoint M. Guterres qui appelle à un soutien international plus conséquent pour les réfugiés.
Hors Turquie, à peine 4% des Syriens ont trouvé refuge en Europe, selon M. Guterres qui a toutefois lancé un cri d’alarme face aux risques de plus en plus grand pris par les réfugiés pour tenter de passer illégalement en Europe.
"Quel est ce monde où des Syriens fuyant un conflit sanglant doivent risquer leur vie pour trouver la sécurité et, ayant finalement réussi, sont reconduits aux frontières", s’est insurgé le patron du HCR.
L’agence onusienne a appelé l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique à accueillir au moins 30.000 réfugiés syriens cette année, et 100.000 de plus en 2015 et 2016.

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Syrie : 15 mars, appel à manifestation


manif

Comité Belge pour soutenir la Révolution syrienne

Depuis trois ans, les crimes commis par le régime syrien se multiplient sans fin, avec le soutien de la Russie via leurs armes et leurs services secrets, de l’Iran avec l’envoi de snippers et de leurs gardes républicains,de l’Irak avec les miliciens chiites et du Hezbollah libanais,avec les groupes Islamistes et terroristes infiltrés par l’Iran, la Russie et le régime qui prétendent faire la révolution.

Des millions de réfugiés , de déplacés internes ,de milliers de tués (140.000 selon le dernier décompte de l’ONU qui a décidé de ne plus compter….),de disparus, de torturés, d’emprisonnés, de morts de faim, de manque de soins.

Des listes sans fin…

Qui s’intéresse encore à la situation en Syrie ?

Malgré tout, les Syriens continuent leur révolution, poussés par leur espoir de liberté, de démocratie et d’égalité, même si la communauté internationale assiste passivement et participe indirectement aux crimes.

Nous vous invitons ce

samedi 15 mars,

de 16h à 18h,

Place Flagey

À Ixelles

Pour le Comité

Bernadette van Zuylen

Hasan Addaher

Pour la Syrie, ce soir : JEUDI 13 MARS 2014 – Place Flagey – Bruxelles à partir de 19h


 

https://www.facebook.com/events/1475394679342521/
JEUDI 13 MARS 2014 – Place Flagey – Bruxelles à partir de 19h.
Venez nombreux! – A prendre avec vous : des bougies, et si vous le pouvez des ballons dotés de LED rouges illuminées. Ces ballons s’éclairent et ceux gonflés à l’hélium peuvent être lâchés dans les airs.Vous pouvez également utiliser des stylos lumineux, des lampes de poche, des téléphones portables ou des bâtons lumineux.

La crise humanitaire syrienne est la plus grave du 21ème siècle. Jour après jour, des enfants, des femmes et des hommes vivent une souffrance indescriptible. Près de la moitié de la population a été contrainte de quitter son foyer et plus de 100 000 personnes ont été tuées.

Le 15 mars 2014 marque le troisième anniversaire de la crise syrienne, trois ans au cours desquels la communauté internationale n’est pas parvenue à mettre fin à cette terrible situation.

Nous devons dire à nos dirigeants politiques : ne laissez pas le peuple syrien endurer une année supplémentaire dans les souffrances et dans le sang. Nous devons être solidaires #AvecLesSyriens.

Prenez part à notre Veillée mondiale: Nous souhaitons rassembler des personnes du monde entier afin de faire briller une lueur d’espoir pour la Syrie et son peuple.

#AvecLesSyriens est une coalition d’organisations du monde entier.
(avec entre autres pour la Belgique: Amnesty, FIDH Fédération internationale des droits de l’homme, Médecins du monde, etc….)

Plus d’infos : http://www.with-syria.org/fr/

et n’oubliez pas samedi Place Flagey aussi

Syrie : dans le pays saigné à blanc, Assad pense pouvoir l’emporter


mercredi 12 mars 2014, par La Rédaction

Dans une Syrie saignée à blanc et rongée par une crise humanitaire inouïe, le régime de Bachar al-Assad est à l’offensive pour regagner le terrain perdu face à une rébellion divisée, à l’aube de la quatrième année de guerre.

Alors que le pays, labouré par les bombes et vidé de ses forces vives, se désintègre, aucune solution rapide ne se profile d’autant que les deux parrains des pourparlers de paix à Genève, les États-Unis et la Russie, sont en conflit à cause de la situation en Ukraine.

"Sans intervention occidentale, la guerre durera encore plusieurs années et une telle intervention est très improbable tant qu’Obama est à la Maison Blanche. Les choses pourraient changer après 2016", estime Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie et maître de conférence à l’Université d’Edimbourg.

En effet, alors que le conflit a déjà fait 140.000 morts et près de la moitié de la population est déplacée ou réfugiée dans des conditions terribles dans les pays voisins, aucun des protagonistes ne semble avoir les moyens de l’emporter.

Née en mars 2011 avec des manifestations pacifiques impitoyablement réprimées, l’insurrection s’est armée à partir de l’été pour évoluer en guerre totale en février 2012 avec le bombardement de Homs.

Depuis le printemps 2013 et après une série de reculs, le régime est passé à la contre-attaque avec l’appui décisif de combattants aguerris recrutés parmi le mouvement chiite libanais Hezbollah ainsi que des chiites irakiens enrôlés par les Gardiens de la révolution, les troupes d’élite iraniennes.

Il s’est en effet senti renforcé par l’annulation des frappes occidentales décidées après l’attaque chimique du 21 août 2013 sur la banlieue de Damas, attribuée par l’opposition syrienne et les pays occidentaux au président Assad.

La stratégie du régime est de garder la haute main sur la "Syrie utile", à savoir la côte, les grandes villes et les grands axes. L’opposition contrôle plus de territoire mais le régime tient sous sa coupe les régions les plus peuplées.
Il a avancé sur trois axes : dans le sud de Damas, où il a imposé des armistices à plusieurs localités rebelles assiégées et mourant de faim, dans la région montagneuse de Qalamoun, au nord de Damas, où il encercle Yabroud, la dernière importante localité mitoyenne du Liban, et enfin au nord de la ville d’Alep, où il a progressé en tentant de prendre les rebelles en tenailles.

Dans le même temps, la rébellion se déchire. Une guerre sans merci oppose depuis janvier 2014, les rebelles, en majorité islamistes, et la branche officielle d’Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra, aux impitoyables jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), dont la brutalité et la volonté d’hégémonie ont attisé la haine de leurs anciens frères d’armes.

Toutefois, le régime n’a pas les effectifs pour regagner le terrain perdu.
Selon les experts, il y aurait 100 à 150.000 insurgés, dont 10 à 20.000 combattants étrangers répartis dans 2.000 groupes, mais le plus important est le "Front islamique", une coalition de combattants islamistes.

Face à eux, il y avait avant la crise 300.000 loyalistes, dont la moitié de conscrits, auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers de supplétifs, mais selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) 50.000 sont morts en trois ans.
"Aucun côté n’est en train de gagner. Assad peut peut-être garder la majeure partie du territoire et appliquer la politique de la terre brûlée dans les régions qui sont hors de son contrôle mais il ne pourra jamais rétablir l’intégrité du pays sous son régime", explique Volker Perthes, directeur de l’Institut allemand de politique étrangère et des questions de sécurité basé à Berlin.

Pour l’auteur de la "Syrie sous Bachar", la désintégration du pays "n’est pas une possibilité mais une réalité et si la guerre devait s’arrêter demain, cela prendrait plus d’une décennie avant que le pays ne se redresse".

Le géographe spécialiste de la Syrie, Fabrice Balanche, envisage lui aussi "en l’absence de victoire d’un camp sur l’autre, une partition de fait entre région kurde au nord-est, une région rebelle au nord et une zone aux mains du régime au centre".
"En fait il n’y a pas de bon scénario pour la Syrie. Assad va se rétablir lentement mais à quel prix. Le pays mettra du temps à se rétablir, car les problèmes structuraux d’avant la crise vont s’ajouter à la reconstruction", ajoute-t-il.
"Le rétablissement du régime s’accompagnera d’une répression qui ne donnera pas envie de rentrer à des centaines de milliers de Syriens", poursuit le géographe. Cela m’étonnerait aussi que la Syrie reçoive un afflux de capitaux comme le Liban en 2006 et elle n’a pas le pétrole de l’Irak", dit-il.

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Syrie : 15 mars, appel à manifestation


manif

Comité Belge pour soutenir la Révolution syrienne

Depuis trois ans, les crimes commis par le régime syrien se multiplient sans fin, avec le soutien de la Russie via leurs armes et leurs services secrets, de l’Iran avec l’envoi de snippers et de leurs gardes républicains,de l’Irak avec les miliciens chiites et du Hezbollah libanais,avec les groupes Islamistes et terroristes infiltrés par l’Iran, la Russie et le régime  qui prétendent faire la révolution.

 

Des millions de réfugiés , de déplacés internes ,de milliers de tués (140.000 selon le dernier décompte de l’ONU qui a décidé de ne plus compter….),de disparus, de torturés, d’emprisonnés, de morts de faim, de manque de soins.

Des listes sans fin…

Qui s’intéresse encore à la situation en Syrie ?

 

Malgré tout, les Syriens continuent leur révolution, poussés par leur espoir de liberté, de démocratie et d’égalité, même si la communauté internationale assiste passivement et participe indirectement aux crimes.

 

Nous vous invitons ce

samedi 15 mars,

de 16h à 18h,

Place Flagey

À Ixelles

Pour le Comité

Bernadette van Zuylen

Hasan Addaher

En trois ans, 2.880 Syriens ont obtenu un droit de séjour en Belgique


Belga Publié le mardi 04 mars 2014 à 15h35 – Mis à jour le vendredi 07 mars 2014 à 06h27

Belgique En 2011, 2012 et 2013, le CGRA a principalement octroyé une protection subsidiaire aux Syriens.

Entre le 1er mars 2011, date de début du conflit en Syrie, et le 27 février dernier, 2.880 Syriens (1.410 hommes, 644 femmes et 826 mineurs d’âge) ont obtenu un droit de séjour en Belgique, a indiqué mardi à l’agence Belga le cabinet de la secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Maggie De Block. Le Commissariat-Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) a accordé une protection à 2.327 d’entre eux, tandis que 553 Syriens ont obtenu de l’Office des Etrangers le droit de rester en Belgique pour raison de regroupement familial. Parmi les 2.327 Syriens qui ont reçu une protection du CGRA, 465 ont été reconnus comme réfugiés, les 1.862 autres s’étant vu octroyer une protection subsidiaire. Pour être reconnu comme réfugié, il faut répondre aux critères de la Convention de Genève, relative au statut des réfugiés, c’est-à-dire être victime de persécution du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques.

Le cas de la Syrie, qui endure une guerre civile depuis trois ans, ne s’applique donc pas toujours à ces critères. Dans ce cas, une protection subsidiaire -dont la durée normale est de 1 an mais qui, dans la pratique, est souvent prolongée- peut être accordée aux ressortissants syriens.

En 2011, 2012 et 2013, le CGRA a principalement octroyé une protection subsidiaire aux Syriens. Mais depuis janvier 2014, la situation de sécurité s’étant aggravée en Syrie, il reconnaît davantage de réfugiés. Ainsi, si pour la globalité de l’année dernière, 161 Syriens ont été reconnus comme réfugiés et 1.279 ont reçu une protection subsidiaire, pour le seul mois de janvier 2014, 41 ont obtenu le statut de réfugié et la protection subsidiaire a été accordée à 23 ressortissants syriens.

Le taux de protection en Belgique -de 96 à 92% en fonction des mois- est l’un des plus élevés en comparaison avec les autres membres de l’Union européenne. "Il n’atteint pas 100% simplement parce que certains se font passer pour des Syriens alors qu’ils ne le sont pas", explique-t-on au cabinet de Maggie De Block.

Par ailleurs, en 2014, la Belgique compte réinstaller 100 réfugiés, dont 75 Syriens, dans le cadre du programme de réinstallation de réfugiés du Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR). Il s’agit ici d’accueillir des réfugiés qui se trouvent dans des camps et qui sont dans l’impossibilité de retourner dans leur pays d’origine. Une fois arrivés dans notre pays, ils sont alors dirigés vers les CPAS. L’objectif est de pouvoir réinstaller 250 personnes par an d’ici à 2020, ce qui ferait un total de 1.300 réfugiés réinstallés sur la période 2014-2020.

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Le sang du printemps


samedi 1 mars 2014

Le 10 mars à 22h sur la RTBF Première

Nos Pays est à écouter dans l’émission de Pascale Tison Par Ouï Dire.
Nos Pays voyage dans les textes de Pays, Chroniques d’un Orient fragile et ceux de ce blog, Le Sang du Printemps. Voyage donc, qui traverse les guerres et les lumières de nos pays qui, d’Orient et d’Occident, et quoique l’on en dise, nous relient les uns aux autres et nous ramènent toujours à ce seul pays que nous devons défendre, celui de notre humanité commune. Dans les encres sonores de cette création, la poésie se fait chemin pour que des rives de l’Atlantique à celles de la Méditerranée, un autre langage s’invente. Et c’est un hommage pour mes amis syriens, pour que l’oubli ne les avale pas…
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