Suicide d’un expulsé


« Il n’a pas supporté la perspective d’une seconde tentative d’expulsion »

Le sans-papiers qui s’est suicidé, jeudi, au centre fermé de Merksplas, est un Camerounais de 32 ans, Ebenizer Folefack Sontsa. Il s’est suicidé durant une pause, après son repas, dans des toilettes au moyen de draps. Il avait été placé en cellule d’isolement dimanche, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Alexis Deswaef.

L’homme avait fait l’objet d’une tentative d’expulsion samedi passé, au cours de laquelle il aurait subi, selon son avocat, des violences. Un policier aurait placé son genou contre le cou du Camerounais. Des traces de violences étaient apparentes, selon l’avocat, sur le cou et les jambes de son client.

Au cours de cette tentative d’expulsion, dans un avion de Brussels Airlines, un passager, Ngajui Fosso, qui devait rentrer à Douala a entendu les cris du Camerounais qu’on allait expulser. Il a alors expliqué à l’hôtesse qu’il ne « pouvait pas voyager dans ces conditions ». D’autres passagers auraient eux aussi protesté.

Quelques minutes plus tard, M. Fosso et deux autres passagers ont été emmenés par des policiers et conduits dans une cellule de l’aéroport. M. Fosso n’a été libéré qu’une dizaine d’heures plus tard. Il est interdit de vol par la compagnie aérienne pendant six mois.
« La première tentative d’expulsion est considérée comme une invitation à partir et il ne devrait pas y avoir usage de la force », a commenté Me Alexis Deswaef. Une seconde tentative d’expulsion était prévue pour lundi.

« M. Folefack n’a pas supporté la perspective d’une seconde tentative d’expulsion et a mis fin à ses jours », a expliqué son avocat.
Pour Me Alexis Deswaef, le gouvernement belge est responsable de la mort de son client.

« Mercredi matin, les ministres Onkelinx et Milquet ont insisté au sein du Kern pour établir un moratoire sur les expulsions des personnes qui pourraient faire l’objet d’une régularisation selon les critères de l’accord de gouvernement, mais le gouvernement a refusé. M. Folefack avait de réelles perspectives de régularisation », a-t-il déclaré.

M. Folefack était arrivé en Belgique en 2005. Il avait introduit une demande d’asile qui avait été refusée. Selon son avocat, il aurait pu être régularisé sur base du critère de l’ancrage durable ou d’un contrat de travail. (belga/7sur7)
01/05/08 21h28

Nous, filles et fils de résistants


jeudi 1er mai 2008.

Filles et fils de Marek Edelman, d’Henri Curiel, de Schmerke Kaczerginski, de Lucien David Fayman, de Jacov Stambul, de Dvoira Vainberg…

A 65 ans du soulèvement du Ghetto de Varsovie, nous rendons hommage a tous ceux, modestes héros et héroïnes qui ont engagé leur vie dans une bataille face à l’armée d’un pouvoir qui contrôlait presque toute l’Europe.

Face à l’oppression, il y a toujours résistance : Contre le nazisme en France, a Vilnius, en Allemagne même et, des années après, en Egypte et en Algérie contre le pouvoir colonial aussi bien qu’en Afrique du Sud contre l’apartheid.

Il en est de même aujourd’hui : Les masques changent mais c’est toujours le même combat.
Nous, filles et fils de résistants au nazisme, affirmons notre soutien a la résistance palestinienne, car le pouvoir sioniste en Israël, a usurpé notre nom collectif (juifs), pour en notre nom disent-ils, mener une politique de répression coloniale féroce et d’apartheid.

L’hommage à nos parents, martyrs ou survivants, est à l’unisson de l’hommage aux résistants du peuple palestinien dont les droits fondamentaux, humains et nationaux sont bafoués, jour après jour depuis 60 ans

Signatures :

Lililane Cordova Kaczerginski,
fille de Schmerke Kaczerginski qui a participé à la création de la F.P.O., Fareinigte Partizaner Organizatie (Organization Unifiée des Partisans) dans le ghetto de Vilnius en 1941. Après le départ du ghetto par les égouts, Schmerke Kaczerginski a combattu dans les rangs de la Guérilla Lituanienne en Biélorussie sous commandement soviétique ; a participé à l’explosion des 50 trains de l’armée nazie ; décédé en Argentine.

Sonia Fayman,
fille de Lucien David Fayman, membre de la Sixième, réseau de résistance des Eclaireurs israélites de France (cache d’enfants) et du réseau Buckmaster (parachutage d’armes et attentats contre l’occupant nazi), arrêté par la Gestapo à Toulouse, torturé, emprisonné à Fresnes puis à Compiègne. Déporté à Buchenwald, Dora, Hartzungen jusqu’à la libération. Lucien David Fayman a consacré sa retraite à décorer les Justes qui ont caché des enfants au péril de leur vie. Décédé en 2007.

Pierre Stambul,
fils de Jacov Stambul (Bessarabien), membre de la MOI et du groupe Manouchian (« triangle » de Boczor). Arrêté en novembre 1943. Torturé par la police française (simulacre d’exécution). Déporté à Buchenwald, libéré en mai 1945. Jacov Stambul est décédé en 1989. Et fils de Dvoira Vainberg (Bessarabienne), membre de la MOI à Paris, décédée en 1997.

Source

Ni acharnement, ni euthanasie


Confrontés aux questions qui touchent à notre santé et notre vie, des choix s’imposent souvent face à certaines techniques médicales, situations de souffrance, courants de pensée. Ils méritent d’être longuement travaillés et mûris.


C’est pourquoi, l’Institut Européen de Bioéthique (IEB)
a inscrit dans sa mission de donner à chacun la possibilité de se former, de se poser les questions pour tenter de comprendre les enjeux sociétaires de la bioéthique.

NEW! CARTE de Dignité en fin de vie / Recto
Verso

La « Carte de Dignité en fin de Vie » est une première en Belgique. Elle permet à toute personne qui le désire d’exprimer sa volonté en ce qui concerne sa fin de vie en privilégiant les soins palliatifs et en refusant l’euthanasie et l’acharnement thérapeutique.

Cette carte mentionne le nom d’une personne de confiance à laquelle le médecin peut se référer si le patient n’est plus capable de s’exprimer. Elle se glisse dans le portefeuille au même titre que la carte de groupe sanguin.

En France, la « carte de vigilance en fin de vie » a été distribuée à concurrence d’un million d’exemplaires.

En Belgique, la carte de dignité en fin de vie peut-être obtenue auprès de l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) par mail (secretariat@ieb-eib.org) ou par téléphone au 02 647 42 45.

Vous pouvez aussi l’imprimer en cliquant ci-dessous:

Carte de Dignité en fin de vie (recto) et (verso)