Syrie, procès d’Anwar Raslan


Wissam

Aujourd’hui au procès d’Anwar Raslan officier du régime syrien accusé de crimes contre l’humanité, procès qui se tient à Coblence en Allemagne, doit témoigner Fayez SARAH.

Fayez est un journaliste syrien il a été plusieurs fois en prison, la 1ere en 2008 pour avoir écrit un article demandant la libération des prisonniers politiques notamment ceux qui avaient signé le texte de la Déclaration de Damas, texte qui appelait à un changement de gouvernance pacifique en Syrie et une ouverture politique du pays. Après le début de la révolution, deux des enfants de Fayez sont arrêtés en 2012 par les sbires d’Assad pour avoir manifesté contre le régime, ils sont relâchés quelques mois plus tard mais son fils Wissam (photo) est à nouveau arrêté en janvier 2013.

Etant activement recherché par le régime Assad, Fayez est contraint de quitter la Syrie. Le 14 janvier 2014 il apprend depuis son exil à Istanbul le décès de son fils sous la torture via un câble envoyé par la police militaire demandant à sa fille restée à Damas de se rendre au centre de détention de la police militaire pour récupérer le corps de Wissam.

Mais pour récupérer le corps du défunt, la famille est contrainte de signer un document qui indique que Wissam a été tué par « des terroristes »…

Quand je pense que Fabrice Balanche lors d’un débat que j’ai eu avec lui sur France Culture a osé traiter les « opposants de l’extérieur » d’opposition d’Hôtel et de Palace alors que la très grande majorité ont fui contraint et forcé la barbarie du régime et ont tout abandonné derrière eux, je me dis que la place de Balanche comme celle de Thierri Mariani ou de Regis le Sommier est dans la même cage qu’Anwar Raslan à Coblence pour complicité de crime contre l’humanité. Assad a libéré les islamistes de ses prisons en 2011 pour les remplacer par des intellectuel(le)s, étudiant(e)s, médecins, militant(e)s… toutes et tous pacifistes beaucoup sont morts et d’autres agonisent en prisons, et certains continuent d’affirmer que celui qui a alimenté le terrorisme est un rempart à la barbarie.

Firas Kontar sur FB

Les coursiers Deliveroo s’insurgent


Jean-Bernard Robillard

Jean-Bernard Robillard, ex-coursier Deliveroo, membre du Collectif des coursiers

«Je ne trouvais pas de boulot, j’avais un appart à payer, pas de chômage… Je n’ai pas eu le choix. J’y ai bossé d’avril 2016 à janvier 2018, une moyenne de 35 heures par semaine avec un contrat salarié via Smart. Je gagnais 1.500 euros net par mois. J’ai réalisé 5.347 commandes et parcouru près de 20.000 km. Les premiers mois, c’était cool. Mais Deliveroo a rompu le contrat avec la Smart pour faire passer tous les coursiers sur le statut d’indépendant en février 2018. On était dès lors payé à la tâche.

Deliveroo joue sur la coolitude du métier, un univers qui parle aux jeunes et qui masque la précarité des statuts et des conditions de travail qui s’empirent. Pour défendre nos droits, j’ai intégré en 2017 le Collectif des coursiers. La CSC a accompagné celui-ci sur différents événements, en particulier sur les mouvements de grèves et les négociations de fin 2017, début 2018. Le Collectif organise des permanences le jeudi soir qui sont aussi des espaces de rencontre, de partage et d’échanges. Je travaille maintenant à la Smart comme accompagnateur de projets.

J’ai écrit une lettre ouverte à Mathieu de Lophem, gérant de Deliveroo Benelux, pour rebondir sur certains des propos qu’il a tenus dans un entretien au journal Le Soir du 25 septembre 2018 «Quel projet de société Deliveroo veut-il nous livrer?» J’y aborde les questions d’assurance, de rémunération, de flexibilité, de loi sur mesure qui profitent largement à l’employeur et pas aux coursiers. À lire en ligne.» Sorry, pas trouvé de renvoi, vous en ai mis un autre. Le texte ci-dessus provient de la CSC ici

فدوة (fidwa)


Il n’y a rien de mieux pour connaître le profond caractère d’une personne que d’observer sa réaction spontanée quand un objet tombe par terre et se brise en morceaux. Il y en a qui disent « pas grave », « ce n’est rien » ou quelque chose de ce genre. On a envie de les revoir.

D’autres ne peuvent pas retenir un « mince », « zut », peut-être un peu appuyé. Là on est mal à l’aise. Et quand c’est « ah non ! », « oh la la ! », on regrette d’être présent. Evidemment, il y en a qui laissent échapper un m*** qui montre qu’ils ne tiennent aucun compte de ce que peut ressentir « le coupable ». Naturellement, l’éventail d’expressions dans un tel contexte est très large. Parfois, on sert quelque chose de personnalisé, du genre « quelle nouille ! », mais ne cherchons pas davantage dans cette voie. De toute façon politesse et franchise ne font pas bon ménage dans ce genre de situation.

Mais pourquoi je raconte tout ça ? Ah, c’est pour vous faire connaître à quel point les Irakiens, du moins les Bagdadiens, sont économes dans ce domaine. Un seul mot surgit avec un automatisme implacable : فدوة (fidwa). Inutile d’aller chercher dans le dictionnaire ce que cela veut dire. On y trouverait peut-être « rançon ». Mais quel rapport ?

Longtemps, je me suis demandé comment traduire ce mot. Impossible avec un seul vocable français. Alors, une petite explication s’impose. L’idée derrière ce mot est que le mal qui vient de se produire a évité un autre plus grand, comme si le destin, qui est, comme on le sait, aveugle, a raté sa cible. Donc, le verre, la tasse, la bouteille, etc., qui tombe aurait évité à celui qui l’a laissé tomber de se blesser par exemple ou de trébucher ou de faire une crise cardiaque, etc.

Eh bien, ce mot, qui cache mal parfois l’agacement du locuteur, est malgré tout réconfortant dans un moment où ne ne sait pas où se cacher. Alors, j’ai envie d’écrire à l’Académie française pour adopter ce mot comme marque d’amitié entre mes deux langues : arabe et français. Mais comme ils ne liront même pas la deuxième phrase de ma lettre, je compte sur vous pour populariser ce mot. Pour une fois que tous les sons dans un mot arabe sont faciles d’accès aux francophones ! Il ne faut pas rater ça !

Nabil Ghaleb Khair par Firas Kontar sur FB


La cruauté, l’inhumanité, la monstruosité du régime syrien

Hier, vendredi 23 avril 2021, Nabil Ghaleb Khair (photo) est mort à l’âge de 54 ans dans les prisons d’Assad après plus de trente années passées en détention dont vingt années dans l’enfer de la prison de Saidnaya.Nabil est né en 1967 dans la ville d’Al-Qanawat, au nord de la ville de Sweida, ma région d’origine.

Comme beaucoup de jeunes de la région, Nabil travaillait au Liban pour aider sa famille, et c’est au Liban qu’il est arrêté par les services de renseignement du régime syrien qui l’interpellent le 4 juin 1991. Il est vite transféré dans un des pires lieux de détention connu sous le nom de Branche Palestine à Damas, il y reste environ six mois, au cours desquels il est torturé il perd plusieurs dents et sa mâchoire est fracturée.

Nabil n’a jamais été inculpé, aucune accusation claire n’a été formulée, il est arrêté sur la base d’un rapport rédigé par un agent d’Assad, les sinistres moukhabarate équivalent de la stasi. Il est condamné à la peine de mort par un tribunal militaire sans présence d’avocat, puis la peine est commuée en réclusion à perpétuité.

Nabil n’a pas eu la possibilité de se défendre ou d’engager un avocat, et il n’a pas été en mesure de contacter sa famille pendant la période « d’enquête et de procès ». Suite au jugement Il est transféré dans la prison de Saidnaya où il a passé quatorze années sans visite jusqu’en 2005.

Avec le début de la révolution syrienne, le régime vide la prison de Saidnaya des anciens détenus pour y envoyer les manifestants, Nabil est alors transféré à la prison centrale de Sweida le 25 juin 2011, il y reste jusqu’à sa mort hier.Voilà à quoi a toujours ressemblé le paradis anti impérialiste des Assad, les jeunes sans avenir sont contraint d’aller travailler comme ouvriers à l’étranger et même en quittant leur pays et en l’abandonnant aux Assad ils ne sont pas à l’abri de sa tyrannie.

Nabil a passé plus d’années en prison que Mandela sans aucune raison apparente. Il n’a connu de la vie que la pauvreté qui l’a contraint à aller travailler au Liban, conséquence de la mainmise de l’Etat par un clan mafieux dont le seul objectif est l’enrichissement, puis la torture jusqu’à sa mort dans les cachots d’Assad.Qu’il repose en paix.

158Vous, Noura Amer, Abdulhamid Nassaj et 155 autres personnes38 commentaires84 partages

Grrr

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Lamine Bangoura


C’était en mai 2018… Trois ans déjà.

Moïse Lamine Bangoura avait 27 ans et n’avait pas payé son loyer.

Faut dire que ce n’était pas quelqu’un de très sérieux… Il n’avait même pas ouvert la lettre de l’huissier lui signifiant qu’il devait verser 1.600 € à son proprio.

Et il est mort! Mort parce qu’il s’est opposé à son expulsion.

Ils s’y sont mis à huit!

Huit flics armés et casqués!

Ils auraient facilement pu le pousser dehors, le traîner s’il fallait, il n’était pas violent, non, mais il discutait Je  sais pas où aller!

Alors, les huit, tous bien blancs de peau évidemment, ont décidé de lui faire comprendre que ceux qui portent l’uniforme ont droit de vie et de mort.

Alors?

Alors ils l’ont mis à terre, l’ont menotté, l’on étranglé avec une clé apprise à l’entraînement, l’on ficelé, avec des sangles et, pour terminer, ont poussé tant qu’ils pouvaient sur son thorax.

Quand Lamine n’a plus bougé, ils rigolaient… « Il fait semblant d’être mort!« 

Le médecin légiste dira qu’il a été asphyxié, qu’un de ses bras était cassé et qu’un cartilage du larynx était fissuré.

Les chefs des flics et leurs collègues de ce qu’on appelle le « parquet », drôle de nom pour des magistrats, ont déclaré qu’il n’y avait rien à dire ou à voir… non-lieu!

Les parents de Lamine n’ont pas accepté et sont allés demander de l’aide à un défenseur des droits humains… normalement les flics passeront au tribunal en mars 2021.

Pas contents la police a refusé de rendre le corps si la plainte n’était pas retirée.

Comme les parents ont refusé, elle a gardé le corps et exige maintenant 30.000 €, montant de la facture pour la conservation à la morgue depuis trois ans.

Tout ça se passait dans une petite ville flamande et les médias mainstream francophones en ont à peine parlé, juste un »écho » dans la rubrique « chiens écrasés ».

La scène a été filmée… mais ce n’est que deux ans après le drame que des journalistes ont mis la main sur les horribles images.

Deux ans après, presque jour pour jour après le meurtre de Lamine Bangoura…, Georges Floyd subissait le même sort à Minneapolis.

Est-ce que les flics de là-bas sont venus faire un stage dans le plat pays?

On vit une époque formidable!

__________________________________

Le procès a eu lieu ce 16 mars. 

La Cour a prononcé un « non lieu »

Son avocat a dit qu’il irait en Appel et devant la Cour des DH s’il le faut.

Article de Wereld Morgen: par Rudi Barnet

https://www.dewereldmorgen.be/community/lamine-bangoura-ken-je-hem/La presse écrite aujourd’hui en parle.

Anti musulmans ou anti Arabes


Rudi Barnet

Bonjour

Il y a un peu plus de cinq ans, j’avais écrit un petit texte qui interrogeait sur les publications « anti-islamiques » de « Charlie-Hebdo ».
Aujourd’hui, il faut bien constater que cette interrogation n’en est plus une.
Ce même hebdomadaire, profitant du procès en cours à Paris mène, sous prétexte de résistance au fanatisme, 
une évidente opération mercantile..
Le doute ne me semble plus permis, « Charlie-Hebdo » est bien anti-arabe… Raciste!
Alors, au nom de la liberté d’expression, je proclame que Je suis Charlie!… Mais changerai de trottoir quand je rencontrerai un ou une des militant(e)s de ce canard.
Pour mémoire, voici…

Dessine-moi un Musulman!

C’est pas trop compliqué de faire une caricature. De là à ce qu’elle soit bonne…
Par exemple, pour faire celle d’un Chinois, il suffit de dessiner un petit bonhomme avec les yeux bridés… sous un chapeau chinois, évidemment.
Faut pas plus.
Pour faire celle d’un Nazi, c’est simple aussi. Un bonhomme avec une petite moustache, une mèche de cheveux à la Hitler et, pour finir, on ajoute une croix gammée.
Faut pas plus.
Pour les caricatures des religieux, c’est pareil.
Pour faire celle d’un Juif, il suffit de copier la silhouette de « Rabbi Jacob » : chapeau de feutre noir ou « schtreimel » (sorte de roue en fourrure), deux longues tresses et les rouleaux de la Torah sous le bras.
Faut pas plus.
Pour faire celle d’un Chrétien, faire un dessin qui ressemble à « Don Camillo », une longue robe noire, un chapeau rond ou une barrette, des ailes dans le dos et une croix à la main.
Faut pas plus
Pour faire celle d’un Musulman, c’est simple aussi.
Un petit bonhomme avec les yeux bridés (mais un peu moins qu’un Chinois), des tongs aux pieds et un paréo coloré autour de la taille. On peut y ajouter un petit bonnet rond tout noir ou plein de couleur.
Faut pas plus.
Je délire?
Ah! On n’a jamais vu une caricature de Musulman qui ressemblait à ça?
C’est toujours un barbu avec une djellaba et un turban?
Ah, bon? C’est quand même étonnant, ça!
Si caricaturer Mahomet avec une djellaba et un turban est « logique » puisque c’est un Arabe né à La Mecque, dessiner de la même manière les adeptes de cette religion est plutôt anormal, trompeur même!
En effet, les croyants Arabes sont minoritaires… environ 20% (± 340 millions) du total des Musulmans dans le monde (± 1,7 milliard)!
Autrement dit, il y a bien plus de Musulmans en Afrique noire et en d’Asie que dans les pays arabes!
C’est en Indonésie qu’ils sont les plus nombreux (± 220 millions!) et il est amusant de constater qu’il y a plus de Musulmans au Nigéria (± 88 millions) que dans toute l’Afrique du Nord… Algérie [± 38 millions), Maroc (± 32 millions), Tunisie (± 10 millions) et Lybie (± 6 millions)!
Alors, pourquoi caricaturer les Musulmans, Islamistes ou pas – il y a des mouvements islamistes dans tous les pays musulmans – en prenant exclusivement comme modèle les Arabes avec barbe et djellaba?
C’est pour le moins illogique, non?
C’est comme si, pour faire la caricature d’un Chrétien, on le coiffait systématiquement d’une mitre de pope orthodoxe ou du chapeau de paille d’un Amish de l’Ohio, ou si pour dessiner un Juif, on prenait toujours comme modèle un rabbin Falasha d’Ethiopie avec son drôle de turban blanc, ou celui de Boukhara en Ouzbékistan, avec son grand bonnet de fourrure.
On trouverait ça anormal, non?
Pourtant c’est ce que font la plupart des caricaturistes avec les Musulmans… Ils dessinent toujours des Arabes, jamais d’Indonésiens/Musulmans, avec petit chapeau et paréo, et jamais non plus d’Indiens/Musulmans (±169 millions) ou Pakistanais/Musulmans (±175 millions), avec cette drôle de culotte bouffante appelée « Dhoti » et un grand turban de fakir.
Dites? Ces caricaturistes qui veulent nous faire croire qu’ils sont seulement anti-islamistes, ils ne seraient pas plutôt un peu anti-arabes?
Et n’est-ce pas un peu sournois de ne caricaturer qu’une minorité en laissant croire que c’est la majorité?
Au fond, leurs dessins ne seraient-ils pas simplement un cache-sexe de leur racisme?

Rudi Barnet
           (20/2/2015)

 

 

 

 

 

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LA MORT DE ZEEV STERNHELL, HISTORIEN ANTIFASCISTE


(Mise à jour le 21 juin 2020). Le quotidien Haaretz annonce la mort, à 85 ans, de Zeev Sternhell. Historien israélien, spécialiste de l’histoire du fascisme, membre de l’Académie israélienne des sciences et lettres, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, Zeev Sternhell nous avait accordé cet entretien le 3 mai 2018, entretien que nous republions, revenant sur un certain pourrissement de la société israélienne, marqué par la colonisation des territoires occupés et un régime d’apartheid.

suite ici

Syrie, retour avril 2005


Je ne mentionnais pas dans ce post Rime Allaf à qui je dois tant et que je ne connaissais pas encore

 

 

 

 

J’ai vécu en Syrie de 2002 à;fin 2007, donc cinq ans. Je tenais un journal en ligne mais ce texte je l’ai retiré quand « on » m’a dit qu’il n’était pas utile.  Courageuse mais pas téméraire. Cela ne les a pas empêchés de me virer deux ans plus tard.

 

UNE BRISE DE LIBERTE

 

N’attendez pas de moi autre chose que l’observation directe car je n’ai pas accès aux grands pontes de l’info ou de la politique ici.

 

En outre, je ne me reconnais aucune compétence en la matière.

 

Allons-y pour la liberté. Un monsieur rencontré sur un banc me dit : « un peu de démocratie nous ferait tellement de bien !  Ah, pouvoir parler sans avoir peur ! » Rien que ça… un homme qui ne me connaît pas et qui me fait une telle confidence et confiance, je n’aurais pas cru cela possible  il y a deux ans et demi. Il est vrai que ma qualité d’étrangère a dû le rassurer.

 

J’indique mon adresse à un homme de métier en lui disant : tu sais, devant ma maison il y a la photo des deux présidents et de Basil el Assad. Il me répond : des portraits, il y en a partout ; ça ne m’aide guère. Là aussi, je m’étonne de cette réflexion.

 

Et sur internet, une vraie bagarre ; je vous indique ici des sites en anglais. Malheureusement, all4syria.org (en arabe) reste bloqué. Il paraît qu’ils sont excellents, mais j’attendrai mon retour à Bruxelles pour les connaître. Quant  à Karfan, j’ai de sérieux doutes concernant son authenticité. Je crois qu’avant,  TOUS ces sites auraient été bloqués sauf celui de Hind sans doute.

 

http://syriacomment.com, Syria Comment (je vous en ai déjà parlé) (2019, j’ai cessé de le consulter depuis une paie. Il est trop prudent)

http://syriaexposed.blogspot.com, de l’iconoclaste Karfan

http://amarji.blogspot.com, d’Ammar Abdulhamid

http://www.hindkabawat.com, d’une avocate,  Hind Kabawat

http://all4syria.org, site en arabe bloqué ici

http://saroujah.blogspot.com, The Syrian News Wire, très bien,

 

Il faut évidemment relativiser la chose,  ils ne sont pas très nombreux ceux qui ont accès à Internet et comprennent  l’anglais.

 

Il paraît qu’il y a eu une manif d’un millier de personnes réclamant la démocratie et contenue par la police.

 

Le prochain congrès du Baath suscite beaucoup d’espoir. Des réformes importantes sont annoncées ainsi que la libération des prisonniers –  tant syriens que libanais (la présence en Syrie de ces derniers aurait toujours été niée) – la liberté de la presse, le retour des exilés.

 

Pour ce qui est de l’opposition vivant à l’étranger, les gens sont très sceptiques : le Reform Party of Syria est un peu trop proche des Américains pour être honnête ; et ses assertions selon lesquelles il y aurait 25 000 combattants envoyés par la Syrie en Irak  nous laissent très sceptiques. Malheureusement, c’est Ghadry, le président de ce parti,  qui semble avoir l’oreille de l’Union européenne, laquelle a bloqué son aide en attendant la totale évacuation du Liban (normal et acceptable ),  mais Farid Ghadry incite l’Union à attendre encore jusqu’à ce que les droits de l’homme soient pleinement respectés ici. S’il est facile de contrôler le départ des troupes, la vérification de l’application des droits de l’homme se révèlera un peu plus difficile. Les Américains ne prétendent-ils pas que l’Irak est à présent  un Etat de droit ?

 

Enfin, il y a eu la visite de Marc Gopin, un rabbin américain qui, invité par une avocate syrienne, a passé quelques jours à Damas en visite officieuse et dont vous pourrez lire le récit ici :  http://www.hindkabawat.com/winds_of_change_in_syria.htm.

 

Je suis peut-être indûment optimiste, mais je voudrais tellement que ce pays s’en sorte sans invasion (qu’est-ce que les envahisseurs vont venir faire ici ?) et sans révolution sanglante, que le peuple syrien vive dans la liberté et que ses enfants aient d’autres perspectives d’avenir que l’émigration.

 

Belgique chérie


Reçu d’un ami français:

 
comme je trouve que c’est bien dit et surtout bien vrai et puis aussi, il faut bien reconnaître que vous avez déjà pondu un fameux
lot de célébrités pour un si petit pays (et je pense que ce n’est pas près de s’arrêter), tout cela étant, je me fais un plaisir de transmettre
et à mes amis français et à mes amis belges, qui, j’en suis certain, apprécieront de chaque côté de la frontière…pour peu qu’il y en ait
encore une… 🤔    😀
          

Soyons chauvins…et pourquoi pas..
Etre Belge, c’est un doux surréalisme, aux saveurs de croquettes aux crevettes, de moules-frites, de gauff’ de Liège en dégustant le meilleur chocolat et les meilleures bières au monde.
Et pétiller au chant d’Eole en compagnie de Ruffus.
Etre Belge, c’est se sentir Magritte en costume de Tintin ou de Spirou. Contempler Rubens, Van Dijk ou Brueghel sur un air de Sax(o). Entrer dans une gare de Delvaux en compagnie du chat de Geluck, de la mouette de Lagaffe ou des schtroumpfs.
Contempler la taille du Manneken et compter les boules de l’Atomium en lisant Van Cauwelaert, Nothomb ou Yourcenar.
C’est se rappeler que Tintin a été le premier à marcher sur la lune… et frimousser en pensant à Dirk Frimout, notre astronaute, exemplaire vivant du professeur Tournesol.
Etre Belge, c’est piloter comme Ickx, cycler comme Merckx. C’est un smash de Hénin, une volée de Clijsters ou un ace de Goffin.
C’est chanter Brel, Adamo ou le Grand Jojo avec un chapeau d’Elvis Pompilio sur la tête d’Annie Cordy. C’est se réchauffer quand Angèle chante.
C’est fredonner Stromae, Maurane, Lara Fabian, Selah Sue, Alice on the Roof ou Axelle Red.
Etre Belge, c’est Poelvoorder avec Arno, Bernard Yerlès, Patrick Ridremont et François Damiens, sur un air de Toots Thielemans en sublimant Efira ou Marie Gillain…
C’est la pipe de Simenon – qui en est bien une – et le génie jeudemotesque de De Groodt, digne fils spirituel de Devos. C’est s’appeler De France quand on se prénomme Cécile.
Etre Belge, c’est être fier sans trop s’y croire… et pas uniquement quand les Diables s’en battent les c….lles…
C’est enfin être aware avec JCVD.

50 ans après l’ancêtre d’internet, la désillusion des fondateurs


Leonard Kleinrock pose à côté du premier "processeur de message par interface (IMP) dans la laboratoire où le premier message a été envoyé d'une machine à une autre, à l'Université de Californie à Los Angeles, le 24 septembre 2019© Robyn Beck Leonard Kleinrock pose à côté du premier « processeur de message par interface (IMP) dans la laboratoire où le premier message a été envoyé d’une machine à une autre, à l’Université de Californie à Los Angeles, le 24 septembre 2019 Le 29 octobre 1969, le professeur Leonard Kleinrock et ses collègues de la célèbre UCLA (Université de Californie à Los Angeles) ont fait « parler » un ordinateur avec une autre machine, située dans une région qui allait devenir la Silicon Valley (sud de San Francisco).Carte représentant les utilisateurs de Facebook dans le monde en 2010© HO Carte représentant les utilisateurs de Facebook dans le monde en 2010 Mais l’enthousiasme des débuts a été entamé par les conséquences néfastes et inattendues de cette innovation – l’ancêtre d’internet. »Je n’avais pas du tout vu venir l’aspect +réseaux sociaux+. Je pensais faire communiquer les gens avec les ordinateurs, ou les ordinateurs entre eux, mais pas les gens entre eux », raconte M. Kleinrock, qui aura 85 ans en juin.

Pour marquer les 50 ans de l’événement, le professeur ouvre un nouveau laboratoire consacré à internet, censé aider à lutter contre les problèmes imprévus qui ont surgi avec l’adoption du réseau à grande échelle.

Quelque 4 milliards de personnes dans le monde utilisent désormais le réseau, qui, croyait-on, allait apporter l’égalité et la connaissance à la majorité.

« En un sens, c’est une invention très démocratique », remarque-t-il.

« Mais elle recèle aussi une formule parfaite pour le côté sombre de l’humanité. (…) Il y a tellement de choses criées en ligne que les voix modérées se retrouvent noyées et les points de vue extrême, amplifiés, répandant la haine, la désinformation et les abus », constate-t-il.

Les ingénieurs de l'Arpanet étaient loin d'envisager l'ampleur que leur invention allait prendre© Philippe HUGUEN Les ingénieurs de l’Arpanet étaient loin d’envisager l’ampleur que leur invention allait prendre « En tant qu’ingénieurs nous ne pensions pas aux comportements malveillants. »

Le nouveau « Connection Lab » (« labo de connexion »), se penchera sur des sujets tels que l’apprentissage automatisé des machines, l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, l’internet des objets ou encore la blockchain, une base de données décentralisée et sécurisée, qui permet une traçabilité réputée inviolable.

– « Réseau de réputations » –

Leonard Kleinrock s’intéresse tout particulièrement à la possibilité d’utiliser la blockchain pour servir de mesure de confiance.

Les internautes pourraient par exemple savoir, en lisant une critique de restaurant, si son auteur a publié des articles considérés comme fiables jusqu’à présent.

« Ce serait comme un réseau de réputations constamment à jour », détaille le professeur. « Le défi c’est comment y arriver de manière éthique et responsable. L’anonymat est une arme à double tranchant, évidemment ».

50 ans après la création de l'Arpanet, des milliards de personnes dans le monde utilisent internet© LEON NEAL 50 ans après la création de l’Arpanet, des milliards de personnes dans le monde utilisent internet Selon lui, dans les premiers temps, la sérénité du réseau n’était contrariée que par des hackers (pirates informatiques) solitaires.

Alors que désormais les agents perturbateurs comprennent les Etats-nations, le crime organisé et des corporations puissantes qui font de « grandes et mauvaises choses », comme réaliser des profits en portant atteinte au respect de la vie privée.

Leonard Kleinrock regrette le manque de fibre sociale des scientifiques de l’époque, qui n’ont pas anticipé la nécessité d’intégrer des outils d’authentification des personnes et des données, dès la fondation d’internet.

« Nous n’aurions pas évité la face obscure du réseau, mais nous aurions pu en atténuer l’impact que tout le monde ressent bien aujourd’hui ».

Il garde tout de même une part d’optimisme.

« Je crois tout de même qu’au final les aspects positifs l’emportent. Je n’éteindrais pas internet, même si je le pouvais. »

– Quel genre de monstre ? –

A l’origine, le projet s’appelait « Arpanet », du nom de la branche de recherche de l’armée américaine qui le finançait, la « Defense Advanced Research Projects Agency », fondée en 1958.

Les ingénieurs avaient trouvé le moyen de transmettre des données par les ordinateurs en les cassant en plusieurs « paquets numériques ».

Le 29 octobre 1969, un étudiant de UCLA commence à taper le mot « LOG » (« connexion »), pour établir le lien avec l’ordinateur à distance. La lettre « L » passe, mais la machine plante juste après la lettre « O ».

« Du coup le premier message transmis a été +LO+, comme dans +Lo and behold+ (une expression qui signifie +Et voilà que…+) », relate Leonard Kleinrock. « Nous n’aurions pas pu mieux rêver comme premier message succinct ».

L’Arpanet était né. La création d’internet, elle, reste le sujet de débats brûlants, car c’est le résultat de plusieurs étapes, comme les protocoles d’acheminement des données ou la création du « World Wide Web » avec le système de pages en ligne.

« La question à 1 milliard de dollars, c’est quel genre de monstre internet est-il devenu ? », demande Marc Weber, commissaire au Computer History Museum de la Silicon Valley.

« Il s’est imposé comme le moyen de communication par défaut des humains, ce n’est pas rien », constate-t-il.

« Internet a fait plus de bien que de mal », tempère Olaf Kolkman de l’Internet Society, qui voit dans le réseau de 50 ans un « adolescent turbulent ».