UN PARTI SUPER GÉNIAL!


par Ronald Barakat, mardi 30 octobre 2012, 08:41 ·

Par quel super génie ce parti dit de Dieu a-t-il pu, depuis ses années d’or 90 jusqu’à la libération du sud en 2000, en arriver aujourd’hui à être haï par la majorité du peuple libanais? Et encore plus que l’ennemi sioniste? Par quel super génie est-il parvenu à passer de résistance à l’envahisseur à envahisseur du propre pays dont il défendait le territoire et violeur de sa souveraineté?

De défenseur de l’État à l’instaurateur d’un mini-État dans l’État, avec son territoire propre, son armée confessionnelle propre, son administration propre, son infrastructure propre incluant les télécommunications?

Par quel super génie a-t-il transformé son milieu ambiant, jadis favorable, en un milieu si hostile, et est-il devenu l’ennemi à abattre plus que l’ennemi sioniste? Par quel super génie ce parti a-t-il pu confirmer le label de «parti terroriste» que lui avait collé le tandem américano-sioniste en devenant dans les instances onusiennes, dans la chambre du TSL, dans les chancelleries occidentales LE SUSPECT de l’assassinat de Rafic Hariri? Et dans l’esprit de la majorité des Libanais l’ACCUSÉ pour cet attentat et tous les attentats qui ont précédé et suivi?

Par quel super génie a-t-il provoqué le clivage, voire la fracture, entre sunnites et chiites, et favorisé, par son refus de déposer ses armes, jadis légitimes, conformément aux accords de Taëf, l’émergence de formations sunnites armées, de groupuscules radicaux, dans le but de contrecarrer ses prétentions hégémoniques ou de faire contrepoids à sa domination communautaire?

Par quel super génie a-t-il adopté, vis-à-vis de la révolution syrienne, et contrairement aux autres révolutions arabes, une attitude inconséquente avec ses principes de parti défenseur des peuples opprimés, allant même jusqu’à appuyer militairement l’oppresseur, proche de sa confession, pour s’aliéner au moins 80% du peuple syrien? Par quel super génie ce parti s’est-il fait l’ennemi de la nouvelle Syrie en émergence? Ainsi que l’ennemi des pays arabes réunis?

Par quel super génie est-il parvenu à s’entourer d’ennemis, à l’intérieur et à l’extérieur? Et ainsi faire le jeu et la satisfaction de l’ennemi israélien? Par quel super génie s’est-il mis, par ses pratiques belliqueuses, suspectes, vexatoires, mensongères, hégémoniques et discriminatoires, en totale contradiction avec la morale et les préceptes de sa religion et ainsi se rendre comptable au-devant d’Allah! Il faut un super génie pour en arriver là! Il est super génial ce parti, pardieu!

source : Facebook page de Ronald Barakat

Le conflit israélo-iranien selon Chomsky


Iran  Invité par l’Université américaine du Caire, le linguiste et philosophe juif américain Noam Chomsky a exposé ses points de vue sur l’équation politique au Moyen-Orient, tout en s’attardant sur le dossier iranien.
Iran

Noam Chomsky à l’AUC. ( Photo: Randa Ali )
 La conférence tenue mardi dernier à l’Université américaine du Caire par Chomsky a attiré les foules. Des centaines de personnes attendaient dans des files interminables dans la rue Mohamad Mahmoud dans l’espoir de rentrer dans la salle de conférence. Mais seuls ceux arrivés plusieurs heures en avance ont pu trouver une place.

Ce rassemblement unique réunissant académiciens, politiciens, journalistes, étudiants et personnalités publiques à proximité de la mythique place Tahrir, témoigne de la popularité hors pair du philosophe et linguiste américain.

Les révolutions arabes, le nucléaire iranien et Israël ont dominé une grande partie du discours de Chomsky, qui a expliqué les positions américaines dans la région et a fait le point sur les forts liens qu’entretiennent les Etats-Unis avec Israël qu’il a qualifié de « pays le plus dangereux au monde ». Le soutien politique américain à Israël nourrit continuellement, selon l’intellectuel, la détermination américaine et israélienne à attaquer l’Iran. Chomsky estime que n’importe quelle solution militaire envers l’Iran pourrait avoir des conséquences catastrophiques et déstabiliser l’ensemble de la région.

Le philosophe avance aussi que les pays du Golfe sont les bases d’attaques américano-israéliennes sur Téhéran, en particulier depuis l’augmentation de l’aide allemande et américaine dans la région ces derniers temps.

Il incite les peuples à adopter un savoir-faire en matière de liberté et à prendre leurs destins en main. Des points censés être acquis depuis la vaste vague de révolutions qui a touché le monde arabe et renversé certaines dictatures. Chomsky a appelé à concrétiser ce qu’il a appelé un Moyen-Orient, une zone sans armes nucléaires qui fut une proposition adoptée en Egypte en 1995 et acceptée par les populations américaines et israéliennes. Il est, selon lui, grand temps de faire pression sur les Etats-Unis pour l’appliquer véritablement.

Chomsky estime par ailleurs que l’Iran est une force non négligeable dans la région : l’attaquer ne sera pas semblable aux anciennes initiatives israéliennes, comme l’attaque contre le réacteur nucléaire iraqien Osirak au début des années 1980.

Il a affirmé que les Etats-Unis avaient la capacité d’attaquer n’importe quel pays, notamment grâce à leurs nombreuses bases militaires dans la plupart des pays du Moyen-Orient. « Mon pays traverse une phase d’effondrement économique en raison de la crise, mais aussi politique pour avoir échoué à avoir la Chine comme alliée », a ajouté le célèbre linguiste.

Chomsky a réitéré durant son discours que les Etats-Unis ne soutiennent que les démocraties qui servent leurs propres intérêts, ce qui leur donne le droit de s’incruster dans les politiques internes du Moyen-Orient et de manipuler les relations internationales. La neutralité que dégagent les propos et les analyses du philosophe explique sa notoriété et l’admiration que lui voue l’opinion publique arabe.

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En direct : L’ouragan Sandy fait au moins 13 morts, et plonge 6,5 millions de personnes dans le noir


30.10.12 | 06h38  •  Mis à jour le 30.10.12 | 07h58

La tempête Sandy a touché de plein fouet la côte des Etats-Unis à 20 heures, heure locale, lundi 29 octobre. Selon premier bilan, au moins treize personnes ont été tuées aux Etats-Unis et au Canada.

  • Sandy, devenu un « cyclone post-tropical », a atteint les côtes nord-est des Etats-Unis, lundi 29 octobre peu après 20 heures, heure locale (1 heure du matin, heure de Paris), avec des vents soufflant jusqu’à 120 km/h. La « super tempête » a frappé de plein fouet le New Jersey et l’Etat de New York. Mais ses effets se feront ressentir dans toute la partie est des Etats-Unis, de la Caroline du Sud jusqu’à la frontière canadienne.
  • Selon un bilan établi par l’AFP, au moins 13 personnes ont été tuées pendant cette tempête aux Etats-Unis et au Canada. Quatre personnes ont été tuées à New York et dans le New Jersey, essentiellement par des chutes d’arbres, selon les autorités locales. Des décès sont recensés en Pennsylvanie, en Virginie-Occidentale et en Caroline du Nord.
  • Au total, plus de 5,5 millions d’habitants sont privés d’électricité sur l’ensemble de la côte Est et plus d’un million ont été invités à quitter leur domicile. Une centrale nucléaire a également été mise en alerte dans le New Jersey, en raison « d’un niveau d’eau excessif ».
  • Le maire de New York, Michael Bloomberg, a annoncé que 250 000 personnes étaient privées de courant sur l’île de Manhattan, notamment après l’explosion d’un transformateur. La majorité des tunnels menant à l’île était inondés. De nombreux incendies ont éclaté dans la mégapole et de très importantes inondations ont également été signalées à Brooklyn, à Coney Island et à Staten Island. Le reportage de notre correspondant sur place : « La ville qui ne dort jamais reste éveillée par un cauchemar ».

Éléments ressources

  • L’avancée de Sandy à 7 h 30 (heure de Paris) via le New York Times :

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Carnet d’un retour en Palestine


Fadwa Qasem

fadwa-1_110 La résolution
Enfin, je visiterai la Palestine. La décision pouvait ressembler à un coup de tête pour les miens et parfois pour moi-même. En vérité, cela fait des lustres que j’y pense, que j’y réfléchis et que j’attends.
fadwa-2_110 Je franchirai ce pont
Nous avons attendu, très longuement attendu. D’autres personnes attendaient aussi: des Arabes, des Palestiniens, des touristes… avec moi qui étais tout cela à la fois. Le car arrivera dans dix minutes, nous a-t-on dit à maintes reprises. Le car est arrivé après 150 minutes.
fadwa-3_110 L’autre bord
La masse humaine affluait lentement, chaque fois que les officiers israéliens nous permettaient de traverser la petite barrière par petits groupes.

Suite de l’article ici

Conférence Syrie Louvain la Neuve lundi 29 octobre 20h30


https://www.facebook.com/events/104922596335004/

  • Montesquieu 3 – Louvain-la-Neuve
  • La question syrienne est plus que jamais d’actualité. Près de 19 mois après le début du conflit, le compteur des morts, blessés, emprisonnés n’en finit pas de tourner. L’instabilité se transmet aussi hors des frontières, avive les tensions au Liban et provoque des réponses musclées de la part d’Ankara. Les réponses des institutions internationales se font toujours attendre, l’ONU ne parvenant pas à dépasser le blocage de la Chine et de la Russie.

    Le kot Amnesty International vous propose une conférence su

    r la Syrie qui abordera trois grands aspects: Traitement médiatique de la question syrienne, respect des droits de l’homme et un témoignage d’un réfugié syrien.

    Intervenants

    Pascal Fenaux: Journaliste au Courrier International et professeur invité de l’UCL en communication. Il abordera le rôle des médias dans la question syrienne. Comment les média rendent-ils comptent de cette situation en Syrie ? Peut-on parler d’objectivité ? Certains média jouent-ils le jeu du régime ? Pourquoi ? Comment ?

    Sophie Aujean: Responsable Proche-Orient d’Amnesty International. Elle présentera plus spécifiquement les atteintes aux Droits de l’Homme en Syrie et présentera les derniers rapports d’Amnesty International sur le sujet.

    Fahdi: Fahdi est un réfugié syrien qui se présentera et parlera de son engagement en Syrie. Pourquoi et comment s’être engagé? Quelles en ont été les conséquences? Son témoignage permettra d’avoir le point de vue d’un acteur direct du conflit. Il sera traduit en direct par Giacomo Profili

    Ces différentes présentations seront bien sur suivies de questions-réponses avec le public.

    Nous vous attendons nombreux !
    Le Kot Amnesty

Malek Chebel : « L’islam n’est pas mal aimé, il est mal compris »


Le Point.fr – Publié le 25/10/2012 à 16:56 – Modifié le 26/10/2012 à 13:14

43 % des Français considèrent que la présence d’une communauté musulmane en France est une « menace » pour l’identité du pays.

Une étude montre une opposition de plus en plus marquée des Français à certains symboles de l'islam.Une étude montre une opposition de plus en plus marquée des Français à certains symboles de l’islam. © Alfred / Sipa

Une étude publiée récemment montre un durcissement des Français vis-à-vis de l’islam. 43 % des Français interrogés considèrent que la présence d’une communauté musulmane en France est plutôt une « menace » pour l’identité du pays. L’anthropologue des religions Malek Chebel, défenseur d’un islam des Lumières, nous éclaire sur ce désamour.

Le Point.fr : Comment expliquer que six Français sur dix estiment que l’influence et la visibilité de l’islam en France sont aujourd’hui « trop importantes* » ?

Malek Chebel : C’est un phénomène circonstanciel, lié au tunnel d’affaires plus ou moins scabreuses que nous avons connues depuis le début de l’année. Des faits divers qui touchent de près ou de loin – bien souvent de loin – à la question de l’islam en France. Tout cela est le résultat d’une ignorance globale de ce qu’est l’islam, et cette méconnaissance alimente la peur et le désamour de cette religion.

Peut-on dire que beaucoup de Français ont pris conscience de la place de l’islam dans la société française au travers de ces nombreuses « affaires » ?

Oui. Si certains de nos concitoyens ont découvert cette religion à travers le voyage, au contact des musulmans eux-mêmes, la grande majorité tient l’islam pour une idéologie obscure similaire au communisme, au fascisme ou au nazisme. En réalité, ils n’ont aucune connaissance intime de l’islam, de sa structure, et surtout de sa dimension lumineuse.

Comment infléchir cette tendance ?

Nous avons malheureusement affaire à des mécaniques d’ensemble, difficiles à débloquer. À cette difficulté il faut ajouter la crainte globale d’ordre sécuritaire au sens large : la sécurité alimentaire, de l’emploi, la situation géopolitique. Notre société est tissée de niches d’insécurité qui fragilisent le regard compatissant des gens envers l’islam.

La religion musulmane est-elle mal aimée ?

Elle est surtout mal comprise. Elle fascine et intéresse, et par conséquent produit de l’effervescence.

D’autres religions ont-elles connu ce phénomène ?

Le christianisme, il y a quelques années, vivait, si j’ose dire, « sa descente aux enfers ». Il y a quinze ans, le christianisme était considéré comme poussiéreux, répulsif, fondé sur l’interdit. Toutes les évolutions sociétales étaient neutralisées par le clergé. Le christianisme aux yeux des chrétiens eux-mêmes était devenu « un boulet ». Mais rien de plus « normal » dans une France laïque, où la laïcité qui craint pour son espace a besoin de s’affirmer. Le discours religieux est de fait perçu comme trop excessif.

L’islam n’est pas plus violent aujourd’hui que par le passé et, à terme, il peut être plus brillant qu’il ne l’a jamais été. Encore faut-il que les conditions géopolitiques, stratégiques et humaines soient réunies. Le jour où il n’y aura plus de pétrole dans les pays musulmans, la tension baissera.

L’islam est-il devenu, comme l’affirme le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, un sujet politique ?

Ça l’a toujours été. L’islam n’a jamais été autre chose en France qu’un sujet politique, parce qu’il a été assimilé à une population immigrée à qui il fallait offrir un emploi, un toit, une sécurité.

Comment les musulmans vivent-ils cette situation ?

Pour la très grande majorité, ils sont effarés et sont souvent dépassés par la disproportion que prend chaque affaire liée à leur religion. Pour les autres, ils soufflent sur les braises.

Qui sont les ennemis de l’islam ?

Une infime partie des musulmans eux-mêmes. Des extrémistes qui veulent imposer leur vision de l’islam, un islam fantasmé et schizophrène qui n’est pas la réalité. Il y aussi des petits lobbies qui vivent de l’antagonisme des religions. Et d’autres encore, difficiles à démasquer, qui tirent les ficelles sans jamais se mettre en première ligne et qui laisseront toujours d’autres faire le travail pour eux.

* Sondage Ifop pour Le Figaro, publié jeudi 25 octobre, réalisé en ligne du 15 au 18 octobre sur un échantillon de 1 736 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

L’islam, de chair et de sang, de Malek Chebel (Librio, 80 p., 3 euros). Malek Chebel publie également, avec Claude Durand, une relecture modernisée des Mille et une nuits (Nouveau Monde Éditions, 280 p., 22 euros).