On les sort de la jungle vietnamienne 40 ans après la fin de la guerre


pubié le 27 août 2013 – 159 lectures
E-mail Imprimer

QUANG NGÃI – Un Vietnamien et son fils qui auraient vécu pendant quarante ans dans la jungle ont été ramenés dans le village qu’ils auraient fui pendant la guerre du Vietnam, a indiqué samedi un responsable s’inquiétant de leur capacité à s’adapter à leur nouvelle vie…

Des images de la télévision locale ont montré Ho Van Thanh, 82 ans, et son fils Ho Van Lang, 42 ans, émaciés et vêtus de pagnes en écorce d’arbre, être emmenés mercredi apparemment contre leur gré, le père porté dans un hamac, le fils les mains attachées devant lui.

Au début des années 1970, Thanh, alors membre d’une guérilla communiste, avait fui son village après la mort de sa mère et de deux de ses enfants lors d’un bombardement américain, emmenant avec lui son fils de deux ans, a expliqué samedi à l’AFP Hoang Anh Ngoc, un responsable local dans la province de Quang Ngai, dans le centre du pays.

Mais les deux hommes qui auraient vécu de fruits et de maïs qu’ils cultivaient, parlent à peine quelques mots de leur dialecte de la minorité ethnique Kor et ils risquent d’avoir du mal à s’adapter, surtout le fils qui n’a connu quasiment que la jungle toute sa vie.

«Le fils a peur de la foule. Il ne parle pas aux étrangers (…) mais il parle un peu à sa famille», a noté Ngoc. Il est hébergé chez des proches mais «évidemment nous avons peur qu’il retourne dans la forêt, nous le surveillons», a-t-il ajouté.

Le père en revanche, épuisé et placé sous traitement dans un hôpital local, est «trop vieux et trop faible pour s’enfuir», a-t-il estimé, notant que les autorités allaient leur construire une maison.

Les deux hommes avaient déjà par le passé été arrachés à la jungle, avant d’y retourner.

Selon le journal en ligne Dan Tri, le plus jeune fils du vieil homme, qui avait seulement trois mois lors du bombardement et qui leur rendait visite tous les ans, avait déjà essayé en 2004 de les ramener chez eux. Mais ils avaient refusé de rester longtemps, «préférant leur vie indépendante à la vie traditionnelle des familles vietnamiennes», a précisé le journal.

Mais les deux hommes avaient été aperçus récemment dans la forêt par des habitants de la région qui les avaient signalés aux autorités. Ils ont été retrouvés «vivant dans une cabane à cinq mètres du sol, et les deux hommes portaient seulement un pagne en écorce d’arbre», avait précisé vendredi le quotidien Tuoi Tre, évoquant la présence d’outils rudimentaires dont certains fabriqués à partir d’obus datant de la guerre.

Après avoir été capturé mercredi, Lang «mâchait des noix de bétel et fumait sans arrêt, regardant tout le monde autour de lui avec un regard vide», avait-il ajouté.

Source : AFP via Libération

Les éventuels scénarios d’une opération militaire en Syrie


LE MONDE | 29.08.2013 à 12h40 • Mis à jour le 29.08.2013 à 16h00 | Par Etienne Copel (Général (CR), ancien sous chef d’état major de l’armée de l’air en charge des opérations)

L'armée syrienne dans le quartier de Jobar à Damas.

Trois types d’interventions peuvent s’envisager en Syrie.

  • Une intervention sans les Etats-Unis (peu probable)

Aviation tirant de loin. Zéro mort allié

L’aviation agit seule et à distance. A partir d’appareils Rafale, Typhoon ou Mirage 2000, elle lance ses missiles Scalp (Système de croisière autonome à longue portée). C’est ce qu’elle avait fait en Libye en 2011. Le Scalp est un missile bien adapté à l’attaque d’objectifs durcis comme des hangars d’avion en béton, des postes de commandement, des centres de transmission. Contre les pistes d’aérodrome, il utilise deux charges explosant successivement, ce qui permet à la seconde d’exploser sous la piste et de soulever les dalles sur une grande surface, rendant les réparations difficiles.

Une attaque à l’aide de Scalp seuls permettrait d’empêcher le régime d’utiliser ses avions pour attaquer les positions tenues par les rebelles et compliquerait les communications. Mais le Scalp ne peut être tiré que contre des objectifs déterminés au moment du lancement, il ne peut pas être utilisé contre des cibles bien camouflées et encore moins contre des objectifs mobiles.

Aviation d’appui et hélicoptères de combat. Pertes amies probables

Pour détruire chars, canons et véhicules de transport, il faut utiliser des aéronefs capables d’agir en temps réel sur des cibles d’opportunité. Le meilleur outil est de loin l’hélicoptère, mais sa vulnérabilité est assez grande. Heureusement, l’ALAT (Aviation légère de l’armée de terre) dispose d’excellents hélicoptères (Tigre) qui ont fait leurs preuves au Mali et en Libye. Si des hélicoptères étaient utilisés en Syrie, le plus simple serait sans doute de les faire décoller à partir de porte-hélicoptères (Mistral) ou du porte-avions Charles-de-Gaulle, actuellement opérationnel.

  • Les Etats-Unis participent à l’attaque

Les Américains chercheront à détruire ces armes chimiques en priorité, mais ce sera difficile car les obus « chimiques » ne sont pas plus gros que des obus classiques et qu’il est facile de les disséminer et de les dissimuler. En revanche, les Américains pourraient améliorer l’efficacité des actions décrites pour la France et la Grande-Bretagne grâce, en particulier, à leurs :

Missiles de croisière

Précis et puissants, ces missiles, tirés de sous-marins, de navires de surface ou d’avions pourraient mettre hors de combat l’aviation syrienne et les principaux centres de commandement et de transmission. Le palais du président pourrait être détruit, mais Bachar Al-Assad dispose sûrement d’abris et lui-même devrait ne pas être neutralisé par des frappes aériennes.

Drones

Les forces américaines militaires ou civiles (CIA) disposent de drones capables d’espionner et de détruire. Leurs fameux « Predator » ont fait merveille en Afghanistan et au Pakistan, si on fait abstraction des pertes humaines et des retombées politiques souvent négatives.

Avions d’appui

L’armée de l’air dispose d’avions d’appui subsoniques souvent appelés « camions à bombes » : les A10, auxquels leurs équipements sophistiqués donnent des capacités redoutables contre des objectifs variés. Ces avions se situent en fait entre les hélicoptères et les avions supersoniques, en ce qui concerne tant la vulnérabilité que l’aptitude au soutien de troupes en combat rapproché.

Bombes à pénétration

Depuis des décennies, les Américains ont mis au point une série de bombes puissantes capables de détruire des sites protégés, enterrés à des dizaines de mètres de profondeur.

  • La zone d’exclusion aérienne

Très souvent évoquée, la création d’une zone d’exclusion aérienne est a priori une excellente idée. Elle consiste à interdire tout survol dans une zone donnée et protège les populations concernées. L’ennui est qu’une telle zone serait difficile à mettre en place et surtout à entretenir dans un pays comme la Syrie, bien plus petit que l’Irak, où une telle zone avait été créée pour protéger les Kurdes contre les attaques de Saddam Hussein. Il est toutefois possible d’envisager une telle zone après – et seulement après – une attaque massive des installations de défense aérienne de Syrie.

Le scénario le plus probable est une attaque conjointe et limitée dans le temps des forces aériennes américaines, françaises et britanniques appuyées par de nombreux missiles de croisière. Les objectifs seraient toutes les pistes d’envol syriennes, la quasi-totalité des abris des avions de combat, les installations radar, les sites de lancement de missiles, les centres de transmission et un grand nombre de centres de commandement. Les capacités chimiques de Bachar Al-Assad ne seraient pas totalement détruites dans un premier temps, mais il serait facile de lui signifier que, si de nouvelles attaques chimiques avaient lieu, de nouvelles actions plus adaptées aux cibles mobiles seraient entreprises avec, en particulier, l’emploi massif d’hélicoptères en soutien des troupes de l’Armée syrienne libre.

Etienne Copel (Général (CR), ancien sous chef d’état major de l’armée de l’air en charge des opérations)

source

Syrie : preuve que c’est Bachar chimique le coupable ?


anniebannie n’en doute pas car c’est dans la psychologie de Bachar Timour, mais la fabrication de preuves par les US a été tellement pratiquée, qu’on ne croit plus personne; les 100 000 morts, c’était OK, après tout ce ne sont que des Syriens, mais la mort par le Sarin, ça non !

Une conversation entre un responsable de la Défense syrienne et le chef de l’unité des armes chimiques a été interceptée par les renseignements américains.

Les services de renseignement américains ont écouté un responsable du ministère syrien de la Défense « en panique » au cours « de conversations téléphoniques avec le chef de l’unité des armes chimiques », après l’attaque de la semaine dernière, rapporte mardi le magazine Foreign Policy.

« Lundi dernier, dans les heures qui ont suivi la terrifiante attaque chimique à l’est de Damas, un responsable du ministère syrien de la Défense a eu des conversations téléphoniques paniquées avec le chef de l’unité des armes chimiques, demandant des réponses sur la frappe à l’agent neurotoxique qui a tué plus de 1.000 personnes », selon le magazine.

« Ces conversations ont été écoutées par les services de renseignement américains », a affirmé le magazine dans un communiqué. « C’est la principale raison pour laquelle les responsables américains disent maintenant qu’ils sont certains que ces attaques sont l’oeuvre du régime de Bachar al-Assad et pourquoi l’armée américaine s’apprête à attaquer ce régime dans les jours à venir ».

L’information est révélée alors que les forces américaines se préparent à frapper la Syrie, bien que les alliés occidentaux soulignent que le but n’est pas de renverser le régime actuel mais de punir le gouvernement de Bachar al-Assad pour avoir employé des armes chimiques contre des populations civiles.

Les bases pour une intervention militaire ont été présentées par le vice-président américain Joe Biden qui a déclaré en premier que les attaques chimiques de la semaine passée tuant des centaines de personnes, ne pouvaient avoir été perpétrées que par les forces de Bachar al-Assad.

source