Rassemblement devant le Ministère de la Défense | mercredi 8 JUIN – 16H


Depuis plus de deux mois maintenant, la coalition chargée de « protéger les civils » en Libye mène une véritable campagne de soutien à un groupe armé, appuyée par des bombardements massifs opérés par l’OTAN.

Loin de protéger les civils, ces bombardements entraînent une succession de victimes humaines et visent des objectifs politiques de changement de régime en contradiction flagrante avec la teneur de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

L’intervention de L’Otan s’inscrit dans la logique de guerre, augmente le nombre de victimes civiles et est un obstacle à toute solution politique, pourtant demandée dans le premier point de la résolution 1973.

 

Le gouvernement belge s’emploie à suivre et à soutenir les déviances illégales de l’intervention ; au lieu de tirer les leçons de l’évolution guerrière qu’elle prend – qui était à prévoir –, de faire son mea culpa et de se retirer. La Belgique n’a rien à gagner à se positionner de la sorte ; et surtout pas en faisant preuve d’un zèle va-t-en-guerre, comme nous l’observons depuis le début de l’opération. 

 

Les trois premiers mois de l’intervention arrivent bientôt à échéance. Nous demandons que nos parlementaires en profitent pour faire écho aux revendications que nous porterons. Soyons vêtus du noir de deuil pour toutes les victimes civiles de cette guerre, ce mercredi 08 juin à 16h devant le ministère de la guerre (coin du boulevard du Régent et de la rue Lambermont).

 

–        Arrêt immédiat des bombardements de l’OTAN

–        Retrait de la Belgique de l’intervention de l’OTAN

–        Respect du droit international humanitaire par toutes les parties

–        Soutien à la résolution politique du conflit

Cette intervention en Libye est un exemple de plus de  la militarisation et de la violence des options prises par notre société. Il nous faut répéter que l’option militaire n’en est pas une et que les conflits ne se règlent pas à la force du canon.


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Roland Dumas en Libye pour défendre Kadhafi


Roland Dumas et Jacques Vergès se sont rendus en Libye. © AFP / Sia Kambou

L’ancien ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas s’est rendu en Libye en tant qu’avocat pour préparer un dossier judiciaire au nom des victimes des frappes de l’Otan. Il s’est déclaré prêt à défendre Muammar Kadhafi si ce dernier est un jour envoyé pour jugement à La Haye. L’ancien chef de la diplomatie sous la présidence de François Mitterrand a dit avoir vu plusieurs victimes civiles de bombardements de l’Otan dans un hôpital et avoir été informé par un médecin qu’il y en aurait jusqu’à 20 000 autres.

L’Otan, qui dirige les opérations militaires contre la Libye depuis la fin mars, dit ne viser que des objectifs militaires. En dépit de leurs promesses répétées, les autorités n’ont pas montré aux journalistes basés à Tripoli des preuves d’un grand nombre de victimes de frappes aériennes de l’Alliance. « C’est une agression brutale, brutale contre un pays souverain », a déclaré Roland Dumas lors d’une conférence de presse organisée dans un hôtel de la capitale.

Dans l’assistance, selon les autorités, étaient présents des membres des familles ou des personnes soutenant la cause des proches des victimes des raids aériens. « Pour le moment, nous sommes saisis, on a des mandats par des victimes de bombardements militaires de l’Otan, qui poursuivent leurs actions militaires contre les civils avec une couverture artificielle, très artificielle de l’ONU », a-t-il dit.

« Démasquer les assassins »

Roland Dumas était accompagné de l’avocat Jacques Vergès, qui a dit avoir pour but de « démasquer les assassins », ajoutant avoir versé des larmes lors de sa visite à l’hôpital. Dumas n’a pas décrit la nature exacte du dossier qu’il entend monter au nom des victimes. Il compte donner des détails supplémentaires à son retour en France.

Il s’est déclaré prêt à défendre Muammar Kadhafi si ce dernier devait comparaître devant la Cour pénale internationale à La Haye, tout en jugeant cette hypothèse peu probable. « S’il me le demandait, oui, bien sûr, mais je ne pense pas que cela se produira », a-t-il dit à Reuters.

Le procureur de la CPI a requis à la mi-mai des mandats d’arrêt contre Kadhafi, son fils Saïf al-Islam et le chef des renseignements libyens, Abdoullah al-Senoussi, pour crimes contre l’humanité. Des responsables libyens ont expliqué que Dumas et Vergès avaient offert leurs services volontairement pour représenter les victimes civiles des frappes de l’Otan. Prié de dire s’il avait reçu de l’argent de la part de Tripoli, Roland Dumas a répondu en anglais : « Non, rien pour le moment. »

À la question de savoir si leurs services impliquent qu’à l’avenir ils pourraient accepter de l’argent du gouvernement libyen, il a ajouté : « Nous travaillons comme avocats. Comme un avocat anglais ou un avocat américain. OK ? »

source

Dans les geôles de Bachar Al-Assad


LEMONDE | 28.05.11 |

Khaled Sid-Mohand a été libéré mardi matin.

Khaled Sid-Mohand a été libéré mardi matin.Comité de soutien à Khaled Sid-Mohand

Un ami m’avait pourtant prévenu : « Tu as suffisamment de contacts à Damas pour écrire tes articles, tu dois verrouiller ton réseau. » Mais verrouiller son réseau, c’est se condamner à tourner en rond avec les mêmes témoins et les mêmes acteurs de cette révolte commencée trois semaines auparavant. Son avertissement m’est revenu en écho lorsque les agents des services de renseignements syriens sont entrés dans le café Domino pour m’y interpeller. Une demi-heure plus tôt, une jeune femme m’avait appelé sur mon téléphone portable. Elle avait proposé de me remettre des informations. Rendez-vous est donné à 17 h 30, samedi 9 avril, dans un café de la place Bab Touma. Quelques minutes plus tard, je suis enlevé par sept hommes de forte corpulence. Menotté, je suis conduit chez moi où ils effectuent une perquisition.

Celui chargé de me surveiller est charpenté comme un taureau, mais se montre affable, attentionné même : il me fait boire du thé en portant délicatement la tasse à mes lèvres et m’allume une cigarette. Après un interrogatoire désordonné et la saisie de mon matériel informatique, je suis embarqué à bord d’un taxi. On me place la tête entre les genoux, mais je devine en reconnaissant une banderole de propagande déjà aperçue que nous nous dirigeons vers le sud de Damas. Plus précisément, à Kufar Sousseh, quartier général des services de renseignements. Mais je ne le saurai formellement que vingt-quatre jours plus tard, à ma libération.

C’est là que commence mon deuxième interrogatoire dans un vaste bureau au deuxième étage. Il commence par des questions insolites : « Connaissez-vousOussama Ben Laden ? » ; « Avez-vous été reçu à la Maison Blanche au cours de votre séjour aux Etats-Unis ? » On me trouve détendu. Un peu trop.

Deux heures d’interrogatoire plus tard, la porte s’ouvre pour laisser passer un homme que tout le monde salue avec déférence. Il me lance : « Tu vas parler ! Si tu ne parles pas, je te coupe les testicules et t’arrache le coeur avec mes propres mains ! » Une gifle me projette de ma chaise. Il sort et je comprends alors que le feu vert vient d’être donné pour me passer à tabac. Les gifles qui s’abattent sur mon visage me laissent d’abord de marbre, ce qui met mon bourreau hors de lui.

L’homme tourne autour de moi, un sourire à la bouche et une matraque électrique à la main. Il me questionne sur mes activités et mon identité. Il me frappe avec une telle puissance cette fois-ci qu’il décroche mon bridge dentaire dès la première gifle. Soudain, mon téléphone sonne. Le numéro d’appel indique l’Arabie saoudite.« Qui est-ce ? » Une amie palestinienne partie rendre visite à sa famille.

« Menteur ! hurle-t-il. Tu as des relations avec Bandar Bin Sultan (patron des services de renseignements saoudiens) ! » Gifles. Coups de pied. Toutes mes réponses sont ponctuées d’un « menteur ! », suivi d’un coup et assorti d’une hypothèse paranoïaque. Selon eux, je suis allé en Turquie, non pas pour un reportage sur les élections législatives, mais « pour y rencontrer des officiers américains de l’OTAN ». Je donne des cours de journalisme à l’université des Antonins au Liban, car « j’entretiens des liens avec Samir Geagea (chef des Forces libanaises et antisyrien notoire) ».

Je découvre avec stupéfaction que mes geôliers sont intoxiqués par leur propre propagande. Ne savent-ils pas que l’Arabie saoudite s’est rapprochée de la Syrie, que Damas a soutenu l’invasion militaire saoudienne à Bahreïn ? N’ont-ils pas entendu la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, dépeindre le présidentBachar Al-Assad sous les traits d’« un vrai réformateur » ? Ils me réinstallent sur ma chaise, me bandent les yeux et fixent des fils électriques sur plusieurs endroits de mon corps, parties génitales comprises, et j’attends, terrifié, une décharge électrique qui ne viendra pas. C’était une simulation. Ce que je prenais pour des électrodes n’étaient que les câbles de mon ordinateur.

Ils me signifient que si je veux y goûter, ils ont tout le matériel nécessaire. C’est à ce moment que je décide de révéler le pseudonyme sous lequel je travaille. Je suis maintenant tétanisé à l’idée de révéler sous la torture les noms de tous ceux dont j’avais gagné la confiance afin de recueillir leurs témoignages. Me reste un espoir : être libéré avant qu’ils n’aient lu et traduit mes articles (En Syrie, Khaled SidMohand a notamment collaboré au Monde et à France Culture). Après tout, aucun journaliste étranger n’a été détenu plus de quarante-huit heures.

Je rejoins peu après un groupe de prisonniers syriens qui portent tous les stigmates d’un passage à tabac. Nous sommes alors conduits dans nos cellules respectives, la mienne porte le numéro 22. C’est par ce numéro que je serai désormais identifié.

Je m’endors avant d’être réveillé par des cris. Ce sont ceux du bourreau : un interrogatoire vient de commencer. Les seuls mots que j’arrive à distinguer sont des insultes, ainsi qu’un « qui ? », mais je sais, pour avoir rencontré des détenus avant mon arrestation, que l’objectif de ces séances de torture vise moins à soutirer des informations qu’à punir, humilier et terroriser.

Très vite la voix du bourreau est couverte par les hurlements du détenu qui vont crescendo. Je sens mon rythme cardiaque s’accélérer, je suis tétanisé par la peur. C’est le but recherché. Troisième interrogatoire. Quelques gifles ponctuées d’insultes, et l’on me signifie que je ne disposerai plus d’un interprète.

« Raconte-moi tout.

– Que voulez-vous savoir ?

– Tout ! Depuis le début… depuis ta naissance. »

L’interrogatoire prend fin avec l’entrée d’un homme au visage anguleux qui implore mon interrogateur de me « terminer ». Son visage exprime la haine et la colère. Comment peut-il me détester aussi spontanément ? Je ne peux m’empêcher de penser au contraste saisissant entre la gentillesse et la nonchalance des Damascènes et le concentré de violence et de cruauté gratuites, auquel j’assiste à présent. C’est peut-être une terrifiante illustration du Léviathan, d’Hobbes : pas de violence dans les rues, l’Etat s’en est arrogé le monopole…

Le quatrième interrogatoire a lieu le lendemain, lundi 11 avril – dernière date dont je me souviendrai. L’absence de lumière du jour et de tout repère temporel fait perdre la notion du temps. Mon interrogateur m’accueille avec un sourire contrit et explique que plus personne ne portera la main sur moi. Il me demande de lui traduire les notes que j’avais oublié de détruire et termine son interrogatoire par une « offre d’emploi » : espionner mes amis syriens en échange d’une carte de séjour et d’une accréditation en bonne et due forme.

Les jours et les semaines suivantes sont rythmés par un va-et-vient de prisonniers arrêtés dans des rafles opérées lors de manifestations. C’est ainsi que je comprends que le vent de contestation continue de se propager à d’autres villes et à d’autres quartiers de Damas. Ils sont torturés et relâchés, en moyenne au bout de dix jours. Je tente de compter les jours avec les petits déjeuners, mais je perds le fil.

J’essaie de communiquer avec des détenus, parfois chargés de distribuer les repas, ou d’ouvrir la porte pour aller aux toilettes. Nous disposons alors de quelques secondes pour échanger des informations : « Demain, c’est vendredi, ils doivent vider la prison de tous ses détenus. » Mais l’espoir laisse vite place à la déception. La prison se remplit de nouveaux détenus, tout en gardant les anciens, de sorte que, cette nuit-là, certains sont entassés jusqu’à trois dans des cellules de 2 mètres carrés. Ils sont torturés à tour de rôle, jusqu’à épuisement des bourreaux. J’essaie d’engager la conversation avec d’autres détenus, mais ils sont trop abîmés pour soutenir une conversation.

Je fais la connaissance d’Ali, un conscrit de 21 ans. Il a été arrêté pour avoir voulu assister à la prière du vendredi, ce qui est interdit par le code militaire, particulièrement en ces temps de manifestations. A la veille du jour que je croyais correspondre à la fin de ma deuxième semaine de détention, Ali m’affirme avoir entendu que nous serons libérés dans les vingt-quatre heures. Le lendemain ne tient pas ses promesses, et je sens dans la voix d’Ali beaucoup de tristesse, que je n’ai pas la force d’atténuer.

Un événement insolite vient alors troubler le centre de détention. Après le déjeuner, un sanglot se fait entendre. Le jeune homme dont j’aperçois furtivement le visage n’a pas plus de 20 ans. Il pleure de plus en plus fort, il appelle sa mère et implore Dieu. Alors que les geôliers sont prompts à tabasser les détenus au moindre prétexte, cette fois-ci, ils semblent émus par le jeune homme. Ils se contenteront, plusieurs heures plus tard, de lui demander de pleurer moins fort. Il sanglotera durant trois jours.

Ce soir-là, un nouveau détenu fait une apparition remarquée, car il n’a pas de cellule : il est condamné à rester debout, les yeux bandés, pendant trois jours. Trois jours durant lesquels interrogateurs et bourreaux se relaient pour le faire craquer, sans succès. Je comprends qu’il a été arrêté en possession de CD contenant des informations considérées comme subversives par le régime. Il est originaire du nord du pays et est sans doute venu à Damas dans le but de remettre ces informations à l’un de ces réseaux de cyberactivistes qui servent d’interface entre les insurgés des villes de province et les organisations de défense des droits de l’homme, ainsi que les médias étrangers.

Inquiet de la longueur de ma détention, je décide d’entamer une grève de la faim. L’expérience est pénible, comme un ramadan sans coucher de soleil et sans rupture du jeûne. D’autant que la nourriture n’est pas mauvaise. Mais, à ma grande surprise, alors que nos geôliers se sont montrés soucieux de notre santé – un docteur passait matin et soir avec une valise de médicaments pour soigner les détenus malades -, et qu’ils n’ont pas hésité à recourir à la torture pour casser des grèves de la faim, le gardien ne semble pas préoccupé par mon initiative. Peut-être savait-il déjà que ses supérieurs avaient décidé de me relâcher le lendemain.

C’était le mardi 3 mai, Journée internationale de la liberté de la presse. Dixième anniversaire de ma carrière de journaliste.

Khaled Sid MohandArticle paru dans l’édition du 29.05.11

Lundi 30 mai, retirez 155 euros de votre compte; l’appel vient d’Espage, OLE !


Ci-dessous l’appel des « Désobéissants » qui relaient une action des militants espagnols en colère contre les banques. A voir également la vidéo de l’action et des danses « anti-bancaires » des militants espagnols à l’intérieur de la Banque de Santander !

« Amis désobéissants,

nos amis les Indignés espagnols nous demandent de relayer et de nous joindre à leur action contre les banques.

Lundi 30 mai, ils retireront massivement 155 euros de leurs comptes perso, au distributeur ou au guichet des agences. C’est un peu la solution Cantonna, mais en plus réaliste pour l’instant.

Imitons-les ! Nous irons nombreux retirer cette somme exacte (histoire que l’opération soit visible un minimum !) au distributeur ou au guichet des banques.

Si vous voulez absolument les déposer quelque part, ouvrez au passage un compte à la NEF, la seule banque coopérative et non spéculative qui existe en France…

Avec cette action non violente, nous pèserons négativement sur la rentabilité des banques, sur leurs ratios monétaires, sur leur capacité à prêter (elles peuvent prêter plus de 10 euros pour chaque euro en caisse… donc si vous retirez un euro, vous les privez de cette faculté et menacez leurs activités spéculatives…).

Si vous souhaitez recevoir l’appel de nos amis espagnols (non traduit), contactez-nous. »

Contact : Xavier Renou : 06 64 18 34 21 (xavier@desobeir.net)

www.desobeir.net

 

Bernard-Henri Lévy, épargnez aux Syriens votre soutien!


Par Burhan Ghalioun, écrivain, professeur à la Sorbonne, Subhi Hadidi, écrivain et journaliste, et Farouk Mardam Bey, éditeur.

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puceinvite.jpgA l’initiative de Bernard-Henri Lévy, un texte a été publié dans Le Monde du 25 mai 2011 sous le titre SOS Syrie, qui dénonce les crimes commis par le régime de Bachar al-Assad et appelle à la solidarité avec le peuple syrien dans sa lutte pour la liberté.

Nous jugeons pour le moins indécent que des personnes comme Bernard-Henry Lévy, qui se sont toujours illustrées par leur hostilité aux revendications légitimes du peuple palestinien et par leur coupable complaisance pour la colonisation des territoires occupés, y compris le Golan syrien, tentent de récupérer le mouvement populaire en Syrie au moment où il affronte avec un admirable courage la terrible machine répressive d’un pouvoir aux abois.

Nous considérons ce texte et toute initiative qui serait prise dans l’avenir par SOS Syrie, quelle que soit l’appellation sous laquelle ce groupe pourrait se présenter, comme des manœuvres sordides qui visent à détourner l’opposition démocratique syrienne de ses objectifs et portent atteinte à sa crédibilité devant son peuple.

Nous nous étonnons de voir Michel Rocard, François Hollande et Bertrand Delanoë mêler leurs noms à ceux des intellectuels qui ont applaudi l’invasion américaine de l’Irak et qui ne se sont apparemment pas repentis en constatant ses tragiques conséquences.

Nous pensons exprimer l’opinion de la très grande majorité des démocrate syriens en exil en appelant nos amis syriens, arabes, français, européens, à boycotter SOS Syrie et à s’en démarquer publiquement.

source

PCHR du 19 au 25 mai 2011



Pendant cette semaine du 19 au 25 mai :

  • un civil palestinien a été tué par les FOI près de la frontière à l’intérieur de la bande de Gaza :
    • un Palestinien a été blessé dans l’est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza ;
  • 2 garçons palestiniens souffrent de graves brûlures à la suite de l’explosion d’une grenade fumigène laissée par les FOI à Hébron ;
  • les FOI ont continué de prendre pour cibles les agriculteurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza :
    • ils ont tiré sur des agriculteurs palestiniens à deux occasions, aucune victime n’a été signalée ;
  • les FOI ont continué d’user de la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
    • 2 manifestants, dont un international, ont été blessés ;
    • 11 manifestants ont été arrêtés, dont 10 militants israéliens et un international ;
  • les FOI ont conduit 38 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie :
    • elles ont arrêté 15 Palestiniens dont 4 mineurs ;
    • parmi ces personnes arrêtées, il y a la mère de Sheikh Saleh Al-Arouri qui est exilé en Syrie ;
  • les FOI ont poursuivi la colonisation et les colons leurs agressions en Cisjordanie :
    • les colons israéliens ont provoqué de graves dommages à une maison palestinienne, au sud-ouest de Bethléhem ;
    • 70 oliviers à proximité de la colonie Qidoumim, au nord-est de Qalqilya, ont été arrachés ;
    • 3 militantes palestiniennes ont été attaquées au check-point de Zaatara, au sud de Naplouse ;
  • Israël a maintenu un siège total sur la bande de Gaza et renforcé le siège sur la Cisjordanie :
    • les FOI ont arrêté au moins 3 Palestiniens sur les check-points militaires en Cisjordanie.

Extraits :

Vendredi 20 mai

1 h 30, les FOI entrent dans Bir Zeit, au nord de Ramallah ; dans Azzoun, à l’est de Qalqilya où elles patrouillent dans les rues, pénètrent dans de nombreuses maisons à l’intérieur desquelles elles balancent des bombes sonores. Elles arrêtent 4 Palestiniens, dont 2 mineurs :

  • Sameh Mahmoud Hussein, 17 ans ;
  • Ahmed Ali Rashed Radwan, 17 ans ;
  • Mohammed Imad Mohammed Radwan, 19 ans, et
  • Amr Mohammed Abu Haneyeh, 18 ans.

En outre, elles confisquent deux fusils de chasse chez Udai Samir Hassan Salim et Mohammed Imad Radwan.

La mère de Mohammed Radwa, arrêté par l’occupant, a déclaré ce qui suit au PCHR :

« Vers 3 h, le vendredi 20 mai 2011, un grand nombre de soldats de l’occupation israélienne ont pris d’assaut la maison voisine de mon beau-frère. Les soldats ont crié à travers leurs mégaphones et ont lancé des bombes assourdissantes sur la porte de la maison. Ils ont obligé les habitants à sortir. Ils cherchaient mon fils, Mohammed, dont le nom est le même que celui de son cousin. Les soldats ont constaté que le fils de mon beau-frère, dont le nom est Mohammed, n’était pas la personne qu’ils recherchaient. Alors ils sont laissé la maison de mon beau-frère et sont venus directement chez nous. Ils ont lancé des bombes assourdissantes et nous ont donné deux minutes pour sortir. Je suis sortie avec mon fils et ma petite fille. Ils sont entrés dans la maison et près d’un quart-d’heure plus tard, un officier des renseignements israéliens m’a fait appeler à l’intérieur. J’ai vu alors que la maison était toute endommagée. L’officier m’a demandé : « Où est votre fils Mohammed ? » J’ai répondu : « Je ne sais pas« . Il me dit de l’appeler immédiatement et de lui dire de venir. J’ai appelé Mohammed mais il n’a pas répondu. L’officier dit alors : « S’il n’arrive pas, nous le tuerons et vous ramènerons son corps« . Ils avaient des chiens et ma petite fille était effrayée, elle criait tout le temps. Ils sont partis de la maison et se sont dirigés vers la maison de mon beau-frère où mon fils était en train de dormir. Ils sont montés dans les étages. Ils ont vandalisé la maison et arrêté Mohammed. Son oncle m’a dit qu’ils l’avaient saisi par le cou, le frappant contre le mur et lui cassant la tête contre le mur. Quand ils sont partis avec mon fils, je l’ai entendu qui disait : « Je veux dire au revoir à ma maman » et l’officier a dit : « Tu viens juste de t’apercevoir que tu as une maman ?« . Nous lui avons alors donné une veste et dit au revoir. Je suis allée examiner ma maison qui avait été durement endommagée. Ils ont démoli les placards, les lits, les fenêtres, les portes, les éviers, les sièges dans le salon, la cuisine et tout ce qu’il y avait dans la maison. Ils ont aussi confisqué un fusil de chasse qui servait à mon fils Mohammed ».

[…]

Crimes causés par les objets abandonnés par l’armée israélienne

Les FOI continuent de laisser des objets dans les zones habitées et agricoles et à proximité. Conséquence, 2 enfants palestiniens souffrent de graves brûlures, ils ont été blessés vendredi matin, 20 mai, quand une grenade fumigène laissée là par les FOI a explosé, dans le sud-est d’Hébron.

D’après les informations recueillies par le PCHR, il est environ 8 h, le vendredi 20 mai. Eid Mohammed Daajneh et Mohammed Yousef Hassan Daajneth, tous deux 15 ans, rassemblent leurs moutons dans le secteur de Wad al-Bad, à près de 800 mètres à l’est du village (al-Bweib), dans l’extrême nord-est de Yatta, une ville au sud d’Hébron. Eid trouve un objet bizarre, un tube en métal enrobé d’étain avec une couverture noire sur un bord. Le garçon enlève l’étain et aussitôt, une intense fumée blanche se répand. Le garçon jette le tube à terre et essaie de fuir la zone avec son ami. Les deux garçons sont complètement paniqués. Cependant, la fumée qui monte a touché leurs corps et leur a provoqué des brûlures sur tout le corps. Leurs vêtements et de leurs chaussures sont brûlés en partie. Ils quittent rapidement la zone en appelant au secours leurs proches, les brûlures continuant de se propager sur leurs corps et leur peau continuant de fondre.

Selon les informations et observations recueillies par le PCHR et selon l’examen médical passé par les deux garçons, ils souffrent de brûlures au premier et deuxième degré :

  • Eid Mohammed Daajneh souffre de brûlures au premier et deuxième degré sous l’œil droit, au front, à la tempe droite, à la main droite et aux doigts, au bras droit, au genou gauche, à la cheville droite et de brûlures au premier degré à la main gauche et aux doigts.
  • Mohammed Yousef Hassan Daajneh souffre de brûlures au premier et deuxième degré aux doigts de la main gauche et porte des traces de carbone noir autour des brûlures aux doigts de la main gauche, à la cheville gauche et des brûlures de deuxième degré à la cheville droite.

Jihad Khalil Hassan Daajneh, 35 ans, berger, dit avoir vu les deux garçons courir vers lui en criant de douleur et de panique. Il était à près de 60 mètres d’eux. Il a essayé de donner les premiers soins en faisant couler de l’eau sur les parties brûlées. Il a appelé au téléphone pour avoir une voiture qui les a emmenés à l’hôpital Abu al-Hassan al-Qasem, à Yatta, où ils ont reçus les premiers soins. En raison de leur état sérieux et de l’impossibilité de connaître la nature de leurs brûlures, la coordination a été faite via le Bureau palestinien de liaison avec la police palestinienne, pour obtenir une équipe médicale de l’armée israélienne. L’équipe médicale israélienne est arrivée, avec des soldats, au carrefour de Zif, un village à l’est de Yatta. Ils ont diagnostiqué les blessures et donné un premier traitement pour les deux garçons.

Les experts israéliens en explosifs ont interrogé les deux garçons à propos de leurs blessures et de la forme et de la nature de l’objet qui avait provoqué ces blessures. Ils ont montré aux deux garçons des échantillons de munitions utilisées par les FOI et les garçons ont reconnu l’objet. L’équipe médicale a assuré les soins élémentaires aux garçons, mais elle a refusé de les transférer dans un hôpital israélien spécialisé dans ce genre de traitements pour éviter d’assumer la responsabilité de ce crime. Les deux garçons ont été emmenés en ambulance au Croissant-Rouge de l’hôpital public d’Hébron pour y être soigné.

La chaîne de télévision israélienne, Channel 10, a affirmé que les FOI étaient responsables pour l’objet qui avait provoqué les blessures aux garçons. La chaîne a déclaré : « Les deux Daajneh ont été blessés alors qu’ils jouaient près de leur village, par un objet qui fait partie des munitions utilisées par les FDI (forces de défense israéliennes) et abandonné sur les lieux lors d’un raid des FDI dans le secteur ».

Selon des témoins et des observations faites sur le terrain, des membres de la famille Daajneh ont trouvé aussi un objet similaire le dimanche après-midi, 22 mai, alors qu’ils rassemblaient leurs moutons dans le secteur. La police israélienne a été informée et est arrivée sur les lieux. Elle a fermé la zone et fait exploser l’objet, explosion qui a fait un grand bruit. Une fumée blanche s’est dégagée de l’objet sur près de 40 mètres.

Il convient de noter que les mines terrestres et les restes militaires abandonnés par les FOI provoquent de grandes souffrances aux Palestiniens et aux bergers dans les secteurs ruraux, de nomades et éloignés, où il y a des activités des colonies ou qui sont proches de sites utilisées par l’armée pour l’entraînement, spécialement à Yatta et à Bani Na’im, au sud et sud-est d’Hébron, à al-Khan al-Ahmar, à l’est de Jérusalem, et au sud et au nord dans la vallée jordanienne à Jéricho. Des centaines de Palestiniens ont été tués ou blessés avec ces vestiges de l’armée israélienne.

[…]

Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

La colonisation se poursuit dans les TPO en violation du droit international.

- Les colons continuent d’agresser les Palestiniens et leurs biens et notamment à proximité des colonies Gush Etzion et Efrat, au sud-ouest de Bethléhem. Une vieille maison appartenant à Mohammed Saleh Abu Sawi, du village d’Artas, au sud de Bethléhem, a été attaquée et endommagée par un groupe de colons qui se sont installés près des terres de la famille.

Selon l’enquête du PCHR, le dimanche matin, 22 mai, des membres de la famille d’Abu Sawi se dirigeaient vers leurs terres et leur vieille maison dans le secteur de Khelet Ikhleil, à l’est des colonies précitées et du bureau de ce que l’on appelle, l’Administration civile israélienne, pour aller travailler sur leurs terres, comme d’habitude. Arrivés, ils ont été choqués de voir que la terrasse de la maison avait été complètement démolie ; une agression qui ne peut venir que des colons israéliens, puisque la situation des terrains ne permet pas à n’importe quel Palestinien d’y accéder, sauf aux propriétaires des terres qui peuvent passer après avoir été fouillés et montré leurs cartes d’identité. La maison n’est qu’à 200 mètres de la clôture de la colonie et du bureau de l’Administration civile israélienne, une zone militaire entourée de miradors et de caméras de surveillance.

La famille d’Abu Sawi indique que l’attaque comprend la destruction de la terrasse de la maison construite dans les années cinquante du siècle dernier. La maison consiste en 4 pièces aux murs de pierres et des plafonds en bois et métal. En outre, il y a un puits près de la maison. La famille déclare :

« Ce n’est pas la première fois que nos biens sont attaqués par les colons et les FOI, en plus, les colons israéliens ont l’habitude de jeter des cadavres de chiens par-dessus le mur. »

Ils soulignent que les FOI ont fait fermer l’entrée qui mène à la terre par l’Administration civile il y a trois ans, en conséquence de quoi, ils sont obligés d’arrêter leur voiture très loin de la maison et de se rendre sur leurs terres à pied. Leur voiture a été attaquée par les soldats israéliens sous le prétexte qu’elle était proche du poste militaire.

- Dimanche 22 mai, 9 h, un groupe de colons de la colonie de Taffouh, au sud de Naplouse, agresse 3 Palestiniennes de l’association caritative des Femmes d’Iskaba, du village du même nom, à l’est de Salfit. Dans son témoignage au PCHR, Madame Ahlam Adnan Harb déclare :

« Dimanche matin, 22 mai 2011, deux membres de l’association et moi nous dirigions vers le carrefour de Za’tarah, avec l’intention de nous rendre à Ramallah. Une fois arrivées au carrefour, nous y avons trouvé une quinzaine de colons, dont certains étaient armés. Ils se sont approchés de nous et ont commencé à nous jeter des pierres ; cependant, nous avons réussi à échapper aux pierres et nous n’avions pas de mal. Les FOI ont soutenu les colons dans leur agression et ne les en ont pas empêchés, en plus les soldats ont pointé leurs armes sur nous. Nous avons voulu arrêter une voiture qui partait de l’endroit, mais ils nous ont poursuivies et empêchées de partir. Nous avons essayé de nous défendre. En même temps, un Palestinien qui se trouvait au carrefour nous a vues et est venu vers nous en courant. De ce fait, nous nous sommes reculées aussitôt de crainte qu’un affrontement ne se déclenche entre des Palestiniens et les soldats israéliens. Des agressions de ce type contre les Palestiniens et leurs biens ont continuellement lieu à ce carrefour à cause de la présence des colons israéliens ici, et des soldats qui les soutiennent. »

- Des colons de la colonie de Qidoumim, au nord-est de Qalqilya, ont arraché 70 oliviers appartenant à Mohammed Abdul Latif Hamid Ishtiwi, du village de Kafr Qaddoum. Ishtiwi ignore quand cela s’est produit, car il ne peut se rendre sur sa terre sans un permis des FOI.

Son témoignage au PCHR :

« Dimanche 22 mai 2011, vers 8 h 30, j’allais labourer ma terre qui s’appelle Vallée de Barous, au sud-est de Kafr Qaddoum, parcelle n° 27. J’y allais avec un laboureur, car j’ai un permis pour entrer sur le secteur. Une fois arrivés, nous sommes surpris de voir que 70 oliviers, plantés il y a 7 ans, avaient été arrachés. Le terrain fait 15 dunums (1,5 ha) et est situé près de la colonie de Qidoumim, c’est-à-dire, à environ 150 mètres de la colonie. Il est situé aussi près de l’avant-poste d’Odlah Moutain, qui fait partie de la colonie Qidoumim.

Ce sont les colons qui ont commis leur attaque, car ils sont proches du terrain. En outre, les Palestiniens ne sont pas autorisés à entrer sur cette terre sauf avec un permis israélien. Après avoir vu cela, j’ai téléphoné au Conseil du village et à la Croix-Rouge, qui sont venus sur les lieux et ont pris des photos. Cependant, les soldats sont arrivés et les ont écartés pour les empêcher de continuer à photographier. Il a fallu une demi-heure aux FOI pour nous chasser. Plus tard, j’ai déposé plainte auprès de la Croix-Rouge et de la police d’Ariel. »

rapport intégral avec les tableaux d’entrée et sorties pour la bande de Gaza :
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10673