BDS : la municipalité de Bondy (Seine-Saint-Denis) vote le boycott des produits des colonies


(ci-dessus, une photo d’archives choisie par le quotidien israélien Jerusalem Post pour illustrer son article sur le vote de Bondy)

(ci-dessus, une photo d’archives choisie par le quotidien israélien Jerusalem Post pour illustrer son article sur le vote de Bondy)

La municipalité de Bondy (Seine-Saint-Denis), a décidé de ne plus acheter de marchandises en provenance des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

Cette décision a été adoptée jeudi dernier par le conseil municipal à l’unanimité moins 5 voix contre, précise l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) dans un communiqué.

Bondy est une ville de 50.000 habitants de la banlieue est de Paris, dont la maire, la socialiste Sylvine Thomassin, s’appuie sur une majorité une coalition PS/PC/EELV.

Voici maintenant le texte intégral du vœu municipal :

« Vœu du Conseil municipal de Bondy, vendredi 24 juin 2016

C’est un droit citoyen légitime que de pouvoir accepter ou refuser d’acheter une marchandise en fonction de son origine. Et c’est un devoir pour une collectivité locale de vérifier la traçabilité des produits et des services qu’elle propose à sa population.

Or l’origine affichée de certains d’entre eux constitue une tromperie manifeste induisant les consommateurs et les municipalités en erreur. Elle porte atteinte à leur liberté de choix.
Plus précisément, les marchandises produites dans les colonies israéliennes en Palestine, reconnues par le droit international comme illégales, sont proposées sur le marché français comme venant d’Israël.

C’est évidemment faux, la Palestine n’est pas Israël, et les colonies installées en violation des règles internationales par la puissance occupante, n’ont aucun droit de se prévaloir comme étant partie intégrante de l’État israélien.

En conséquence :
Considérant que les colonies israéliennes sont illégales selon le droit international et sont assimilées comme un crime de guerre conformément à l’Article 49-6 de la Quatrième Convention de Genève et conformément à l’Article 55 du Règlement de la Haye ;

Considérant les Résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant qu’Israël se retire entièrement des territoires qu’il occupe ;

Considérant la Résolution 465 (1980) du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant tous les États à ne fournir à Israël aucune assistance ayant un lien avec les colonies dans les territoires occupés ;

Considérant que la Cour Internationale de Justice a confirmé en 2004 que les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés (dont Jérusalem-Est) ont été fondées en violation du droit international ;

Considérant que L’Assemblée Générale des Nations Unies, ses organes conventionnels des droits de l’homme, ainsi que pratiquement tous les états membres de l’ONU et les autres acteurs internationaux ont constamment confirmé l’illégalité des colonies conformément au droit international et ont appelé Israël à arrêter leur construction ;

Considérant la notice interprétative de novembre 2015 publiée par la commission européenne demandant l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur le Plateau du Golan, occupés par Israël depuis 1967 ;

Le Conseil Municipal de Bondy se prononce pour l’application du droit international aussi bien dans son esprit que dans sa lettre qui déclare les colonies israéliennes en Palestine illégales et décide de ne fournir à sa population que des marchandises et des services conformes à ce droit.

Il demande l’application de la directive européenne sur l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies.

Décide en conséquence, de ne plus acheter de marchandises en provenance des colonies israéliennes et tant que la notice interprétative n’est pas appliquée en France, de rechercher avant achat, l’origine des produits qui ne précisent pas clairement leur provenance.

Estime que puisque l’Europe et la communauté internationale reconnaissent l’illégalité des colonies en Palestine, la France doit stopper les importations des produits qui y sont fabriqués ».

CAPJPO-EuroPalestine

 

Après le « Brexit », la City veut se battre à Bruxelles pour sauver sa peau


Les négociations avec l’UE vont être très difficiles, mais la City entend mener son lobbying. RUSSELL BOYCE / REUTERS

Les négociations avec l’UE vont être très difficiles, mais la City entend mener son lobbying. RUSSELL BOYCE / REUTERS

Le Monde.fr | 26/06/2016 – 09h58

Par Eric Albert (Londres, correspondance)

Retrouver ses esprits, limiter la casse et lancer la contre-attaque. Après la nuit blanche de panique vécue par la City, les financiers de Londres ont essayé d’évaluer les dégâts vendredi 24 juin.

Désormais, la question est de mesurer les effets de cette décision politique sur le centre financier : tournant historique ou simple passage à vide ? La plupart des acteurs de la City semblent hésiter. Mark Burgess, directeur des investissements pour l’Europe à Columbia Threadneedle Investments, une société de gestion, est de ceux-là.

« C’est évidemment une très mauvaise nouvelle, la City va perdre en taille. Nous dominons les échanges en euros actuellement, nous allons perdre cette partie de l’activité. Pour autant, les fonds d’investissement ne vont pas déserter Londres. »

Selon lui, la capitale britannique dispose de nombreux autres avantages : fuseau horaire central, langue anglaise, présence très importante d’avocats d’affaires et d’experts-comptables…

Mark Boleat, le président des politiques de la corporation de la City, partage le même point de vue :

« La City prospère comme centre de finance et de courtage depuis mille ans, et elle va continuer. On ne va pas connaître un exode des banques et des institutions financières. »

Le courtage en euros est « en danger »

Déjà, le Square Mile fourbit ses armes. Son avenir dépend des négociations entre le gouvernement britannique et l’Union européenne, et il entend déployer tous ses talents de lobbying pour grappiller un maximum de concessions.

Jeremy Browne est le représentant de la corporation de la City à Bruxelles et va être au cœur de ce bras de fer. Cet ancien secrétaire d’Etat libéral-démocrate, très proeuropéen, ne cache pas son choc :

« Je me suis réveillé à 4 h 30 vendredi matin, en pensant que le “Remain l’avait emporté. Ça a été un mauvais coup. »

Impossible de faire semblant que rien ne s’est passé. « Toutes les activités ne souffriront pas, loin de là. Si vous faites du financement de trafic maritime, ou que vous servez le marché britannique des assurances, ça n’aura pas d’impact, sauf peut-être à la marge. »

En revanche, il reconnaît que le courtage en euros réalisé à Londres est « en danger ». Ces flux monétaires passent par des « chambres de compensation », qui sont situées au Royaume-Uni. Ces organismes obscurs et techniques sont chargés d’assurer que, pour chaque transaction, l’échange entre les acheteurs et les vendeurs soit effectivement réalisé. En 2015, la Cour de justice européenne a confirmé qu’ils n’étaient pas obligés d’être basés au sein de la zone euro, mais simplement dans l’UE. Avec le « Brexit », le jugement condamne automatiquement les chambres de compensation à être dans l’UE, hors du Royaume-Uni.

Concentrer les efforts sur le « passeport »

Cependant, M. Browne entend se battre sur l’accès au marché unique. Actuellement, de nombreux établissements américains ou japonais ont fait de Londres leur base arrière pour le reste de l’UE. Ils profitent du « passeport » financier, qui leur permet de vendre des produits financiers créés au Royaume-Uni dans tout l’espace européen de 500 millions de consommateurs.

Mais les leaders du « Brexit » ont laissé entendre qu’ils ne souhaitaient pas rester dans le marché unique, parce qu’ils refusent, en échange, le principe de la libre circulation des personnes. Face à ce risque très important pour la City, M. Browne veut préparer la contre-attaque :

« Nous voulons conserver autant d’accès au marché unique qu’il est politiquement possible de le faire. »

La phrase alambiquée illustre les très difficiles négociations à venir.

En particulier, le lobbyiste entend se concentrer sur le passeport. « C’est le gros lot que l’on veut conserver », reconnaît M. Browne. Mais on imagine mal la France ou l’Allemagne faire une fleur sur ce sujet. D’autant qu’aucun pays hors de la construction européenne ne l’a jamais obtenu, pas même la Suisse.

Face aux Européens, la City risque cependant de ne pas être dans une position de force. Elle affiche un fort surplus commercial, et Bruxelles sait qu’elle n’a pas grand-chose à offrir en échange. Et reconnaît M. Browne :

« Bien sûr, certains pays voudront peut-être nous punir, mais il est dans l’intérêt de l’UE d’avoir de bonnes relations commerciales avec son voisin. »

Il ajoute qu’il est prêt à accepter un compromis. « L’accès à l’UE sera diminué, mais il peut y avoir différentes nuances de gris, dans l’utilisation du passeport, par exemple. »

source

Amin Maalouf parle culture sur une chaîne israélienne : nos lecteurs contribuent au débat


L’ORIENT LE JOUR

Amin Maalouf. Marwan Naamani/AFP
POLÉMIQUELe 2 juin, Amin Maalouf était l’invité de l’émission « Culture » de la chaîne israélienne francophone i24. Dans une interview préenregistrée, l’écrivain et académicien franco-libanais parle de son dernier roman, « Un fauteuil sur la Seine » (Grasset), de quatre siècles d’Académie française et des 18 Immortels (nom donné aux membres de cette Académie) qui l’ont précédé. Il évoque le travail de l’Académie sur les mots et, plus largement, l’attachement à la langue et à l’histoire. L’écrivain, lauréat du Goncourt, n’aborde en revanche pas de questions d’ordre politique.
Alors que le Liban et Israël sont encore en état de guerre, cette intervention a suscité de vifs débats au pays du Cèdre, voire de vives polémiques.
La rédaction de « L’Orient-Le Jour » a souhaité vous donner la parole, à vous lecteurs, afin de contribuer, de manière rationnelle, au débat.
Nous vous avons donc demandé, via un appel à contribution lancé le week-end dernier sur notre site, ce que vous pensiez de l’intervention de M. Maalouf sur une chaîne israélienne dans ce cas de figure précis. Voici vos réponses.
OLJ
14/06/2016
Voir le débat ici mais vu que le site semble difficile d’accès, voici les commentaires :

Une polémique stérile
La polémique autour de l’interview d’Amin Maalouf me semble stérile et inutile. J’ose espérer que nos « dirigeants » et chers leaders libanais sont conscients que de nombreux intellectuels binationaux, et encore plus de Libanais, travaillent et collaborent avec des intellectuels israéliens et prennent du plaisir à le faire. Avons-nous le droit, en tant qu’individus dans un pays qui se dit démocratique, de refuser cette soi-disant « guerre » ? Nous avons bien plus que des points communs avec nos voisins israéliens, et notre force sera de construire avec eux la paix de demain. Mais cela ne doit pas se dire au Liban… Je propose que l’État libanais vote la déchéance de nationalité pour tous les Libanais d’origine qui ont travaillé ou collaboré avec un Israélien… On rigolera bien.

Pr Jean Ralph ZAHAR



Une occasion manquée
Intervenir sur une chaîne israélienne ne me gêne pas. Tous les Libanais qui vivent en France peuvent rencontrer, volontairement ou non, des Israéliens. Car eux aussi ont la double nationalité. Là où le bât blesse, c’est que les Israéliens défendent bec et ongles leur version de la terre promise, qui est historiquement une fumisterie, alors que la plupart des Libanais ont honte (je ne vois pas d’autre raison) de dire leur vérité : Israël est un pays agressif qui a occupé notre pays militairement, a tué des Libanais, et qui continue à avoir des visées expansionnistes sur le Liban-Sud. Il occupe et annexe une grande partie de la Palestine. Certains pensent même que c’est le seul pays qui pratique l’apartheid. Tout cela est historique, donc culturel. Il est dommage qu’un éminent intellectuel libanais, qui a eu la possibilité de rappeler aux Israéliens, chez eux, certaines vérités plus ou moins partagées par certains Israéliens d’ailleurs, n’en ait pas dit un mot. Les intellectuels israéliens ou simplement juifs sionistes, tels que BHL ou Alain Finkielkraut, ne se gênent pas pour défendre les points de vue culturels et même politiques du gouvernement israélien publiquement. On n’en demande pas tant à Amin Maalouf. Il n’y a pas de honte à dire qu’il y a une injustice en Palestine, que le peuple palestinien se trouve sous occupation militaire israélienne et qu’il en souffre. Il pouvait même ajouter que les Français, et parmi eux se trouvent beaucoup de juifs, connaissent bien les souffrances de l’occupation qui datent de l’époque nazie. Dommage ! Une occasion manquée… Je suis sûr que notre illustre Amin Maalouf trouvera une autre occasion pour rectifier le tir.

Dr A.R.HIJAZI


 

Isolement intellectuel
Les objections à l’entrevue avec la chaîne i24 montrent simplement l’isolement politique, intellectuel et la faiblesse quand il s’agit de vaincre l’ennemi dans le grand champ des relations publiques. Triste.

Fawzi KFOURY


 

Il nous doit une explication
Connaissant Amin Maalouf, il ne pouvait ignorer la portée de cette malencontreuse interview. À mon sens, il nous doit une explication. Nous autres Libanais, toutes confessions confondues, avons trop souffert et souffrons de la présence israélienne à nos frontières. Alors ? Provocation ? Bêtise ? À vous, monsieur Maalouf, de trancher.

Liliane M. CHÉMALI


 

Noble cause
Si l’immortalité donne des privilèges à l’Immortel, alors M. Maalouf fait bien d’user de ses privilèges dans le soutien d’une si noble cause. Le média n’a vraiment aucune importance.

Zaki KHLAT


 

Courageux
Je suis favorable à tout débat, surtout s’il permet à deux peuples de pays en guerre de mieux se connaître et de peser sur les choix de leurs dirigeants. Et il y a de quoi faire avec le Premier ministre Netanyahu. Alors Amin Maalouf à la télé israélienne, ce n’est que du positif : c’est bien que la chaîne israélienne l’ait invité, c’est supercourageux qu’il ait accepté.

M.N.O.


 

Parler avec l’ennemi
À moins de vouloir la violence, oui, il importe de parler avec l’ennemi, car c’est avec lui qu’il faut négocier la paix.

Jacques BEAUCHARD


 

Bravo
Je pense qu’il a très bien fait et qu’il a tous les droits de parler avec qui bon lui semble. Si notre État est ridicule et borné, pas besoin que le peuple le soit. La culture est ouverte à tous les pays du monde et à tous les peuples. Bravo Amin Maalouf.

Danièle Georges ZEHIL


 

Aucune contrainte n’est possible
Amin Maalouf a quitté le Liban à 27 ans dans les soutes d’un navire vers Larnaka il y a tout juste 40 ans. Avec pour seuls bagages ses habits, ses diplômes et ses souvenirs. En France, qui l’a adopté, il s’est construit un immense empire culturel mondial. Le Liban et la culture arabo-orientale y sont omniprésents. Il est devenu membre de l’Académie française. Dans cette position, comme dans celle des grands patrons franco-libanais ou binationaux de l’industrie, aucune contrainte n’est possible (on en a vus qui ont même rencontré les dirigeants d’Israël sans réaction des médias). Il est de nationalité française, réside en France, suit ses lois et est dans son droit. Le Liban lui a permis de naître, il ne lui doit que ça et pourrait s’en passer s’il n’y était attaché. Au contraire, c’est le Liban qui lui doit absolument tout. Ceux qui doivent plutôt s’excuser ou se taire sont ceux qui le dénigrent.

Joseph ZOGHBI


 

Regrettable !
C’est regrettable ! Le Liban est officiellement en guerre avec ces criminels occupants. Amin Maalouf, qui est libano-français et non pas le contraire, devrait en tenir compte. En parlant à cette chaîne de ce pays criminel et occupant, il a hélas manqué de sensibilité étant donné le caractère sensible de la question et blessé beaucoup de Libanais, d’Arabes, d’antisionistes et anticriminels dans le monde. Il a ainsi contribué à donner une sorte de légitimité à ces tueurs. C’est très regrettable et blessant! Je me demande s’il n’est pas simplement tombé dans le panneau de ces criminels judéo-sionistes… Ou peut-être ne se considère-t-il plus libanais. Il nous doit dans tous les cas une explication.

Ali FARHAT


 

Encourager l’échange
Il n’y a rien à penser (de cette entrevue, NDLR). La culture et l’intelligence n’ont pas de limites, et certainement pas terrestres ! Au contraire, il faut encourager l’échange de culture très bénéfique car qui connaît très bien l’histoire saura en fait que le monde n’a réussi à subsister jusqu’à maintenant que grâce à la mixité des cultures et à leurs échanges.

Berytus


 

Questions sur une chape de plomb
Boycotter le quidam israélien va-t-il libérer la Palestine ? Parler aux Israéliens fera-t-il reculer les chances de la paix ? Ou faudra-t-il à jamais vivre en guerre, pour assurer à jamais le confort de nos dictatures héréditaires ? Les Palestiniens qui passent leur temps à parler aux Israéliens sont-ils des traîtres à pendre ? Pourquoi interdisons-nous la traduction d’un livre israélien, alors que nos marchés de Beyrouth, de Amman ou du Caire pullulent de produits israéliens ?
Lire un roman israélien doit-il nous conduire à la grande prison promise par nos inquisiteurs, alors que nous y sommes déjà ? Le boycott d’un chanteur rock de la scène musicale de Tel-Aviv a-t-il rendu les Israéliens plus conciliants à l’idée de vivre à quelques kilomètres de l’État islamique ? Croit-on vraiment que les Israéliens meurent d’envie de parler à nos ridicules fonctionnaires de la pensée ? Et si un scientifique israélien inventait un remède contre le cancer, devrait-on aussi boycotter sa découverte ? N’y a-t-il pas des Israéliens qui, au cours des quarante dernières années, ont prouvé à maintes reprises qu’ils sont infiniment plus soucieux des droits des Palestiniens que nos corbeaux de malheur ?
Celui qui mène tambour battant la campagne haineuse contre Amin Maalouf se nomme, ô ironie de l’histoire, Samah (mansuétude), sa mère n’aurait-elle pas mieux fait de l’appeler Torquemada ?

Ziad HASSAN


 

Procès d’intention
S’il fallait faire l’inventaire de toutes les interviews et des contacts officieux et officiels avec Israël ! La querelle d’aujourd’hui me surprend, et tant mieux si c’est de la pub pour Amin Maalouf. Pour rappel, à la Foire du livre de Bruxelles en 2013, Amin Maalouf et David Grossman (dont le fils est mort au Liban durant la guerre de 2006) participaient à un entretien sur le thème « Gardiens de la mémoire ». Un entretien public, et si ma mémoire est encore bonne, aucune protestation ne s’est produite, aucun tollé n’a été signalé et pas une tarte à la crème n’a été lancée à la figure de qui que ce soit. J’assistais à cette rencontre, je l’ai enregistrée, et j’ai été très déçu par la qualité de l’entretien… On peut voir les choses de plusieurs façons. Pour moi, l’académicien Maalouf faisait la promotion de son livre, édité en France et essentiellement destiné au public francophone. Israël compte 600 000 francophones, sans être membre de la Francophonie bien sûr, et ils sont originaires en grande partie de France, pays d’adoption de l’écrivain. Maalouf a des lecteurs partout dans le monde. Un nouveau sacre pour notre compatriote, dont les livres sont lus par nos ennemis. « Dans ce cas de figure précis », il s’agit d’un procès d’intention…

C.F.


 

Faux pas
Amin Maalouf a participé en tant que Français à cette émission. Il est libre de le faire. À mon avis cependant, il ne servait à rien d’y participer. S’il s’agissait de parler de culture, il y a sûrement des dizaines d’autres occasions de le faire dans des émissions non israéliennes. Si le but est de faire preuve d’ouverture envers un État ou un peuple avec lequel nous sommes en conflit, je ne pense pas du tout que cela favorise le dialogue. En fait, il ne sera qu’exploité par certains médias israéliens pour prouver qu’Israël est accepté par les intellectuels. Cette politique de la part d’Israël est connue et bien rodée. Je ne vois que des désavantages (à cette participation, NDLR). Et à cela, il faut ajouter que malheureusement, un nombre non négligeable de Libanais et d’Arabes verront d’un mauvais œil cette initiative. Peut-être qu’Amin Maalouf n’en a que faire. De mon côté, j’apprécierai toujours le grand écrivain Amin Maalouf, mais à mon avis c’est un faux pas, ou tout au moins une initiative inutile.

Un lecteur assidu d’Amin Maalouf


 

Ambassadeur culturel
Je ne vois pas ce qui empêche Amin Maalouf ou ses équivalents de discuter d’une question culturelle, et même pourquoi pas politique, sur une chaîne israélienne, lui, l’auteur des Identités meurtrières.
Un homme aussi cultivé et sage aura l’avantage :
1 – d’être un ambassadeur culturel et un représentant libanais ou arabe par excellence;
2 – de faire ressentir aux Israéliens qu’ils ne possèdent pas le monopole du savoir ;
3 – de les faire douter par conséquent de leur supériorité ;
4 – de diminuer ainsi leur arrogance ;
5 – et pourquoi pas de rapprocher ainsi tous les peuples pour accéder à la paix, car tous les peuples comme tous les hommes sont égaux.
Au lieu de former des fanatiques comme les colons juifs ou ceux de l’État islamique, il vaut mieux enseigner le livre d’Amin Maalouf, Les Identités meurtrières, dans toutes les écoles du monde, pour accéder à la paix en créant un lien et une harmonie entre les peuples.

Dr Ghassan LOUTFI


 

Deux poids, deux mesures
Avant j’aurais été contre (une telle intervention sur un média israélien). Mais depuis l’invasion iranienne de quatre pays arabes, je trouve cette intervention équivalente, d’un point de vue moral et national, à donner une interview à une chaîne iranienne comme el-Alam ou même al-Manar. Je suis contre le deux poids, deux mesures.

Mohammad Ahmed SAMAWI


 

Ramener à la raison
Il est regrettable que certains intellectuels arabes lancent à chaque fois leurs croisades contre les meilleurs d’entre nous à l’aide du même discours identitaire imbibé des mêmes slogans. Interdire, dénoncer, diaboliser au nom de la nation arabe… Et tout cela parce que Amin Maalouf a osé dire la « langue » et donner sens à l’« histoire » à travers un média israélien… La forme ne fera que rarement le contenu et les contributions et les écrits de Maalouf ne peuvent, j’ose espérer, que ramener à la raison ceux et celles parmi les Israéliens qui n’ont plus de raison, mais seulement la force et le mépris des droits les plus élémentaires du peuple palestinien.

Noureddine MNASRI


 

Mascarade
Amin Maalouf est franco-libanais, n’oublions pas cela. Ce n’est pas pour rien qu’il a demandé la nationalité française. S’il ne vit pas au Liban aujourd’hui, il doit y avoir une bonne raison, et elle est sans aucun doute liée au fait que le Liban est en guerre avec pratiquement tous ses voisins. Al-Akhbar a pour seule raison d’être de dénoncer les artistes, les intellectuels, les simples citoyens, les ombres même de ceux-là, soupçonnés d’avoir un lien avec Israël. Cessons cette mascarade. Un jour, comme l’Égypte et la Jordanie, nous vivrons en bonne intelligence avec notre voisin du Sud.

Emmanuel RAMIA


 

Un choix risqué
Je ne suis ni libanais ni israélien. Juste un Belge pensant que le conflit israélo-palestinien est en train de pourrir toute la vie au Proche-Orient et que cette injustice révolte. Je n’ai ni lu ni entendu ce que Maalouf a raconté et débattu.
La démarche de Maalouf me semble aussi risquée et peu défendable que celle de certains écrivains français qui, en 1942 ou 1943, ont accepté de se rendre en Allemagne pour rencontrer leurs homologues du Reich. Avec cette différence que l’état de guerre au Liban résulte de la non-conclusion d’un traité de paix si je ne me trompe, et qu’il n’y a plus d’occupation du territoire.
J’imagine que le désir secret de Maalouf a été de montrer que les Libanais (et les autres peuples du Proche-Orient à l’exception d’Israël) valent beaucoup plus que ce qu’en dit la propagande ennemie. Si tel est le cas, son choix est risqué, discutable, mais peut-être pas totalement condamnable. Ma crainte, c’est que cela divise encore plus le peuple libanais : et il n’en a pas besoin…

Paul BOURGEOIS


 

Le droit d’entendre
Un académicien écrivain est un être universel. Le public francophone dans le monde entier a le droit d’entendre ce qu’il a à dire, que ce public soit au Liban, au Québec, en Belgique, en Suisse, en Afrique francophone, au Moyen-Orient francophone ou ailleurs où on parle le français. Ce n’est pas à nous de lui dicter « nos sentiments ». En Israël, il existe une grande communauté francophone, et Israël existe, que nous le voulions ou pas !

Lucie AKIKI


 

La force de la pensée
Amin Maalouf est l’un des rares écrivains libanais contemporains de calibre international, et le premier à occuper un siège à l’Académie française. Il est mondialement réputé pour la justesse de ses pensées, son bon sens, sa mesure, la beauté de sa plume et sa riche imagination.
Le fait qu’un tel personnage accepte d’accorder une entrevue à une chaîne israélienne, s’il montre quelque chose, est bien son ouverture d’esprit. C’est l’ouverture de l’esprit libanais qui permet à notre peuple de s’adapter si facilement aux quatre coins de la terre et de réussir dans tous les domaines au sein des collectivités des pays hôtes.
La pierre angulaire de l’esprit libanais est l’ouverture d’esprit que nous devons encourager et favoriser. Merci Amin Maalouf d’avoir accepté de parler à l’ennemi, car c’est par la force de la pensée – et non des armes – qu’il peut y avoir espoir de dialogue et de paix.

Chaouki ABINAKHLÉ


 

Marre de ces conflits stériles
Je n’ai aucune idée du contenu de l’intervention d’Amin Maalouf, mais enfin, je pense que l’étroitesse d’esprit n’a jamais servi personne, et il faut savoir quand parler à un Israélien « relève du crime absolu » et quand cela est une preuve d’ouverture.
On jette la pierre à une Miss Liban qui pose à côté de Miss Israël, mais les peuples en ont marre de ces conflits stériles qui n’en finissent plus. On n’est quand même pas en train de signer un accord commercial ou autre avec Israël !
Et si l’on essayait d’être intelligent pour une fois, de voir les choses sous un autre angle et de se dire que c’est un honneur pour nous en fait, qu’en dépit du contexte, une chaîne israélienne ait une si haute idée d’un Libanais, et dans ce cas d’Amin Maalouf, qu’elle le prend comme référence pour une question purement culturelle…

Soraya NAUFAL

 

Lire aussi
Culture de la terreur, l’édito de Michel Touma

ACCUEIL DES DEMANDEURS D’ASILE: CES ASSOCIATIONS QUI DÉRANGENT – CARTE BLANCHE DU 17 JUIN


Accueil des demandeurs d’asile: ces associations qui dérangent - Carte blanche du 17 juin

Le Gouvernement belge vient d’annoncer sa décision de supprimer 10 000 places d’accueil pour les demandeurs d’asile. Et, au passage, d’évincer un partenaire historique: les associations, dont le CIRÉ. Relisez la carte blanche parue sur le site de la RTBF ce vendredi 17 juin.

Oui, les demandes d’asile sont en nette baisse depuis le début de l’année. Et il n’est pas facile de gérer un réseau d’accueil qui doit s’ajuster aux arrivées fluctuantes. Donc, oui, le Gouvernement devait prendre des décisions pour adapter le réseau d’accueil au contexte actuel. Mais la nature des décisions prises et leur ampleur ne semblent pas répondre à cette ambition-là, mais plutôt à celle de se débarrasser de partenaires associatifs gênants.

Le Gouvernement profite en effet du plan de fermeture de 10 000 places pour supprimer le modèle d’accueil des associations actif depuis 17 ans. En partenariat avec Fedasil, elles proposent aux demandeurs d’asile un hébergement dans des appartements, avec un accompagnement adapté à leurs besoins. Un modèle d’accueil reconnu qui favorise l’autonomie et l’intégration. Et qui s’inscrit dans une histoire : depuis 1954, les associations ont accueilli, au fil des crises migratoires, les réfugiés hongrois, albanais, rwandais, kosovars, irakiens, afghans, syriens… Cette collaboration prend donc fin aujourd’hui, en pleine crise du logement, à un moment où la Belgique a précisément besoin de renforcer les outils d’intégration et où la crise des réfugiés est bien loin d’être terminée.

La logique voudrait qu’en période d’arrivée importante de demandeurs d’asile, le Gouvernement ouvre des places « d’urgence », « temporaires » et « extra » et que lorsqu’il y a une diminution de ces arrivées, il ferme ces places-là et revienne à une base de places structurelles de qualité. En 2000, en 2009 puis en 2015, les associations ont répondu présentes pour l’ouverture de places et se sont adaptées du mieux possible aux fermetures qui ont suivi et aux multiples changements demandés par Fedasil et les autorités politiques. Aujourd’hui, ce n’est pas la logique adoptée : la fermeture concerne aussi des places structurelles. Et ce, sans aucune concertation, ni information. Une décision unilatérale.

Alors, pourquoi ? Parce que notre système d’accueil a été évalué négativement ? Parce que les résidents se sont plaints ? Parce que ce type d’accueil coûte plus cher que les autres ? Rien de tout cela. L’accueil individuel fonctionne bien et est moins coûteux que l’accueil en centres collectifs. C’est plutôt parce que notre mission est la défense des droits des étrangers, des demandeurs d’asile et des réfugiés. Et qu’aux yeux de certains, nous les accueillons peut-être « trop bien ». Dans un contexte de politique migratoire restrictive, de dissuasion des demandeurs d’asile, les associations – par leur discours et leurs pratiques – gênent.

Le Gouvernement a fait un choix de fermeture brutal, non discuté, non négocié, manquant de prudence, évinçant les organisations comme la nôtre. Un mode de décision cynique et malsain pratiqué par le Gouvernement actuel. Notre secteur en fait les frais, à l’image d’autres acteurs de la société civile ou des services publics. Ce mode de gouvernance qui exclut la concertation, voire l’analyse et la critique, constitue un danger pour notre démocratie.

Même si nous ne pouvons plus à l’avenir défendre un modèle d’accueil respectueux des droits des demandeurs d’asile à travers notre mission d’accueil en logements individuels, notre combat pour la défense des étrangers ne s’arrête pas là et nous poursuivrons notre mission, par tous les moyens possibles, avec toujours plus de force et de conviction.

Contact

Malou Gay, co-directrice du CIRÉ

Dernière modification le vendredi 17 juin 2016 16:42

Israël. «Ce n’est pas la campagne BDS qui est criminelle»


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Par Gideon Levy

La lutte contre le mouvement pour boycotter Israël (BDS – Boycott, désinvestissement, sanctions) a atteint en Israël un niveau inédit – celui de la criminalisation. A partir de maintenant il ne s’agit pas simplement d’une campagne de propagande contre BDS (qui ne fait d’ailleurs que le renforcer), ni de l’attitude habituelle qui consiste à se poser en victime, ni même des bobards colonialistes prétendant que le boycott fait du tort aux travailleurs palestiniens. Il ne s’agit même plus d’une diabolisation, qui implique d’accuser les partisans du boycott d’antisémitisme, soit la mère de toutes les accusations.
Non, maintenant le boycott est devenu un crime. C’est devenu un crime de boycotter le criminel [l’Etat colonisateur]. C’est un crime d’éviter d’acheter des denrées produites dans des territoires du crime. C’est un crime d’éviter de soutenir une fabrique de crime. C’est un crime de lutter contre les violations du droit international.

Le puissant travail du lobby juif-israélien est en train de marquer des points. Le feu vert a été donné par la Cour suprême en France, qui, l’année dernière, a jugé – cela paraît incroyable – que le fait de boycotter Israël était un «crime de haine» [1]. Ce ne sont donc ni les colonies ni les exécutions aux check-points, ni la violence des colons ni les arrestations de masse qui sont un crime. Non, c’est le fait de les boycotter qui constitue un crime.

Les Etats-Unis ne sont bien sûr pas à la traîne. Ils ne manquent jamais une opportunité de cultiver, de financer et d’encourager l’occupation. Vingt Etats ont promulgué – ou sont sur le point de le faire – des amendements contre le boycott d’Israël. Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a même été jusqu’à annoncer cette semaine qu’il avait signé un décret administratif stipulant que son Etat boycottera toute organisation ou compagnie qui oserait participer au boycott. «Nous voulons qu’Israël sache que nous sommes de son côté», a déclaré ce pseudo-ami d’Israël lors d’une conférence juive à Manhattan. Dans un tweet il clarifie: «Si vous boycottez Israël, New York vous boycottera.»

Merci New York! Merci monsieur le gouverneur! Votre action a prouvé que New York était du côté des occupants, du côté du crime. Une fois de plus vous avez prouvé à quel point les Etats-Unis sont indignes de porter le titre de «leader du monde libre». Une fois de plus vous avez prouvé que lorsqu’il s’agit d’Israël toutes les valeurs que vous préconisez sont du coup déformées. Qui peut imaginer qu’un décret de ce genre aurait pu être publié contre le mouvement international anti-apartheid en Afrique du Sud? Qui peut imaginer une criminalisation des sanctions contre la Russie suite à son invasion de la Crimée?
On peut ne pas soutenir le boycott, on peut aussi ne pas croire à son efficacité. Mais il faut admettre qu’on ne peut pas être une personne dotée de conscience et acheter des produits des colonies. Au même titre où des personnes soucieuses de respecter la loi n’achèteraient pas des produits volés doivent de même éviter d’acheter des biens produits sur des terres volées et tenter de dissuader les gens de le faire. On a le droit d’encourager les gens à boycotter de tels produits. Mais c’est très difficile, car il est devenu impossible d’établir une distinction claire entre les colonies et Israël, ce qui a estompé la Ligne verte [établie par l’Etat Israélien après 1967].

Israël est totalement investi dans l’entreprise d’occupation, au point qu’il est devenu impossible de distinguer entre l’Etat d’Israël et l’occupation. Quelle banque israélienne n’a pas des comptes en Cisjordanie? Quelle structure de santé n’a pas une branche à Ariel [colonie établie en Cisjordanie]? Quelle chaîne de supermarchés n’a pas des filiales desservant les colons?
Même ceux qui ne croient pas au boycott ou qui pensent qu’il y a de meilleures manières de combattre l’occupation (lesquelles?) ne doivent pas se joindre à cette entreprise dévastatrice de criminalisation. Le boycott est un moyen légitime, non-violent, qui a été – et est encore – utilisé par de nombreux Etats, y compris par Israël.

En effet, que sont les sanctions internationales contre Hamas, encouragées par Israël, sinon un boycott? Et qu’en est-il des mesures contre l’Iran? Est-ce qu’Israël n’a pas également violé la loi internationale? Les propagandistes israéliens se délectent des réussites contre BDS. La semaine passée le commandant de ce combat, l’ambassadeur d’Israël auprès des Nations Unies, Danny Danon, a tenu une conférence propagandiste dans le bâtiment de l’ONU, où ses efforts visaient à briefer quelque 1500 étudiants juifs crédules en récitant: «Chaque deuxième mot qui sort de vos bouches doit être “paix”.»
Cela est bien sûr très émouvant. Mais l’heure de vérité arrivera et alors tous ceux qui ont agi pour criminaliser le boycott devront répondre honnêtement à quelques questions: Qui est le criminel ici? Quel est le véritable crime, et qu’avez-vous entrepris pour lutter contre ce crime? (Article publié dans le quotidien Haaretz, le 9 juin 2016. Traduction A l’Encontre)
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[1] Selon l’article du Monde du 6 novembre 2015 : «Pour la haute juridiction française, cela est néanmoins constitutif du délit de « ? provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée ?» (article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse).» (Réd. A l’Encontre)

source

BDS intimidation


Je (anniebannie) reçois ce matin d’une certaine Brigade Juive un courrier intitulé Grillé  que je reproduis ici.

Cher(ère) boycoteur/euse, comme la dernière fois,

We have are a very particular set of skills, skills We have acquired over a very long career. Skills that make us a nightmare for people like you.

Bref vous l’aurez compris les boycotteur, maintenant on va vous scalper un par un, Collectif par collectif, association par association…

 

Nous avons le temps, et la volonté.

La bise de la Brigade

 

 

Ceci est le texte figurant sur la page facebook de ladite Brigade (liens supprimés car peut-être piégés)

« La cour de cassation et la circulaire Alliot- Marie condamnent le boycott en le rendant de facto illégal.
Le problème est qu’il est difficile de dissoudre une entité qui n’a pas d’existence légale.
Le bds est présent dans beaucoup de villes françaises mais ne dispose bien souvent d’aucun statut associatif déposé en préfecture.
Des associations telles l’association france palestine solidarité ou cajpo ,de notre très chère délinquante fiscale Olivia Zemor , se sont fait l’antichambre aussi bien financière que militante des appels au boycott ..
Cette méthode permettait de diluer le problème en se prévalant de statuts qui n’avait pas pour mot d’ordre la discrimination économique et culturelle.
Nous sommes pourtant tombés sur une perle qui fera changer le cours des choses.
La section des boycotteurs antijuifs de Toulouse dispose de statuts déposés en préfecture.
C’est d’ailleurs sans surprise que 3 des 4 mis en examen du procès qui aura lieu le 30 juin à Toulouse en sont à la tète.
Nous vous rappelons que la 4 em est une proche des idéologues de merah,clain nehmouche et autres ordures qui font des allers retours en syrie pour venir massacrer dans les cours d’écoles juives ou dans des salles de concert.
Les statuts renvoient à la page internet de bds movement…qui prône ouvertement le boycott des produits israéliens sur sa page de garde.
Nous voila donc face à un paradoxe…
Comment une association dont l’objet est illégal peut elle avoir pignon sur rue?
Nous sommes convaincus que les magistrats sauront mettre un terme à cette anomalie.
Le plus drôle dans l’histoire est qu’il est écrit dans les statuts qu’il ne doit « pas y avoir de confusion entre antisionisme et antisémitisme »….
Il est vrai qu’on nous ressort souvent du placard ces juifs honteux tels rony brauman ou autres kapos de l’union française juive pour la paix histoire d’endormir les plus crédules.
Rappelons que le tribunal de Montpellier a condamné deux membres du bds pour antisémitisme il y’a à peine 2 mois.
Nos archives regorgent d’étroncs boycotteurs fans d’hitler ,de soral ou de la quenelle…
La brigade vous annonce la fin prochaine du bds.
On ne lâchera rien.
On ne les lâchera pas. »

Nous sommes sans doute quelques centaines à avoir reçu cette menace. Ils ne s’imaginent quand même pas pouvoir nous forcer à avaler des Jaffas, des dates Majoul, ou à boire du Sodastream. Nous sommes encore libres de choisir ce que nous achetons.

En ce qui me concerne, j’ai mis le courriel à la poubelle. Je poste ce qui précède en avant-propos à l’article de Gideon Levy