Ce réfugié syrien obtient son diplôme de médecin à 27 ans


15 photos pour nous rappeler notre passé… de réfugiés !


15 photos pour nous rappeler notre passé… de réfugiés !

Source : Fred Ramage/Keystone/Getty Images

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Le Time a publié des photos colorisées de la Deuxième Guerre mondiale, quand les Européens fuyaient l’horreur de la guerre. Comme les Syriens aujourd’hui.

Le magazine américain Time a demandé au photographe Sanna Dullaway de coloriser des photos des populations qui ont migré pendant la Deuxième Guerre mondiale. Pour quelle raison ? Pour montrer que la réalité d’hier ressemble à celle d’aujourd’hui. Seuls les acteurs ont changé : ils étaient européens, aujourd’hui ils sont Syriens, Afghans ou Iraqiens.

Entre 1939 et 1945, plus de 60 millions d’Européens ont été contraints de quitter leur maison et parfois leur pays, pour fuir les horreurs de la guerre. 70 ans plus tard, des centaines de milliers de réfugiés originaires d’Afrique et du Moyen-Orient tentent de rejoindre l’Europe.

Un article du Washington Post revient sur un fait important de la Deuxième Guerre mondiale : The forgotten story of European refugee camps in the Middle East (L’histoire oubliée des camps de réfugiés européens au Moyen-Orient). En 1942, le Royaume-Uni avait mis en place la MERRA (Middle East Relief and Refugee Administration). Un dispositif qui a permis à 40 000 Européens de s’établir dans des camps de réfugiés en Syrie, Égypte et Palestine.

Voici les 15 photos publiées par le Time. Elles nous rappellent que l’histoire se répète souvent, mais avec des protagonistes différents. Parfois, les rôles sont inversés.

Source : Fred Ramage/Keystone/Getty Images/Photo colorisée par Sanna Dullaway

Source : AP Photo / Photo colorisée par Sanna Dullaway

Source : Fred Ramage / Keystone/ Getty Images / Photo colorisée par Sanna Dullaway

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Source : Fred Ramage / Keystone/ Getty Images / Photo colorisée par Sanna Dullaway

Source : AP Photo / Photo colorisée par Sanna Dullaway

Ma famille a connu une autre immigration. Elle n’a pas quitté l’Italie pendant la guerre, mais 15 ans après pour trouver du travail en France au début des années 60. On a souvent un lien dans notre passé avec un autre peuple, une autre terre.

Ces photos m’ont beaucoup touché. J’y vois un message d’espoir : il y a une vie après la guerre même loin de notre pays d’origine.

 

VIDEO. Datagueule : des chiffres contre les idées reçues sur les migrants


VIDEO. Datagueule : des chiffres contre les idées reçues sur les migrants

Les équipes de Datagueule ont réalisé une vidéo sur le sujet délicat de l’immigration.

Saviez-vous qu’en 2014, 75% des migrants ayant trouvé la mort ont péri en se noyant dans la mer Méditerranée ? Ou qu’en 2010, moins d’un réfugié sur cinq vivait en-dehors de sa région d’origine ? Pour combattre les idées reçues sur le sujet délicat de l’immigration, les équipes de Datagueule ont réalisé cette vidéo sur les migrants, compilant de nombreux chiffres.

On y apprend qu’en 2015, 240 millions de personnes ont migré pour des raisons économiques, politiques ou de survie, dans le monde. Ce qui ne représente que 3% de la population mondiale et qui n’a rien de nouveau. Le nombre était plus élevé (5%) avant la première guerre mondiale. Les images rappellent aussi que les migrations n’ont pas de nationalité. Tout au long du XIXe siècle, 50 millions d’Européens ont fui vers les Amériques

ACCUEIL DES DEMANDEURS D’ASILE: CES ASSOCIATIONS QUI DÉRANGENT – CARTE BLANCHE DU 17 JUIN


Accueil des demandeurs d’asile: ces associations qui dérangent - Carte blanche du 17 juin

Le Gouvernement belge vient d’annoncer sa décision de supprimer 10 000 places d’accueil pour les demandeurs d’asile. Et, au passage, d’évincer un partenaire historique: les associations, dont le CIRÉ. Relisez la carte blanche parue sur le site de la RTBF ce vendredi 17 juin.

Oui, les demandes d’asile sont en nette baisse depuis le début de l’année. Et il n’est pas facile de gérer un réseau d’accueil qui doit s’ajuster aux arrivées fluctuantes. Donc, oui, le Gouvernement devait prendre des décisions pour adapter le réseau d’accueil au contexte actuel. Mais la nature des décisions prises et leur ampleur ne semblent pas répondre à cette ambition-là, mais plutôt à celle de se débarrasser de partenaires associatifs gênants.

Le Gouvernement profite en effet du plan de fermeture de 10 000 places pour supprimer le modèle d’accueil des associations actif depuis 17 ans. En partenariat avec Fedasil, elles proposent aux demandeurs d’asile un hébergement dans des appartements, avec un accompagnement adapté à leurs besoins. Un modèle d’accueil reconnu qui favorise l’autonomie et l’intégration. Et qui s’inscrit dans une histoire : depuis 1954, les associations ont accueilli, au fil des crises migratoires, les réfugiés hongrois, albanais, rwandais, kosovars, irakiens, afghans, syriens… Cette collaboration prend donc fin aujourd’hui, en pleine crise du logement, à un moment où la Belgique a précisément besoin de renforcer les outils d’intégration et où la crise des réfugiés est bien loin d’être terminée.

La logique voudrait qu’en période d’arrivée importante de demandeurs d’asile, le Gouvernement ouvre des places « d’urgence », « temporaires » et « extra » et que lorsqu’il y a une diminution de ces arrivées, il ferme ces places-là et revienne à une base de places structurelles de qualité. En 2000, en 2009 puis en 2015, les associations ont répondu présentes pour l’ouverture de places et se sont adaptées du mieux possible aux fermetures qui ont suivi et aux multiples changements demandés par Fedasil et les autorités politiques. Aujourd’hui, ce n’est pas la logique adoptée : la fermeture concerne aussi des places structurelles. Et ce, sans aucune concertation, ni information. Une décision unilatérale.

Alors, pourquoi ? Parce que notre système d’accueil a été évalué négativement ? Parce que les résidents se sont plaints ? Parce que ce type d’accueil coûte plus cher que les autres ? Rien de tout cela. L’accueil individuel fonctionne bien et est moins coûteux que l’accueil en centres collectifs. C’est plutôt parce que notre mission est la défense des droits des étrangers, des demandeurs d’asile et des réfugiés. Et qu’aux yeux de certains, nous les accueillons peut-être « trop bien ». Dans un contexte de politique migratoire restrictive, de dissuasion des demandeurs d’asile, les associations – par leur discours et leurs pratiques – gênent.

Le Gouvernement a fait un choix de fermeture brutal, non discuté, non négocié, manquant de prudence, évinçant les organisations comme la nôtre. Un mode de décision cynique et malsain pratiqué par le Gouvernement actuel. Notre secteur en fait les frais, à l’image d’autres acteurs de la société civile ou des services publics. Ce mode de gouvernance qui exclut la concertation, voire l’analyse et la critique, constitue un danger pour notre démocratie.

Même si nous ne pouvons plus à l’avenir défendre un modèle d’accueil respectueux des droits des demandeurs d’asile à travers notre mission d’accueil en logements individuels, notre combat pour la défense des étrangers ne s’arrête pas là et nous poursuivrons notre mission, par tous les moyens possibles, avec toujours plus de force et de conviction.

Contact

Malou Gay, co-directrice du CIRÉ

Dernière modification le vendredi 17 juin 2016 16:42

Waar hebben we dat nog gehoord over vluchtelingen?


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Belgen waren in 1914-1918 voor de Britten vieze, vuile mannen die hun handen niet konden thuishouden en vrouwen bepotelden.

Waar hebben we dat nog gehoord over vluchtelingen?

Zou het kunnen dat dergelijke veronderstellingen behoren tot het iconische plaatje van ‘de vluchteling’ (wie hij ook is en vanwaar hij ook komt)?

We zouden dus beter ophouden met de clichés te blijven herhalen, die honderd jaar geleden heel fout veralgemenend als etiketten op Belgische vluchtelingen werden geplakt en wij vandaag even fout veralgemenend als etiketten op andere vluchtelingen plakken.

Marie Peltier


Pourquoi paradoxalement la terrible « crise » actuelle me donne de l’espoir pour les Syriens? Car ceux-ci ont enfin la parole. Toutes les personnes qui recueillent les réfugiés après leur traversée de la Méditerranée en témoignent: les réfugiés syriens dans leur immense majorité disent fuir les bombardements du régime. Le signe le plus révélateur que le vent peut tourner? Observer comment toute la nébuleuse pro-Assad et conspi est en train de s’agiter pour tenter de semer la confusion sur les réfugiés. En parlant d’infiltration de jihadistes parmi eux; en faisant passer le père du petit Aylan – qui a subi la répression du régime – pour un passeur; en faisant croire que le père syrien à qui la journaliste hongroise a fait un croche-pieds – lui aussi a été emprisonné et torturé par Assad – est un « ancien jihadiste ». (Voire même désormais en parlant de « mises en scène », allons-y carrément). La propagande et la terreur marchent sur la loi du silence et sur la déshumanisation. Je pense qu’il y a quelque chose de cette loi-là qui est en train de tomber.