Un bateau d’aide à Gaza encerclé par la marine israélienne


humanity

Le bateau a quitté Chypre lundi/hier, défiant la blocus de la marine israélienne.
Un bateau transportant 21 militants pro-palestiniens a été encerclé mardi en pleine mer par cinq navires de la marine israélienne pour l’empêcher d’atteindre la bande de Gaza, a indiqué le mouvement « Free Gaza » qui organise cette expédition.

Matériel médical, jouets, kits d’aide humanitaire
« Des bâtiments de guerre israéliens ont entouré le bateau et menacé d’ouvrir le feu s’il ne faisait pas demi-tour. Lorsque les activistes ont refusé de se laisser intimider, les forces d’occupation israéliennes ont commencé à brouiller leurs instruments de navigation », a affirmé le mouvement dans un communiqué.

Le bateau transportant du matériel médical, des jouets et des kits d’aide humanitaire est parti de Chypre lundi dans le but de dénoncer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza depuis la prise de contrôle du Hamas islamiste en juillet 2007.

Un prix Nobel de la paix à bord
Plusieurs expéditions du même ordre avaient été menées avec succès l’an dernier et avaient permis de remettre de l’aide aux habitants de Gaza. Mais une dernière tentative, à la mi-janvier, en pleine offensive de l’Etat hébreu dans le territoire palestinien, avait été repoussée par la marine israélienne.

Le bateau, sur lequel se trouvent des activistes de 11 nationalités dont la prix Nobel de la paix Mairead Maguire, devait accoster sur les côtes de la bande de Gaza mardi, après une trentaine d’heures de trajet.

Mensonge sur la destination du navire
Interrogé par l’AFP, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a indiqué que ce bateau n’avait pas le droit de pénétrer dans les eaux territoriales de la bande de Gaza, « car ses propriétaires ont menti en affirmant au départ que le port de destination était Port-Saïd » en Egypte.

« De plus, les eaux territoriales de la bande de Gaza, de même que toute l’enveloppe extérieure des frontières des territoires palestiniens, sont restées sous la seule responsabilité d’Israël aux termes des accords d’autonomie conclus en 1993 », a ajouté ce responsable.

« La marine israélienne avisera »
Interrogé sur la manière dont Israël allait agir envers le bateau, le responsable s’est borné à affirmer que « la marine israélienne avisera ». (belga/th)
30/06/09 11h11

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Nouvelles du Spirit of Humanity


Dear Friends,

We just spoke again with our people aboard the Spirit of Humanity. The Israeli Navy is continuing to try and intimidate the ship, and is actively jamming its radar, GPS, and navigation systems in direct violation of international maritime law. This jamming is extremely dangerous and directly threatens the welfare and safety of everyone aboard our civilian ship.

Because their instrumentation is being jammed, they are using compass and paper to attempt to navigate. They are in international waters and they believe their location is approximately 110km off of the town of Hadera. Everyone is tired but determined. They are not being deterred by the Israeli aggression and are continuing toward Gaza. Please help them.

Please CALL or FAX Major Liebovitz from the Israeli Navy at:
Tel + 972 5 781 86248 or +972 3737 7777 or +972 3737 6242
Fax +972 3737 6123 or +972 3737 7175

CALL Mark Regev in the Prime Minister’s office at:
Tel +972 2670 5354 or +972 5 0620 3264
mark.regev@it.pmo.gov.il

CALL Shlomo Dror in the Ministry of Defence at:
Tel +972 3697 5339 or +972 50629 8148
mediasar@mod.gov.il

La nouvelle guerre médiatique israélienne


Au sommaire d’OummaTV, un entretien avec Denis Sieffert, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Politis, auteur de La nouvelle guerre médiatique israélienne aux éditions La Découverte. Dans cette interview, Denis Sieffert montre comment les stratèges israéliens de la communication politique influencent l’opinion israélienne et internationale en véhiculant notamment une image « déshumanisante » des Palestiniens.

La France humiliée par Tsahal


Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.

Par JEAN-PIERRE PERRIN

Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay.

Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques.

Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

Miette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Excréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux – pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français.

Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français – le «t» en trop – qui a choqué l’enseignante.

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