NOUS ORGANISONS UNE ACTION POUR LES RÉFUGIÉS SYRIENS: VOUS PARTICIPEZ?


photo-action-syrie copy

Nous avons besoin de votre aide pour une action de soutien aux réfugiés syriens séparés de leurs familles par la guerre. Nous vous invitons, vous ainsi que d’autres Syriens, à venir nous rejoindre le jeudi 3 juillet à 12h sur la Place de la Monnaie à Bruxelles.

Quoi ?

Nous organisons une action « photos » à la Place de la Monnaie. Si votre frère, votre sœur, votre mère, votre père, votre grand-mère, votre grand-père… se trouve bloqué en Syrie ou dans un autre pays; ou s’ils ont enfin pu vous rejoindre après une longue séparation, alors apportez une photo d’eux à l’action ! Avec ces photos, nous voulons montrer à la Belgique qu’il y a encore de nombreux Syriens qui se trouvent séparés de leur famille du fait de la guerre en Syrie.

Pourquoi ?

Il est temps que la Belgique réunisse les familles syriennes. Les partis politiques belges négocient actuellement un nouvel accord de gouvernement. Nous souhaitons qu’ils donnent une place aux familles syriennes dans cet accord. Une simple phrase dans l’accord de gouvernement peut changer leur vie.

Qui ?

Cette action est organisée par des réfugiés syriens avec le soutien de 11.11.11, Amnesty International, Broederlijk Delen, Caritas International, CIRÉ, CNCD-11.11.11, Comité belge d’aide aux réfugiés, Médecins du Monde, Oxfam Solidarité, Pax Christi et Vluchtelingenwerk Vlaanderen.

En bref

Si vous venez de Syrie, que votre famille se trouve encore en Syrie ou dans un autre pays, ou que vous avez été séparé de votre famille par la guerre: venez à l’action et apportez une photo de votre famille avec vous (ou envoyez-la à kristien@vluchtelingenwerk.be, nous l’imprimerons pour vous).

Si vous ne venez pas de Syrie mais que vous voulez aussi que les familles syriennes reçoivent une place dans l’accord de gouvernement: venez à l’action et portez un t-shirt noir.

En pratique

  • Rendez-vous le 3 juillet à 12h à la Place de la Monnaie à Bruxelles.
  • Pas de logos ni de drapeaux: par cette action, nous voulons attirer l’attention sur les réfugiés syriens et leurs familles, pas sur les ONG ou sur des revendications politiques liées au conflit syrien.
  • Plus d’infos: vdemuylder@cire.be

Diffusez le flyer

icon Appel Action Syrie 2014 Arabe

icon Appel Action Syrie 2014 English

icon Appel Action Syrie 2014 Français

icon Appel Action Syrie 2014 Nederlands

Les jihadistes de l’EIIL, engagés en Irak et en Syrie, annoncent un « califat »


Publié le 29 juin 2014 à 21h19

Bagdad (AFP)

Les jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui ont conquis de larges pans de territoires en Syrie et en Irak, ont annoncé dimanche l’établissement d’un « califat islamique » faisant fi des frontières.

Sur le terrain, l’armée irakienne menait sa plus grande contre-offensive au nord de Bagdad pour tenter de reprendre les régions prises par les insurgés sunnites lors de leur offensive fulgurante lancée le 9 juin, notamment la ville de Tikrit.

Dans un enregistrement audio diffusé sur internet, l’EIIL, qui se fait désormais appeler « Etat islamique » pour supprimer toute référence géographique, a désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme « calife » et donc « chef des musulmans partout » dans le monde.

l’article ici

Estas Tonne


estas_3

[youtube http://youtu.be/jndjluWJSLw?]

 

Estas Tonné.

De lui, on découvre d’abord sa guitare à six cordes décorée de fleurs rouges ; elle ressemble à ces visages, tannés par le temps, et dont il ne faut surtout pas effacer les rides. Une guitare qu’il a habillée telle  une princesse gitane, et dont il caresse avec grand respect les meurtrissures.

Et elle le lui rend bien. Entre ses mains, cette guitare, c’est une femme qui danse.

Puis  Estas apparait, telle une peinture de Titouan Lamazou.

Fragile comme une esquisse, les cheveux longs et ondulés, le port altier, l’allure slave et le regard d’un enfant dont on peut déjà lire toute la sagesse, Estas est lumineux. A croire qu’il capte l’énergie qui l’entoure. Serait-il un troubadour des temps modernes  perdu dans l’espace temps ?

Lorsque ses doigts effleurent les cordes de sa guitare, il se produit comme une alchimie… Les notes roulent et nous enroulent, doucement, à la manière d’un Orient Express dans lequel nous serions montés sans nous en apercevoir.   Le paysage défile et nous voila, le nez collé à la vitre, hypnotisés par la beauté des paysages que nous traversons dans un voyage immobile. 

Parfois Estas nous porte, à la vitesse d’un cheval au galop, comme pour nous faire ressentir le goût de la liberté. Parfois il nous berce, comme pour rassurer l’enfant qui sommeille au plus profond de nous. Il nous prend la main, et ne la lâche pas. Sa musique inventive, aux sonorités « gypsy », latines ou rock s’adresse à tous : elle n’est qu’un miroir qui nous révèle à nous même.

A la manière du Petit Prince, Estas nous ramène à l’essentiel. Il sillonne le monde, joue de la guitare avec son cœur, dans la rue, dans le métro, dans les petites salles, et surprend à chaque fois les spectateurs. Il ne laisse jamais indifférent.

 Quant à son carnet de voyages qu’il exprime par sa guitare, au détour des rencontres, et de l’amour qu’il veut faire partager… ce carnet là n’a qu’une seule page : celle qu’il écrit dans l’instant.

Sylvie Da Silva – http://automnalesballain.free.fr/ – www.estastonne.com

JOURNÉE NOIRE POUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE APRÈS LA CONDAMNATION DE JOURNALISTES D’AL JAZEERA


arton22718-a8373

lundi 23 juin 2014par Service Presse

La condamnation, lundi 23 juin en Égypte, de trois journalistes d’Al Jazeera English accusés d’avoir « falsifié des informations » et de faire partie du mouvement des Frères musulmans ou d’avoir aidé celui-ci constitue une attaque violente contre la liberté de la presse, a déclaré Amnesty International.

Les trois journalistes – l’Australien Peter Grestel’Égypto-Canadien Mohamed Fahmy et l’Égyptien Baher Mohamed, tous considérés par Amnesty International comme des prisonniers d’opinion – ont été condamnés à sept ans de prison. Baher Mohamed a en outre été condamné à trois ans supplémentaires pour détention d’une cartouche de fusil. Ils sont incarcérés depuis le 29 décembre 2013.

« C’est un jugement terrible pour ces hommes et leurs familles, et une journée noire pour la liberté de la presse en Égypte, à l’heure où des journalistes sont enfermés et qualifiés de criminels ou de “terroristes” simplement pour avoir fait leur travail », a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« La seule raison pour laquelle ces trois hommes sont en prison est que les autorités égyptiennes n’aiment pas ce qu’ils ont à dire. Ce sont des prisonniers d’opinion qui doivent, à ce titre, être libérés immédiatement et sans condition. En Égypte aujourd’hui, toute personne qui ose contester le discours des autorités est considérée comme une cible légitime. »

Sur les six autres personnes jugées avec les journalistes d’Al Jazeera, deux ont été relaxées et quatre condamnées à sept ans d’emprisonnement.
Le tribunal a également condamné par contumace un certain nombre d’autres journalistes à 10 années de prison, notamment les Britanniques Sue Turton etDominic Kane et la Néerlandaise Rena Netjes.
Un observateur d’Amnesty International a relevé plusieurs irrégularités et des exemples d’incompétence totale pendant le procès. En 12 audiences, le ministère public n’a pas présenté le moindre élément de preuve solide établissant un lien entre les journalistes et une organisation terroriste ou démontrant qu’ils avaient « falsifié » des séquences diffusées.

« Le procès a été une complète imposture. La condamnation de ces hommes à des peines d’emprisonnement après un spectacle si grotesque est une parodie de justice », a déclaré Philip Luther.

Le ministère public a fait obstacle au droit des prévenus d’examiner et de contester les éléments présentés à charge contre eux. Il a par ailleurs fait montre d’un manque de préparation et d’organisation, en présentant souvent des éléments non pertinents.

Des témoins essentiels de l’accusation ont également paru contredire leur propre témoignage écrit. Des experts techniques ont admis lors du contre-interrogatoire qu’ils ne pouvaient pas confirmer si les journalistes d’Al Jazeera avaient trafiqué des images ou transporté du matériel non autorisé.
« Ce jugement prouve une nouvelle fois que les autorités égyptiennes ne reculent devant rien dans leur campagne impitoyable visant à écraser toute personne qui conteste le discours officiel, quitte à utiliser des preuves douteuses contre elle », a déclaré Philip Luther.

Les journalistes ne sont pas les seules personnes exposées à ces risques Des milliers de personnes ont été enfermées au cours de l’année écoulée dans le cadre d’une vaste répression de la dissidence. De nombreuses condamnations à mort ont été prononcées à l’encontre de partisans de l’ancien président Mohamed Morsi.

« La justice égyptienne a prouvé à de nombreuses reprises qu’elle est peu désireuse ou incapable de tenir un procès impartial et équitable lorsqu’il s’agit de personnes soupçonnées de soutenir l’ancien président. Au lieu d’enfermer des journalistes et d’autres personnes perçues comme menaçantes, les autorités doivent concentrer leurs efforts sur des enquêtes crédibles concernant les violations des droits humains commises par les forces de sécurité », a déclaré Philip Luther.

Face à la colère contre l’impunité israélienne, les dirigeants européens font semblant de se fâcher



vendredi 27 juin 2014


La presse israélienne, et une partie du mouvement de solidarité avec la Palestine, font grand cas depuis 48 heures d’un hypothétique sursaut de l’Union Européenne vis-à-vis des crimes israéliens.

Ainsi, les principaux pays de l’Union, France, Italie, Royaume-Uni, Espagne et Allemagne, auraient-ils « mis en garde » leurs ressortissants face aux risques « juridiques et financiers » d’une collaboration économique avec les colonies de Jérusalem-est, de Cisjordanie et du plateau du Golan.

De fait, tous ces pays ont bien publié, ces derniers jours, des notes sur le sujet, rappelant le caractère d’occupation de tous ces territoires –mais cela, c’est le constat officiel des Nations-Unies depuis 1967, et ce n’est donc pas un scoop ! -, et le caractère par conséquent illégal de tout business dans les colonies.

Mais ils se sont bien gardés de toute communication officielle sur le sujet : pas de déclaration ministérielle, pas de communiqué de presse, seulement quelques lignes au 4ème sous-sol des sites internet de leurs ministères des Affaires étrangères respectifs (dans le cas du MAE français, c’est quelque part dans la rubrique « Conseil aux Voyageurs », de leur sous-site en langue anglaise, et on n’a pas trouvé d’équivalent dans la langue de Molière). Et des fuites, discrètes, à des journalistes, pour leur dire d’aller voir, du côté de ce 4ème sous-sol précisément.

Alors, quand des journalistes ont interrogé les diplomates européens sur les conséquences de tels textes, ces derniers, qui avaient anticipé les appels (et avaient chacun sous les yeux son  » talking paper », document préparé à l’avance par une institution qui sait qu’elle va être interrogée par des journalistes sur un thème donné), se sont empressés de dire que le texte n’avait aucune portée pratique ni judiciaire.

« Ce n’est ni un boycott ni une sanction. Nous voulons au contraire développer plus que jamais la coopération avec Israël », déclare ainsi à la presse espagnole le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Madrid.

Quant aux sbires de Fabius, ils insistent auprès de leurs interlocuteurs journalistiques sur le fait que la note n’est assortie d’aucune contrainte. « Un Français qui a une activité financière en direction des colonies ne commet pas d’infraction au regard de la loi française », ose ainsi déclarer –sous couvert d’anonymat, le courage n’étant pas la première des vertus au Quai d’Orsay-, un diplomate français interrogé par le Haaretz.

Il n’en reste pas moins que la production de cette note –et la gestion de celle-ci en termes de communication gouvernementale- est une conséquence du développement, mondial, de la colère contre l’impunité israélienne, et de la campagne internationale BDS.

Mais si l’on s’en tient aux faits, elle ne peut être interprétée que comme un contre-feu, destiné à maintenir en place la soumission complète de nos gouvernants puisqu’aussi bien ils mettent en avant, dans le même temps –les Français, en tout cas- la multiplication des encouragements au gouvernement et à l’armée israéliens (voir par exemple, le programme AMI de soutien aux Français s’enrôlant dans l’armée israélienne)

Le problème, c’est que les dirigeants israéliens, dans la course à l’abîme qui est la leur, n’admettent pas la plus petite critique de la part de leurs serviteurs occidentaux, même quand c’est fait dans l’intérêt de la politique israélienne.

Deux exemples très récents montrent combien les politiciens européens et américains sont des paillassons, et pourquoi les dirigeants israéliens ont alors bien raison de s’essuyer les pieds dessus.

Hier jeudi, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman … s’est invité à Paris, où il a exigé une rencontre avec Fabius, dont l’agenda officiel était pourtant surbooké. Et il l’a obtenue, ce qui lui a permis de souffler dans les bronches du titulaire du Quai d’Orsay.

La semaine dernière, aux Etats-Unis, six politiciens du Parti Républicain planchaient, dans le cadre de ce qui s’apparente à un véritable examen de passage, devant les « Juifs Républicains ». Au détours d’un speech pro-Tsahal, pro-colonies, pro-Israël à 200%, l’un d’eux, le gouverneur du New Jersey, a eu le malheur de prononcer les mots « territoires occupés ».

Stupeur de l’assistance, sifflets, et convocation dans la foulée de l’idiot par le parrain du lobby israélien aux Etats-Unis, Sheldon Adelson , le milliardaire qui a fait fortune avec les casinos de Las Vegas. Le pauvre type s’est confondu en excuses, publiques, et Adelson a pardonné : le gouverneur a encore des chances de recevoir son chèque pour sa prochaine campagne électorale.

CAPJPO-EuroPalestine

Omar Sa’ad libéré!


Gardien de prison !
Je suis libre et vous êtes en captivité

Frères et sœurs, amis et ma famille bien aimée

Le 25 octobre 2013, j’ai envoyé une lettre au Premier ministre et au Ministre de la Défense  israéliens, déclarant mon refus d’être mobilisé dans l’armée israélienne, par la loi imposée aux Druzes, pour des raisons de conscience et de patriotisme. Et je refuse de faire partie de cette armée israélienne et de cet organe qui tue et déplace mon peuple palestinien, démolit nos maisons, vole notre terre et j’ai répété mon slogan encore et encore : « Je ne serai pas l’approvisionnement de votre guerre et je ne serai pas soldat dans votre armée. »

Ce message a été diffusé dans le monde et accueilli avec un grand intérêt par les médias, et par un soutien universel ainsi que certaines attaques de certains côtés, et un blackout informatif dans les médias israéliens, avec la détermination des autorités de l’armée israélienne d’ignorer mon humanité, en insistant pour me recruter. Elles m’ont envoyé la date de mon recrutement le 4 décembre 2013.
Et à la date de l’ordre de mobilisation (il y a maintenant 196 jours) vous, mes camarades et partenaires m’avez accompagné, corps et âme, au bureau de recrutement de Tiberias, où j’ai commencé ma bataille de rejet du recrutement dans l’armée israélienne, par une loi imposée aux Druzes, espérant obtenir un certificat d’exemption du service militaire israélien, préférant la prison à prendre les armes contre mon peuple palestinien.
Je n’ai pas été surpris de leur ordre de me mettre en prison, et ils m’ont emprisonné encore et encore, essayant de briser mon esprit et un changement de ma décision, jusqu’à ce qu’ils arrivent à un point où ils ont essayé de me tuer en ne me fournissant pas le traitement médical nécessaire alors que j’en avais un besoin extrême, mais sans effet, et je suis arrivé à l’hôpital à la dernière minute entre la vie et la mort.

J’ai été condamné 7 fois pour une période de 150 jours, et il y a 46 jours entre ma maison et l’hôpital, et chaque fois en me sortant de prison, ils me posaient la même question : Pourquoi refusez-vous de servir dans les FDI ?? Appelée en fin de compte « l’Armée de Défense ».
Ma réponse était toujours la même : « Je refuse parce que je fais intégralement partie du peuple arabe palestinien. Je refuse parce que votre armée est une armée d’occupation. Je refuse parce que j’ai des principes et une conscience. Je fais la paix avec mon instrument musical et je refuse de le remplacer par une arme qui génère la mort, et ne fait pas de différences entre un enfant, une femme, un homme et un vieillard. Alors comment pouvez-vous me demander de tuer, d’occuper et d’arrêter mes gens ? Mon arme est mon instrument musical et ne sera remplacé par aucune autre arme. »

Mes frères et sœurs,
Pendant la période où j’ai été en prison j’ai été contacté et si ému par le grand soutien. J’ai été contacté par des enfants-musiciens qui ont présenté des slogans et des photos, avec leurs instruments musicaux, réclamant ma libération.
J’ai  été touché par chaque mot ou article ou commentaire que vous m’avez tous envoyé via les réseaux sociaux/les médias.
J’ai été touché par l’accolade de toutes les forces de la paix et de la démocratie dans le monde et dans notre pays. Emu par les logos et les dessins que je recevais. Emu de voir des enfants, des jeunes et d’autres debout sur la Montagne des prisonniers (nom donné par des manifestants à la colline qui fait face à la prison militaire d’Atlit. Ce nom a été donné lors d’une manifestation réclamant ma libération et la libération de ceux qui refusent de servir pour des raisons de conscience). Ils scandaient contre l’occupation et chantaient pour la joie et la paix.
J’ai aussi été touché par l’honneur que j’ai reçu des Combattants pour la liberté et les prisonniers palestiniens, alors que ce sont eux qui doivent être honorés. Ils sont la lumière et l’intelligence de chaque demande de libération.
J’ai été bouleversé par l’amour de mon peuple dans notre pays assiégé – la Palestine.
J’ai été ému quand j’ai trouvé des étudiants juifs qui appelaient à la liberté et la justice, manifestant en ma faveur et scandant contre l’occupation israélienne.

J’ai été emprisonné et aujourd’hui je connais la signification de mettre quelqu’un en prison sans aucun droit, parce qu’il croit en une juste cause.
Aujourd’hui, je sais ce qu’est la détention administrative. Cette arrestation qui met hors service tous les fondements de la démocratie et de la justice, sinon tout démocrate ou homme de loi devrait répondre : Qu’est-ce que cela signifie de détenir une personne et de renouveler son terme sans montrer de motifs de la détention, sans aucune accusation, et sans avoir le droit de poursuivre ou se défendre lui-même ?  N’est–ce pas exactement le travail des systèmes obscurantistes ? N’est pas l’approche de dictatures ?

Aujourd’hui, je me joins à toutes les forces honorables du monde : libérez les captifs administratifs détenus qui font une grève de la faim légendaire, préférant la mort à l’humiliation. Nous ne voulons pas les recevoir comme martyrs. On ne peut pas réaliser la paix si on a un seul combattant pour la liberté en prison, comme il ne peut y avoir de paix alors que la machine qui tue continue à faucher la jeunesse. On ne peut pas réaliser la paix et construire des colonies déployées comme un cancer qui éliminera toute possibilité de vie.

En prison, j’ai eu un certain temps pour lire, et j’ai apprécié la lecture du roman « The time of white horses » (Le temps des chevaux blancs) de l’écrivain bien connu Ibrahim Nasrallah, et la nouvelle « Algshawh » pour un ami de l’oncle Radi Shehadeh, du village Mughar ( ??? for a friend from Mughar village uncle Radi Shehadeh,) qui m’ont appris la réalité de la Palestine et la signification de danser entre les gouttes de pluie, et ce qu’est être un Palestinien par excellence. Ces romans m’ont appris comment tuer le temps de manière utile et m’ont donné de la force.

Mes frères et sœurs,
Je n’aurai pas la place de mentionner tous ceux qui m’ont soutenu et se sont situés à mon côté, mais laissez-moi mentionner en particulier le comité d’initiative arabe druze, mon école et ma maison, dont le plus de refus ont été exprimés depuis plus de 40 ans, sans attendre un mot de remerciements ou quelques minutes sur un grand écran.
Laissez-moi mentionner l’auteur  Mohammed Nafa, et les poètes Sameh Al Qasem, et Nayef Salim et Martyrs Assem al-Khatib et feu le Sheikh Farhood Farhood et tous les frères qui se sont mis à refuser de servir dans l’armée israélienne, et j’espère qu’on ne s’arrête pas aux petites choses, mais à travailler à écrire notre honorable histoire, qu’est notre compétition.
Laissez-moi remercier « Profil Hadash » pour son soutien moral et judiciaire et l’avocate Rowan Aghbarieh, qui a fait de grands efforts malgré les obstacles comme l’interdiction de me visiter, ainsi que les avocats du Bureau de l’avocat « Smadar Ben-Natan, » le stagiaire Adi Lerner, et l’avocat « Mikhail Sparad » qu’on a consulté sur différents sujets judiciaires. Et ma gratitude va à “Adalah” et “Amnesty” et toutes les organisations de droits humains qui se sont trouvées à mon côté.
Mes remerciements vont au mouvement « Il y a une limite » et toutes les organisations et partis politiques qui ont manifesté et émis des déclarations pour soutenir ma libération, et une mention spécial va à la Jeunesse communiste et le Front démocratique.
Un merci spécial à tous les médias locaux et internationaux qui ont couvert mon cas.
Je remercie les membres de parlements qui ont soutenu mon cas dans le monde entier et dans notre région.
Et enfin, tout aussi important, merci à ceux qui refusent de servir dans l’armée israélienne, tous ceux qui m’ont précédé et ceux qui étaient avec moi et ceux qui sont venus après moi, dont j’ai appris la signification de la patience et de la lutte.
Merci à tous et j’espère ne pas vous désappointer et que je pourrai vous rendre une partie de votre gentillesse, votre amitié et votre sympathie et générosité.

Omar Saad

source : par courriel