SYRIE : un autre massacre se prépare.


Raphaël Pitti

Cette Tribune que j’ai cosignée , a été refusée par Liberation et le monde parce qu’ils avaient d’autres actualités immédiates
Je vous la confie diffusez la au plus que vous pouvez . MERCI à vous tous qui acceptez de me suivre .

 

Depuis plusieurs jours, le régime de Damas a lancé une offensive dans la région d’Idlib ou se trouvent plus de 3 millions de civils. Bachar El Assad et ses alliés russes et iraniens mettent en oeuvre une méthode et une tactique éprouvées lors des sièges d’Alep et de la Ghouta : bombardements aériens massifs et pilonnage délibéré par l’artillerie.

Les habitants d’Idlib sont majoritairement des déplacés internes. Ils ont déjà connu ces horreurs. Ils ont déjà fui l’enfer, et après avoir vécu dans des conditions déplorables, de nouveau, ils sont pris pour cible. Ils vivent de nouveau l’encerclement, la famine, le manque d’eau, la destruction systématique des structures hospitalières et des lieux de vie.

Les civils se retrouvent pris au piège entre les djihadistes d’Hayat Tahrir al-Cham qui contrôlent différents secteurs de cette région et les bombardements de Bachar El-Assad.

Le bilan est d’ores et déjà catastrophique : trois structures médicales ont été bombardées ce week-end en Syrie, portant à 16 le nombre total d’établissements ciblés et mises hors service au cours des deux dernières semaines. Rien que la semaine dernière, plus de 152 000 personnes ont été déplacées.

L’escalade des violences a poussé seize ONG partenaires de l’ONU à cesser leurs activités. Quelque 50 000 personnes ont été privées de l’aide fournie par le Programme alimentaire mondial (PAM) et des milliers d’autres n’ont plus accès aux soins de santé ni à l’éducation. 3 millions de réfugiés dans cette zone sont dépendants de l’aide humanitaire, si celle-ci est arrêtée et avec la violence des bombardements, ils partiront vers la Turquie pour se mettre à l’abri, manger et se faire soigner. Personne n’arrêtera une foule de 3 millions qui voudra traverser la frontière turque. Nous sommes devant les prémisses d’une catastrophe humanitaire à la hauteur de celle de 2015. Nous ne pouvons nous résoudre à un tel drame.

Une fois de plus, les civils sont pris pour cibles. Une fois de plus, les civils vont mourir sous les bombes de Poutine et de Bachar El Assad. Sous nos yeux. Une fois de plus, dans ce pays, on massacre des hommes, des femmes et des enfants dans le silence assourdissant de la communauté internationale.

Chaque année, nos dirigeants se pressent à la tribune des Nations unies pour célébrer l’universalité des droits. Mais, quand vient le massacre des Syriens, il n’y a plus personne. Personne pour faire respecter les pseudo-« lignes rouges ». Personne pour aider Alep avant-hier. Personne pour la Ghouta hier. Personne pour Idlib aujourd’hui. Personne.

Et pas grand-monde non plus sur nos places ou dans nos rues, il faut le reconnaître, pour manifester notre soutien et notre solidarité. Le droit d’ingérence fut décrédibilisé par les mensonges criminels des américains en Irak et par le chaos destructeur en Libye. L’idée d’humanité, elle, n’en finit pas de périr de nos absences, de nos renoncements, de notre indifférence.

La seule voix qui se fait malheureusement entendre est celle de Vladimir Poutine : la Russie s’est opposée vendredi dernier aux Nations unies à toute volonté de mettre fin au pilonnage d’Idlib. Tout comme elle s’était opposée aux résolutions de l’ONU sur les attaques chimiques en Syrie. Tout comme elle s’est méthodiquement et inlassablement opposée à toutes les résolutions sur la Syrie depuis 2011. Laissant ainsi se perpétrer huit longues années de massacres avec un bilan tragique : 370 000 morts, 13 millions de Syriens déplacés, 2,9 millions d’invalides. Tous ceux qui ont justifié ce drame, tous ceux qui l’ont minimisé, tous ceux qui ont fermé les yeux et tous ceux qui ont célébré tant Poutine que Bachar El-Assad en seront comptables devant l’Histoire.

Au nom d’un « anti-impérialisme » pavlovien ou d’un soi-disant « réalisme », nos leaders politiques ont abandonné le peuple syrien, livré à un interminable cauchemar..

Nous demandons solennellement à Emmanuel Macron de tout faire pour éviter un nouveau massacre. Il faut d’urgence que la France participe au déploiement d’un bouclier humanitaire, diplomatique et sanitaire pour protéger les populations civiles piégées par le régime de Bachar El-Assad et par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham dans la région d’Idlib.

Catherine Coquio, Sarah Kilani, Raphael Glucksmann, Raphael Pitti,
Veronique Nahoum-Grappe
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Einstein et Dieu


Piqué sur la page FB de Brando Palomino

Saviez-vous que quand Einstein donnait une conférence dans les nombreuses universités d’USA, la question récurrente que lui faisaient les étudiants était :

– Croyez-vous ? En Dieu ?
Et il répondait toujours :
– je crois au Dieu de Spinoza.

Celui qui n’avait pas lu Spinoza restait dans les mêmes…

J’espère que cette perle de l’histoire vous servira autant que moi :

Baruch de Spinoza était un philosophe néerlandais considéré comme l’un des trois grands rationalistes de la philosophie du Xviie siècle, avec le français Descartes.

Voici quelque chose de lui.

C’est le Dieu ou la nature de Spinoza :

Dieu aurait dit :

Arrête d’être en train de prier et de te faire des coups sur la poitrine !
Ce que je veux que tu fasses, c’est que tu sortes dans le monde pour profiter de ta vie.
Je veux que tu te fasses plaisir, que tu chantes, que tu t’amuses et que tu profites de tout ce que j’ai fait pour toi.

Arrête d’aller dans ces temples sombres, sombres et froids que tu as construit toi-même et que tu dis que c’est ma maison !
Ma maison est dans les montagnes, dans les forêts, les rivières, les lacs, les plages. C’est là que je vis et là j’exprime mon amour pour toi.

Arrête de me blâmer de ta vie misérable ; je ne t’ai jamais dit qu’il y avait quelque chose de mal en toi ou que tu étais un pécheur, ou que ta sexualité était quelque chose de mal !
Le sexe est un cadeau que je t’ai donné et avec lequel tu peux exprimer ton amour, ton extase, ta joie. Alors ne me blâme pas pour tout ce qu’ils t’ont fait croire.

Arrête d’être en train de lire des écritures sacrées qui n’ont rien à voir avec moi. Si tu ne peux pas me lire dans un lever de soleil, dans un paysage, dans le regard de tes amis, dans les yeux de ton petit garçon…
Tu ne me trouveras dans aucun livre !
Fais-moi confiance et arrête de me demander. Tu vas me dire comment faire mon travail ?

Arrête de m’avoir si peur. Je ne te juge pas, je ne te critique pas, je ne me fâche pas, je ne me fâche pas, je ne me punis pas. Je suis pur amour.

Arrête de me demander pardon, il n’y a rien à pardonner. Si je t’ai fait… je t’ai rempli de passions, de limites, de plaisirs, de sentiments, de besoins, d’incohérences… de libre arbitre comment puis-je te blâmer si tu réponds à quelque chose que j’ai mis en toi ? Comment puis-je te punir d’être comme tu es, si je suis celui que je t’ai fait ? Pensez-vous que je pourrais créer un endroit pour brûler tous mes enfants qui se portent mal, pour le reste de l’éternité ?
Quel genre de Dieu peut-il faire ça ?

Oubliez tout type de commandements, de toutes sortes de lois ; ce sont des ruses pour vous manipuler, pour vous contrôler, qui ne créent que de la culpabilité en vous.

Respecte tes semblables et ne fais pas ce que tu ne veux pas pour toi. Tout ce que je te demande, c’est que tu fasses attention à ta vie, que ton état d’alerte soit ton guide.

Mon bien-aimé, cette vie n’est pas un test, ni un échelon, ni un pas sur la route, ni un essai, ni un prélude vers le paradis. Cette vie est la seule chose qu’il y a ici et maintenant et la seule chose dont vous avez besoin.

Je t’ai rendu absolument libre, il n’y a pas de prix ni de punitions, il n’y a pas de péchés ni de vertus, personne ne porte un marqueur, personne ne porte un registre.
Tu es absolument libre pour créer dans ta vie un ciel ou un enfer.

Je ne pourrais pas te dire s’il y a quelque chose après cette vie, mais je peux te donner un conseil. Vivez comme si vous ne l’aviez pas. Comme si c’était ta seule chance de profiter, d’aimer, d’exister.

Ainsi, s’il n’y a rien, car vous aurez profité de l’occasion que je vous ai donnée. Et s’il y en a, sois sûr que je ne vais pas te demander si tu t’es bien comporté ou mal, je vais te demander ça t’a plu ? Tu t’es bien amusé ? Qu’est-ce qui vous a le plus plu ? Qu’est-ce que tu as appris ?…

Arrête de croire en moi ; croire, c’est supposer, deviner, imaginer. Je ne veux pas que tu crois en moi, je veux que tu me sentes en toi. Je veux que tu me sentes en toi quand tu embrasses ta bien-aimée, quand tu borde ta petite fille, quand tu caresses ton chien, quand tu te baignes dans la mer.

Arrêtez de louanges, quel genre de Dieu égocentrique pensez-vous que je suis ?

Je m’ennuie qu’ils me louent, j’en ai marre qu’ils me soient reconnaissants. Est-ce que tu te sens reconnaissant ? Prouvez-le prendre soin de vous, de votre santé, de vos relations, du monde. Tu te sens regardé, médusé ?… Exprime ta joie ! C’est la façon de louanges.

Arrête de compliquer les choses et de répéter comme perroquet ce qu’on t’a appris à propos de moi.

La seule chose sûr, c’est que tu es ici, que tu es en vie, que ce monde est plein de merveilles.

Pourquoi as-tu besoin de plus de miracles ? Pourquoi tant d’explications ?

Ne me cherche pas dehors, tu ne me trouveras pas. Trouve-moi à l’intérieur… Me voilà, battant en toi.

Spinoza.