Gaza : des perdants à perte de vue


 

 

 

 

Gaza: tentative de bilan nuancé et sans complaisance

 

ANALYSE
Après cinquante jours de bombardements et une invasion terrestre, les Gazaouis se sont réveillés ce mercredi matin en constatant que le calme prévalait enfin. Mais, en quoi consiste le «cessez-le-feu illimité» accepté par Israël et les Palestiniens et qui sont les vainqueurs ou les perdants de ce conflit?

Accord limité
L’accord négocié au Caire par une délégation palestinienne unifiée (Fatah, Hamas, Djihad islamique, etc.) n’a pas été rendu public mardi. Ce qu’on en sait reste vague à l’exception d’une petite extension de la zone de pêche: l’ouverture des passages entre Israël et la bande de Gaza et un allègement du blocus pour l’acheminement rapide de l’aide humanitaire, mais les questions les plus sensibles, comme la libération de prisonniers palestiniens, l’ouverture d’un aéroport et d’un port à Gaza ou la démilitarisation de l’enclave sont remises à de nouveaux pourparlers prévus au Caire dans un mois. Le gouvernement israélien et le Hamas ont tous deux crié victoire. En réalité, tout le monde a perdu.

Le Hamas debout mais sans gain concret
Les islamistes qui dirigent la bande de Gaza d’une main de fer ont signé un accord humiliant. Aucune de leurs revendications – populaires car partagées par tous à Gaza – n’est acquise alors qu’ils avaient juré qu’ils se battraient jusqu’au bout. Israël n’a promis ni l’ouverture des points de passage ni la libération des prisonniers ou l’ouverture d’un port et d’un aéroport. L’Egypte n’a rien promis non plus. Les termes d’un cessez-le-feu déjà promu par les Egyptiens le 15 juillet et rejeté par le Hamas ressemblaient à s’y méprendre à ce que le même Hamas, très affaibli, vient d’accepter.
Certes, l’image du Hamas résistant, résilient, peut être portée aux nues par ses partisans. Les militants, audacieux, inventifs et courageux aux dires mêmes de plusieurs observateurs israéliens, ont infligé à Israël des pertes militaires (64 soldats) sans précédent de la part d’une organisation palestinienne. Ils ont aussi paralysé le sud d’Israël et même, pendant deux jours, l’aéroport de Tel-Aviv.
Mais tout cela à quel prix? Une destruction d’une partie importante de la bande de Gaza, des pertes humaines d’une lourdeur sans précédent non plus (2.100 morts dont 500 enfants, 11.000 blessés). Et une diminution importante des capacités offensives du Hamas, privé de ses tunnels secrets et de la majeure partie de ses roquettes, sans parler de la mort d’un nombre inconnu d’activistes et de plusieurs de ses chefs militaires tués en fin de conflit.
Le Hamas osera-t-il se présenter devant les électeurs avec un tel bilan? L’exécution sommaire, après des simulacres de procès, d’une vingtaine de «collaborateurs» la semaine dernière n’ajoutera rien de positif à sa réputation sauf qu’elle peut apparaître comme une sinistre mise en garde à la population contre toute velléité de contestation.

L’image d’Israël flétrie
Le gouvernement israélien n’a jamais voulu mettre fin au règne du Hamas et prendre le risque de se retrouver aux prises avec Al-Qaïda ou avec le chaos. Tout en se félicitant de l’efficacité du «Dôme d’acier» contre les roquettes palestinienne, son armée a réussi à affaiblir d’importance le mouvement islamiste. Toutefois le retour au statu quo ante signifie qu’un nouveau conflit sanglant peut éclater n’importe quand. Un traitement de fond sur le sort de l’enclave palestinienne est inévitable puisque, décidément, ses habitants ne supportent pas le statut de prisonniers à vie. Est-ce possible sans envisager une paix globale? Encore faut-il que l’exécutif israélien, plus divisé que jamais et composé notamment d’extrémistes, y aspire.
Ces radicaux n’auront sans doute pas l’envie de se pencher sur une conséquence catastrophique des événements sur l’image d’Israël: le monde entier a en effet été abasourdi, voire souvent indigné, par l’ampleur des tueries et destructions infligées par l’armée israélienne à Gaza, qui dépassent d’évidence de loin ce que la traque des cibles «terroristes» impliquerait. Jamais Israël dans son histoire n’a usé d’une telle puissance de feu contre des zones où les victimes civiles sont clairement inévitables.
Quant à la «démilitarisation» de Gaza, exigée avec fermeté par Israël, elle n’a jamais été prise au sérieux par les autres protagonistes au Caire, qui auront constaté qu’Israël négociait, même de manière indirecte, avec les organisations «terroristes» islamistes.

Abbas devient indispensable
A Ramallah, le président de l’Autorité palestinienne (AP) a engrangé des points. Son gouvernement d’unité nationale soutenu de l’extérieur par le Hamas n’a pas explosé. Abbas a même joint la voix de son Fatah à celle des islamistes lors des pourparlers du Caire et les Israéliens semblent désormais le considérer avec moins de mépris car il a su jouer sur tous les tableaux sans rompre avec eux. Si un compromis émerge un jour des futures négociations au Caire, il passera d’évidence par le retour de l’AP à Gaza, pour le contrôle des passages extérieurs et la réhabilitation des infrastructures.
Pour ce cessez-le-feu, Abbas a-t-il dû accepter de ne pas attaquer Israël devant la Cour pénale internationale (où le Hamas aurait aussi des comptes à rendre)? Cette question reste sans réponse pour le moment.

La communauté internationale sans voix.
Si l’Egypte de l’anti-islamiste Sissi a su retrouver une position de médiateur, le reste de la communauté internationale s’est montré indigne de la situation. Personne n’a su peser sur Israël pour lui imposer plus de retenue dans sa politique de destruction massive. L’Union européenne a fait pire, le 22 juillet, en ne blâmant que le Hamas, comme si le contexte de l’occupation et du siège ne constituait qu’un décor négligeable.
Tout reste donc à négocier au Caire. Par des parties qui ont beaucoup perdu. De guerre lasse voudront-elles enfin vraiment parler de paix? L’Histoire commande de voir les choses avec pessimisme, hélas!
BAUDOUIN LOOS
Le Soir du 28 août 2014

24e anniversaire du Hamas: « La résistance » jusqu’à « la libération de toute notre terre »


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le 14.12.11 | 16h10

Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a promis mercredi de poursuivre la "résistance" jusqu'à la libération de tous les territoires palestiniens, lors du 24e anniversaire de la fondation du mouvement islamiste.

Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a promis mercredi de poursuivre la « résistance » jusqu’à la libération de tous les territoires palestiniens, lors du 24e anniversaire de la fondation du mouvement islamiste.
« La résistance et la lutte armées sont la voie et le choix stratégique pour libérer la terre palestinienne, de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain) et chasser les envahisseurs (israéliens) », a affirmé M. Haniyeh lors d’une manifestation monstre dans le centre de la ville de Gaza.
Dans un communiqué, la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, a parallèlement revendiqué le tir de plus de 11.000 roquettes et obus de mortiers contre Israël depuis sa création, ajoutant être parvenue à tuer 1.365 Israéliens et à en blesser 6.411.
Ce rassemblement annuel a réuni au moins 350.000 membres et sympathisants de Hamas –dont l’acronyme en arabe signifie « Mouvement de résistance islamique »– sur la place de la Katiba, selon les organisateurs, dans une marée de drapeaux verts. Egalement exhibés des drapeaux égyptiens et turcs, les deux pays les plus populaires auprès des dirigeants du Hamas.
Le Hamas « marche parallèlement et simultanément sur la voie de l’appel au jihad (guerre sainte) et du gouvernement », a ajouté M. Haniyeh, en soulignant que « c’est la meilleure réponse à ceux qui s’imaginent ou disent que le Hamas a renoncé à la ligne de la confrontation et de la résistance ».
Evoquant les révolutions arabes –dont les mouvements islamistes récoltent les fruits–, il a averti que le Hamas « n’est pas un mouvement passager que l’on puisse contourner, que ce soit sur la scène palestinienne ou en dehors (…) ou qui a remporté les élections par accident et qu’il serait possible de changer cela par de nouvelles élections ».
Le Hamas a remporté les dernières législatives palestiniennes en janvier 2006 et a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007 en chassant le mouvement rival du Fatah de cette enclave palestinienne.
S’agissant de la tentative de rapprochement entre le Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas, M. Haniyeh a estimé que « la réconciliation palestinienne ne peut se faire aux dépens des constantes, des droits et des élections, que nous ne craignons pas ».
Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, et le président palestinien Mahmoud Abbas ont annoncé le 24 novembre au Caire avoir conclu un « partenariat » afin de finaliser la réconciliation palestinienne, en suspens depuis plus de six mois.
Il s’agissait de la première rencontre entre les deux dirigeants depuis la signature en mai au Caire par l’ensemble des mouvements palestiniens d’un accord surprise entre le Fatah et le Hamas, qui contrôlent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza.
Cet accord, resté pour l’essentiel inappliqué, prévoit notamment l’organisation d’élections en mai 2012.

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Le Hamas affiche un nouveau pragmatisme


Des étudiants palestiniens agitent les drapeaux du Hamas et du Fatah, le 8 mai, à l'université Al-Azhar, à Gaza.

Des étudiants palestiniens agitent les drapeaux du Hamas et du Fatah, le 8 mai, à l’université Al-Azhar, à Gaza.AFP/MAHMUD HAMS

L’accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, scellé mercredi 4 mai au Caire, ne s’est pas encore traduit sur le terrain. Les dirigeants des deux mouvements rivaux, à couteaux tirés depuis la prise de pouvoir des islamistes dans la bande de Gaza en juin 2007, sont toujours en train de négocier dans la capitale égyptienne les modalités d’application du document. Celui-ci prévoit la formation d’un gouvernement de consensus, préalable à des élections générales d’ici un an.

Dans le bureau de Sami Abou Zuhri, porte-parole du mouvement islamiste, l’effet des retrouvailles du Caire se fait pourtant sentir. Classé parmi les durs du parti, il tient un discours en rupture avec son dogmatisme habituel. « En pratique, il n’y a pas de différence entre le Hamas et le Fatah, avance-t-il. Chacun d’entre eux appelle à la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale et le droit au retour des réfugiés. Le Fatah est prêt à reconnaître Israël, tandis que le Hamas parle d’une trêve de longue durée, mais dans les faits, le résultat serait le même, à savoir l’arrêt de la résistance. »

Cette position qui équivaut à une reconnaissance de fait de l’Etat juif et à une promesse de renoncement à la violence, reste en deçà des trois conditions édictées par le Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie et Nations unies) pour ouvrir un dialogue avec le Hamas : reconnaissance formelle, renonciation immédiate à la violence et acceptation des accords passés entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Interrogé sur la charte de son mouvement, un document rempli de références antisémites, qui appelle à la libération de la Palestine tout entière, Israël compris, Sami Abou Zuhri s’efforce de minimiser la portée de ce texte, adopté en 1988, lors de la fondation du Hamas, tout en refusant d’envisager son abrogation. « Nous demandons à la communauté internationale de juger notre position à partir des déclarations de nos dirigeants. »

TRÊVE CONTRE ETAT

Ce mélange de flexibilité politique et de rigidité idéologique est typique de la veine creusée par Khaled Mechaal. Ces dernières années, l’homme que le Mossad (service de renseignement extérieur israélien) avait tenté d’empoisonner à Amman, en 1997, a remis au goût du jour la vieille formule de la trêve en échange d’un Etat dans les frontières de 1967, élaborée au début des années 1990 par Ahmed Yassine, le guide spirituel du Hamas, assassiné par Israël en 2004.

En veilleuse durant la seconde Intifada, cette offre est réapparue quand le Hamas a décidé de participer aux élections législatives de janvier 2006. Ce tournant historique l’a conduit à prendre la tête du gouvernement palestinien en mars de cette année-là, puis à gérer la bande de Gaza à partir de juin 2007. Le mouvement tribunicien des débuts, cramponné au dogme de la libération de la Palestine, doit désormais composer avec les impératifs de l’action publique, un facteur de modération inévitable, comme le prouve son souci d’empêcher les tirs sur Israël.

Au Caire, mercredi, le Hamas a fait, sous la conduite de M. Mechaal, un pas supplémentaire dans sa lente mutation. Le chef du bureau politique a solennellement déclaré qu’il partageait avec Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, l’objectif d’établir un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, « avec Jérusalem pour capitale, sans un seul colon, sans renoncer à un seul pouce ni au droit au retour des réfugiés ». Omission voulue ou non, M. Mechaal n’a pas parlé de trêve, une mention qu’Israël interprète comme la preuve que son ennemi finira toujours par reprendre les armes contre lui, même s’il se retire des territoires occupés.

Le ralliement de plus en plus manifeste du Hamas à la solution à deux Etats coïncide avec une offensive diplomatique de M. Abbas et de son premier ministre,Salam Fayyad. Celle-ci vise à obtenir la reconnaissance par l’ONU d’un Etat de Palestine dans les frontières de 1967. « Sur la scène internationale, c’est bien plus efficace de parler d’une seule voix, se réjouit Mohammed Awad, le ministre des affaires étrangères du gouvernement de Gaza, dirigé par Ismaïl HaniyehOn gagnera beaucoup à être reconnu comme un Etat. »

Soucieux d’adopter un langage conciliant, le mouvement islamiste s’est également démarqué, samedi, de ce dernier, qui avait rendu hommage à Oussama BenLaden, en affirmant que ces propos ne reflétaient pas son point de vue. Cette déclaration, analysée à Gaza comme une tentative de désamorçage des tensions entre le Hamas et les groupuscules djihadistes, avait été vivement critiquée par les pays occidentaux.

Ces efforts politico-sémantiques suffiront-ils à les amadouer ? Impossible à dire pour l’instant. Raji Sourani, le directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme de Gaza, tire la sonnette d’alarme : « Si la communauté internationale n’écoute pas attentivement le Hamas, si Israël n’assimile pas ce qui se passe dans la région, si tous les deux bafouent une nouvelle fois l’intelligence des Palestiniens, ce sera un désastre pour tout le monde. »

Benjamin Barthe, envoyé spécial à Gaza

Le Hamas condamne les tirs de roquettes vers Israël


30/10/2010
Gaza – PNN – Mahmoud Zahar, cadre du Hamas à Gaza a déclaré dans une interview donnée au journal londonien de langue arabe Al-Hayat, que le mouvement islamique était d’accord pour respecter un cessez-le-feu avec Israël.

Zahar a déclaré samedi que le Hamas souhaitait accepter un cessez-le-feu avec Israël, officiellement en vigueur depuis la fin de l’opération Plomb Durci. Zahar a critiqué les militants qui continuaient de tirer des roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza, enfreignant les ordres du Hamas. Il a accusé ces militants d’être des « rebelles » ajoutant que « cette rébellion mènerait à l’anarchie. »

Il a ensuite dénié les rapports qui accusent l’Iran et la Syrie de tenter d’empêcher la résolution entre le Hamas et le Fatah, qui gouverne la Cisjordanie. De tels rapports seraient selon Zahar, « irrationnels. » Il a également critiqué les accusations qui visent toujours le Hamas, l’accusant de violer « systématiquement et violemment » les droits de l’Homme sur son territoire, sans jamais blâmer le Fatah qui, selon lui, « se tourne vers Israël et commet des crimes contre le peuple palestinien. »

Jeudi dernier, Zahar avait découragé Israël de lancer une nouvelle attaque sur Gaza. Il avait affirmé que le Hamas envisageait cette possibilité avec beaucoup de sérieux, mais que, « si Israël essayait de rentrer dans Gaza, cela lui couterait énormément » ajoutant que Israël « ne serait surement pas en mesure de remplir ses objectifs. »

Concernant les accusations d’Israël sur le fait que le Hamas s’approvisionne de plus en plus en armes, Zahar a affirmé que c’était leur droit que de pouvoir se défendre en cas d’une nouvelle attaque. Il a également précisé que Israël « exagèrerait sur la diversité des équipements à porté des groupes armées pour avoir une excuse pour attaquer de nouveau la bande de Gaza. »

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=5165

La nouvelle orientation politique du Hamas


Cet entretien est le plus récent donné par Khaled Meshaal qui, depuis 1996, est le chef du Bureau politique du Mouvement de Résistance Islamique (Hamas). Depuis l’assassinat du dirigeant Hamas Abdul ‘Aziz Rantisi en 2004, Meshaal dirige l’ensemble du mouvement.
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Khaled Meshaal, chef du Bureau politique du Mouvement de la Résistance Islamique (Hamas)

Dans cet entretien avec le journal jordanien Al-Sabeel en juillet 2010, Meshaal énonce l’orientation politique du Hamas sur nombre de questions essentielles : les négociations avec Israël, les relations internationales, les Juifs, les Chrétiens, les femmes, entre autres. Cet entretien – qui a duré plusieurs heures – a été accueilli comme un texte important dans le monde arabe et comme un indicateur clair de la politique que le Hamas entend poursuivre, en particulier envers Israël. 20 septembre 2010

C’est un document important qui exprime, avec leurs propres mots, les perspectives des dirigeants du Hamas, et il doit être lu par tous les observateurs du Moyen-Orient, et tous les décideurs politiques pour qui cette partie du monde compte. Le Centre Afro-Moyen Orient (Afro-Middle East Centre – AMEC) l’a traduit en anglais pour le rendre accessible à une audience plus large, et permettre une compréhension plus grande – en particulier dans le monde anglophone – des perspectives politiques d’un mouvement qui est devenu l’un des acteurs les plus importants dans le Moyen Orient actuel.

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Le Hamas et le Fatah conviennent de relancer la réconciliation interpalestinienne


Palestine – 25-09-2010

Par Xinhua

Le mouvement islamique palestinien Hamas et le mouvement palestinien Fatah ont convenu vendredi de prendre des mesures pour relancer la réconciliation interpalestinienne.

Selon un communiqué publié à l’issue d’une réunion de trois heures, les deux mouvements sont parvenus à un accord pour initier des mesures pratiques afin de mettre fin au différend entre les deux mouvements rivaux.

La délégation du Fatah a rencontré vendredi à Damas le dirigeant du Hamas basé à Damas, Khaled Mashaal, pour relancer les négociations sur la réconciliation entre les deux organisations rivales palestiniennes.

La réunion est le fruit des efforts déployés par M. Mashaal et fait suite à sa rencontre en Arabie Saoudite avec le chef du service des renseignements égyptien Omar Suleiman, qui a joué un rôle de médiateur dans les efforts passés déployés par Le Caire pour mettre fin au différend entre les deux parties.

Le Hamas et le Fatah sont engagés dans une lutte de pouvoir depuis que le mouvement islamique a battu son rival laïque, le Fatah, aux élections législatives en 2006.

En 2009, l’Egypte a suspendu son rôle de médiation, et les relations entre Le Caire et le Hamas se sont détériorées après que le Hamas eut rejeté la proposition avancée par l’Egypte.

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Arrestation au Caire d’un haut responsable de la sécurité du Hamas


lundi 20 septembre 2010, par La Rédaction

Un haut responsable de la sécurité du Hamas a été arrêté la semaine dernière à l’aéroport du Caire, a indiqué, lundi 20 septembre, le quotidien gouvernemental égyptien al-Ahram. « Mohamed Khamis Dababech, chef du service de sécurité publique dépendant du Hamas, a été arrêté à son arrivée au Caire venant de Damas, à la fin de la semaine dernière », affirme le journal.

Al-Ahram, qui s’appuie sur une source non identifiée au sein des services de sécurité égyptiens, affirme qu’il est « soupçonné d’implication dans des activités nuisibles pour la sécurité nationale égyptienne, dont une tentative pour trafiquer une importante quantité de systèmes de télécommunications sophistiqués ». « Certains de ceux qui ont participé à cette tentative de trafic que les services de sécurité égyptiens ont fait avorter ont avoué que Dababech était derrière cette opération », ajoute le journal, sans plus de détails.

Il est aussi accusé, selon le quotidien, d’être impliqué dans la mort, en janvier dernier, d’un policier égyptien lors d’un échange de tirs à la frontière avec la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas. Le journal indique que Mohamed Khamis Dababech était « responsable de l’ordre à la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza ».
L’annonce de cette arrestation traduit le climat de tension entre l’Égypte et le Hamas.

Le Caire reproche au mouvement islamiste d’être responsable du blocage des efforts de réconciliation avec l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas. L’Égypte a également accusé à mots couverts le Hamas d’être à l’origine de tirs de roquettes vers Israël depuis le Sinaï égyptien en août dernier, un épisode qui avait mis le pays dans un profond embarras et l’avait amené à resserrer son dispositif de sécurité dans ce secteur. Les tirs qui visaient la ville israélienne d’Eilat ont fait un mort dans le port jordanien voisin d’Aqaba.

L’Égypte a également renforcé la surveillance de sa frontière d’une vingtaine de kilomètres de long avec la bande de Gaza, sous embargo israélien. Elle a toutefois décidé d’assouplir, pour des raisons humanitaires, le passage vers l’enclave au terminal de Rafah, à la suite de l’émotion provoquée par l’arraisonnement, en mai dernier, par les forces israéliennes d’une flottille internationale cherchant à briser l’embargo, au cours duquel neuf personnes avaient été tuées.

(Lundi, 20 septembre 2010 – Avec les agences de presse)