Les espions de l’or noir


18 juin

Au sommaire d’OummaTV un entretien avec Gilles Munier qui évoque les rivalités entre les services secrets occidentaux pour le contrôle des ressources pétrolières mondiales, notamment au Moyen-Orient. Auteur du livre Les espions de l’or noir (Ed. Koutoubia), Gilles Munier est journaliste indépendant, il a également dirigé la traduction de « Zabiba et le Roi » un conte prémonitoire écrit par Saddam Hussein et publié aux éditions du Rocher.

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APPEL À METTRE FIN À DEUX ANS DE BLOCUS ISRAÉLIEN CONTRE GAZA


New York, Jun 17 2009

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Des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales (ONG) ont rassemblé leurs voix mercredi pour exprimer leur vive préoccupation quant à la poursuite du blocus imposé par Israël contre la bande de Gaza, depuis deux ans déjà.

« Ces sanctions indiscriminées affectent la totalité de la population de 1,5 million de personnes, alors que les femmes, les enfants et les personnes âgées sont les premières victimes », indique un communiqué publié à Jérusalem.

Parmi la trentaine de signataires de l’appel, on compte notamment l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), Action contre la Faim, Médecins du Monde, Oxfam International.

La quantité de biens autorisés à entrer à Gaza aux termes du blocus représente le quart de ce qui était autorisé avant le blocus. Par ailleurs, 8 camions sur 10 contiennent de la nourriture mais seuls dix-huit sortes d’aliments sont autorisées. Même les vêtements et les chaussures, les jouets et les manuels scolaires sont prohibés régulièrement.

L’étouffement de l’économie de Gaza a conduit à un chômage et à un taux de pauvreté sans précédent ainsi qu’à une totale dépendance de l’aide internationale.

« Les civils ordinaires ont perdu toute qualité de vie alors qu’ils luttent pour survivre », indique le communiqué.

Par ailleurs, les conséquences de l’opération militaire israélienne restent visibles puisque les matériaux de reconstruction restent interdits. Des milliers de personnes continuent de vivre avec des trous dans leurs murs, des vitres cassées et pas d’eau courante.

« Le peuple de Gaza doit pouvoir avoir une alternative d’espoir et de dignité. Permettre le développement humain et la prospérité est une des étapes essentielles vers l’établissement d’;une paix durable », affirment les agences et ONG.

Algériens torturés au Midi


(18/06/2009)

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Des récits qui jettent l’effroi et l’opprobre sur une partie de la police

BRUXELLES Un racket était organisé à la gare du Midi par des policiers fédéraux. Ce racket, qui s’est accompagné de violences graves, visait spécifiquement des Algériens en séjour illégal. La pratique consistait à laisser les pickpockets algériens commettre un maximum de vols à la tire et, pour les policiers ripoux, à récupérer en soirée ce qui avait été volé en journée aux usagers, dans la gare et aux abords immédiats de celle-ci.

Votre quotidien La Dernière Heure-Les Sports a pu se procurer le récit d’une ratonnade d’un Algérien que des policiers fédéraux avaient réussi à isoler en pleine nuit dans leur garage de la rue Couverte, 1, sous les voies de la gare du Midi. Ce qui est décrit porte un nom : ce sont des tortures. Selon ce récit, il est invraisemblable que l’officier de garde n’ait pas entendu les cris. Cet officier, lui, n’a pas été inquiété.

De nouvelles révélations (les premières dans La DH/Les Sports du 5 juin) sur ce dossier à l’instruction chez la juge, Mme Geneviève Tassin. Selon le 1er substitut Colpin, du parquet de Bruxelles, l’affaire implique 9 policiers fédéraux dont deux femmes, mais pas de gradés.

« Ils avaient attendu que notre chef, la commissaire S., soit rentrée chez elle. Cette fois-là, il était minuit et demi. C’était encore un Algérien sans papiers qu’ils avaient ramassé dans la gare. Environ 30 ans, bien connu pour vol à la tire.

« Après lui avoir tout confisqué et s’être partagé entre eux ce qu’il avait volé dans la journée, GSM, portefeuilles, etc, ils l’ont emmené dans le garage. Il fait sombre et sale. L’endroit est complètement isolé. Le gars savait qu’il ne pouvait compter sur personne. Il était menotté dans le dos et les policiers étaient à 4 dont Frédéric D. et Philippe M. qui avait été infirmier avant d’entrer à la police. Ils ont fait courir l’Algérien dans le garage, lui disant d’aller plus vite et l’insultant. « T’es qu’une merde. T’es même pas un chien. »

« L’Algérien recevait des coups. C’étaient des coups qui font mal. Des coups de bottines, de combat shoes, qui visaient la colonne vertébrale, au milieu, plus haut que les poignets menottés.

« L’Algérien hurlait. Pas des cris : des hurlements. C’était terrible. L’officier de garde, le commissaire K., se trouvait au Rapid 100 (dispatching de garde situé juste au bout du couloir venant du garage). Il ne pouvait pas ne pas entendre. Je suis formel. Il n’est pas intervenu. L’Algérien avait le visage en sang. Du sang coulait du nez et de l’arcade sourcilière. »

« C’étaient des coups à casser la colonne, à briser des vertèbres. Et c’était chacun à tour de rôle. Ils l’ont plaqué au mur et frappé dans le ventre à coups de poing. C’était un jeu pour eux. […] L’Algérien était toujours menotté.

« Ils l’ont fait tomber à terre. Et ça a continué. Ils le traitaient d' »animal », de « fils de p. », rien de raciste par contre. L’Algérien était sur le ventre. Il y en a un qui a sauté à pieds joints sur la colonne. L’Algérien a perdu connaissance. Alors ils l’ont démenotté.

« Pour le ranimer, ils l’ont pris par les pieds et l’ont suspendu tête en bas. Ils rigolaient. En fait depuis le début ils rigolaient et se moquaient. L’Algérien a rouvert les yeux. Ils lui ont dit de déguerpir. Ils l’ont sorti par l’entrée des véhicules. Je sais qu’on lui avait aussi cassé les dents. Il n’y a aucune trace (dans les P.-V.). On se sentait mal dans la peau de travailler avec des collègues comme ça. On a voulu dénoncer. Ceux qui l’ont fait à l’Inspection générale ont pris des risques. Ils ont été menacés en interne : il ne fallait pas que ça sorte. Deux véhicules (de policiers dénonciateurs) ont été cassés. On n’a rien jamais pu prouver. »

L’instruction du parquet porte aussi sur 8 autres faits.

Gilbert Dupont

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L’IG a essayé de filmer les scènes

Troisième procès en appel dans l’affaire DHKP-C


La Belgique rode sa législation antiterroriste
par Jean-Claude Paye*

L’étudiant turc Bahar Kimyongur avait été condamné à 5 ans de prison pour avoir relayé à la presse belge un communiqué du DHKP-C, dont il est sympathisant. Le DHKP-C est une formation marxiste-léniniste armée agissant sur le seul territoire turc.

L’étudiant turc Bahar Kimyongur avait été condamné à 5 ans de prison pour avoir relayé à la presse belge un communiqué du DHKP-C, dont il est sympathisant. Le DHKP-C est une formation marxiste-léniniste armée agissant sur le seul territoire turc.


L’interminable procédure engagée par la Belgique contre un sympathisant du parti marxiste-léniniste turc DHKP-C arrive à son terme. Le troisième procès en appel fournit une occasion aux partisans de la guerre globale au terrorisme pour remettre en cause la liberté d’expression et pour criminaliser tout lien intellectuel avec des groupes radicaux. Pour le sociologue Jean-Claude Paye, cette procédure a valeur de test.

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