Le Conflit au Congo La Vérité Dévoilée


Mise en ligne le 4 juil. 2011
Le Conflit au Congo : La Vérité Dévoilée explore le rôle joué par les Etats-Unis et leurs alliés rwandais et ougandais dans le déclenchement de la plus grande crise humanitaire à l’aube du 21ème siècle. Ce film est la version écourtée d’un long métrage qui sortira prochainement. Il replace le Congo dans un contexte historique, social et politique. Le film dévoile des analyses et prescriptions inaccessibles au grand public formulées par d’éminents experts, praticiens, militants et intellectuels. Ce film est un appel à la conscience et à l’action.

Des millions de congolais ont perdu la vie dans un conflit que les Etats-Unis décrivent comme le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre Mondiale. Les alliés des Etats-Unis, le Rwanda et l’Ouganda ont envahi le Congo (ex-Zaïre) en 1996, puis en 1998, provoquant ainsi la mort de millions de personnes, ainsi que des violences sexuelles et des viols systématiques et un pillage généralisé des spectaculaires ressources naturelles du Congo.

Le conflit actuel, les faibles institutions, la dépendance et l’appauvrissement du Congo sont le produit de plus de 125 années d’une tragique expérience d’esclavage, de travail forcé, de colonialisme, d’assassinats, de dictatures, de guerres, d’interventions étrangères et de pouvoir corrompu. Les analystes interviewés s’interrogent sur le rôle des politiques des compagnies privées américaines et du gouvernement américain, qui soutiennent des hommes forts et favorisent le profit au détriment du peuple, dans l’exacerbation de cette tragique instabilité en plein cœur de l’Afrique.

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Vive la Tunisie !


Excellente émission quotidienne que Géopolitique. Ecoutez-la ci-dessous

http://www.franceinter.fr/emission-geopolitique-vive-la-tunisie-0

Par Anthony Bellanger.

Direction la Tunisie qui s’apprête à réinstaller la statue de Bourguiba dans le centre-ville de Tunis.

Une énorme statue équestre d’Habib Bourguiba, le père de la nation et de l’indépendance de la Tunisie, sur l’avenue qui porte son nom à Tunis. Mais vous avez raison de parler de réinstallation, parce que cette statue revient à son point de départ.

Ce bronze monumental avait en effet été installé là du vivant de son vivant, déboulonnée par son tombeur et successeur le président Ben Ali, en 1988, pour être plus modestement exposé dans le quartier de la Goulette, toujours à Tunis mais en retrait.

C’est à l’actuel président Essebsi, qui a été le ministre de Bourguiba, qu’il revient d’avoir décidé de remonter le colosse équestre sur son socle historique : la statue a donc été réinstallée hier sur son socle et sera officiellement inaugurée le 1er juin prochain.

 

Tout va bien donc ? Statue, commémoration, unité nationale, tout ce dont la Tunisie a besoin ?

A voir. D’un côté, ce que vous dites est exact : la Tunisie, qui a été secouée par de très violents attentats islamistes, qui a la Libye défaite pour voisine et dont une partie de la jeunesse est partie faire le djihad en Syrie, a bien besoin de repères.

De l’autre, réinstaller la statue du commandeur en centre-ville de Tunis est une sorte de pied-de-nez particulièrement retors fait à tout une partie de la classe politique passée ou présente tunisienne. A commencer par les anciens cadres du régime de Ben Ali.

Ceux-là, de toute façon, ont été plus ou moins écartés du pouvoir et des responsabilités et la réinstallation symbolique du « président à vie » Bourguiba au centre de la capitale est une façon de signer leur licenciement définitif.

Mais c’est surtout un message adressé aux islamistes qui tous ont de bonnes raisons de détester Bourguiba qui buvait ostensiblement de l’eau pendant le Ramadan et qui avait « libéré » les Tunisiennes en leur octroyant un statut unique dans le monde arabe.

 

D’autant que les statues, les islamistes ne doivent pas les apprécier !

Effectivement, on l’a compris avec Palmyre : les radicaux n’aiment pas la représentation humaine en ronde-bosse. C’est haram, tabou !

Or il se trouve qu’il y a quelques jours à peine, le principal parti islamiste tunisien, Ennahdha, a tenu son congrès et qu’il a pris un tournant historique : celui de laisser la religion aux religieux et de ne s’intéresser qu’à la politique.

Au revoir l’islam politique, bonjour les « islamo-démocrates » sur le modèle des « chrétiens-démocrates » allemands. Cette inauguration de la statue du père de la nation est donc une façon de les prendre au mot.

C’est machiavélique mais très malin. C’est d’ailleurs ça qui est intéressant : en Tunisie, et nul par ailleurs dans le monde arabe, les questions politiques ne se règlent plus à la kalachnikov mais par le biais d’une statue.

Et s’il en fallait une, c’est pour cette raison qu’il faut soutenir ce petit pays exemplaire qui, tous les jours, par sa presse, par ses débats, par ses statues qu’on inaugure, nous donne à tous des leçons de démocratie et d’exemplarité. Alors vive la Tunisie !

Ken Loach : « Pour les sociaux-démocrates, la priorité est que le patron fasse des profits »


INTERVIEW – A bientôt 80 ans, Ken Loach est un cinéaste plus engagé que jamais. « Moi, Daniel Blake », son nouveau film en compétition à Cannes, raconte l’histoire d’un sexagénaire confronté pour la première fois de sa vie aux services sociaux. Un drame sobre mais poignant qui illustre, pour le cinéaste britannique, la victoire des politiques néo-libérales dans l’Europe du XXIe siècle.

Ken Loach, pas fan de Macron, c'est une certitude.

Ken Loach, pas fan de Macron, c’est une certitude.

AFP

Photo:

Liste des produits d’Israël à boycotter


Liste des produits israéliens à boycotter

Face au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, à part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste :

Parmi les produits israéliens :

Carmel (fruits et légumes) – Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral (Cerises) –Top (fruits et légumes) – Beigel (biscuits apéritifs) – Hasat (agrumes) – Sabra (repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) – Dagir (conserves de poissons) – Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley (vin) – Tivall(produits végétariens) – Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana (tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation) – Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729

Les produits des entreprises qui soutiennent l’État d’Israël (américaines ou européennes) :

COCA-COLA – Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’État d’Israël depuis 1966. Elle vient d’enregistrer moins 5% en bourse ces dernières semaines, suite au boycott accru avec les bombardements contre Gaza en juillet.

DANONE – Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

NESTLÉ – Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

INTEL – Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

L’ORÉAL – Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.

L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’État d’Israël ».

ESTÉE LAUDER – Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger
Outre ses investissements, le directeur est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

DELTA GALIL – Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

LEVI STRAUSS JEANS et CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)
Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettes) – Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d’envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

DISNEYLAND – L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

NOKIA – Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

MC DONALD’S – Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste «Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

CATERPILLAR (Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) – Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.

La chaîne hôtelière ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) – Cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

Autres produits :

Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies),SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)

source

L’homme peut le pire… et le meilleur aussi


 Dans La Libre

LES ÉLÈVES DE 5E DU COLLÈGE DE BASSE-WAVRE Publié le mercredi 11 mai 2016 à 13h55 – Mis à jour le mercredi 11 mai 2016 à 14h00

MOVE WITH AFRICAL’eau est encore trouble, mais nous entendons la traverser et nous ancrer à nouveau solidement dans le sol.

Nous sommes quinze élèves de 5e du Collège Notre-Dame de Basse-Wavre. Comme de nombreux autres, nous étions conscients que le monde ne va pas super bien, qu’il est le théâtre d’injustices et de drames. Nous voulions en savoir plus, découvrir s’il faut se résigner ou s’il existe une place, même minime, un peu d’espace, pour que s’épanouisse cet idéal d’un monde plus juste et plus solidaire. Avec quelques profs, nous avons conçu le projet de nous rendre au Bénin. La Libre Belgique a soutenu ce projet que nous avons construit avec Iles de Paix. Pendant un an, nous nous sommes préparés pour ce voyage pas comme un autre, à la découverte des gens, de ce qui construit leur vie et édifie leur conscience.

Si nous voulions aller au Bénin, c’était certes un peu pour notre plaisir personnel, mais aussi, et premièrement, parce que la vie des gens qui habitent ailleurs dans le monde est importante pour nous. Nous pensions confusément que les autres humains sont de notre grande famille et que ce qui les concerne nous concerne également. Nous n’avons pas (encore) rencontré ces Béninois.

Il était prévu que nous prenions l’avion le 22 mars. La Journée internationale de l’eau nous semblait un beau présage. Nous ne vous raconterons pas ce qui s’est passé à Zaventem. Nous avons vu des choses auxquelles il n’est pas utile que des jeunes soient confrontés et nous n’entendons pas vous les infliger à notre tour. Cela fait partie de nos vies, de nos histoires personnelles et nous nous en accommodons comme nous le pouvons. Les passer sous silence n’est pas les minimiser ou en nier l’existence. De mauvaises nuits, une certaine façon de réagir à des bruits inattendus nous en rappellent l’empreinte indélébile. Pour être honnêtes, nous ne discernons pas encore très clairement la façon la plus appropriée de ranger cela dans la bibliothèque de nos consciences. L’eau est encore trouble, mais nous entendons la traverser et, les deux pieds sur l’autre rive, nous ancrer à nouveau solidement dans le sol. Nous ne savons pas exactement ce qui motive quelqu’un à se faire exploser : la frustration de subir discrimination sur discrimination, l’endoctrinement dans une religion dévoyée ou la folie. Nous ignorons cela, mais nous savons que ce sont des êtres humains, qu’ils sont de notre famille humaine. Aujourd’hui, sans colère ni tristesse, mais avec détermination, nous réaffirmons pour la plupart notre adhésion à cette idée que tout être humain est sacré. Cela vaut pour les victimes (des attentats comme, de façon plus générale, du fonctionnement du monde) comme pour les auteurs (des attentats comme, de façon plus générale, pour les responsables ou bénéficiaires du fonctionnement du monde).

Dans une telle circonstance où la tempête gronde, cette idée est une bouée de sauvetage. On s’y accroche et l’on se sent soutenu par des siècles de civilisation. Les valeurs humanistes que nous en avons héritées sont précieuses : elles nous aident à traverser les épreuves.

La société dans laquelle nous vivons si naïvement est en quelque sorte “cassée”, et il nous aura fallu ces attentats pour nous rendre compte que c’est à nous de la réparer, que chacun de nous, si petit qu’il soit, doit apporter sa touche de couleur afin de rendre ce monde plus fraternel et plus juste. Chaque humain est important, nous avons tous un rôle à jouer. Il ne faut pas croire que l’on est impuissant; nous pouvons agir, et nous devons agir, à notre manière. La part d’influence que nous pouvons avoir sur le monde, nous sommes résolus à l’utiliser à cette fin. Aujourd’hui, nous avons conservé, intacte, l’envie de vivre, d’explorer, d’ouvrir les bras, de tendre la main, de nous amuser, de serrer dans les bras, de découvrir, de rebondir, d’aimer, d’avancer, de jouer et d’écouter de la musique, de ressusciter notre enfance insouciante. Pardonner ? Oui, peut-être, ou peut-être pas. Nous ne sommes pas forcément unanimes là-dessus. La vie de chacun est précieuse; il faut y faire attention. Nous avons conscience d’avoir eu beaucoup de chance, ce 22 mars, mais aussi le jour de notre naissance dans une famille privilégiée d’un pays privilégié.

Si l’homme est capable du pire, il peut aussi le meilleur. Nous voulons donner le meilleur de nous-mêmes pour un monde plus juste. Faisons chacun de notre mieux pour aider les autres dans leur vie.

Antoine, Calypso, Camille, Charlotte D., Charlotte V., Denis, Eléonore, Elise, Grégoire, Guillaume, Juliette, Louise, Manon, Nicolas et Virginie.

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