Le rapport de Richard Falk et Virginia Telley sur l’apartheid israélien, publié en français


Au mois de mars, la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO) des Nations-Unies a publié un rapport sur l’apartheid israélien. Pour le Comité national palestinien (BNC) de BDS, le rapport constitue un « un progrès historique ». C’est la première fois qu’une agence des Nations-Unies établit, à travers une étude scrupuleuse et rigoureuse, qu’Israël impose un régime d’apartheid sur l’ensemble du peuple palestinien : sur les Palestiniens des territoires occupés, sur les citoyens palestiniens d’Israël et sur les réfugiés et exilés palestiniens. Le rapport recommande aux Nations Unies et à ses états membres de soutenir la campagne BDS.

Très rapidement, sous pression des Etats-Unis et d’Israël, le rapport est retiré des sites des Nations Unies.
Deux jours après sa sortie, il est enterré.

Mais de nombreux instances et associations ont sauvegardé le rapport. Une équipe de traducteurs a traduit le rapport en français. Un traducteur de ce site a participé à ce travail collectif.

La version française du rapport :
pour télécharger le PDF, cliquez ici

Elections françaises


Elections françaises. A mes amis et « amis FB » français qui s’apprêtent à s’abstenir ou à voter blanc dimanche, ce texte de Nicole Ferroni, qui soutenait Jean-Luc Mélenchon au premier tour. A lire jusqu’au bout.
(relayé par Baudouin Loos sur sa page FB)

« Mélenchon n’est pas au deuxième tour c’est un drame, c’est tellement un drame que l’on ne sait pas si l’on va voter à ce deuxième tour car Macron et Le Pen c’est bonnet blanc et blanc bonnet comme le veut la formule.
Alors soit n’allez pas voter. C’est votre choix mais pour qu’il soit respectable et responsable, qu’il soit assumé en connaissance de cause, faites aussi les choses suivantes :
Commencez par aller voir vos amis immigrés , en situation irrégulière et dites leur que vous ne voterez pas pour le second tour car tout cela c’est la même chose.
Allez voir dans les banlieues les jeunes désœuvrés et dites leur que vous comprenez leur désarroi mais que vous n’irez pas voter car Le Pen et Macron c’est la même chose.
Allez voir des anciens des guerres qui ont subi des tortures et dites leur que Macron et le Pen c’est la même chose donc on n’ira pas voter.
Parlez avec vos amis homos et dites leur que vous n’irez pas voter car Le Pen est Macron c’est la même chose.
Allez voir vos amis juifs et dites leur que non les chambres à gaz ne sont pas un détail de l’histoire mais quand même Macron et Le Pen c’est pareil donc je n’irai pas voter.
Quand vous déjeunez avec vos amis ou vos frères Africains, Asiatiques, dites leur que vous pensez que les «races » sont inégales puisque Macron et Le Pen c’est la même chose.
Quand vous voyez des familles entières englouties en Méditerranée, soupirez en levant les épaules car Macron et Le Pen c’est la même chose ( Marine Le Pen veut repousser dans les eaux internationales les bateaux de migrants) .
Allez voir des réfugiés Syriens qui fuient leur pays en guerre parce que Assad le protégé de Poutine, tous les deux copains de Le Pen, a écrasé la révolution, massacrant sans état d’âme sa population par des gaz comme les nazis et permis l’émergence des groupes terroristes djihadistes.
Regardez bien la photo de Marine serrant la main de Poutine qui a fait assassiner des journalistes et des opposant politiques,
écrivez à ceux qui restent en Russie et dites leur que vous ne voterez pas car Le Pen et Macron c’est pareil.
Pensez à l’Europe que nos parents ont créée pour éviter les guerres fratricides et dites leur qu’ils ont exagéré, c’était pas si grave que ça deux guerres mondiales. Le problème maintenant c’est l’Europe qui nous casse les pieds et qu’il faut en sortir, redevenir des nations isolées (quitte à avoir des menaces à peine voilées de guerre entre l’Espagne et le Royaume Uni à propos du sort de Gibraltar dès que le Royaume Uni sort de l’Union).
Quand vous irez à l’Ile D’Yeu allez fleurir la tombe du maréchal Pétain puisque Macron et Le Pen c’est pareil ( Le Pen pense que Pétain n’est pas un traitre, tout en disant que la rafle du Vel d’Hiv, ce n’était pas la France …)
Si vos amis issus de l’immigration vous font part de leur frustration et leur honte d’être systématiquement suspectés et contrôlés, dites leur que c’est dommage car ça va être pire encore si MLP passe mais bon vous n’irez pas voter car Macron et Le Pen c’est la même chose.
Allez voir les journalistes qui ont eu à faire au service d’ordre de Le Pen et dites leur que vous n’irez pas voter car Le Pen et Macron c’est la même chose.
Il faudrait aussi aller voir la famille de Brahim Bouarram, un homme de 29 ans, noyé après avoir été jeté à la Seine par des sympathisants du FN, et dites leur bien que vous n’irez pas voter car Macron et Le Pen c’est la même chose. Tiens il faudrait aussi passer voir la famille de Clément Méric et leur expliquer que Le Pen et Macron c’est la même chose.
Et pour finir, dites à la France que vous vous en foutez que le Front National soit le parti politique qui commet le plus d’abus, qui soit le plus poursuivi et mis en examen et de loin. Ce qui est important c’est que Macron et Le Pen c’est la même chose ! »
Nicole Ferroni

Le coup du père François


JEAMBAR INFO

Avec la victoire presque certaine d’Emmanuel Macron le 7 mai prochain face à Marine Le Pen, François Hollande a bien des raisons d’avoir le sourire…

Et le vainqueur du premier tour de présidentielle est….François Hollande. Dans l’ombre, évidemment, d’Emmanuel Macron qui n’a pas volé sa victoire après une année de conquête éclair. Mais il est assez facile aussi d’imaginer la jubilation du Président sortant à l’annonce des résultats du premier tour dimanche soir à 20 heures. Ce face à face Emmanuel Macron-Marine Le Pen coche toutes les cases de sa feuille de route depuis sa décision de renoncer à se représenter, solennellement annoncée aux Français le 1er décembre dernier. Certes, il lui a fallu avaler cette amère pilule de la résignation mais le risque de l’échec était, à ses yeux, si prévisible qu’il eut alors peur de s’y exposer. Trop fier pour accepter de sortir par la petite porte de…

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TRUMP EN BELGIQUE : MARCHE LE 24 mai


 

Le 24 et 25 mai, Donald Trump vient en Belgique pour un sommet de l’OTAN. Plusieurs organisations  préparent une marche qui revendique la paix et s’oppose aux interventions militaires, revendique la sauvegarde de notre planète et de notre environnement, la défense des droits humains de toutes et tous et le combat contre le sexisme, le racisme et les discriminations.

Annoncer votre présence via l’événement FB.

Aux admirateurs de gauche de la Syrie d’Assad


 

Invité du dernier MediapartLive, consacré à la Syrie, je prolonge ici mon coup de colère contre ces hommes et ces femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde, et qui se déclarent favorables au régime des Assad, père et fils, principal responsable du désastre syrien

Après des bombardements massifs par l’aviation russe qui ont duré quatre mois, l’armée de Bachar al-Assad et les milices chiites venues de toute part, mobilisées par les mollahs iraniens, ont donc fini par « libérer » Alep-Est. La libérer de qui ? De ses habitants. Plus de 250.000 personnes sont forcés d’évacuer leur ville pour échapper aux massacres, comme avant eux la population de Zabadani ou de Darayya, et comme ce sera le sort, après eux, de bien d’autres Syriens si le « nettoyage » programmé, social et confessionnel, se poursuit dans leur pays, couvert par une grande campagne médiatique d’intoxication.

Qu’en Syrie même des nantis d’Alep, toutes confessions confondues, se réjouissent d’être débarrassés de la « racaille » – entendre les classes populaires qui peuplaient Alep-Est – n’est guère étonnant. On l’a souvent observé ailleurs, la morgue des classes dominantes est universelle.

Que des mollahs chiites d’un autre âge fêtent l’événement comme une grande victoire des vrais croyants sur les mécréants omeyyades, ou proclament qu’Alep était jadis chiite et le redeviendra, peut aussi se comprendre quand on connait leur doctrine aussi délirante que celle de leurs émules sunnites.

Enfin, qu’ici même, en France, en Europe, des hommes politiques et des faiseurs d’opinion d’extrême-droite ou de la droite extrême marquent bruyamment, de nouveau, leur soutien à Assad est également dans la nature des choses. Ils n’ont que mépris pour les Arabes et les musulmans, et ils pensent aujourd’hui comme hier que ces peuplades  doivent être menés à la trique.

Mais comment ne pas exploser de colère en lisant les déclarations favorables au régime des Assad, père et fils, proférés par des hommes et des femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde ? Comment ne pas s’enrager en les entendant vanter l’indépendance, la laïcité,  le progressisme, voire le socialisme d’un clan sans foi ni loi qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’État  militaire,  il y a plus de quarante-cinq ans, et dont le seul souci est de l’exercer éternellement ?  « Assad pour l’éternité », « Assad ou personne », « Assad ou nous brûlerons le pays », scandent ses partisans.  Et cette gauche-là acquiesce sous le prétexte qu’il n’y a pas d’autre choix : c’est lui ou Daech.

Or les Syriens qui se sont soulevés en 2011 n’ont attendu personne  pour dénoncer vigoureusement les groupes djihadistes de toutes origines et de toutes obédiences, Daech en particulier, qui ont infesté leur soulèvement après sa militarisation forcée.  Ces groupes, totalement étrangers à leurs revendications de liberté et de dignité, n’ont d’ailleurs pas tardé à s’attaquer principalement aux forces vives de l’opposition, civiles et militaires, et à sévir contre la population dans les zones qu’ils ont réussi à contrôler. Ils ont ainsi conforté Assad dans sa propagande, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, et lui ont notamment permis de se présenter en protecteur des minorités confessionnelles.

Ces mêmes Syriens ont souvent par ailleurs exprimé leur méfiance vis-à-vis des instances qui ont prétendu, et continuent de prétendre les représenter, et qui se sont révélées d’une effarante médiocrité. Espérant une intervention militaire occidentale qui n’était, de toute évidence, jamais envisagée par l’administration d’Obama, inféodés à tel ou tel pays voisin (l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie), divisés entre eux et inexistants sur le terrain, ils ont été incapables de formuler un discours politique cohérent à l’adresse du monde.

Mais ni l’intrusion des djihadistes ni les défaillances de la représentation autoproclamée de la révolution – ni tout autre argument brandi pour justifier l’injustifiable – n’infirment ces deux données fondamentales : la première, que les Syriens avaient mille raisons de se révolter, et la seconde, qu’ils se sont révoltés avec un courage exceptionnel, faisant face, dans l’indifférence quasi générale, à la terreur sans bornes du clan au pouvoir, aux ambitions impériales de l’Iran et, depuis septembre 2015, à une intervention militaire russe agréée par les États-Unis, qui a déjà fait des milliers et des milliers de victimes civiles.

Alors, est-elle vraiment indépendante et anti-impérialiste cette « Syrie d’Assad » où l’Iran et la Russie agissent comme bon leur semble, conjointement ou séparément,  et dont le destin dépend uniquement désormais de leurs accords ou désaccords ?  Que les admirateurs de gauche de ladite Syrie lisent le traité léonin signé avec la Russie, le 26 août 2015, lui accordant des privilèges exorbitants et une totale et permanente immunité quant aux dommages causés par les raids de son aviation.

Peut-on sérieusement qualifier de laïque un régime qui s’est employé dès sa naissance, pour s’imposer et durer, à envenimer les relations entre les différentes communautés confessionnelles, qui a pris en otages alaouites et chrétiens, qui a lui-même présidé à la contamination de la société syrienne par le salafisme le plus obscurantiste, qui a manipulé à son profit toutes espèces de djihadistes, et pas seulement en Syrie ?

Est-ce du progressisme que de promouvoir le capitalisme le plus sauvage, appauvrissant et marginalisant des millions de citoyens, cette masse démunie qui survivait dans les faubourgs des grandes villes ? C’est elle qui a été la principale composante sociale de la révolution, et c’est elle qui a été aussi la cible privilégiée du régime, avec son artillerie lourde, ses barils d’explosifs et son armement chimique. « Tuez-les jusqu’au dernier », réclamaient littéralement les chabbîha (nervis des Assad) depuis le début du soulèvement… et qu’on laisse la nouvelle bourgeoisie « progressiste » piller tranquillement les richesses nationales et entasser ses milliards de dollars dans les paradis fiscaux !

Faut-il encore, après tout cela, rappeler les crimes contre l’humanité commis par Hafez al-Assad, en toute impunité, durant ses trente ans de règne sans partage ?  Deux noms de lieu les résument : Hama où plus de 20.000 personnes, peut-être 30.000, ont été massacrées en 1982, et la prison de Palmyre, véritable camp d’extermination où les geôliers se vantaient de réduire leurs suppliciés en insectes.  C’est de cette même impunité que certains, hélas de gauche, voudraient faire bénéficier Bachar al-Assad, le principal responsable du désastre, de ces plus de dix millions de déplacés, ces centaines de milliers de morts, ces dizaines de milliers de prisonniers, de la torture et des exécutions sommaires dans les prisons, de l’interminable martyre de la Syrie.

Et ce martyre, tant que les bourreaux ne seront pas vaincus et punis, préfigure tant d’autres dans le monde – un monde où la Syrie aura disparu.

Farouk Mardam Bey (historien et éditeur franco-syrien)

Internet au-dessus des Etats


 

LLB – Contribution externe –  Publié le lundi 12 décembre 2016 à 12h36 – Mis à jour le lundi 12 décembre 2016 à 12h38

 

Une opinion de Luc de Brabandere, philosophe d’entreprise

 

 

 

Internet n’est pas un espace public, n’est pas écologique, ni transparent, ni équitable, ni neutre, ni gratuit…

Il nous faut de nouveaux modèles pour traduire nos valeurs dans le monde actuel.

C’est le plus grand défi jamais posé à nos démocraties.

 

Quand on voit Mark Zuckerberg discuter avec Obama, Bill Gates monter les marches de l’Elysée ou Jack Ma être reçu au palais royal de Bruxelles et au Parlement européen, on pourrait penser qu’ils vont rencontrer leurs pairs. Il n’en est évidemment rien.

Comme disait Coluche, remettons les pendules à leur place. Les patrons de Facebook, Microsoft ou Alibaba ne sont pas des hommes d’Etat, ce sont des hommes d’affaires. Ils ne pensent pas à leurs électeurs, ils pensent à leurs clients. Ce sont des voyageurs de commerce et ils ne viennent pas parler d’égal à égal avec des responsables politiques, car ils sont au-dessus de la politique. Pour la plupart des entrepreneurs de la Silicon Valley, le principal obstacle au développement de leur business est même l’existence des Etats ! Et l’accueil « royal » qui leur est fait montre à souhait la confusion des genres et le désarroi des nations face à ceux qui les ignorent.

Reprécisons un certain nombre de choses.

 

1

 Internet n’est pas un espace public. Non, c’est un espace privé. Ce n’est pas parce que plusieurs sociétés de l’Internet ont un chiffre d’affaires supérieur au PNB de certains pays qu’elles en deviennent pour autant un pays.

2

 

 Internet n’est pas mondial. Internet parle anglais, Internet est américain. Non seulement l’écrasante majorité des acteurs importants le sont, mais aussi la majorité des organismes qui l’organisent, le régulent ou gèrent les noms de domaines. Malgré sa taille gigantesque, l’Internet chinois ne compte pas beaucoup à ce niveau.

3

 

 Internet n’est pas écologique. Internet consomme une énorme quantité de matières premières et de métaux précieux. Internet consomme une énorme quantité d’énergie. Chaque Data Center, comme celui de Google à Mons, a besoin d’autant d’électricité qu’une ville de 40 000 habitants. Internet provoque une énorme quantité de déchets toxiques qui s’accumulent dans des décharges en Afrique ou en Inde.

4

 

 Internet n’est ni virtuel, ni immatériel. Les réseaux « sans fil » ne sont possibles que grâce à des milliers de câbles souterrains et des centaines de câbles sous-marins. Dans les océans aussi, les géants du Web tissent leur toile. Facebook et Google ont annoncé la construction d’un câble de près de 13 000 kilomètres pour relier Hong Kong et Los Angeles. Et d’autres se disent que la fonte de la calotte polaire arctique pourrait permettre d’installer des câbles plus courts entre l’Europe et l’Asie…

 

5

 Internet n’est pas transparent. Qui connaît la nature exacte des liens scellés entre les maîtres du Big Data et les services de renseignement américains ?

 

6

 Internet n’est pas neutre. Tout algorithme correspond à un projet de son propriétaire. Allonger le temps de connexion, encourager la distraction, créer une dépendance, il est là le vrai projet des algorithmes.

7

 

 Internet n’est pas totalement compris dans son fonctionnement. Les ingénieurs des grandes plateformes reconnaissent ne pas comprendre toutes les réactions des algorithmes qu’ils ont eux-mêmes développés ! On parle alors de « machines apprenantes ». Mais elles apprennent quoi au juste ? Ne serait-il pas sage d’au moins se poser la question ?

 

8

 Internet n’est pas le garant d’une économie de marché. Même le très libéral « The Economist » l’affirmait dans son édition du 17 septembre dernier. L’apparition de colosses menace la concurrence et même la légitimité du commerce.

 

9

 Internet n’est pas le garant de la démocratie. Car la démocratie n’est pas une somme continue et aléatoire de référendums, de sondages ou de pétitions. De plus, la plupart des entrepreneurs du Web la considèrent comme obsolète !

 

10

 Internet n’est pas le garant d’un enseignement de qualité. Donner une tablette à chaque élève n’a de sens que si l’enfant apprend à la regarder de manière critique, ce que seul un professeur peut lui enseigner.

11

 Internet n’est pas équitable. L’outil traditionnel de redistribution des richesses n’y fonctionne pas. La fiscalité se fait dépasser au-dessus par ceux qui pratiquent l’ingénierie fiscale à l’échelle planétaire. Et elle se fait court-circuiter en dessous par ceux qui organisent une économie collaborative.

12

 

 Internet n’est pas gratuit. Si les abonnements sont si peu chers, c’est parce que nous payons pour l’essentiel en nature. Pour recevoir quelques renseignements utiles ou pour pouvoir stocker nos photos, nous détaillons – sans en réaliser la valeur – nos goûts et nos préférences. On appelle cela les « données », appellation justifiée si on ne perd pas de vue que c’est nous, et pas eux, qui sommes les généreux donateurs !

 

13

 Internet n’est pas notre outil. Nous sommes l’outil d’Internet, et aussi son laboratoire. Facebook a reconnu avoir organisé des tests grandeur nature sur ses membres pour voir comment ils réagissaient à la diffusion de certaines informations.

 

14

 Internet n’est pas bon. Internet n’est pas mauvais. Internet est bon ET mauvais. Internet est la plus grande machine du monde certes, mais reste une machine. Elle ne peut donc être ni créative, ni responsable.

15

 

 Internet est surtout le plus grand défi jamais posé à nos démocraties. Internet déstructure le temps et l’espace à un rythme accéléré et rend caduques les structures socio-économiques qui ont fait notre prospérité. Quand Jeff Bezos, CEO d’Amazon, est venu voir Jean-Claude Junkers à Luxembourg, c’était pour négocier un statut fiscal particulier. Mais aujourd’hui Jeff Bezos pourrait envisager d’acheter le Luxembourg…

 

Il nous faut d’urgence de nouveaux concepts, de nouveaux modèles, de nouvelles catégories pour traduire nos valeurs dans le monde d’aujourd’hui. Il nous faut réinventer le droit, l’enseignement, la sécurité sociale. Et si nous ne le faisons pas nous-mêmes en Belgique et en Europe, d’autres qui ne partagent pas nos valeurs le feront à notre place.

Internet est au-dessus des Etats. Google et Facebook n’existaient pas il y a vingt ans, aujourd’hui ils dominent le monde. Cela n’a été possible que parce qu’ils sont au-dessus des Etats.

Y a-t-il quelqu’un pour me dire où a lieu la réflexion sur les grands principes de l’humanisme numérique ?

 

Bachar el-Assad : “Voici comment nous avons créé l’Etat Islamique”


 

La collusion du régime syrien avec les terroristes du groupe djihadiste remonte à une décennie.

THE DAILY BEAST

Publié le 2 Décembre 2016
Confessions choc d’un homme de Bachar el-Assad : “Voici comment nous avons créé l’Etat Islamique”

Dans sa première interview après avoir remporté la présidence, Donald Trump a laissé entendre qu’il allait changer de politique dans le conflit en Syrie, passant d’un soutien à l’opposition modérée à une collaboration avec le régime du président Bachar al-Assad.

« La Syrie se bat contre ISIS, et nous devons nous débarrasser d’ISIS », a déclaré Trump. Quant aux rebelles que les Etats-Unis ont soutenu pendant les trois dernières années, Trump dit: « Nous ne savons pas qui sont vraiment ces gens. »

Mais le président-élu semble être mal informé sur le rôle clé d’Assad dans la montée du soi-disant État Islamique.

Tout d’abord, le dictateur syrien a essayé d’amadouer les dirigeants occidentaux en décrivant le soulèvement national contre lui comme une révolte dirigée et animée par des terroristes. Quand cela a échoué, il a libéré des extrémistes islamistes emprisonnés qui avaient combattu contre les troupes américaines en Irak, puis il a mis en scène de fausses attaques contre des installations gouvernementales, en accusant des terroristes. Loin de luttre contre ISIS, Assad a fermé les yeux quand ISIS a mis en place un état dans l’état avec sa capitale à Raqqa, avant de laisser aux États-Unis et à d’autres le soin de contrer les extrémistes islamiques.

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