Pourquoi la droite religieuse américaine soutient Israël


Pourquoi la droite religieuse américaine soutient Israël
Donald Trump et le pasteur Robert Jeffress à Washington, le 1er juillet 2017. (Olivier Douliery/NEWSCOM/SIPA)

Si Donald Trump a décidé de déménager l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, c’est en partie pour plaire aux chrétiens évangéliques, qui rêvent d’accélérer la fin du monde.

Ami de Donald Trump, Robert Jeffress, le pasteur qui a lu ce lundi la prière lors de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, est un drôle de zig. Selon lui, les défenseurs des droits des homosexuels sont des « militants de la pédophilie » et l’islam est une « hérésie sortie du puits de l’enfer ». Et puis, il est convaincu que les juifs qui ne se convertissent pas ne connaîtront pas le salut : logiquement, ils devraient connaître les flammes du châtiment éternel…

Cette dernière conviction du pasteur est conforme avec le récit futuriste de la fin des temps, que de nombreuses églises évangéliques américaines promeuvent depuis une vingtaine d’années et dans laquelle Jérusalem et le peuple juif jouent un rôle central.

Le paradoxe de la situation actuelle, c’est que si Donald Trump aide tant les Israéliens, ce n’est pas seulement pour plaire à Benjamin Netanyahou. C’est aussi (surtout ?) pour séduire les fondamentalistes chrétiens qui composent une partie de sa base électorale. Des Américains qui prennent la Bible au sens littéral.

Apocalypse

On estime que plus de 80% des blancs fréquentant ces églises évangéliques ont voté Trump. Or, depuis une vingtaine d’année, ces églises défendent bec et ongle Israël. Pas forcément par sympathie pour les Israéliens, mais parce qu’ils préparent le retour du Messie et la fin du monde. Or, dans le scénario que ces églises ont dessiné à partir de l’apocalypse de Saint Jean et d’autres textes (Isaïe, Jérémie, Ezechiel, Daniel, Thessaloniciens, Jean, Mathieu…), le peuple juif doit revenir à Jérusalem, y reconstruire le temple et se battre à mort avec ses voisins.

Pour ces églises évangéliques, les événements actuels au Proche-Orient s’inscrivent dans ce programme prophétique : l’instauration d’un ordre mondial satanique (certains désignent les Nations-unies), le retour du peuple d’Israël à Jérusalem, la chute de Babylone (est-ce Bagdad ? Ou, disent certains, Téhéran ?), la grande bataille contre l’Antéchrist (« Armageddon »), des désastres naturels et au final, l’enlèvement au ciel des bons chrétiens et des juifs convertis (« the rapture »).  Commenceront alors les temps paradisiaques, avec Dieu vivant éternellement au milieu des hommes.

Calcul politique

Petit détail qui a son importance : dans ce scénario eschatologique, les deux tiers du peuple d’Israël périssent dans la bataille de l’Armageddon. Et seuls les survivants qui se convertissent échapperont à l’enfer. Autrement dit, ces chrétiens flattent les Israéliens… tout en étant convaincus qu’ils sombreront.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce galimatias a infusé dans une partie de la société américaine. En 2002, un sondage pour « Time » et CNN montrait que 59% des Américains étaient convaincus que les événements annoncés dans l’Apocalypse se dérouleraient bel et bien.

D’où les pressions de cette droite religieuse sur la Maison-Blanche, pour que Trump agisse au Proche-Orient : il s’agit d’accélérer le processus pour hâter la venue du Christ.

Le président n’est pas insensible à ces pressions. La décision de transférer l’ambassade a été prise malgré l’avis négatif de ses propres conseillers diplomatiques.  Son calcul est purement politique. Selon Elizabeth Oldmixon, qui enseigne les sciences politiques à l’Université du nord du Texas, un tiers des Américains des églises évangéliques seraient des fondamentalistes sensibles au sort d’Israël et à son rôle dans la fin des temps. Soit environ 15 millions de personnes…

Pascal Riché

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Treize mois de supplice à la prison Saidnaya


source :

Les mains de Shappal n’ont pas toujours été ces silhouettes claires, longues et fines, qui se déplient en gestes précis pour ordonner son récit. Il faut imaginer qu’il y a un peu plus de cinq ans, elles furent deux boules de sang brûlantes de douleur, boursouflées par 180 coups de fouet, pendant au bout de ses bras tendus entre les barreaux d’une cellule. « Nous devions passer les mains par la grille pour qu’on nous les fouette depuis le couloir, explique-t-il. Elles devenaient tellement grosses qu’on ne pouvait plus les refaire passer entre les barreaux. »

carte de la Syrie

Shappal Ibrahim, 41 ans, visage de la cause kurde en Syrie, un regard droit derrière des lunettes cerclées de noir, pas une larme, guère plus de colère, revient d’un enfer qui continue de consumer ses compatriotes par milliers : la prison de Saidnaya, à 30 km de Damas, réputée pour l’inventivité de ses tortures. « Le pire, c’était lorsqu’on nous obligeait à nous arracher la barbe de nos propres mains, poursuit-il. Après, l’un de mes camarades, convoqué au tribunal avait un visage tellement méconnaissable que le juge l’a sommé de s’expliquer. De retour à la prison, il a été encore plus torturé. »

portrait de Sheppal IbrahimShappal Ibrahim a passé treize mois dans la terrible prison de Saidnaya.
CRÉDIT : MARCEL MAFFEI POUR LA CROIX

Libéré en mai 2013, désormais réfugié en Allemagne, Shappal n’entend rien oublier de son supplice de treize mois à Saidnaya. En ce début de soirée de mars, il en livre les détails assis, jean et écharpe noirs, dans le petit salon d’un appartement de Dortmund. Ses mots sont neutres, circonstanciés. Ils se dressent comme des remparts contre les assauts d’une peine que seul, parfois, un battement de pied laisse deviner. Au mur, le tableau d’un paysage de montagne automnal le regarde. Dehors, le jour décline, la rue se tait.

« Il arrivait que les geôliers urinent sur notre ration de nourriture », se souvient-il. En fait de ration, il fallait compter avec un morceau de pain rassis, parfois un œuf, quelques gouttes d’eau suintant du plafond, le tout partagé à genoux, face au mur, avec les six autres pensionnaires d’une cellule de quatre mètres carrés. À son arrivée, Shappal y a été conduit les yeux bandés à l’issue d’une « cérémonie de bienvenue » réservée à chaque nouveau venu : dépouillement de tout effet personnel, envoi au deuxième sous-sol, coups de câble, deux heures durant, sur le corps mis à nu.

Saidnaya, ce furent aussi pour Shappal des réveils nocturnes pour le seul plaisir des gardiens, un compagnon de cellule retrouvé mort un matin, une nudité quasi permanente, l’interdiction de parler. Et les coups, toujours arbitraires, comme ce jour où un surveillant lui brisa le bras gauche, peut-être pour ôter tout répit à Shappal qui venait de recevoir la visite de son frère. A-t-il craint parfois de mourir ? « J’en ai souvent rêvé », confie-t-il.

Ken Loach à l’ULB : le soutien d’universitaires juifs


Des organisations juives ont protesté contre la volonté de l’Université libre de Bruxelles de nommer le cinéaste britannique Ken Loach docteur Honoris CausaL’UPJB a soutenu cette décision de l’ULB ainsi qu’un grand nombre d’universitaires. Nous publions ci-dessous la prise de position d’universitaires juifs issus de l’ULB qui, non seulement approuvent la décision de l’ULB, mais se déclarent solidaires de l’engagement politique de Ken Loach.

19 avril 2018
KEN LOACH N’EST NI ANTISÉMITE NI NÉGATIONNISTE

« Ken Loach flirte avec l’antisémitisme dans sa haine obsessionnelle d’Israël ». C’est ce que prétendent cinq associations juives belges s’opposant à la décision du Conseil académique de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) de le nommer docteur Honoris Causa le 26 avril prochain.

C’est ce que réfute le Conseil académique de l’ULB en maintenant sa décision.

Nous, anciens enfants juifs cachés, survivants du judéocide nazi, anciens étudiants et membres du corps académique ou scientifique de l’Université libre de Bruxelles (ULB) :

  • protestons contre ces graves accusations envers une personnalité qui, à travers son œuvre, n’a eu de cesse de lutter contre les injustices majeures de la société occidentale;
  • félicitons le Conseil académique d’avoir maintenu sa décision malgré les pressions massives, au niveau des attaques de cinq organisations juives 

Si rien ne permet de justifier ces allégations, il est évident qu’elles s’inscrivent dans la guerre médiatique et politique que livre Israël pour justifier sa politique illégale de domination dans son conflit avec le peuple palestinien. Nous regrettons d’autant plus ces accusations qu’elles pourraient faire penser que la majorité des Juifs participe à cette stigmatisation. Or, il est manifeste que si en Belgique, jusqu’à présent, il n’y a que l’Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB), qui a pris une position de soutien envers l’ULB, tant en Israël que dans le reste du monde, des organisations et des personnalités juives ont les mêmes positions que Ken Loach. Notamment concernant un des meilleurs moyens de favoriser une paix juste au Moyen-Orient : le combat non violent de la campagne BDS (Boycott–Désinvestissement–Sanctions) envers Israël. 

  • Marc Abramowicz, ancien chercheur, fondateur d’Aimer à l’ULB,
  • Dr Barbara Abramowicz, pédiatre, diplômée de l’ULB
  • Fima Bratzlavsky, chargé de cours honoraire, ULB
  • Edna Braun, romaniste diplômée de l’ULB
  • Jacques Bude, professeur émérite ULB
  • Eric David, président du centre de droit international de l’ULB
  • Victor Ginsburgh, professeur honoraire ULB
  • Dr Maurice Haber, psychanalyste, diplômé de l’ULB
  • Henri Eisenddrath, professeur VUB, diplômé de l’ULB
  • Heinz Hurwitz, professeur émérite ULB
  • Léon Ingber, ancien doyen faculté de droit ULB
  • Adeline Liebman, sociologue, diplômée de l’ULB
  • Thérèse Liebmann, historienne, diplômée de l’ULB
  • Nicole Mayer, chef de travaux de l’ULB
  • Henri Roanne Rosenblatt, journaliste, diplômé de l’ULB
  • Michel Staszewski, chercheur invité ULB
  • Dr Elie Vamos, médecin, diplômé de l’ULB
  • Dr Esther Vamos, professeur émérite de l’ULB

Pourquoi un soldat israélien a-t-il assassiné Yaser Murtaja?


Pourquoi Yaser Murtaja est-il mort ce 6 avril à Gaza ? Une question qui restera sans doute sans réponse, à jamais.
Une histoire banale pour Gaza. Triste, terrible. Révoltante pour beaucoup.

Baudouin Loos, Le Soir du 7/4/18

Yaser Murtaja, 30 ans, travaillait depuis quelques années comme journaliste à Gaza. Avec des amis, il avait créé une petite agence indépendante, Ain Media, qui, entre autres, aide les confrères étrangers lorsqu’ils s’aventurent dans le petit territoire palestinien sous blocus.

Il y a un an, Yaser m’avait été d’une aide précieuse pour entrer à Gaza, il s’était porté garant auprès des autorités du Hamas pour m’obtenir un laissez-passer. Je ne le connaissais pas, mais il connaissait une de mes amies à Gaza. Sur place, il m’avait ouvert les portes des partis politiques locaux, il m’avait aussi conseillé certains sites à voir, certaines familles à visiter.

Très fier, il m’avait montré les locaux de son agence dans le centre, il avait insisté pour que je visionne les vidéos de 2014, lors de la meurtrière offensive israélienne sur Gaza. Du travail de pro, sans conteste. Efficace et impressionnant.

Ce 6 avril, Yaser faisait son boulot. Il était avec les manifestants à la frontière israélienne. Avec son t-shirt imprimé en lettres capitales « PRESS », il photographiait les gens lorsque la balle de guerre d’un sniper l’a frappé à l’abdomen de plein fouet. Pourquoi l’a-t-on visé ? Pourquoi l’a-t-on tué ? Menaçait-il quelqu’un ? L’armée israélienne répondra-t-elle à ces questions ?

Il avait un jour publié sur le compte Facebook de son agence une belle photo aérienne du port de Gaza prise avec un petit drone, avec ces mots : « J’espère un jour pouvoir prendre cette photo d’un avion. Je m’appelle Yaser Murtaja et je n’ai jamais voyagé ». Une dernière phrase que pourrait prononcer l’immense majorité des jeunes Gazaouis.

La nouvelle de sa mort a bouleversé la ville de Gaza d’où il était originaire. Yaser était connu et apprécié. Il avait 30 ans, il était marié et avait un enfant.

 

1,6 million de km2, 80 000 tonnes de déchets : le continent « plastique » est monstrueux  


De nouvelles données sur le continent « plastique » viennent d’être publiées. Celles-ci semblent encore plus préoccupantes que les informations déjà communiquées sur ce rassemblement de déchets plastiques au large du Pacifique.

De nouvelles données

Une étude réalisée par des chercheurs affirme que la superficie du « septième continent » serait de 1,6 million de km2 soit trois fois la superficie de la France métropolitaine. Publiée le 22 mars 2018 dans Scientific Reports, cette étude estime que les résultats sont nettement supérieurs « aux deux précédentes études de ce vortex » qui s’étaient alors surtout concentré à l’époque sur la présence de microplastiques.

Le « 7ème continent », « 8ème continent » ou encore « continent plastique » désigne une immense masse de déchets flottants au large du Pacifique, créée par un regroupement de sacs plastiques, bouteilles, filets et autres polluants jetés en mer. Partant du constat que chaque année, 320 millions de tonnes de déchets plastiques sont rejetés, les chercheurs ont souhaité analyser la dérive de ses polluants formant la plus grande zone d’ordures au monde, scrutant une zone située à mi-chemin entre Hawaï et la Californie.

Ainsi, 1,2 million de déchets ont été prélevé, le « continent » a été survolé et photographié en drone et de nombreuses informations ont été révélées. Partant du principe que tout kilomètre carré faisant partie de cette masse contient plus d’un kilogramme de plastique, les chercheurs estiment que cette dernière contiendrait 1,8 milliard de morceaux de plastique pour un poids total de 80 000 tonnes.

Autre constat de l’étude, 99.9% des déchets récoltés étaient bien du plastique, mais de tailles bien différentes, ce qui peut paraitre comme « positif ». En effet, à la surprise des chercheurs, 92% des déchets formant le continent faisait plus de 5 cm, le reste étant composé de macro-plastiques nettement plus grands, mais également de microplastiques.

Rick Horner, plongeur britannique, filmant la « Great Pacific Garbage Patch »

Des actions toujours possibles

En vue de la superficie atteinte par le « continent plastique », les chercheurs craignent une accélération significative de son agrandissement. Néanmoins, la taille des déchets reste « encourageante », car possible à traiter. Comme l’indique Boryan Slat, créateur néerlandais du projet de nettoyage des océans Ocean Cleanup, « les gros débris sont bien plus faciles à collecter que les microplastiques ». En effet, ces plastiques dont la taille ne dépasse pas 1cm polluent plus « dangereusement » et se retrouvent dans de nombreuses chaines alimentaires. Très polluants et toxiques, ils causent la mort de nombreux animaux.

Selon Boryan Slat, ces résultats fournissent des données clés pour développer et tester les technologies de nettoyage (notamment avec ses systèmes de barrières flottantes), mais il souligne également « l’urgence de s’attaquer au problème ». Ainsi, l’organisation Ocean Cleanup, souhaite mettre en place un système qui, une fois opérationnel, pourrait « vider 50% de la décharge du pacifique en cinq ans ».

Laurent Lebreton, auteur principale de la fondation, précise :

« Les gens voient la quantité de matériel de pêche et pointent du doigt l’industrie de la pêche, mais ils mangent également du poisson. Ce n’est pas la question d’un secteur ou d’une région, c’est principalement notre mode de vie et de consommation. Les plastiques à usage unique, la société du tout-jetable. Nous devons prendre des mesures importantes en la matière. Résoudre ce problème à échelle mondiale ».

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Procès BDS à Versailles : On a eu notre tribune !


« Vous avez eu votre tribune et votre publicité » ! a lancé la présidente du tribunal de Versailles à a fin du procès, comme si c’est nous qui avions voulu cette mascarade. C’est dire que la solidarité était au rendez-vous ! On ne peut pas en dire autant de l’impartialité dans la manière de mener les débats… Le jugement sera rendu le 14 mai prochain.

Plus d’une centaine de manifestants étaient présents ce lundi devant le tribunal de Versailles, malgré le froid. Les prises de paroles de militantes et militants de toute la France, de multiples associations, de Grande-Bretagne et de Belgique, se sont succédées pendant plusieurs heures ! Et tous les témoignages écrits ont été lus pendant le rassemblement.

Comme si le succès de notre rassemblement la contrariait, la présidente du tribunal n’a eu de cesse de nous couper la parole pendant le procès : « J’ai compris, ça suffit ! » a été le leitmotiv face à tous ceux, prévenue et témoins, qui démontraient qu’il n’y avait aucune discrimination ni incitation à quoi que ce soit à l’encontre des Juifs ou des Israéliens, mais uniquement des faits, dans les propos tenus le 15 janvier 2011 devant le concert de Vanessa, et publiés sur le site d’EuroPalestine.

En revanche l’avocat du grand absent Sammy Ghozlan, qui n’ose jamais se montrer dans les tribunaux après avoir déposé plainte, a été écouté avec bienveillance, alors qu’il répétait comme un perroquet une unique phrase plus d’une dizaine de fois : « Il y a des victimes juives en France qui meurent parce qu’on dit des choses affreuses sur Israel ».

Ghislain Poissonnier, magistrat et spécialiste de droit international, qui a vécu un an en Palestine, cité comme témoin par la défense, a tout de même réussi à montrer que la France est le seul pays au monde à criminaliser la campagne BDS.

Et Udi Aloni, écrivain et réaliseur israélo-américain a brillamment prouvé qu’il y a d’autres Juifs et d’autres Israéliens que ceux qui sont autorisés à s’exprimer en France dans les médias dominants. Il a accusé l’Etat français d’avoir choisi le camp des fondamentalistes juifs qui s’adonnent à la violence pour exercer leur suprématie sur les Palestiniens, plutôt que celui des militants BDS qui ont choisi la voie pacifique pour défendre le droit et la justice.

« Le camp du BDS, que l’on soit pour ou contre le boycott d’Israël, a-t-il lancé, n’a jamais tué la moindre personne, alors que ceux qui veulent le réduire au silence ont les mains pleines de sang ».

Répondant à la question de Me Dominique Cochain qui lui demandait : « Que ce serait-il passé si Vanessa était allée donner son concert en Israël ? », Udi Aloni a répondu : « C’est simple, si vous prenez l’exemple d’une ville comme Hébron, les Juifs qui y résident auraient pu se rendre au concert, alors que cela aurait été interdit aux Palestiniens qui habitent au même endroit » !

Mais ce genre de Juif et d’Israélien n’a pas eu l’air de plaire à la présidente, qui a essayé à plusieurs reprises de l’empêcher de s’exprimer.

Il a néanmoins réussi, tout comme Olivia Zémor, à expliquer que ce sont les pyromanes du lobby israélien qui alimentent l’antisémitisme en France, en faisant croire que tous les Juifs approuvent la politique criminelle de l’Etat colonial, et en essayant de bâillonner tous les autres, pour garantir l »impunité à l’apartheid israélien.

Impunité face aux crimes liés à l’occupation et à la colonisation, qui ont été malgré tout, énoncés à la barre, et qui sont des faits, comme l’ont souligné pour Vanessa Paradis, les militants BDS français et israéliens, et non des « incitations à la haine ou à la violence » !

Et Vanessa ? Le tribunal l’a superbement occultée !

La procureur n’a pas requis de condamnation et a estimé, après l’implacable démonstration de Me Dominique Cochain, que l’action était effectivement prescrite.

Le jugement sera rendu le 14 mai.

Un très grand merci à toutes celles et tous ceux qui nous ont apporté leur soutien, et qui montrent que l’intimidation, loin de nous décourager, nous renforce dans la conviction que les attaques sont à la mesure de notre efficacité.


Nos deux témoins : Ghislain Poissonnier et Udi Aloni

CAPJPO-EuroPalestine