Deux femmes sans abri mortes de froid à Bruxelles


© Belga
La baisse vertigineuse des températures ce derniers jours et le froid mordant qui s’est abattu ce week-end ont fait leurs premières victimes parmi la population très exposée des sans abri dans la capitale. VTM Nieuws et Het Nieuwsblad relayent ces tristes nouvelles.Lundi matin, des travailleurs de Bruxelles Propreté ont découvert le corps sans vie d’une femme de 41 ans. Selon Denis Goeman, du Parquet de Bruxelles, ce décès n’a rien de suspect: « Le Parquet a fait appel à un légiste qui a constaté que la victime était morte d’hypothermie. Personne ne semble impliqué d’après les images des caméras de surveillance », explique-t-il à Het Nieuwsblad.Ce mardi, une femme de 55 ans, retrouvée par des passants vers 6 heures du matin, est également morte de froid. Les services de réanimation, appelés sur place n’ont rien pu faire pour elle.(LpR avec Fausto – Source: VTM Nieuws, Nieuwsblad/Illustration picture: Belga)

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Héberger est un délit


Parc Maximilien : des milliers de citoyens belges mobilisés pour les migrants

Message de D., hébergeuse, violemment et injustement perquisitionnée et arrêtée chez elle ce weekend:

 » Depuis hier, je suis libre et j’ai pu dormir dans mon lit mais certainement pas avec un sentiment de sécurité.

Ce soir, je devrais être heureuse d’être libre même si je ne me sens pas en sécurité et pourtant je suis triste.

Un jeune homme a décidé de se donner la mort alors que je dormais dans mon lit en essayant d’effacer 30 heures d’enfermement, que 30 heures…. qui pourtant m’ont transformée.

Maintenant j’ai peur chez moi, dans mon lit, dans ma maison alors que cela avait toujours été un endroit de réconfort et de sécurité pour moi, pour mes enfants, pour eux.

Ce soir, quand je suis rentrée chez moi, une tristesse immense m’a envahie lorsque j’ai compris qu’il n’y avait aucun ami qui m’attendait, aucune lumière allumée, aucune tasse traînant, juste deux pièces vides et froides.

Et puis j’allume mon pc, j’ouvre la plateforme sur Facebook et je découvre ce drame qui s’est déroulé lors de cette nuit où j’étais rassurée d’avoir été libérée.

Ce petit gars fragilisé déjà par un parcours dont on ne pourra jamais comprendre, connaître et ressentir le dixième de la peur, de la douleur et de la solitude qu’il a vécu et alors qu’il pensait avoir atteint des terres hospitalières.

Combien d’heures a-t-il dû endurer dans une cellule, seul et sans nouvelles de sa famille ?

Combien de fois il a du se sentir diminué par les conditions d’enfermement ?

Combien de fois a-t-il eu peur dans sa cellule sans pouvoir l’exprimer ?

Combien de fois ……?????

Je ne crois pas que tous ces policiers, gardiens de prison, juges, politiciens soient mauvais et méchants.

J’ai vu dans le regards de certains un désaccord avec les décisions, j’ai entendu un discours juste et bienveillant d’un juge, j’ai vu des hommes et des femmes faire leur boulot mais sans excès et seulement un nombre restreint qui était arrogant et irrespectueux mais ceux-la ont pris toute la place dans ma tête et dans ma mémoire bien qu’ils étaient vraiment très peu nombreux.

Alors ma question est : Qui a dit que le bien triomphait du mal ?

Pour l’instant je constate que c’est souvent le mal qui triomphe du bien.

Alors ma question est : risquons-nous de devenir comme cette minorité d’extrémistes à mettre tout le monde dans le même sac ?

Alors ma question est : à quand où les personnes arrêteront d’être des moutons par peur de perdre un soi-disant confort qui en réalité n’existe pas vraiment ?

Un mouton c’est gentil mais il se jette dans le vide si le premier le fait !!!

Petit gars, je te souhaite de vivre au soleil et heureux au milieu de toutes ces autres étoiles qui sont tes sœurs, frères, mères et pères.

Je voudrais également remercier le groupe » Parole, Écoute et Soutien – Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés et particulièrement Yza qui m’ont transmis les outils pour vivre et transformer toutes ces épreuves en un cheminement personnel positif et enrichissant. »

Bantoustans en Palestine


Barrage militaire israélien au cœur de la ville palestinienne d’Hébron – Photo : Archives

Robert FiskJ’ai demandé à la seule journaliste israélienne basée en Palestine de me montrer quelque chose de choquant – et voilà ce que j’ai vu.

Montrez-moi quelque chose qui va me choquer, ai-je demandé à Amira Hass. La seule journaliste israélienne qui vit en Cisjordanie – ou en Palestine, si vous croyez encore en ce mot si peu orthodoxe – m’a donc emmené sur une route à l’extérieur de Ramallah qui dans mon souvenir était une autoroute qui menait à Jérusalem. Mais maintenant, sur la colline, elle se transforme en une route à l’abandon, à moitié goudronnée, bordée de magasins fermés par des volets rouillés et des ordures. La même odeur putride d’égouts à l’air libre plane sur la route. L’eau puante stagne, verte et flasque, en flaques au pied du mur.

Ou Mur avec une majuscule. Ou, pour les journalistes prudents, « Mur de sécurité ». Ou, pour les âmes délicates, « Barrière de sécurité ». Ou pour les plumes désinvoltes, simplement « Barrière ». Ou, si ses implications politiques vous font peur, « Clôture ». Une clôture, comme ces clôtures de bois qu’on voit dans les champs. Ou – si vous voulez vraiment faire peur aux journalistes de la télévision et mettre en colère les Israéliens – le « Mur de la Ségrégation » ou même le « Mur de l’Apartheid ». Eh bien oui, nous allons parler des « bantoustans » palestiniens coupés par le Mur et les routes réservées aux Israéliens, et du vaste empire des colonies juives sur les terres arabes.

On peut faire confiance à Amira pour ouvrir le feu. Elle crache avec colère les mots « bantoustan palestinien » encore et encore en me faisant faire, en voiture, le tour des enclaves palestiniennes de Cisjordanie pour arriver, au bout d’une heure ou deux, au Mur : il nous domine de ses 8 mètres, austère, monstrueux de détermination, il serpente entre les immeubles, se glisse dans les oueds et revient sur lui-même de sorte qu’il y a parfois deux murs, un double mur mais le même mur, comme si cette créature imitait les méandres d’une route sinueuse des Alpes. On secoue la tête, incrédule, pendant un moment et tout à coup, bizarrement, il n’y a plus de Mur, rien qu’une rue commerçante ou une colline aride, couverte de broussailles et de rochers. Puis on voit grossir une énorme colonie de peuplement d’Israël, avec de beaux arbres verts, des maisons aux toits rouges et de belles routes et, oui, encore des murs et des clôtures de barbelés et d’autres murs plus grands. Et puis le monstre en personne. Le Mur.

article ici

Transmigrants, réfugiés et le reste du désastre


Mehdi Kassou sur Face book

Communication Importante , à lire jusqu’au bout ‼️

à PARTAGER !!!

Comme vous l’aurez remarqué, nous n’avons pas posté de sondage ce matin.

Nous étions au parc pour témoigner de l’absurdité de nos élus et des conséquences désastreuses de leurs « concertations ».
Que fait Philippe Close? Joue-t-il le jeu de la NVa et de Francken en envoyant ses troupes arrêter des gens qui dorment au parc pour remplir les centres fermés que Francken a vidé pour satisfaire sa volonté obsessive d’arrêter ces migrants qu’il ne saurait voir.

Sommes-nous confrontés à une partie de Ping-Pong répugnante dont les balles écrasées seraient les humains (Abdu, Mo, et les 22 autres que nous connaissons) qui dormaient au parc Maximilien parce que ce foutu gouvernement d’irresponsables n’a pas été en mesure de mettre en place un dispositif pour les accueillir et les sortir de là?

L’excuse avancée par la ville de Bruxelles parlant d’une opération visant à débarrasser les alentours du parc Maximilien est un mensonge.

AUCUNE PERSONNE n’a été interpellée à l’extérieur du Parc.
Les témoins et les photos montrent clairement que les arrestations ont eu lieu dans le parc et plus précisément dans un bac à sable entouré de grillages… ils ont été piégés dans un bac à sable et alignés sur sol, les mains attachées dans le dos.

A la vue de ces photos, d’autres résidents du parc se sont indignés : « THIS LYBIA!!! THIS LIKE LYBIA!!! »

Ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles pourl’équipe et le ton s’est durci ces derniers jours.
Nous avons choisi, il y’a deux jours, de prendre un peu de recul et nous étions heureux hier soir de pouvoir vous rappeler ce que VNous avions réussi à créer à la seule force de notre mobilisation, avec volonté et détermination.

‼️350 personnes sont quotidiennement accueillies à LA PORTE D’ULYSSE – CENTRE HÉBERGEMENT PLATEFORME CITOYENNE

‼️Plus de 200 personnes sont accueillies tous les jours en famille ou dans les lieux d’hébergement collectif que certains d’entre vNous coordonnent avec cœur, humanité et efficacité!
Ce soir, nous voulions vous proposer de nous rejoindre au Parc et de nous soutenir au quotidien pour continuer à assurer au mieux les relais avec et entre les familles.

Nous voulions vous rappeler que sans cette mobilisation historique, nous n’étions qu’une bande de joyeux humanistes gesticulant au parc Maximilien dans nos vestes blanches avec pour lot de consolation le sourire d’@Adriana, les mots drôles de Yoon, les réparties cinglantes de Dele (Delphine) ou l’anglais efficacement drôle de Jennifer… (et j’ai une pensée très émue pour l’ensemble des vestes blanches, petits papiers, drivers).

2 jours de recul, 2 jours de réflexion, 2 jours d’absence…

‼️2 jours, c’est le temps qu’il aura fallu aux autorités pour organiser une descente matinale comme nous n’en n’avions plus vue depuis longtemps, brutalisant des gens endormis, séparant amis, frères et sœurs et arrachant des humains au peu de biens qu’ils possèdent.

C’est là que nous avons commencé il y’a un an et c’est là que nous ramènent les autorités dans une violence inouïe, sans gêne et sans regrets.

Où allons-vnous?
Que faisons-vnous?

Si l’équipe du parc pensait pouvoir répondre à ces questions hier, aujourd’hui, c’est à vous, nos plus fidèles soutiens, que nous les posons.

Allons-nous continuer ensemble ou allons-nous laisser les stratégies électorales détruire toute l’humanité que nous avons réussi à rendre à la Capitale européenne?

Ce soir, assurez les relais entre familles!
Ce soir, ils seront 350 à la Porte d’Ulysse!
Ce soir, les hébergements collectifs seront remplis!

Ce soir, comme tous les soirs, au moins 550 personnes seront en sécurité.

Mais cette nuit ou demain matin, peut-être, les autorités arrêteront des silhouettes endormies, briseront des liens et essaieront de casser notre élan en le piétinant de leurs bottes trop bruyantes.

Allons-nous les laisser faire?

Face à l’immobilisme, le mouvement citoyen!

« Des centaines de milliers de personnes pourraient être tuées à Idlib. Ne laissons pas cela se produire! », prévient Trump


AFP Publié le – Mis à jour le 

MONDELe président américain Donald Trump a mis en garde lundi la Syrie contre une offensive à Idleb, la dernière région syrienne contrôlée par la rébellion, déclarant qu’une telle opération pourrait provoquer une « tragédie humaine ». 

article Dernière Heure ici

Le Sud découvre qu’il est entravé, pas en retard


L’un des courants de la critique du modèle économique dominant s’attache à mettre au jour les mécanismes d’exploitation sur le lieu de travail, notamment celui opposant employeurs et salariés. Mais l’analyse des rapports de forces caractéristiques du capitalisme se déploie également à l’échelle internationale : d’un côté, les pays du « centre » (riches et souvent au Nord) ; de l’autre, les pays de la périphérie.

Le Sud découvre qu’il est entravé, pas en retard

 

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Chéri Chérin, « Congo Kitoko », 2015.
© Chéri Chérin / Courtesy Galerie Magnin-A, Paris.

En 1949, le président américain Harry Truman (1945-1953) emploie pour la première fois le concept de « sous-développement » au sujet de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine dont il craint que la pauvreté ne les fasse basculer dans l’escarcelle communiste. Dans cette perspective, le développement est conçu comme un processus linéaire : engagés plus tôt que les autres dans cette voie, les pays du Nord ont pris une avance qu’il revient au Sud de rattraper. Comment ? En s’intégrant toujours davantage au système économique mondial. En d’autres termes, en tournant le dos à la volonté – jugée irrationnelle – d’exercer leur souveraineté nationale dans le domaine économique et en ouvrant la porte au vent modernisateur du capital international…

Pourtant, l’idée d’une linéarité du développement avait été remise en cause, notamment par l’économiste argentin Raúl Prebisch (1901-1986). Dès les années 1940, celui-ci décompose le monde entre un centre (en substance, les pays de la modernité capitaliste) et une périphérie (le reste du monde). D’autres, à leur tour, comme l’auteur de ces lignes, soutiennent dès 1957 que sous-développement et développement ne se succèdent pas, mais sont concomitants : ils constituent les deux faces du déploiement mondial du capitalisme, lequel conduit à l’accumulation des richesses au Nord. Qu’on en juge : l’écart de richesse entre les sociétés constituant plus de 95 % de la population planétaire vers l’an 1500 était au plus de 1 à 2 (pas toujours à l’avantage des sociétés européennes). Au terme de cinq siècles de déploiement capitaliste, il est passé de 1 à plus de 30, une évolution sans pareille dans l’histoire de l’humanité. Siphonnant les ressources du Sud, le développement (du centre) engendre mécaniquement le sous-­développement (de la périphérie), comme l’observe l’économiste germano-américain André Gunder Frank dans les années 1970. À l’époque, d’autres — tels l’auteur de ces lignes — soulignent la nature « inégale » du développement.

suite de l’article ici

Que faire face à un Assad triomphant?


 

 

Depuis le début du mois de juillet, alors que le monde entier était captivé par la Coupe du monde de football, le régime syrien a commencé à annoncer aux familles des milliers de citoyens disparus dans ses prisons que leurs proches étaient décédés. Sans explications ni remise de corps. Juste la date du décès indiquée sur un certificat. Pour de nombreuses familles, dans l’angoisse depuis des années, c’est la fin la plus redoutée de leur long cauchemar.

Selon toute probabilité, Bachar el-Assad, le tyran local, se sent à présent suffisamment fort pour brandir la sordide réalité de sa victoire à la face de ceux qui, parmi les Syriens, avaient osé le défier. Dans son palais sur les hauteurs de Damas, le « raïs » respire. Ils sont loin les tourments de 2013 à 2015, quand les rebelles, au nord, au sud et autour de la capitale, les djihadistes à l’est et les Kurdes au nord-est avaient conquis l’essentiel du territoire syrien. Son armée, exsangue, semblait sur le point de subir une déroute retentissante qui eût planté devant l’avenir de la Syrie un gigantesque point d’interrogation.

Mais les alliés de Bachar el-Assad, à Moscou comme à Téhéran, ont empêché le développement de ce scénario qui menaçait leurs ambitions régionales. L’aviation militaire russe et les milices chiites recrutées du Liban jusqu’en Afghanistan sont alors intervenues en force. Et la guerre a peu à peu changé de visage. Les rebelles, divisés, privés d’armes anti-aériennes, se sont effondrés ou ont rejoint les milices extrémistes qui avaient trouvé en Syrie un terrain de prédilection.

Les djihadistes un moment victorieux ont cru pouvoir exporter leurs méthodes terroristes en Occident, s’attirant les foudres d’armées bien plus puissantes qu’eux. Leurs méthodes sanguinaires hideuses semblaient faire du régime syrien un moindre mal, alors pourtant que celui-ci restait responsable d’une immense majorité des malheurs et destructions, comme en attestent les millions de réfugiés que ses bombardements ont suscités.

Il ne reste donc plus guère de doutes quant à la victoire d’Assad. Même si des foyers de résistance et des parcelles de territoire gagnées à l’extrémisme subsisteront sans doute longtemps çà et là, le monde devra composer avec le maintien du tyran de Damas. Dans l’impunité la plus totale, malgré les 400.000 morts, malgré les armes chimiques, malgré la torture généralisée ?

Morale et politique, certes, ne font pas bon ménage ; elles s’ignorent ou s’opposent et en tout cas se détestent. Mais ce serait faire injure aux victimes de conflit que d’ignorer les principaux responsables de ce drame effroyable. Entre des sanctions à maintenir, des inculpations devant la justice internationale à mettre en œuvre et l’aide à la reconstruction à conditionner, il y a des pistes à explorer.

Source ici