Belgique : les Francophones en faveur d’un rattachement à la France


Le tabou du « rattachisme » est tombé. Selon un sondage réalisé pour Le Soir et la Voix du Nord et publié aujourd’hui, 49 % des Wallons contre 45 % sont « favorables à un rattachement de la Wallonie à la France » si la Flandre prend son indépendance. Ils n’étaient que 29 % il y a six mois (selon un sondage réalisé par l’Université catholique de Louvain).

Côté français, ils sont 60 % à se prononcer en faveur de cette solution (54 % en novembre dernier selon un sondage réalisé par le JDD). Les rattachistes francophones, qui jusqu’alors faisaient des scores confidentiels aux élections (en particulier le Rassemblement Wallonie France), peuvent dire merci à Yves Leterme, le premier ministre belge, qui a plongé le pays dans la crise la plus grave de son histoire.
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Youssef Chahine nous a quittés


de Al Oufok
dimanche 27 juillet 2008.

Le plus célèbre des cinéastes égyptiens, Youssef Chahine, est décédé dimanche 27 juillet à l’âge de 82 ans après avoir passé six semaines dans le coma à la suite d’une hémorragie cérébrale.
« Youssef Chahine est décédé à 03H30 ce matin à l’hôpital militaire de Maadi », dans la banlieue du Caire, a déclaré à l’AFP son ancien disciple, le réalisateur Khaled Youssef.
Les funérailles auront lieu lundi au Caire. Puis le cinéaste sera enterré dans le caveau familial à Alexandrie, la grande ville du nord où il est né, a précisé l’agence officielle Mena.
La télévision publique égyptienne avait peu auparavant annoncé le décès du dernier monstre sacré des cinéastes égyptiens, en diffusant des extraits de ses films et des images d’archives du cinéaste.

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Ihlamurlar altinda (Sanawat-El-daya3): les Turcs reviennent


Voilà le feuilleton turc doublé en arabe syrien qui me tient totalement accro. En Belgique, vous pouvez le voir le soir à 21h30 sur MBC2.

L’histoire est celle d’un, voire de plusieurs amours contrariés avec des rebondissements sans fin, la ruine, l’hôpital, la trahison, la prison, et je suppose que bientôt il y aura mort d’homme.
Les acteurs sont beaux et les actrices encore plus.
Voici la chanson thème et quelques vues

Il ne faut pas non plus rater Nour (Gumus en turc) également doublé en arabe dont vous pouvez voir un épisode récent Ici

p.s. ma coiffeuse qui suit tous les épisodes et les nouvelles périphériques me dit qu’un jeune garçon s’est suicidé pour Lamisse; quant à Nour, un époux syrien demanderait le divorce parce que sa femme est amoureuse de Mouhaned.

«L’Occident a planté les graines de la violence»


Interview de Dominique Simonnet
Des siècles de domination impériale n’y ont pas suffi. Il fallait encore que l’Occident allume de nouveaux incendies: dès 1918, la France et la Grande-Bretagne, puis l’URSS et les Etats-Unis, ont colonisé le Moyen-Orient, découpé les frontières, attisé les rancœurs communautaires, et couronné les dictateurs et les intégristes.
Ce sont les Occidentaux qui ont semé les graines de la violence et du fanatisme, accuse l’intellectuel libanais Georges Corm. Ce sont eux qui ont mis le Moyen-Orient à genoux. A l’heure où nous donnons des leçons de morale à la planète entière, nous nous gardons bien d’évoquer notre part de responsabilité dans cette histoire.
Le monde arabe, lui, ne l’a pas oubliée

Lire ici l’interview de Georges Corm

Siné : La police de la pensée


K. Selim – Le Quotidien d’Oran

La ligne d’attaque est qu’il faut tout faire pour assimiler antisionisme à antisémitisme.

Siné, le dessinateur, est donc anti-sémite. La police de la pensée qui sévit en France en a décidé ainsi. A mort donc Maurice Siné : il doit être banni de l’espace médiatique. Le patron de Charlie Hebdo, Philippe Val, celui-là même qui se pique de défendre les « démocrates » algériens contre les intégristes, celui qui défend la liberté de la presse contre la prétention des musulmans à l’empêcher d’insulter leur prophète, l’a immédiatement licencié.

En France, oser parler de « lobby sioniste » déclenche automatiquement l’accusation majeure d’antisémitisme. Dans le meilleur des cas, on vous reprocherait un penchant à l’exagération, voire aux théories du complot. Dans le cas de Siné, il a suffi qu’un potentat du Nouvel Observateur, Claude Askolovitch, pour ne pas le nommer, décrète qu’il est coupable d’antisémitisme pour que la sentence de mise à mort tombe. Siné a pourfendu de manière outrancière les musulmans, cela n’a guère suscité le moindre émoi. Mais dans le cas d’espèce, le dessinateur a franchi la « ligne rouge » fixée par une camarilla de propagandistes de la cause sioniste qui impose ce qu’il est bon de penser et ce qui est interdit, en se moquant gentiment de la conversion au judaïsme du fils du président français pour convoler avec une héritière de Darty. Gageons que si le fils de Sarkozy avait voulu épouser la fille d’un émir musulman, le dessinateur l’aurait moqué de la même manière. Mais, ce qui est valable pour l’un ne l’est pas pour l’autre.

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Muqaddassi


Françoise Germain-Robin

Une traversée géographique et poétique du vieux monde musulman avec Muqaddassi

Un Palestinien sur la route,

Le monde musulman en l’an mil,

de Muqaddassi, avec la complicité d’André Miquel. Éditions Sindbad/Actes Sud, 2008, 254 pages, 23 euros.

C’est une idée superbe

et réjouissante, et le résultat l’est tout autant : André Miquel, qui enseigna pendant tant d’années la langue

et la littérature arabe au Collège de France et transcrivit tant de grands poètes

du monde musulman, s’est laissé convaincre d’entreprendre une traduction de l’oeuvre majeure de l’écrivain-géographe palestinien Al Muqaddasi. Né à Jérusalem en 944, il parcourut le monde musulman du Magreb à l’Irak, la Perse et l’Asie centrale, jusqu’aux confins

de l’Afghanistan, son carnet de notes à la main, pour établir « la meilleure façon de répartir les pays pour mieux les connaître ». André Miquel

a simplifié ce titre savant comme il l’a fait aussi

du texte, éliminant les répétitions et les lourdeurs, mais préservant la précision de descriptions non exemptes de poésie. On se promène avec Al Muqaddasi dans une Afrique du Nord opulente

et une Égypte où se côtoient déjà richesse et grande misère. On goûte la description des villes, mais aussi ce qu’il appelle des « tableaux de rue », avec celle des gens, des métiers, des produits et même

de la cuisine. On constate avec surprise que certaines choses ont peu changé : on mange mal

en Égypte, délicieusement à Sham – le nom que portait alors la Syrie, dont la Palestine était une région avec comme capitale Ramallah. « Pays

le plus glorieux au monde, le rêve de tout esprit porté au bien », dit l’auteur, un tantinet chauvin. Faisant preuve d’une grande ouverture d’esprit,

il s’attache à décrire les régimes politiques, les différentes formes de l’islam et les débats religieux qui habitent alors le monde musulman. Il n’oublie pas chrétiens et juifs, alors nombreux et fort actifs dans tout l’Orient arabe. En refermant ce beau livre, on répond sans hésiter à la question que pose l’auteur : « Aurais-je été poète si Dieu ne m’avait poussé à parcourir le monde ? » Sans doute, mais

la science et la géographie humaine eussent beaucoup perdu et nous aussi. Son dernier mot,

le regret de ne pas revoir son pays natal, la Palestine, résonne aussi d’une étrange actualité : « Je ne me plaindrai pas, cet exil, je l’ai voulu. Mais les autres, tous ces autres à qui fut refusée la liberté

de rester ? »

Françoise Germain-Robin
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Otages, larmes et gros mensonges


Publié le 18-07-2008

Les officines israéliennes continuent à s’indigner ou à faire semblant de s’indigner du « retour de deux cercueils » en Israël, et de la joie des Libanais à l’arrivée chez eux de Samir Kantar et quatre autres prisonniers. Nos médias ont largement accompagné le mouvement, relayant à qui mieux mieux la version »ces dignes Israéliens face à des monstres assoiffés de sang », pour mieux occulter la claque infligée au terrorisme d’Etat israélien.

Car qui sont les monstres assoiffés de sang ? Samir Kantar, qui a commis un attentat dans lequel a péri une fillette, il y a près de 30 ans, en 1979, alors qu’il avait moins de 18 ans, et qui a purgé 29 ans de prison ? Ou bien ceux, qui depuis la même date, ont tué ou blessé des milliers d’enfants palestiniens et libanais sans la moindre sanction ?

Pourquoi nos médias ont-ils fait semblant d’ignorer que les soldats israéliens ne font pas un seul jour de prison pour tous les enfants qu’ils tuent et qui ont pour seul tort le fait de vivre sur des terres convoitées illégalement par Israël ?

Pourquoi ont-ils fait le coup de « l’échange inégal » (« deux cercueils contre 5 prisonniers vivants ») en taisant l’innocence des centaines de Libanais capturés dans leur pays, dont Israël a rendu « les restes » au cours du même « échange » ?

Pourquoi faire comme si les Israéliens avaient tué 1200 civils libanais et blessé des milliers d’autres durant l’été 2006, pour récupérer les deux soldats israéliens pris en otage par le Hezbollah, alors qu’Israël, ce faisant, les condamnait nécessairement à mort, de manière cynique ?

Et pourquoi nos médias sont-ils si discrets sur le fait qu’Israël retient encore en otage plus de 11 000 prisonniers, dont des centaines d’enfants et de femmes, dont 45 élus palestiniens kidnappés en 2006 après la victoire électorale du Hamas ?

Pourquoi défendent-ils des « franco-israéliens » comme Gilad Shalit, qui conservent la nationalité française, alors qu’ils vont commettre à l’étranger des crimes de guerre, occuper des territoires qui ne leur appartiennent pas, et se taisent-ils sur la condamnation à 7 ans de prison à l’encontre de l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri, qui n’a commis aucun crime, aucun délit ?

Ne voient-ils pas que leurs mensonges ne parviennent pas à masquer le fait qu’Israël, malgré son arsenal de guerre sophistiqué, sa violence « disproportionnée », l’aide américaine et la complicité de la plupart des gouvernements, a essuyé un échec face à la résistance du peuple libanais ?

CAPJPO-EuroPalestine