Annonce de l’ouverture de relations diplomatiques entre Damas et Beyrouth


En tant que Syrienne de coeur, je ne peux pas laisser passer cette nouvelle sans en parler. Et tant pis si c’est Sarkozy qui l’annonce. J’espère que la suite sera aussi bonne et que cette région que j’aime tant connaîtra enfin la paix.

La Syrie et le Liban ont décidé de nouer des relations diplomatiques et d’ouvrir des ambassades dans leurs capitales respectives, une première depuis l’indépendance de leurs pays, une décision annoncée à Paris après une série d’entretiens sous l’égide de Nicolas Sarkozy.

La première annonce a été faite par le président français à l’issue d’une rencontre au palais de l’Elysée avec son homologue syrien Bachar al-Assad, et le président libanais Michel Sleimane.

Lors de la conférence de presse commune, M. Assad et le président libanais Michel Sleimane ont confirmé leur volonté d’établir des relations diplomatiques, annoncée par M. Sarkozy.

Le Liban et la Syrie n’ont jamais noué de relations diplomatiques depuis la proclamation de leurs indépendances, il y a plus de 60 ans, à la fin du mandat français.

« Pour la France, c’est un progrès historique (que la Syrie ouvre) une représentation diplomatique au Liban et que le Liban ouvre une représentation diplomatique en Syrie », a affirmé M. Sarkozy.

« Ca peut paraître curieux que ce soit moi qui le dise ? Mais nous nous sommes mis d’accord pour que ce soit présenté ainsi », a-t-il ajouté en parlant d’un moment « historique ».

« Naturellement, il y a un certain nombre de questions juridiques qui doivent être réglées », a-t-il encore dit. Le président al-Assad a ensuite confirmé « l’échange d’ambassades » entre Damas et Beyrouth.

M. Sarkozy a aussi annoncé qu’il se rendrait à Damas en septembre.

L’annonce de l’ouverture de relations diplomatiques intervient alors qu’un nouveau gouvernement d’union nationale a été formé vendredi 11 juillet à Beyrouth.

M. Assad a par ailleurs « souhaité que la France, avec les Etats-Unis, puisse apporter toute sa contribution à un futur accord de paix entre Israël et la Syrie ».

La Syrie a engagé avec Israël, avec qui elle est officiellement en état de guerre depuis 1948, des discussions indirectes par le truchement de la Turquie. M. Assad et Sleimane se trouvent à Paris pour assister dimanche au lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM).

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé que « la Syrie joue un rôle essentiel » au Proche-Orient.

Le président syrien a de son côté assuré que l’Iran n’avait « aucune intention de détenir l’arme nucléaire ».

Le voyage du président syrien à Paris consacre le retour de la Syrie dans le concert des nations, après que Damas, accusé de chercher à destabiliser le Liban, eut été pendant plusieurs années placé en quarantaine par les Occidentaux.

La visite de M. Sarkozy à Damas sera préparée par un déplacement à Paris du vice-Premier ministre syrien Abdallah Dardari, les 21 et 22 juillet, et par une visite à Damas du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

La dernière visite en Syrie d’un président français date de 2002, lorsque Jacques Chirac s’était rendu à Damas dans le cadre d’une tournée au Proche-Orient.

M. Chirac avait gelé les relations à haut niveau entre les deux pays, après l’assassinat en 2005 à Beyrouth de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

(Samedi 12 juillet 2008 – Avec les agences de presse)

Sami El Haj, journaliste d’Al-Jazira, témoigne


Otage de Bush pendant six ans et demi à Guantanamo, Sami raconte à Silvia Cattori

SAMI

Droit, grand, impressionnant, dégageant le sentiment d’une intense intériorité, Sami El Haj, s’avance en claudiquant, appuyé sur une canne. Ni rires ni sourires n’animent plus le fin visage de cet homme, usé avant l’âge. Une profonde tristesse l’habite. Il avait 32 ans quand, en décembre 2001, sa vie, comme celle de dizaines de milliers d’autres personnes de confession musulmane, a basculé dans l’horreur.

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Samir Quntar libre après trente ans


Le Liban a célébré l’annonce de la libération prochaine de Samir Quntar en attendant d’accueillir le résistant-détenu, qui a été au coeur d’une mobilisation exceptionnelle dans tout le pays, du sommet de l’Etat jusqu’aux plus petits villages.

Sur la place de l’Hôtel de ville de Beyrouth, la capitale dont il avait été fait citoyen d’honneur, l’inscription « libre » a été apposée sur le portrait géant du résistant-détenu ornant le fronton.

Quelques milliers de personnes ont participé à un « rassemblement du bonheur », organisé par un des comités de soutien à Samir Quntar , avec un appel à continuer à « se battre » pour les autres détenus.

Samir Quntar , qui retrouvera sa famille au poste frontère de Nakoura, est attendu à Beyrouth.
Avec sa famille, il sera accueilli par Hassan Nasrallah, qu’il a dit vouloir « embrasser » pour ses efforts en faveur de sa libération.

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difficiles vacances à la mer en Syrie pour certains jeunes Palestiniens


De difficiles vacances à la mer en Syrie pour certains jeunes Palestiniens

AL TANF, Syrie, 30 juin (UNHCR) – Cela semblait pourtant être une bonne idée. Emmener un groupe d’enfants palestiniens au bord de la mer pour les aider à échapper à la monotonie et aux difficultés de leur vie sans perspectives le long de la frontière aride entre l’Iraq et la Syrie.

Ahmed, réfugié palestinien d'Al Tanf, voit la mer pour la toute première fois. © UNHCR/H.Mukhtar

Mais cela s’est avéré difficile pour la plupart des enfants emmenés il y a quelques jours à Tartus, ville syrienne au bord de la mer Méditerranée, en provenance du camp d’Al Tanf dans lequel ils vivent avec leurs familles depuis des mois après avoir fui Bagdad, la capitale iraquienne ravagée par la violence.

La soudaine liberté de mouvement, la brise fraîche de la mer, l’abondance de nourriture et de boissons et les rires des autres enfants ont montré à ces neuf enfants ce qui leur manquait et ce qui leur manquerait à nouveau une fois rentrés à Al Tanf à l’issue de leur semaine de vacances.

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