La mairie du 3ème à Paris veut redorer le blason du gouvernement d’extrême-droite israélien


Publié le 31-08-2010

La Mairie du 3ème arrondissement de Paris entend accueillir à compter de jeudi l’exposition « Mashav », organisée par le Ministère israélien de la coopération internationale et l’organisation B’nai Brith, avec pour objectif de « changer l’image d’Israël ». Ci-dessous la lettre de la campagne BDS France à Pierre Aidenbaum.

A l’attention de Pierre Aidenbaum, Maire du 3e arrondissement de Paris 75003 Paris

27 août 2010, Paris

Monsieur le Maire,

C’est avec consternation que nous avons découvert le thème de l’exposition « Mashav » que vous accueillerez dans vos locaux municipaux à partir du 2 septembre. Cette exposition organisée par le Ministère israélien de la coopération internationale et l’organisation B’nai Brith a pour objectif de « changer l’image d’Israël » ; vous soutenez ainsi la promotion d’un gouvernement d’extrême-droite dont la politique, loin d’aller dans le sens des principes universels de la coopération internationale, de solidarité ou d’humanisme, va activement à son encontre.

Cette exposition est l’un des outils de propagande destinés à servir une politique qui viole depuis des décennies les droits les plus fondamentaux des Palestiniens, que ceux-ci aient la citoyenneté israélienne ou non. L’implication directe des institutions de l’Etat israélien responsable d’une occupation et d’une colonisation illégales, au système législatif raciste, belliqueux et reconnu responsable de plusieurs crimes de guerre voire contre l’Humanité (ainsi que l’indique le rapport Goldstone), devrait pourtant interpeller le maire républicain que vous êtes. Le B’nai Brith, par son soutien inconditionnel et partisan à Israël, peut d’autre part difficilement être assimilé à une organisation humanitaire.

Cette exposition souhaite promouvoir « toutes les ressources et solutions que l’Etat d’Israël a créé afin de résoudre les grands problèmes de l’eau, irrigation, santé, éducations, intégration, agriculture en terrain difficile, etc. ». Évoquera-t-elle les « solutions » adoptées par Israël qui consistent en la confiscation pure et simple des ressources aquifères des territoires occupés à son profit, au détriment des villages palestiniens asséchés ?

Parlera-t-elle du détournement des voies d’irrigation pour ses plantations coloniales dans la vallée du Jourdain ? Montrera-t-elle l’empoisonnement des terres des Bédouins du Néguev, l’enrôlement des lycéens dans les chantiers de destruction d’un de leurs villages, en juillet dernier ? Rappellera-t-elle l’arrachage et les incendies de milliers d’acres d’oliviers et de vignes en Palestine ces dernières années ?

B’nai Brith se vante d’avoir aidé des réfugiés dans le monde, parlera-t-elle des centaines de milliers de Palestiniens devenus eux-mêmes réfugiés suite à des expropriations violentes que B’nai Brith lui-même revendique avoir soutenues ?

A quoi ressemble la « coopération internationale » d’un état qui compte 150 résolutions de l’ONU – non appliquées ! – qui attaque violemment et quotidiennement une population sans armée et tue les militants internationaux qui viennent la secourir, dans des eaux internationales qui plus est ? Accueillir une exposition chargée de vanter la coopération internationale d’Israël pour changer son image, et de dissimuler tous les aspects violents et hors la loi de sa politique, est une action de désinformation de nos concitoyens, ce n’est pas là le rôle d’une municipalité française.

« Je suis pour toujours un homme de gauche, fort de ses convictions et des valeurs républicaines. Combattre en permanence toutes les injustices, c’est aussi pour moi combattre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie et toutes les formes d’intolérances. Je veux une société où les mots liberté, solidarité et laïcité prennent tous leurs sens. La justice sociale n’est pas un concept abstrait (…) »

Monsieur le Maire, c’est vous qui avez déclaré cela sur votre blog. C’est donc à la cohérence de l’homme politique que nous nous adressons pour vous demander d’annuler cette opération de vulgaire propagande qui porte aussi ostensiblement atteinte aux valeurs républicaines.

Veuillez agréer nos salutations, La Campagne BDS France

Campagne BDS France

Campagnebdsfrance@yahoo.fr

http://www.bdsfrance.org

CAPJPO-EuroPalestine

fipsouk



Créé il y a 7 ans, notre projet de Soutien à l’Indépendance Économique du peuple palestinien avance. Nous franchissons maintenant une nouvelle étape, la séparation de l’activité marchande de celle de promotion de l’identité du peuple palestinien.

Pour réaliser cette évolution, deux sites internet distincts peuvent être consultés:
www.fipsouk.fr pour vos achats de produits exclusivement palestiniens
www.philistin.fr pour mieux connaitre la société, la culture, l’économie, le patrimoine palestinien

L’originalité de notre objectif qui nous distingue de tout autre projet, est de montrer l’existence par le Sumud du peuple palestinien : son patrimoine, sa production, son savoir faire et sa culture.

Afin de réaliser ces deux projets (indépendance économique et existence du patrimoine palestinien) nous avons décidé de ne parler volontairement que de Palestine et de Palestiniens en ignorant les exactions de la machine coloniale occidentale. Nombreuses sont les associations, comités de soutien ou sites internet se chargeant de la dénonciation du viol permanent du droit par l’occupant et du combat politique à mener qui en résulte.

En sept ans nous avons appris grâce à une collaboration étroite avec nos partenaires en Palestine, qu’ils sont les premiers détenteurs de leur droit d’expression. Un des témoins de leur expression est leur production, les produits palestiniens qui voyagent à travers le monde en général et en particulier en France  pour ce qui nous concerne, sont les ambassadeurs et les preuves de l’existence et de leur résistance depuis plus de 60 ans.

Leur indépendance passe par une indépendance économique libérée des aides internationales « qui ne sert qu’à calmer nos douleurs » (citation dans le film Terre de Sumud de Mohsen).

Sans attendre le projet pervers de Paix Économique (voir Tribune publiée dans Politis n°1099, du 22 au 28 avril), nous travaillons avec des artisans, agriculteurs et industriels libres de toute subvention depuis août 2003. Ainsi leur production ne dépend pas de l’aumône internationale, organisée par certaines ONG qui prennent le relai des agents occidentaux (même si nous ne nions pas que leur travail a aussi son importance aux yeux des palestiniens) : pour nos partenaires, il n’est simplement pas question d’annihiler leur savoir faire et leur patrimoine par une dépendance endémique à l’aide internationale ; et nous partageons cette vision qui s’inscrit directement dans notre démarche de travailler exclusivement avec des producteurs indépendants (cf texte de la charte Philistin adoptée an juillet 2003).

Les changements pour vos commandes (associations, comités ou assimilés).

Vous  pouvez dès maintenant préparer vos commandes par internet sur notre site www.fipsouk.fr.

L’histoire du keffieh


21. août, 2010


Le keffieh est la coiffe traditionnelle des paysans et des Bédouins palestiniens. Il permettait de distinguer les citadins des ruraux. Le keffieh appartient à toute la population arabe de la péninsule arabique, d’Irak, de Jordanie, de Syrie, du Liban et bien sûr de Palestine. De la région appelée anciennement : Al-Hijaz, Al-Iraq, Al-Yaman, Accham et Filistin. Ensuite, cela s’est généralisé au point de devenir un élément de costume commun, à tous les bédouins et tous les paysans d’Arabie et du Moyen-Orient.

Fait de tissu, il servait originellement à masquer le visage pour se protéger du soleil et des tempêtes de sable. Il existe différents motifs et différentes couleurs qui varient du jaune au noir en passant par le rouge, le blanc et le vert.

Au cours du soulèvement populaire contre la présence britannique en Palestine, mené par Izz al Din al Qassam, à partir de 1936, le keffieh revêt alors une importance capitale pour les Arabes de Palestine. En effet, les révolutionnaires portaient alors le keffieh, qui leur servait à se protéger le visage et à ne pas être reconnu par les Britanniques. Mais cela les rendait bien évidemment plus repérables dans les villes et les arrestations se multipliaient, les porteurs du keffieh étant considérés comme résistants. C’est alors que toute la population fut appelée à porter le keffieh. Les citadins abandonnèrent la tarbouche (signe de distinction sociale) pour porter le keffieh, qui était, comme nous l’avons vu plus haut, une coiffe paysanne.

Il est aujourd’hui le symbole et l’emblème de la résistance palestinienne. Son port dans les pays européens par de jeunes européens leur permet de montrer leur solidarité politique avec les mouvements pro-palestiniens. Mais, soumis à un « effet de mode », il est souvent adopté par des personnes qui le portent sans même savoir quelles en sont les origines, significations, valeurs, …

http://www.philistin.fr/?p=341 

Un président illégitime accepte de participer à des négociations sans but


N’est pas Yasser Arafat qui veut... L’ex-président Mahmoud Abbas ne représente plus qu’un comité exécutif de l’OLP fantôme et une direction du Fatah accrochée à ses privilèges.

mardi 31 août 2010 – 06h:42

Abdel Bari Atwan


Depuis son intronisation à la présidence de l’Autorité palestinienne à Ramallah, Mahmoud Abbas a plusieurs fois trahi ses promesses, détruisant ainsi sa crédibilité et celle de tout le peuple palestinien auprès des Arabes et du reste du monde.

N’est pas Yasser Arafat qui veut… L’ex-président Mahmoud Abbas ne représente plus qu’un comité exécutif de l’OLP fantôme et une direction du Fatah accrochée à ses privilèges.

Après la conférence d’Annapolis, il avait promis de ne pas entamer de négociations aussi longtemps que la construction des colonies se poursuivait ; pourtant, il l’a fait. Il a dit qu’il ne passerait pas des négociations indirectes aux négociations directes à moins que des progrès n’aient été réalisés, mais il se prépare maintenant à se rendre à Washington cette semaine bien qu’aucune de ses conditions préalables aux entretiens n’ait été remplie.

On ne comprend pas très bien pourquoi le président Abbas assiste aux négociations qui n’ont essentiellement aucun cadre de référence bien que même s’il y en avait un, il ne le respecterait pas plus que ceux qui le représentent et il ne s’en tiendrait pas plus à ses objectifs. Je n’exagère pas en disant que Abbas ne respecte pas le peuple palestinien et ses points de vue à supposer qu’il en reconnaisse même l’existence.

Par le passé, Mahmoud Abbas avait recours au comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine et non pas aux conseils national et central pour l’adoption d’une décision justifiant sa participation aux négociations en réponse aux pressions étasuniennes. Toutefois, comme il n’a pas de légitimité personnelle et qu’il n’est pas certain d’obtenir ce soutien, il ne suit plus cette démarche et il a tendance à décider de son propre chef du sort des Palestiniens, avec pour conséquence logique qu’il signerait un accord de paix en son seul nom.

Neuf membres seulement du comité exécutif de l’OLP ont assisté à la dernière réunion, bien que la télévision palestinienne officielle ait montré une salle bondée de participants pour donner l’impression que le quorum était atteint et que la décision du Président était donc légale. Ce fut une des supercheries les plus graves que Abbas ait commises à l’encontre de son peuple.

La liste d’organes représentatifs qui ne le soutiennent pas est longue : le Front populaire démocratique, le Parti du peuple palestinien, ce qui reste des mouvements de libération palestiniens et arabes, les dix factions représentées à Damas (notamment le Hamas et le Djihad islamique, le commandement général du Front populaire pour la libération de la Palestine et la plupart des mouvements de résistance dans la bande de Gaza) ainsi que le Forum économique palestinien. Alors qui le soutient ? Et qui représente-t-il dans ces négociations ?

Un jour après qu’il eut accepté d’aller à Washington, une fuite a révélé qu’il s’indignait de la déclaration faite par la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, qui confirmait que les négociations auraient lieu sans aucune condition préalable, reprenant ainsi mot pour mot les exigences du premier ministre Benjamin Nétanyahou. On a dit que Abbas s’est calmé après des appels téléphoniques du département d’État, mais le négociateur palestinien, Saeb Erekat, a ensuite affirmé que le président de l’AP ne retournerait pas aux négociations « s’il était posé ne fût-ce qu’une pierre » dans les colonies israéliennes.

Saeb Erekat a de toute évidence complètement oublié la série de déclarations « pas de pourparlers à moins que … » que le président Abbas et lui-même avaient faites. Il les retrouvera toutes sur YouTube s’il les a oubliées. Aucune des objections palestiniennes n’a duré plus de quelques jours, parfois quelques heures à peine avant d’être remplacée par un « oui » retentissant, justifié de manière naïve et peu convaincante.

Ce n’est pas par hasard que chaque fois que le Président palestinien décide d’annuler une de ses conditions préalables, ou leur totalité, il retourne néanmoins aux négociations à cause des retards dans le paiement des salaires des 160 000 employés de l’AP. Ce retard est expliqué dans de longs rapports sur l’ampleur du déficit budgétaire et la menace de ne pas payer les salaires pendant des mois s’il n’est pas tenu compte des exigences US.

Aussi, la réalisation la plus pernicieuse de l’Autorité palestinienne est-elle d’avoir réduit le peuple de Cisjordanie et d’une partie de Gaza à devenir « esclaves de leur salaire », exposés à un chantage mensuel. Ce que nous craignons est que cet esclavage conduira à renoncer à toute la Palestine ou à ce qui en reste.

La conséquence la plus sérieuse de la « paix économique » adoptée par l’AP est l’oblitération de l’ histoire honorable des Palestiniens. Juste avant la création de l’Autorité un des slogans les plus importants et vigoureux de l’histoire palestinienne était « pain et dignité ».

Maintenant, en Cisjordanie la nouvelle génération ne connaît rien de l’intifada ni de toutes les autres options de résistance possibles pour les Palestiniens si ce n’est les négociations pour l’obtention d’un salaire à la fin du mois. Cette génération ne sait guère que la situation à l’époque de leurs parents, avant l’arrivée de l’AP, était bien meilleure qu’aujourd’hui. Les choses étaient claires alors : d’une part l’occupation israélienne, et d’autre part une résistance populaire féroce.

Aujourd’hui il y a toujours l’occupation, et en face des agents locaux dont la priorité est d’assurer la sécurité et le confort des colons israéliens ; ces agents sont prêts à attaquer brutalement quiconque insulte ou agace ces colons par des appels à la prière ou la récitation de versets du Coran du haut des minarets en Cisjordanie occupée. Pour apaiser les colons illégaux, le ministre des Awqaf islamiques émet des fatwas qui font injure à la logique et à toute les prescriptions islamiques. Les forces de sécurité palestinienne sont devenues une filiale de leurs homologues israéliens et coordonnent leur activité avec les USA contre leur propre peuple qui envisage un retour au statu quo d’avant la création de l’AP.

Netanyahu ment aux Arabes tout comme aux Étasuniens, mais il n’ose pas mentir à ses alliés de la coalition au pouvoir en Israël, ni à l’électorat israélien parce qu’on lui demandera des comptes s’il ne s’en tient pas à sa plate-forme électorale. Le président Abbas par contre n’a pas de tels comptes à rendre et le peuple de Palestine n’a pas l’occasion de lui rappeler son programme électoral ; il n’a pas non plus la possibilité de menacer Abbas d’un vote de défiance en ce qui concerne sa présidence ; son mandat légal a expiré il y a deux ans et en dépit de cela, il agit toujours comme s’il était un président unanimement élu, doté d’un mandat ouvert.

La Maison-Blanche est bien au courant de cette situation tout comme elle connaît le mécanisme de décision de l’Autorité palestinienne ainsi que les points faibles de ceux qui entourent le président (ils n’ont ni autorité, ni pouvoir politiques). C’est ainsi que l’administration US fait pression et donne ses ordres sachant bien qu’ils seront exécutés sans hésitation.

Avec la bénédiction de certains dirigeants arabes « modérés » (c’est-à-dire également aux ordres des USA) dont le président Abbas sera entouré à Washington, nous pouvons nous attendre à un nouveau massacre dans les annales de la cause palestinienne, cette fois par des moyens politiques et par l’humiliation de l’Autorité palestinienne. Peut-être ces dirigeants encourageront-ils Abbas à serrer chaleureusement la main de Netanyahu devant les caméras de télévision à Washington lorsque l’on annoncera « une percée importante dans le processus de paix ».

Je ne vous apprendrai rien de neuf en disant que ces négociations n’aboutiront pas à un traité de paix équitable ni même inéquitable. Ce dernier spectacle vise à créer un écran de fumée ainsi que les circonstances propices pour lancer encore une autre guerre contre un pays musulman, projet en tête de liste pour les USA et Israël.

L’ancien premier ministre israélien Yitzhak Shamir a accepté d’assister à la conférence de paix de Madrid en 1991 pour couvrir la destruction de l’Irak et le massacre de centaines de milliers d’Irakiens ainsi que pour préparer des négociations avec les Arabes qui dureraient plus de 20 ans sans qu’un pouce soit cédé aux Palestiniens. Par coïncidence, le bras droit de Shamir à Madrid n’était personne d’autre que Benjamin Nétanyahou. Les plans de Shamir ont donc été exécutés avec une avance d’un an sur le programme, avant que le « processus de paix » n’atteigne sa 20e année ; les résultats de ce processus sur le terrain, tout le monde les connaît et il n’est pas nécessaire de les expliquer.

Netanyahu continuera sur le chemin tracé par son professeur Shamir ; il fera tout ce qu’il veut aussi longtemps que ceux qui sont « esclaves de leur salaire » apprécieront la paix économique, qu’ils préféreront le pain à la dignité et qu’ils oublieront qu’ils sont les fils du soulèvement le plus important de l’histoire moderne.

(JPG)

* Abdel Bari Atwan est Palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

Du même auteur :

- Négociations indirectes ? Une perte de temps – 15 mai 2010
- Netanyahu défie Obama – 6 avril 2010
- Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d’eau – 29 mars 2010
- Conseil de guerre à Damas – 20 mars 2010
- La Grande-Bretagne va protéger les criminels de guerre israéliens – 11 mars 2010
- La collusion européenne avec le terrorisme israélien – 24 février 2010
- Israël et la « Petite-Bretagne » – 21 janvier 2010
- La coalition occidentale ne peut pas vaincre les Talibans – 19 décembre 2009

source

«Water makes money» ?


Chère
et cher,

Aurais-tu la prévenance de bien vouloir déjà réserver ta soirée du jeudi 23 septembre pour assister à une «première mondiale» inoubliable ?
L’association Attac organisera, en effet, au cinéma Arenberg la projection d’un film-choc –un film décidé à mettre en accusation les multinationales de l’eau et à en éclabousser l’honorabilité…
Durement mis en cause dans ce documentaire compromettant, Veolia et Suez se sont déclarés prêts à tout entreprendre pour en empêcher la diffusion.
C’est pourquoi je te demande de faire de cette séance exceptionnelle un événement sensationnel –en y faisant acte de présence (après avoir entraîné, dans ce défi cinématographique, un maximum de tes amis).

«Water makes money» ? Pour éviter la censure, la saisie d’huissier ou tout autre acte de contrainte policière…, cette œuvre de salubrité publique sera projetée –en même temps– dans 50 autres villes, à travers toute l’Europe.

Le présent courrier est donc un Appel, à diffuser le plus largement possible. Car «Water makes money» est un reportage probe, salutaire et courageux pour lequel nous devrions tous nous mouiller.

D’autres informations suivront. A bientôt.

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Jean Flinker

Le Sarrazin et le « gène juif »


Un certain Thilo Sarrazin (sic), haut fonctionnaire de la Bundesbank, la banque centrale allemande, s’est fait remarquer depuis quelques années, non tant par ses compétences financières que par ses remarques, disons peu amènes, à l’égard des personnes d’origine turque ou arabe qui résident en Allemagne.
Jusque là, tout allait donc plutôt bien pour Thilo Sarrazin: s’en prendre aux Sarrasins, après tout…
Et puis, patatras, Thilo Sarrazin est allé trop loin puisque, nous apprend le journal sioniste Haaretz,
Pourtant le livre que vient de publier Thilo Sarrazin est une charge sévère contre les Turcs et les Arabes. Mais ce n’est en effet pas ça qui a vraiment fait réagir le gouvernement allemand:

Le ministre des affaires étrangères Guido Westerwelle et le ministre de la défense Karl-Theodor zu Guttenberg ont déclaré que Sarrazin avait passé les bornes [was out of line] pour ses propos sur les Juifs, propos qui ont aussi été critiqués par des dirigeants Juifs du pays responsable de l’holocauste.

Pour ceux qui douteraient que Sarrazin a passé les bornes en raison de ses propos sur la « génétique » juive :
« Il n’y a pas de place dans le débat politique pour des propos qui attisent le racisme ou l’antisémitisme, » a déclaré Westerwelle.
« Il y a des limites à toute provocation et Sarrazin, membre de la direction de la Bundesbank, est clairement allé au delà des limites avec ses propos erronés et inappropriés, » a ajoué Guttenberg.
C’est donc clair: pas de place dans le débat pour des propos racistes et antisémites, mais les bornes ne sont franchies qu’en cas de propos antisémites.

Un certain Stephan Kramer, présenté comme un dirigeant communautaire juif, caractérise l’aspect antisémite des propos de M. Sarrazin:

« Quelqu’un qui tente de définir les Juifs par une particularité génétique est consumé par une manie raciste, » a déclaré Kramer.

Oui, car Sarrazin n’a apparemment évoqué aucune tare imputable à cette particularité génétique, la pingrerie par exemple, ni aucune qualité d’ailleurs (comme la propension à avoir du talent artistique). Il s’est borné à parler d’un gène qui serait commun à tous les Juifs (et aussi d’un gène commun aux Basques).
Or cette affirmation dûment estampillée antisémite fait partie justement des obsessions de nombreuses personnes qui s’acharnent à rechercher ce ou ces fameux gène(s) juif(s). L’ultrasioniste JSS l’a trouvé lui, ce gène juif (je savais bien que JSS était aussi un fieffé antisémite).
Le site Lamed nous précise même que ce matériel génétique est « commun à tous les Juifs et pas seulement pour les Cohanim ». (les Cohen sont supposés effectivement se marier entre eux).