Moi aussi, je boycotte


Fin connaisseur en matière de « races » et de racisme, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur vient de déclarer au lobby israélien que les « actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ». (sic). Fin connaisseur, disions-nous à l’instant, car Hortefeux a été lui-même récemment condamné pour injure raciale par le tribunal de Paris, après ses propos sur les Arabes : »quand il y en un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».

Voici ce que l’on trouve, à propos de Hortefeux, sous la plume de Serge Golan, sur le site sioniste hamodia :

 » No 135 , Communauté Israël

Cette fois, la prise de position est officielle et sans ambigüité : le boycott des produits israéliens constitue un « crime », dénoncé voilà quelques jours par le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Une déclaration qui tranche avec le silence prudent observé par les autorités françaises depuis le lancement en janvier 2009 de la campagne de manifestations contre les magasins de grande surface distribuant des produits israéliens et « casher ».

« Vous avez attiré mon attention sur l’importance de sanctionner les agissements du Collectif BDS [Boycott, désinvestissement, sanctions] en raison des agissement de certains de ses membres dans les magasins d’alimentation, rappelle ainsi Brice Hortefeux dans un courrier adressé au Centre Simon Wiesenthal. Tout comme vous, je considère que ces actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ».

Basé aux Etats-Unis, le Centre Wiesenthal s’était en effet inquiété de la multiplication des actions de commandos boycotteurs. Filmées et diffusées sur Internet, elles mettent chaque fois en scène des groupes d’une trentaine de militants envahissant un supermarché pour en vider les rayons des tomates, avocats, fleurs et autres produits israéliens ou supposés tels. Des mises au bûcher symboliques des produits israéliens destinées à intimider la clientèle et à dissuader les grandes surfaces de commercer avec « les criminels israéliens ».

Reste que la brèche juridique permettant de « coincer » ces boycotteurs est très étroite. Ceux-ci prennent en effet bien garde de ne commettre aucun dégât, s’abritant derrière le discours antisioniste pour réfuter toute accusation d’antisémitisme.

Très engagé dans la dénonciation de cette campagne, le BNCVA (Bureau de vigilance et de lutte contre l’antisémitisme) réussit cependant parfois à traîner certains des responsables du Collectif BDS devant les tribunaux. Le 13 septembre prochain, cinq militants pro-palestiniens comparaîtront ainsi devant le tribunal correctionnel de Mulhouse (Haut-Rhin) pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » pour avoir participé en septembre 2009 à une « action coup de poing » contre un magasin Carrefour du département.

Lorsque les faits sont avérés, la justice française n’hésite d’ailleurs pas à sévir : en témoignent les 1 000 euros d’amende infligés en février dernier par un juge bordelais à une boycotteuse qui avait apposé un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur des jus de fruit provenant de l’Etat hébreu dans une grande surface de Mérignac (Gironde). » http://www.hamodia.fr/article.php ?id=1347

CAPJPO-EuroPalestine

Sarkozy : l’Iran, principale menace à la sécurité internationale…


les néocons... voire les cons tout court l'un voulait l'Iraq et l'a eu, l'autre veut l'Iran


26/08/2010

Le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy a villipendé la République islamique d’Iran lors de son traditionnel discours aux ambassadeurs de France à l’étranger, ont rapporté les médias français. Selon lui, Téhéran « alimente la violence et l’extrémisme dans la région. Mais surtout, il représente aujourd’hui la principale menace à la sécurité internationale dans un domaine majeur, la prolifération » nucléaire, a-t-il également affirmé.

Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois tenté de justifier les sanctions imposées à la RII pour son programme nucléaire. Or, Téhéran a, à maintes reprises, annoncé le caractère pacifique de ses activités nucléaires, confirmé d’ailleurs par de nombreux rapports de l’AIEA. Et de préciser : « Qu’on me comprenne bien : la France est favorable au développement, dans le strict respect des normes internationales, de l’électricité d’origine nucléaire. C’est pourquoi elle salue le démarrage de la centrale de Buscher dont le combustible est et sera en totalité fourni par la Russie. Le problème est naturellement ailleurs.

Il y aura bientôt un an, à Pittsburgh, avec Barack Obama et Gordon Brown, nous avions révélé l’existence du site nucléaire clandestin que l’Iran construisait pour ses activités proliférantes. J’avais alors dit qu’il faudrait imposer à l’Iran des sanctions s’il ne changeait pas de politique. Nous y sommes. Le Conseil de sécurité, les Etats-Unis, l’Union européenne, d’autres encore, ont pris des mesures robustes, et même sans précédent s’agissant des Européens. Il était grand temps.

Car chacun connaît les conséquences graves d’une politique qui laisserait l’Iran poursuivre sa course nucléaire : ce serait la prolifération généralisée dans la région, ou l’intervention militaire ; en tous cas une crise majeure ».

Et d’ajouter : « Nous allons donc mettre en œuvre ces sanctions avec détermination et j’appelle tous les pays à faire de même. On dit parfois que les sanctions ne marchent pas, voire qu’elles mènent à la guerre. C’est faux. Elles échouent quand elles sont trop faibles ou n’ont pas d’objectif clair.

Le nôtre est simple : faire comprendre à l’Iran que ses choix ont un coût élevé et croissant, et qu’il existe une alternative : l’engagement de négociations ; mais des négociations sérieuses, concrètes, allant au cœur du sujet. L’Iran y est-il prêt ? Nous verrons en septembre, quand Mme Ashton et les Six rencontreront les négociateurs iraniens et que le dialogue s’engagera à Vienne sur la fourniture d’uranium pour le réacteur civil de Téhéran ».

Sarkozy a souhaité qu’ « un bon accord soit trouvé dans les mois qui viennent, que l’Iran respecte le droit, que les préoccupations internationales soient levées. Celles des voisins de l’Iran doivent être prises en compte et ils devront être consultés sur tout accord ».

Toutefois, il a souligné que « si un accord crédible ne pouvait être conclu, alors l’isolement de l’Iran s’accroîtrait inexorablement. Face à une menace qui se préciserait, il faudrait aussi nous organiser pour protéger et défendre les Etats qui se sentiraient menacés ».

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=151769&language=fr