Belgique : 100.000 élèves ont peur d’aller à l’école


Le Vif, le 22 juin 2009

Non, ce n’est pas durant les trajets, mais bien dans l’enceinte de l’école que des élèves brutalisent d’autres élèves. Dans nos écoles, quelque 100.000 jeunes seraient victimes de school bullying. Moins spectaculaire mais plus durable, le harcèlement scolaire reste un sujet assez tabou.

Pendant huit mois, la vie d’Antoine, élève de 2e secondaire jusque-là sans histoire, était devenue un enfer. Après une dispute avec un « pote », celui-ci l’a baptisé « Petite chiotte ». « Toute sa bande a adopté ce surnom. Quand je passais à côté d’eux, ils chantaient Petite chiotte, tu finiras dans les chiottes ». Ce jour-là est arrivé: à la pause-déjeuner, les petits caïds l’ont attrapé et lui ont enfoncé la tête dans la cuvette des WC. Depuis, la situation s’est encore corsée: « Plus personne ne me parle; celui qui brise la loi, il est out. Cette règle vaut même pour les filles ». Tous les matins, avant d’aller à l’école, il souffre de terribles douleurs au ventre.

Six jeunes ont confié au Vif/L’Express leur souffrance, leur peur de parler, celle de ne pas s’en sortir. Ils ont raconté aussi comment ils tentent d’échapper à leur(s) harceleur(s), de leur résister. Tous ont demandé que leurs noms soient modifiés, leurs lieux de résidence, dissimulés: la crainte d’être reconnu, la peur des représailles, la honte aussi.

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Lettre ouverte aux militants de la solidarité Palestine et aux défenseurs des droits humains


lundi 22 juin 2009 – 06h:55

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Nous vous demandons d’être avec nous à l’occasion du cinquième anniversaire de la décision de la CIJ et d’aider à protéger les comités populaires, à remettre le mur à l’ordre du jour et à faire pression sur vos gouvernements et les Nations Unies pour qu’ils se conforment à leur obligation d’assurer l’application de la décision de la CIJ et pour que le business international ne profite plus des crimes israéliens.

Campagne populaire palestinienne contre le mur de l’apartheid

19 juin 2009

Chers amis,

Nous sommes à moins de trois semaines du cinquième anniversaire de la décision de la Cour internationale de Justice [9 juillet 2004] appelant à démanteler le mur. Preuve incontestable de l’impunité assurée par la communauté internationale à Israël, il doit inciter les défenseurs des droits des peuples et des êtres humains à travers le monde à renouveler leurs efforts.

En tant que Campagne populaire palestinienne contre le mur de l’apartheid et de Comité populaire contre le mur et les colonies, nous résistons contre le mur depuis le début. Aujourd’hui, ceux qui se mobilisent chaque semaine dans des manifestations de défense de leur terre contre le mur, confrontés à une répression croissante des forces d’occupation, et nous-mêmes, vous demandons d’être avec nous contre les arrestations, les préjudices et les meurtres qui frappent notre peuple.

Il y cinq ans, il semblait que la Cour internationale de Justice appuyait notre combat. Le 9 juillet 2004, la CIJ a décidé :

* la construction du mur en Cisjordanie occupée, incluant Jérusalem-Est, est illégale et Israël doit arrêter sa construction, démanteler le mur et réparer les dommages causés ;
* aucun Etat ne peut aider ou assister au maintien du mur et à son régime, et tous les Etats parties à la IVème Convention de Genève sont tenus de faire respecter par Israël le droit international humanitaire.

En dépit de la clarté de cette décision, ni Israël ni la communauté internationale ont indiqué qu’ils respectaient leurs obligations stipulées dans le droit international. Au lieu de cela, le mur a simplement disparu de l’agenda de la diplomatie internationale. Pourtant, sur le terrain, les destructions qu’il provoque se poursuivent avec la même vigueur. Dans les quatre premiers mois de cette année, les forces d’occupation en ont déjà construit plus que durant l’année 2008 tout entière. Conséquences de ce projet, ce sont maintenant 266 422 Palestiniens qui vivent dans les communautés, du nord au sud de la Cisjordanie, qui sont encerclés, isolés et menacés de déplacement.

Les Nations Unies n’ont rien fait pour faire appliquer la décision de la CIJ et, à l’exception de quelques gouvernements soucieux des principes, les Etats n’ont fait aucune pression ni pris aucune sanction contre Israël. Le business international continue de financer et de fournir le soutien matériel au mur et aux colonies. Si Obama et les gouvernements européens étaient sérieux quand ils prennent position contre les colonies, ils devraient d’abord obliger à l’application de la décision de la CIJ, laquelle insiste sur l’illégalité du mur, des colonies et du régime qui leur est associé. De cette façon, les dirigeants politiques pourraient à la fois appliquer le droit international et donner confiance au peuple dans la paix et l’avenir.

Restés isolés pour défendre nos droits et la primauté du droit international, les comités populaires, avec le soutien des défenseurs des droits humains du monde entier, ont poursuivi leur mobilisation. Ils ont pu ralentir la construction du mur et obtenir des rendus de terre, mais l’objectif final de mettre à bas le mur est encore bien loin. Les villages palestiniens continuent de payer un prix élevé pour leur ténacité : 16 personnes, pour moitié des mineurs, ont déjà été tuées par les forces occupantes durant les manifestations, alors que des centaines ont été blessées ou arrêtées. Des villages entiers subissent couvre-feux et fermetures des portes du mur comme punitions collectives. L’emploi régulier des balles réelles contre les personnes, sur leur propre terre, n’est que la dernière d’une longue série de mesures répressives qui violent nos droits politiques.

Nous vous demandons d’être avec nous à l’occasion du cinquième anniversaire de la décision de la CIJ et d’aider à protéger les comités populaires, à remettre le mur à l’ordre du jour et à faire pression sur vos gouvernements et les Nations Unies pour qu’ils se conforment à leur obligation d’assurer l’application de la décision de la CIJ et pour que le business international ne profite plus des crimes israéliens.

Ce que vous pouvez faire :

* organiser des manifestations de sensibilisation le 9 juillet ;
* contacter vos médias, les presser de parler du mur et du combat qui s’oppose à ce mur ;
* d’écrire à vos consulats et parlementaires leur demandant de protester contre la répression des comités populaires et d’œuvrer à l’application de la décision de la CIJ ;
* d’inclure le mur dans vos campagnes et dans vos efforts de pression sur les dirigeants.

Merci pour votre soutien

Campagne populaire palestinienne contre le mur de l’apartheid

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