UN VENT S’EST LEVE, C’EST EGALITE !


mise à jour : Egalité a été attaqué par tous : par le PS (Egalité = « traîtres du Maroc »), par la gauche radicale (Egalité = « pas à gauche et trop musulman ») et par Musulman-be (Egalité = « pas assez musulman et trop marxiste ») et dans les médias (une page entière dans La Libre et dans le Journal du Mardi par Claude Demelenne – « Vers un parti iranien en Belgique ? » -, deux pages contre nous dans Le Vif, par Marie Cécile Royen, le 22 mai 2009).

Quatre constats sur les résultats du 7 juin 2009 à Bruxelles :

1) pour les « grands partis » : les quatre dinosaures (PS-MR-CDH-Ecolo) sont maintenant les seuls maîtres à Bruxelles (le FN perd ses 4 sièges), c’est très bien comme ça, les choses deviendront claires assez vite, à condition qu’Egalité tienne bon ; en vingt ans d’existence de la Région bruxelloise, où ils ont tous participé au gouvernement, ils n’ont réalisé aucune de leurs promesses. La situation des classes populaires de Bruxelles, les inégalités sociales et économiques comme les discriminations n’ont fait qu’empirer en vingt ans. Ils ne feront pas mieux dans la crise actuelle.

2) pour les « petits partis » : le seul phénomène nouveau à Bruxelles, qui s’est placé d’emblée sur la carte politique, après deux mois et demi d’existence, c’est Egalité (1,05%). La liste dépasse toutes les autres petites listes (le cartel de quatre partis – PC, PH, LCR, PSL -, le PTB et le PVDA ensemble, Velorution, Cap D’Orazio, Trèfle, musulman-be, Diversité Positive, PSH…). Seule exception : Pro Bruxsel (1,67%), traité dans les débats à la télévision comme « un grand parti respectable »…

Les autres petits partis existent souvent depuis des décennies, ont des maisons médicales et des bureaux d’avocats, un hebdomadaire (comme le PTB), ont mis beaucoup d’argent dans la campagne etc. Egalité n’est partie de rien.

3) Comme nous l’avions proposé, le résultat des élections prouve que le regroupement technique des petites listes (à l’exception de l’extrême droite), et sans engagement à des alliances politiques, aurait seul permis de briser le monopole des quatre partis de gouvernement (voir document et chiffres ci-dessous). En refusant ce regroupement des petites listes, le PTB et le PC, qui ont rejeté explicitement Egalité comme « n’étant pas de gauche », sont responsables du fait que Nordine Saidi ne siègera pas au Conseil Régional de Bruxelles. La gauche radicale a préféré le monopole des quatre partis de gouvernement, plutôt que de participer à l’élection de Nordine Saïdi. Constat navrant pour eux. Tout le monde s’en souviendra dans les cinq années à venir.

4) Egalité a été attaqué par tous : par le PS (Egalité = « traîtres du Maroc »), par la gauche radicale (Egalité = « pas à gauche et trop musulman ») et par Musulman-be (Egalité = « pas assez musulman et trop marxiste ») et dans les médias (une page entière dans La Libre et dans le Journal du Mardi par Claude Demelenne – « Vers un parti iranien en Belgique ? » -, deux pages contre nous dans Le Vif, par Marie Cécile Royen, le 22 mai 2009).

Nous sommes les seuls à avoir été attaqués. Et pourtant, nos résultats prouvent que notre démarche est correcte, elle n’est ni démagogique, ni populiste, elle répond à une attente d’unité dans le peuple de Bruxelles.

Appelons les habitants des quartiers populaires, les sans-emplois, les sans-papiers, les jeunes discriminés, bref, les femmes et les hommes de Bruxelles, épris de justice sociale et des droits démocratiques, à rejoindre Egalité. Construisons le parti Egalité en travaillant sur les sept points de notre programme et en les mettant en pratique.

Faisons la différence.

Bien à vous

Luk Vervaet
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Brisons le seuil non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes !

En 2004, quatre partis (PS, MR, Ecolo et CDH) ont imposé le seuil des 5% pour obtenir des élus en Région bruxelloise. Seule la liste d’extrême-droite FN a « bénéficié » de cette mesure antidémocratique. Toutes les autres petites listes ont été éliminées de fait du suffrage universel.

Aujourd’hui, il est possible de mettre fin à ces situation, en regroupant toutes les petites listes démocratiques (à l’exception donc de l’extrême-droite). En effet, les votes des électeurs des listes qui auront opté pour un même regroupement seront additionnés. Il y aura ainsi nettement plus de chances d’atteindre le seuil des 5% et d’obtenir trois voire quatre élus. Ces élus seront alors démocratiquement attribués entre les listes regroupées, en respectant le vote des électeurs.

Le regroupement des listes démocratiques concerne 13 listes (par ordre alphabétique) : Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, musulmans.be, PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Unie, Vélorution !.

Le regroupement laisse la totale liberté à chaque liste de défendre son programme et ses candidats et n’engage à aucune alliance politique à l’avenir. Trois candidats de chaque liste doivent signer l’accord de regroupement.

L’assemblée générale d’Égalité a mandaté ses trois premiers candidats (Nordine Saïdi, Nadine Rosa-Rosso et Nadia Boumazzoughe) pour signer tout accord de regroupement qui comprendrait au moins quatre petites listes, dans l’intérêt d’élections plus démocratiques.

Nordine Saïdi, Nadine Rosa-Rosso et Nadia Boumazzoughe

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Ce que le regroupement des listes aurait pu donner : 4 élus !

Petites listes Région Bruxelloise
7 juin 2009
Cap d’Orazio = 521 / 0,13
CDF = 1807 / 0,44
Diversité Positive = 299 / 0,07
Egalité = 4289 / 1,05
PC-PSL-LCR-PH = 2042 / 0,5
PSH = 143 / 0,03
PTB+ = 3427 / 0,84
RWF-RBF = 1321 / 0,32
Trèfle = 416 / 0,1
Vélorution ! = 1402 / 0,34
Musulmans.be = 4055 / 0,99
ProBruxsel (F) = 6840 / 1,67
TOTAL : 26.562 / 6,48

Parlemento.com :Le groupement avorté aurait pu briser le seuil des 5 %


Dans le cadre de la campagne électorale 2009, plusieurs dirigeants de partis francophones non représentés au Parlement bruxellois avaient tenté, en vain, de faire aboutir un “projet de groupement“ rassemblant un total de 12 listes (CAP D’ORAZIO, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution!) dont l’objectif avoué visait à créer “un vote utile” atypique, “briser le seuil non démocratique des 5 %” et décrocher ainsi quelques sièges à l’assemblée parlementaire régionale.

projetavorte

Le calcul a posteriori sur base des résultats définitifs publiés ce dimanche (07/06/2009) par le SPF Intérieur indique que ce projet de groupement avorté a recueilli un total de 26.562 voix et 6,48 % brisant donc effectivement le seuil minimum des 5 % et offrant 4 sièges au groupement atypique.

Des conditions exclusives émanant principalement du PSL, PC, PTB+ et CAP D’ORAZIO, l’avis défavorable de Trèfle et le désintéressement du CDF n’avaient pas permis de conclure le projet en question. Parallèlement à ce projet, 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution!) avaient finalement conclu un accord de groupement aboutissant ensemble à recueillir 1,68 % du total des suffrages exprimés.

En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des “groupements de listes“ (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé “clé D’Hondt“.

Si le projet de groupement des 12 listes avait pu être conclu, 4 nouveaux partis (Pro Bruxsel (F), Egalité, Musulmans.be et PTB+) auraient fait leur entrée au Parlement bruxellois en décrochant chacun un siège de parlementaire. Ce groupement ayant échoué, seuls les 4 partis francophones dominants (MR, PS, Ecolo et CDH) siègeront au Parlement régional bruxellois pendant les 5 prochaines années de législature.

Le discours du Caire ou les mirages de l’Obamania


lundi 8 juin 2009 – par Fouad Bahri

Lorsqu’il débute son discours, ce jeudi 4 juin 2009, à l’université du Caire, Barack Obama est un homme attendu. Sa position officielle sur l’islam, la situation dans le monde musulman (la Palestine, l’Irak et l’Afghanistan), le sort et l’avenir des citoyens américains musulmans, sont quelques-uns des sujets sur lesquels le nouveau président des États-Unis doit convaincre.

Que peut-on dire de cet exercice de style, “gigantesque opération de communication, soigneusement préparée depuis des mois et transmise en direct dans treize langues par la Maison Blanche grâce à internet. Facebook, son semblable pour l’Asie du Sud, Orkut, YouTube, Twitter, MySpace, SMS 1” , que doit-on en dire exactement ?

Rien, précisément. Il n’ y a rien à dire du discours d’Obama.

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