La colonisation, cancer mortel pour la paix


Baudouin Loos bl

Palestine et colonisation: à propos du projet de loi concocté en Israël pour légaliser même les colonies juives illégales aux yeux de la loi israélienne, j’ai commis ce commentaire ce 15 novembre dans Le Soir.

La colonisation, cancer mortel pour la paix

Une loi qui légaliserait des milliers d’unités de logement situées dans des colonies juives qui sont illégales même aux yeux de la loi israélienne ne constituerait pas seulement une énormité en terme juridique – aucune instance judiciaire suprême, israélienne ou internationale, ne pourrait la cautionner: elle confirmerait, si besoin était, que la majorité des partis politiques israéliens entendent bien fouler au pied les droits nationaux palestiniens.

La fiction qui consiste donc à proclamer depuis des décennies qu’on promeut la paix avec le voisin palestinien occupé vole ainsi en éclats devant les yeux distraits et fatigués de la communauté internationale. La majorité parlementaire de droite et d’extrême droite chère à Binyamin Netanyahou cherche, contrairement à ce que prétend mollement son chef, à annihiler tout espoir d’avènement d’un Etat palestinien digne de ce nom, qui est pourtant une exigence partagée par le monde entier.

La bande de Gaza reste complètement encerclée et assiégée (par Israël mais aussi l’Egypte) malgré les appels réitérés de la communauté internationale, Jérusalem-Est est grignotée jour après jour par une colonisation de plus en plus agressive, alors que la Cisjordanie ressemble à une peau de léopard, avec quelques îlots peuplés de Palestiniens qui ont reçu, en legs misérable du «processus de paix», une autonomie très restrictive.

Autrement dit, la vision d’une paix fondée sur la coexistence de deux Etats, Israël et Palestine, vivant pacifiquement côte à côte, s’effiloche sans grand bruit, à mesure que progresse la colonisation comme un cancer produit des métastases létales. De plus en plus rares se font d’ailleurs les observateurs encore assez naïfs pour assurer que la paix reste possible, que le partage de cette terre trop sainte demeure une option réaliste.

Tous les gouvernements israéliens depuis la conquête des territoires de 1967 ont participé à l’entreprise de la colonisation. De gauche comme de droite. Peres ou Barak comme Begin, Shamir, Sharon ou Netanyahou. Seul Rabin, entre 1994 et 1995, pendant les mois qui précédèrent son assassinat par un extrémiste israélien, avait osé ordonner l’arrêt des constructions pour colons. On connaît la suite.

La communauté internationale sait tout cela. Condamne cela. Et reste les bras ballants.

BDS : la municipalité de Bondy (Seine-Saint-Denis) vote le boycott des produits des colonies


(ci-dessus, une photo d’archives choisie par le quotidien israélien Jerusalem Post pour illustrer son article sur le vote de Bondy)

(ci-dessus, une photo d’archives choisie par le quotidien israélien Jerusalem Post pour illustrer son article sur le vote de Bondy)

La municipalité de Bondy (Seine-Saint-Denis), a décidé de ne plus acheter de marchandises en provenance des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

Cette décision a été adoptée jeudi dernier par le conseil municipal à l’unanimité moins 5 voix contre, précise l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) dans un communiqué.

Bondy est une ville de 50.000 habitants de la banlieue est de Paris, dont la maire, la socialiste Sylvine Thomassin, s’appuie sur une majorité une coalition PS/PC/EELV.

Voici maintenant le texte intégral du vœu municipal :

« Vœu du Conseil municipal de Bondy, vendredi 24 juin 2016

C’est un droit citoyen légitime que de pouvoir accepter ou refuser d’acheter une marchandise en fonction de son origine. Et c’est un devoir pour une collectivité locale de vérifier la traçabilité des produits et des services qu’elle propose à sa population.

Or l’origine affichée de certains d’entre eux constitue une tromperie manifeste induisant les consommateurs et les municipalités en erreur. Elle porte atteinte à leur liberté de choix.
Plus précisément, les marchandises produites dans les colonies israéliennes en Palestine, reconnues par le droit international comme illégales, sont proposées sur le marché français comme venant d’Israël.

C’est évidemment faux, la Palestine n’est pas Israël, et les colonies installées en violation des règles internationales par la puissance occupante, n’ont aucun droit de se prévaloir comme étant partie intégrante de l’État israélien.

En conséquence :
Considérant que les colonies israéliennes sont illégales selon le droit international et sont assimilées comme un crime de guerre conformément à l’Article 49-6 de la Quatrième Convention de Genève et conformément à l’Article 55 du Règlement de la Haye ;

Considérant les Résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant qu’Israël se retire entièrement des territoires qu’il occupe ;

Considérant la Résolution 465 (1980) du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant tous les États à ne fournir à Israël aucune assistance ayant un lien avec les colonies dans les territoires occupés ;

Considérant que la Cour Internationale de Justice a confirmé en 2004 que les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés (dont Jérusalem-Est) ont été fondées en violation du droit international ;

Considérant que L’Assemblée Générale des Nations Unies, ses organes conventionnels des droits de l’homme, ainsi que pratiquement tous les états membres de l’ONU et les autres acteurs internationaux ont constamment confirmé l’illégalité des colonies conformément au droit international et ont appelé Israël à arrêter leur construction ;

Considérant la notice interprétative de novembre 2015 publiée par la commission européenne demandant l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur le Plateau du Golan, occupés par Israël depuis 1967 ;

Le Conseil Municipal de Bondy se prononce pour l’application du droit international aussi bien dans son esprit que dans sa lettre qui déclare les colonies israéliennes en Palestine illégales et décide de ne fournir à sa population que des marchandises et des services conformes à ce droit.

Il demande l’application de la directive européenne sur l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies.

Décide en conséquence, de ne plus acheter de marchandises en provenance des colonies israéliennes et tant que la notice interprétative n’est pas appliquée en France, de rechercher avant achat, l’origine des produits qui ne précisent pas clairement leur provenance.

Estime que puisque l’Europe et la communauté internationale reconnaissent l’illégalité des colonies en Palestine, la France doit stopper les importations des produits qui y sont fabriqués ».

CAPJPO-EuroPalestine

 

Destruction systématique des oliviers palestiniens, avec le silence complice des principaux médias israéliens



lundi 28 octobre 2013

 

(Par Amira HASS) – Les colons ont opéré au cours des deux derniersmois des destructions systématiques d’oliveraies palestiniennes en Cisjordanie, avec la bénédiction de l’armée d’occupation et le silence complice des principaux médias, dénonce lundi la journaliste Amira Hass dans le Haaretz.

« Il est clair que l’armée apprécie au plus haut point la ‘retenue’ de j
ournalistes qui satisfont le droit du public à ne pas savoir », écrit-elle ironiquement, dans un article où l’écoeurement le dispute à la colère. Des documents qui sont parvenus au quotidien montrent ainsi, pour les seuls mois de septembre et octobre :

•    Le 11 sep : 500 arbres calcinés sur des terres appartenant au village de Deir al Khatab

•    Le 15 sep : 17 oliviers sciés à la base sur des terres du village de Kafr Laqif

•    Le 17 sep : 18 oliviers pareillement sciés (même village)

•    Le 20 sep : 27 oliviers brûlés à Kafr Qaddum

•    Le 21 sep : 70 oliviers sciés (même village)

•    Le 2 oct : nombreux oliviers sévèrement endommagés sur les terres de la famille Raba’i •    Le 2 oct : une trentaine d’oliviers du village de Jitt sérieusement endommagés •    Le 3 oct : 48 oliviers de la famille Shatat sérieusement endommagés

•    Le 5 oct : 130 oliviers de la famille Fukha abîmés

•    Le 5 oct : 15 oliviers détruits, et la récolte d’olives volée, dans le village deDeir Sharaf •    Le 7 oct : une soixantaine d’arbres sérieusement endommagés, et la récolte d’olives volée, à Jitt

•    Le 7 oct : 8 oliviers détruits au village de Ras Karbar

•    Le 7 oct : 35 oliviers détruits à Far’ata, et le quart de la récolte volée

•    Le 8 oct : quelque 400 oliviers incendiés à Jaloud

•    Les 13-14 oct : vignes et oliviers vandalisés à Far ‘ata

•    Le 20 oct : des colons juifs d’Yitzhar attaquent des paysans palestiniens qui, avec l’aide de volontaires de l’association israélienne, Les Rabbins pour les Droits de l’Homme, cueillaient les olives. Les assaillants ont utilisé des barres de fer, des matraques et des pierres. Deux paysans et deux volontaires –un homme de 71 ans et une jeune fille de 18 ans ont été blessés.

Le dénominateur commun de cette liste –qui n’est pas exhaustive- est que toutes ces attaques se sont déroulées dans des secteurs de la Cisjordanie dont l’armée israélienne a le contrôle exclusif. Ils se sont produits à proximité immédiate de colonies israéliennes et de leurs avant-postes, toutes gardées par des bataillons de soldats, équipés de tours de guet et de caméras, à Elon Moreh, Karnei Shomron, Kedumim, Ma’on, Sussia, Shavei Shomron, Zayit Ra’anan, La ferme de Gilad, Shiloh et Yitzhar.

Autre élément commun : ces attaques ont eu lieu dans des localités déjà visées antérieurement. Et dans la plupart des villages palestiniens cités, l’armée israélienne, qui n’a pas levé le petit doigt pour mettre fin aux exactions des colons, interdit aux victimes, les Palestiniens, d’accéder à leurs propres terres sauf deux fois par an, le tout sous escorte militaire. C’est pourquoi, hormis pour l’attaque du 20 octobre, les dates mentionnées ne sont pas celles où les attaques ont eu lieu, mais celles où les Palestiniens ont découvert les dégâts.

Les ONG Rabbins pour les Droits de l’Homme et Yesh Din détaillent les incidents survenus jusqu’à la date du 7 octobre. Ils ont envoyé une lettre le 9 octobre aux colonels commandant les brigades installées en Cisjordanie, soit les colonels Avi Balut, Yossi Pinto, Ran Kahane, et Yoav Marom, avec copie au conseiller juridique de l’armée pour la Cisjordanie, Doron Ben-Barak. Cette lettre accuse les officiers de ne pas avoir rempli leurs obligations de protéger les paysans palestiniens et les biens de ces derniers. Le porte-parole de l’armée a dit qu’il répondrait directement aux associations, mais pas à la presse.

Certains des commandants en passe de finir leur temps de service auront sans doute relevé ces informations dans leurs cahiers personnels, qui contiennent vraisemblablement des rapports similaires sur des attaques similaires les années précédentes. Sitôt quitté l’uniforme, ils diront, lorsqu’interrogés par la presse, qu’ils avaient peur que la révélation de telles attaques ne déclenche des explosions de colère. Et quand on leur demande pourquoi ils sont restés silencieux lorsqu’ils étaient encore sous l’uniforme, ils évoqueront l’antagonisme entre le serment qu’ils ont prêté en tant que soldats d’une part, et la vérité des faits d’autre part.

Les militaires ont fait le serment de protéger les citoyens juifs de l’Etat d’Israël en toutes circonstances. En tant qu’officiers, ils considèrent qu’ils sont là pour protéger leurs propres soldats en toutes circonstances. Mais la vérité socio-historique et le simple sens commun montre que la violence exercée par des citoyens israéliens juifs appelle une réponse et une violence additionnelle. La vérité socio-historique nous enseigne aussi que les gens en uniforme qui exercent leur domination sur une population qui ne les a pas élus pour les diriger sont violents du seul fait de leur présence, même quand ils ne sont pas en train de tuer ou blesser autrui, et même quand ils ne font que protéger les voleurs de terre.

Une fois à la retraite, ces officiers vous diront que leur serment de servir était plus important que le sens commun, et ils s’ingénieront à nier la réalité de la violence juive avec les meilleurs « arguments » que l’armée israélienne développe si bien dans ses laboratoires de fabrique de bonne conscience. Pendant ce temps, il ne faut pas être grand clerc pour imaginer les sessions de briefing au cours desquelles dirigeants militaires et représentants des médias se sont mis d’accord pour ne pas qualifier « d’escalade » les équipées des colons, vu qu’elles ont lieu tous les ans, avec la même fréquence et la même intensité. Et quoi de plus facile de tirer de telles conclusions, dès lors qu’une chape de plomb entoure ces évènements.

En somme, nos officiels auront décidé qu’il faut décidément tout faire pour respecter le « droit » du public … de ne pas savoir !

Source Haaretz : http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.554690

(traduction CAPJPO-Europalestine)

Israël sermonne la Belgique


C’est ce qu’on appelle une grosse colère. Du gouvernement israélien contre la Belgique (et aussi l’Autriche). En cause, le vote positif belge au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève jeudi, relatif à la mise sur pied de la première mission d’enquête internationale indépendante sur « les effets des colonies de peuplement israéliennes sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Palestiniens dans le territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est ».

L’ambassadrice de la Belgique en Israël, Bénédicte Frankinet, a dû répondre à une convocation des Affaires étrangères israéliennes et se rendre lundi de Tel-Aviv à Jérusalem pour se faire morigéner par un diplomate qui lui a lu une protestation officielle. Son collègue autrichien a subi le même sort. On va le voir, la position belge n’est en réalité pas vraiment logique !

Parmi les huit membres de ce conseil appartenant à l’Union européenne, seules Bruxelles et Vienne ont voté pour cette résolution, les six autres (Budapest, Bucarest, Madrid, Prague, Rome et Varsovie) s’abstenant. Oslo et Berne, non-membres de l’UE, ont aussi voté pour le texte, adopté par 36 voix pour, 1 contre (les États-Unis) et 10 abstentions.

Comment donc la Belgique, qui n’a pas coutume de ruer dans les brancards, commente-t-elle son vote ? Didier Reynders, le ministre des Affaires étrangères, s’en est expliqué à Kinshasa ce mardi. La Belgique, a-t-il dit, selon son porte-parole, s’est alignée sur la majorité des 27 membres de l’Union européenne (dont Paris et Londres) définie en réunion de coordination, d’autant plus que la résolution en cause va dans la droite ligne de la condamnation de la colonisation israélienne qui est la position européenne et belge depuis très longtemps.

Didier Reynders a estimé que la mission d’enquête qui figure dans la résolution ne constituait « pas un élément constructif », ce qui a d’ailleurs empêché Bruxelles de s’en faire le parrain. Mais la Belgique a néanmoins voté la résolution car elle a considéré la mission comme un point « marginal » par rapport au rappel de la condamnation de la colonisation qui est contraire à la solution des deux Etats… Une explication qui ressemble à un louvoiement plutôt maladroit.

En Israël, depuis jeudi, le gouvernement ne décolère pas. « Le ministère des Affaires étrangères a pris la décision de rompre tout contact avec le Conseil des droits de l’homme de l’ONU », a annoncé un porte-parole lundi. Le ministre israélien, Avigdor Lieberman, a eu ces mots dimanche : « Cet organisme hypocrite n’a rien à voir avec les droits de l’homme. Son parti pris et son manque d’objectivité sont évidents, et nous n’avons aucune raison de coopérer avec lui. Nous ne serons pas acteurs dans ce théâtre de l’absurde car 70 % des décisions de ce Conseil sont hostiles à Israël ».

Avigdor Lieberman, venu de Moldavie en 1978, connaît bien la problématique des colonies juives en territoires occupés, vivant lui-même depuis de longues années dans une colonie à l’est de Bethléem, Nokdim. Le gouvernement israélien issu des élections de 2009 est en effet composé de partis de la droite nationaliste et de l’extrême droite.

Pour la plupart des observateurs, en tout cas, la colonisation juive des territoires occupés reste fondamentale dans la poursuite du conflit. Les Palestiniens, qui ne réclament que 22 % de la Palestine, voient en effet les colons israéliens grignoter inexorablement ce territoire au point de le rendre impropre à l’édification d’un Etat souverain. Depuis 2009, ils exigent le gel de cette colonisation avant de reprendre des pourparlers de paix, selon une logique politique que la communauté internationale a admise.

Le droit international condamne du reste clairement cette colonisation. Même l’Américain Barack Obama avait repris cette antienne en arrivant à la Maison-Blanche il y a trois ans, avant que des contraintes de politiques intérieures impliquant un soutien sans failles à Israël ne l’obligent à ravaler ses ardeurs.
BAUDOUIN LOOS

Contexte

Une colonisation commencée il y a 45 ans

Après la guerre des Six-Jours de 1967, des Israéliens ont entrepris de créer des colonies juives dans les territoires nouvellement occupés. L’arrivée de la droite nationaliste au pouvoir en Israël en 1977 a correspondu à une accélération du phénomène mais la colonisation a également eu lieu sous la plupart des gouvernements dominés par la gauche.

Israël a évacué le Sinaï égyptien en 1981 et la bande de Gaza en 2005 (ainsi que quatre petites colonies dans le nord de la Cisjordanie). En Cisjordanie et Jérusalem-Est occupées, plus de 500.000 colons se sont installés, dont plus de la moitié après les accords d’Oslo (1993) qui auraient dû mener à la création d’un Etat palestinien. Le mur-barrière de séparation érigé depuis 2003 par Israël le plus souvent à l’intérieur des territoires occupés englobe côté israélien les quatre cinquièmes environ des colons juifs. La colonisation à l’est de cet obstacle militaire continue néanmoins à l’heure actuelle. (B.L.)

source sur fb

Dexia continue à financer la colonisation


La compagnie d’eau d’une colonie israélienne a reçu des crédits de +/- 470.000 euro en 2009

Durant l’Assemblée Générale de Dexia, le 11 mai 2011, la plate-forme « Palestine occupée – Dexia impliquée » a posé une question rélative à un prêt que Dexia Israël a accordé à une compagnie israélienne de distribution d’eau active dans le territoire palestinien occupé. Sur demande du président de Dexia, Jean-Luc Dehaene, nous publions ici les preuves nécessaires.

Bruxelles, le 14 septembre 2011

Recommandé

A : M. Jean-Luc Dehaene, président du Conseil d’Administration
CC : M. Pierre Mariani, administrateur-délégué de Dexia SA

Adresse : Place Rogier 11, 1210 Bruxelles

Afzender : ‘Palestine occupée – Dexia impliquée’ – p/a 53, Chaussée De Haecht, 1210 Bruxelles

Sujet : Les preuves pour les prêts de Dexia à la compagnie d’eau Yuvalim Bashomron en 2003

Monsieur le Président,

Durant l’Assemblée Générale de Dexia, le 11 mai 2011, vous avez demandé la preuve que Dexia-Israël a octroyé un prêt à une compagnie israélienne de distribution d’eau active dans le territoire palestinien occupé. Ci-dessous nous vous communiquons les données relatives à ces prêts. En annexe, veuillez trouver des extraits en hébreu.

En mai 2009, Dexia-Israël a octroyé deux prêts à la compagnie qui distribue l’eau potable à la colonie israélienne Ariël et qui se charge (qui devrait se charger) également de l’évacuation des eaux usées. Cette compagnie se dénomme Yuvalim Bashomron 2003 Inc (anciennement Mie Ariel Inc).

Les compagnies de distribution d’eau en Israël sont des sociétés publiques. Yuvalim Bashomron appartient à l’administration communale de la colonie Ariël. Donc contrairement à ce que vous affirmiez, Dexia Israël finance toujours des colonies illégales en territoire palestinien occupé.

Il s’agit de prêts respectivement de 1.950.000 NIS (environs 400.000 euros) et de 370.000 NIS (environs 70.000 euros), comme vous pouvez le lire aux points 5 et 6  du tableau ci-inclus.

Nous sommes persuadés que vous êtes parfaitement au courant de l’illégalité des colonies israéliennes et que vous connaissez le code éthique de Dexia concernant les droits de l’homme.

Dans le cas particulier qui nous occupe, les nuisances pour les Palestiniens sont évidentes. De la colonie Ariël, les eaux usées se déversent sans épurations sur les terres palestiniennes environnantes et s’infiltrent dans la nappe aquifère. Comme Yuvalim Bashomron est la seule compagnie de traitement des eaux, Dexia est co-responsable de la pollution des terres et de la nappe aquifère la rendant dangereuse à la consommation. En mars 2010, après une plainte de l’ONG Adam Teva Vedin, la Cour Suprême israélienne a déclaré la compagnie Yuvalim Bashomron comme responsable.

Ainsi, Dexia finance non seulement les colonies illégales mais met la vie des Palestiniens en danger. Nous attendons votre réaction.

Enfin nous vous rappelons que lors de l’A.G, sus mentionnée vous avez assuré que la vente de Dexia Israël serait finalisée avant la fin de l’été, nous devons constater que Dexia (maintient) s’accroche encore toujours à sa filiale en Israël. Nous voulons d’ores et déjà vous informer que l’action suivante pour dénoncer ce fait est en pleine préparation, et nous vous recommandons de retenir la date du 15 octobre 2011.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre considération la plus distinguée.

Mario Franssen
woordvoerder | porte-parole
‘Israël koloniseert – Dexia financiert’ | ‘Palestine occupée – Dexia impliquée’


83 organisations ont signés la plate-forme :

COBI – Coördinatie Boycot Israël (initiateur-initiatiefnemer), ABP, Action pour la Paix, ACV – Brussel-Halle-Vilvoorde, Algemene Centrale ABVV – Centrale Générale FGTB, Alliance for Freedom and Dignity (AFD), Artistes contre le Mur, Attac Vlaanderen, Attac Wallonie-Bruxelles, BBTK-SETCa, BDS-ULB, Brugs Palestina Comité, BRussells Tribunal, CNAPD – Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie, Conseil Consultatief Nord-Sud-Ville de Nivelles, Comac, Comité de Solidarité avec le Peuple Palestinien de Braine-L’Alleud, Comité Verviers Palestine, Coordination des Associations pour une Paix Juste au Proche-Orient (PJPO) du Brabant Wallon, PJPO Ittre, PJPO Mazerine, PJPO Nivelles, Divers & Actief, ECOLO, Egalité, FGTB Charleroi/Sud-Hainaut, FOS – Socialistische Solidariteit, Friends of the Earth Vlaanderen en Brussel, GAPP – Gents ActiePlatform Palestina, Gemeentes/Communes: Chapelle-Lez-Herlaimont,, Ciney, Ittre, Landen, Mouscron, Vielsalm, Viroinval, Geneeskunde voor het Volk – Schaerbeek, Génération Palestine, GROEN!, Groupe Palestine Santé, Initiatief Cuba Socialista (ICS), intal, intal-CDR regio Heist-op-den-Berg, Jesjoeroen-Jodendom tegen zionisme, Jong Groen!, Kif Kif, La Braise Culture asbl – Charleroi, LAP – Leuvense Actiegroep Palestina, LBC-NVK, LCR, LEF, Marianne Charleroi, Mouvement Chrétien pour la Paix, Mouvement Citoyen Palestine, Netwerk Vlaanderen, N-Z-Studenten Leuven, OWW: Hasselt, Heist-Goor – Hulshout vzw, Herk-de-Stad, Kessel-Lo, Leuven, Overpelt, Palestina Solidariteit, Pax Christi Charleroi, Plate-forme Charleroi-Palestine (22 associations), Peterschap Palestijnse Kinderen, PTB-PVDA, Recht op Migratie, Recht op Terugkeer, Reseau Financement Alternatif asbl, SCI, Solidarité Socialiste, SP.A, Steungroep voor Rechtvaardigheid en Vrede in Guatemala, The Palestinian Community in Belgium, UCOS, ‘t Uilekot, Une Autre Gauche, UPJB, Via Velo Palestine, Vrede vzw, Vredesactie, Vrouwen in ‘t Zwart Leuven, vzw Dialoog

44 communes et 2 provinces ont voté une motion :
Kapellen, Bierbeek, Blankenberge, Leuven, Watermaal-Bosvoorde, Affligem, Anderlues, Saint-Gilles, Landen, Ixelles, Linkebeek, Overpelt, Marchin, Zemst, Limbourg, Ans, Herent, Herzele, Nivelles, Seraing, Florennes, Ittre, Lommel, Sambreville, Anderlecht, Lessines, Pont-à-Celles, Saint-Josse-ten-Noode, Soumagne, Thuin, Le Roeulx, Couvin, Herstal, Doische, Momignies, Chapelle-lez-Herlaimont, Mouscron, La Louvière, Molenbeek, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Ciney, Floreffe, Vielsalm, Viroinval

Namur, Henegouwen

Vertaald door:

Philippe Dehenau

20110913_brief_dehaene_nav_av_dexia_water_FR.pdf 115.73 Ko

Attention : changement de date


18 nov, 19h 

19 nov, 19h

NOUVEAU

Charleroi,  salle de l’Eden (bld Jacques Bertrand 1-3) 

Plate-forme Charleroi-Palestine La responsabilité des entreprises dans la colonisation de la Palestine 

Rencontre-débat avec Fayez Taneb, secrétaire général de la coordination des comités populaires en Cisjordanie, et témoin à la prochaine séance du Tribunal Russell à Londres. Fayez Taneb sera accompagné par Majed Bamya, diplomate palestinien à la Délégation Générale de Palestine auprès de l’UE, de la Belgique et du Luxembourg.

Entrée (5€) et tombola au profit du Tribunal Russell.