Burkinis : Estrosi menace les internautes qui montrent les policiers en action  


Burkinis : Estrosi menace les internautes qui montrent les policiers en action

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Christian Estrosi a fait savoir que la ville de Nice porterait plainte contre les internautes qui, pour dénoncer cette politique intolérante, diffusent des photos de policiers qui verbalisent des femmes en burkini.

Comme si interdire pénalement aux femmes de s’habiller comme elles le veulent pour aller dans la mer n’était pas suffisamment absurde voire choquant en soi, voilà que Christian Estrosi en remet une couche. Le vrai-faux maire de Nice, qui n’est officiellement qu’adjoint du vrai maire (pour éviter de tomber sous le coup des cumuls de mandat), a fait publier un communiqué de presse par la mairie de Nice, pour annoncer qu’il porterait plainte contre ceux qui diffuseraient des photos de policiers municipaux qui verbalisent les femmes coupables d’exercer ce qu’elles croyaient être leur liberté de s’habiller de la tête aux pieds sur les plages.

« Des photos montrant des policiers municipaux de Nice dans l’exercice de leurs fonctions circulent depuis ce matin sur les réseaux sociaux et suscitent des propos diffamatoires et des menaces à l’encontre de ces agents », assure le communiqué. Il évoque implicitement les clichés diffusés mardi par le Daily Mail, qui font désormais le tour du monde et donnent de la France l’image exécrable qu’elle est peut-être effectivement en train de mériter.

Poursuivre ceux qui diffusent les photographies de nos policiers municipaux

On y voit quatre policiers qui obligent une femme allongée sur la plage de Nice à retirer sa tunique et donc à laisser apparaître un corps qu’elle préférait dissimuler, pour des raisons qu’elle seule peut affirmer.

« Je dénonce ce qui apparaît comme une manipulation qui dénigre la police municipale, et met en danger ses agents », dénonce Christian Estrosi, qui prévient : « D’ores et déjà, des plaintes ont été déposées pour poursuivre ceux qui diffusent les photographies de nos policiers municipaux ainsi que ceux qui profèrent à leur encontre des menaces sur les réseaux sociaux ».

«  La Ville de Nice se tiendra au côté de ses agents pour assurer leur protection en déposant notamment un article 40 auprès du Procureur de la République », c’est-à-dire un signalement d’infraction pénale.

Interrogée par Numerama, la mairie de Nice n’était pas en mesure ce mercredi après-midi de nous préciser les bases légales d’une telle plainte, les policiers ne bénéficiant pas de protection particulière qui interdirait par principe de prendre en photos ou en vidéo leurs actions dans l’espace public, ou de les diffuser.

Depuis l’arrêté anti-burkinis pris le 18 août, 24 verbalisations ont été effectuées sur le territoire de la ville de Nice.

On peut toutefois noter que toutes les vidéos ou photos prises ne sont pas en défaveur des policiers. Ainsi par exemple, celle-ci montre un agent désabusé, qui tente tant bien que mal de justifier un arrêté dont il semble ne pas partager les objectifs :

On ne saurait en tout cas que trop conseiller à Christian Estrosi et ses équipes de lire l’interview du journaliste David Thomson sur Franceinfo, qui démonte tout le socle idéologique prétendu derrière l’interdiction des burkinis, et explique que cette intolérance institutionnalisée aura des conséquences néfastes à long terme :

Pour eux, c’est du pain bénit. Le récit jihadiste martèle depuis des années qu’il serait impossible pour un musulman de vivre sa religion dignement en France. Alors évidemment, dès leur diffusion, ces photos sont passées en quelques minutes à peine en tête des sujets les plus discutés dans la « jihadosphère », où la tonalité générale était : « La France humilie une pauvre musulmane. »

(…)

Pour celles qui le portent, ce vêtement de bain est paradoxalement vécu comme un compromis entre leur conservatisme religieux et la société occidentale moderne.

Ce compromis est intolérable chez les salafistes et les jihadistes. Dans ces milieux, les femmes ne vont tout simplement pas à la plage ou alors dans des conditions beaucoup plus strictes et sûrement pas en burkini, entourées d’autres femmes en bikini. Le burkini est jugé non conforme à leur interprétation du Coran et de la sunna [la loi divine].

En revanche, son interdiction génère des crispations très fortes dans une grande partie de la communauté musulmane, et en donnant corps à la propagande jihadiste, il n’est pas impossible que cette polémique génère une fracture, un dégoût de la France chez certains musulmans, au-delà même des cercles salafistes ou jihadistes.

Mais l’on imagine qu’il est plus simple et plus électoraliste d’annoncer porter plainte contre ceux qui dénoncent une telle folie, que d’avoir la sagesse de réfléchir au sens profond de ses actions et de leurs implications.

Etat d’urgence: « Vous avez de sales voisins… »


Assis dans son salon, Karim n’en revient toujours pas. Lui qui a rêvé d’être policier, a monté une association de prévention de la délinquance en partenariat avec le commissariat du coin, peut citer une dizaine de brigadiers de ses relations, se retrouve assigné à résidence. « Au regard de la menace terroriste sur le territoire national » et « compte tenu de son comportement ». En clair, la préfecture voit en lui un islamiste radical à surveiller. Des soupçons nés de propos rapportés par des voisins.

Son cauchemar a commencé le dimanche 15 novembre, vers minuit. L’après-midi, ce quadragénaire solide avait été placer quelques bougies place de la République pour rendre hommage aux victimes des attentats. « Le 11e arrondissement, c’est un quartier qu’on fréquente avec ma femme et elle a des collègues qui ont perdu des amis », raconte Karim (le prénom a été changé). En revenant, il croise près de chez lui trois gendarmes qui recherchent une adresse. Il leur indique la direction. Dans cette petite commune du Val-d’Oise, à proximité de Cergy, les rues se ressemblent toutes avec leurs pavillons et leurs jardins à portique.

Après le dîner, il regarde la télévision quand il entend des coups à sa porte et un cri« Gendarmerie, ouvrez ! » : « Une vingtaine d’hommes casqués, armés de fusils-mitrailleurs sont entrés, m’ont menotté et dit dans leur appareil “On a attrapé la cible”. Ils sont ensuite montés dans les chambres, faisant sortir ma femme et mes trois filles de leur lit pour fouiller partout », se remémore-t-il. Les agents trouvent des munitions et un chargeur et embarquent le père à la gendarmerie de Persan-Beaumont. Karim est inscrit dans un club de tir depuis dix ans : au lendemain des attentats contre Charlie hebdo, il fait l’objet d’une mesure de dessaisissement et est invité à rapporter ses armes, « comme tous les musulmans amateurs de tir », précise-t-il. Ce qu’il a fait, oubliant des munitions.

« L’intéressé de confession musulmane attire régulièrement l’attention »

Persuadé qu’il s’agit d’une erreur, au sortir de sa garde à vue, il se rend au commissariat de la ville voisine. C’est là qu’il apprend qu’il est assigné à résidence. La notification précise que « l’intéressé de confession musulmane attire régulièrement l’attention de son voisinage par son discours prosélyte et radical ; qu’il a été entendu comparant les djihadistes à des résistants et qualifiant ses filles de “soldats” qu’il affirme entraîner au tir ». Au club de tir où il est licencié, il aurait là aussi inquiété certains autres utilisateurs par « ses propos radicaux et son comportement général ». La note ne le dit pas mais on devine qu’il y a eu dénonciation. « Vous avez de sales voisins… », lui aurait glissé un gendarme lors d’une de ses visites.

Karim n’a pourtant rien d’un extrémiste. Dans sa maison, aucun signe religieux apparent. Si sa femme Charlotte, convertie, porte un voile très discret – elle travaille dans une maison de haute couture -, le quadragénaire, à la barbe classique, ne pratique guère : juste les jours de ramadan, glisse-t-il. Ses trois filles sont vêtues comme toutes les petites filles ou adolescentes de leur âge. Son parcours ne soulève pas plus d’interrogations : ancien contractuel du ministère des affaires étrangères puis à la répression des fraudes, il a toujours rêvé d’entrer dans la police. Un grave accident de la route à l’âge de 24 ans – il est renversé par un chauffard et sera immobilisé durant dix-huit mois – lui enlèvera tout espoir. Depuis, il souffre de troubles de la mémoire et de diabète, et se déplace lentement. Il est déclaré invalide en 2003 et touche une allocation d’adulte handicapé.

« Le bruit court que si j’ai un 4×4 c’est que je suis trafiquant de drogue »

C’est à cette époque qu’il s’inscrit dans un club de tir. Et obtient sans problème son autorisation de détention d’arme. En 2013, après enquête, elle lui sera renouvelée. Il aime ça et s’achète du beau matériel: « J’en avais pour 4 000 ou 5 000 euros. » Au club, il emmène parfois sa grande qui veut apprendre. Il crée au même moment une association de prévention de la délinquance qui mène des opérations de sensibilisation auprès des jeunes de son quartier. Des actions qui lui valent des relations suivies avec plusieurs membres des forces de l’ordre. Ses rapports avec ses voisins sont moins sympathiques. Dans le lotissement, à deux pas de la voie ferrée, on s’épie beaucoup. Le 4×4 noir fumé et le scooter noir de Karim font jaser.« Un jour, un voisin m’a dit “On n’aime pas les Arabes ici” », assure Karim.

Depuis quelques mois, le climat s’est encore tendu. Le Front national n’a cessé de progresser, scrutin après scrutin dans cette zone périurbaine. « Le bruit court que si j’ai un 4×4 c’est que je suis trafiquant de drogue. Un voisin m’a dit un matin qu’il avait rêvé de moi, que j’étais Mohamed Merah et qu’il me dénonçait. Je n’ai rien à voir avec ces pourritures de terroristes ! Ce sont juste des voisins jaloux. Le 4×4, il est à ma femme… », s’indigne-t-il.

« Karim a servi à plusieurs reprises de trait d’union entre jeunes et services de police »

Sur la table du salon, le père de famille aligne fébrilement ses témoignages de moralité. Pas moins de six fonctionnaires de police, parmi ses connaissances, lui ont rédigé une attestation démentant tout propos radical. Karim a « un profond respect et une grande admiration pour notre profession. Il ne fréquente pas assidûment les mosquées et je l’ai entendu à plusieurs reprises condamner les actions terroristes », écrit l’un. Un policier à la retraite, qui a travaillé avec lui, assure que le père de famille, « digne et qui élève ses enfants dans le respect et le vivre ensemble », « a servi à plusieurs reprises de trait d’union entre jeunes et services de police ». Une parente dont les enfants fréquentent la même école que ses deux petites, renchérit :« Jamais en huit ans, [Karim] n’a émis de propos radicaux ni discours sur ses opinions religieuses ou culturelles. »

Le 8 décembre, la préfecture a envoyé à Karim un nouveau courrier à propos de ses armes confisquées : s’il désire les récupérer, il doit produire un certificat médical, afin de juger de « l’opportunité de [lui] restituer armes et munitions ou de procéder à leur saisie définitive ». Karim en a la voix qui tremble : « C’est n’importe quoi ! En attendant, mes filles ne dorment plus. La plus petite refait pipi au lit… » La préfecture, contactée à deux reprises, n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Sylvia Zappi

etatdurgencelemonde@gmail.com

#PlusJamaisSrebrenica -vidéo n° 1-


[youtube https://youtu.be/pKf0jFCWgJs?]

Cette vidéo est la première d’une série de plusieurs vidéos destinées à vous faire vivre le voyage à #Srebrenica du 9 au 15 juillet 2015. Cette première séquence montre le départ de France et l’arrivée en Allemagne avec un passage devant le Parlement européen de Strasbourg.
Ce voyage est organisé par le Collectif des musulmans de France (CMF). 83 personnes y ont pris part. Son objectif est de participer aux commémorations des 20 ans du génocide de Srebrenica. Il y a 20 ans, 8 000 musulmans bosniaques avaient été massacrés dans ce qui est considéré comme le dernier génocide du 20e siècle. D’autres vidéos suivront.
#PlusJamaisSrebrenica

Islamophobie


Déferlante raciste et islamophobe dans toute la France (mise à jour 14 janvier, 14h)

Publié le 14 janvier 2015 | Maj le 15 janvier
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Dernière mise à jour mercredi 14 janvier, 14h (voir en fin d’article). On en profite aussi pour rappeler le rassemblement contre l’islamophobie, dimanche 14h devant la Fontaine des Innocents, à Châtelet, Paris Ier.

À l’heure où l’union nationale fait le plein chez les politicards, du Front de Gauche au Front National et où l’on peut sentir que le « cordon sanitaire républicain » se dissout bien dans la guerre aux musulmanEs (pardon, au terrorisme), il y en a bien quelques-uns qui ont compris que c’était le bon moment pour eux…

Ce bilan évolutif n’est malheureusement probablement pas exhaustif. Il est fort probable en effet que des actes soient tus, en particulier dans les cas d’agressions verbales et physiques contre des individus.
Faut-il le rappeler, ces agressions ne sont pas une réaction aux actes de terreur commis par des fascistes religieux ces derniers jours (assassinats politiques et meurtres collatéraux à Charlie Hebdo, meurtre d’une flic à Montrouge, séquestration de fait à Dammartin et prise d’otages meurtrière et antisémite à Vincennes), ils sont la multiplication de faits de violence multiples menés de concert par des individus et groupes fascistes ainsi que l’État français et ses sbires. Sans être nécessairement coordonnés de bout en bout, ils participent tous d’un même mouvement d’oppression tourné contre les musulmanEs et les personnes identifiées comme telles. (suite)

il y a aussi, mais anniebannie craint que ces témoignages soient bien moins nombreux :

VIDEO. La mosquée de Brest recouverte de coeurs en signe de fraternité

R.T | 13 Janv. 2015, 17h00 | MAJ : 13 Janv. 2015, 17h31

cliquez sur image
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Pas maintenant ? François Burgat


 

Je comprends et je respecte la position ceux qui se sentent aujourd’hui beaucoup ou même un peu “Charlie”, quand bien même ils n’étaient plus les lecteurs de ce journal. Depuis qu’il était devenu celui de Philippe Val et de Caroline Fourest, depuis que dans ce “temple de l’irrévérence” (vous savez…le droit sacré de se moquer de tous, quelle que soit leur religion :-)) le grand Siné avait été frappé par une fatwa de licenciement pour “antisémitisme”… nos routes s’étaient radicalement séparées.

Pour dire ma condamnation des assassins, l’identification métaphorique aux victimes m’est néanmoins initialement apparue, à moi aussi, comme parfaitement opportune. J’ai donc un temps envisagé d’”être Charlie”. Mais, ensuite, c’est tout ce que la cohorte de ceux qui s’arrogent l’absolu monopole de la parole de deuil ont jugé bon d’ajouter au sens initial – minimal – de la dénonciation nécessaire d’un crime, qui m’a fait reculer.

L’identification à des victimes par dessus les divergences (avec en fait certaines d’entre elles seulement, pas Cabu !) ne me pose pas de problème. Il en va différemment de l’injonction autoritaire à m’identifier “pour toujours” à un projet éditorial que je combattais bec et ongles. Car …. “Il faut s’abonner à vie à Charlie » exigeait hier F. O. Giesbert, “il faut le tirer à soixante millions d’exemplaires » surenchérissait un de ses comparses. Et bien cela, il n’y a pas de délais pour le dire. La mémoire de Cabu ne peut qu’en être honorée !

Il y a une autre raison pour laquelle, dès aujourd’hui, à l’avant veille d’un grand rassemblement où les tripes risquent une fois encore de marcher à la place des cerveaux, je refuse catégoriquement d’”Etre Charlie” : je ne veux pas cautionner l’ aveuglement mortifère qui nous demande d’entrer dans les coulisses du crime par la seule porte du fanatisme religieux. Je ne veux pas cautionner ce tour de passe passe qui fait que jamais, la moindre trace de la matrice politique pourtant essentielle ( les centaines de tonnes de bombes que nous déversons sur ceux qui nous dérangent) ne trouve place dans l’univers explicatif des maitres de notre parole publique.

“Etre Charlie” ce serait accepter le hold up de mon émotion. « Etre Charlie » ce serait accepter le viol de ma conscience et celui de mon cerveau. La semaine a été suffisamment longue et suffisamment douloureuse pour que je ne veuille pas y rajouter ces épreuves là. Et différer le moment le dire. Au contraire…il y a urgence !

 

Monsieur le Ministre, il faut rompre le silence !


Lettre adressée au Ministère de l’Intérieur :Monsieur le Ministre, il faut rompre le silence !

A Argenteuil 3 agressions ont eu lieu contre des femmes musulmanes voilées. Lors de la dernière agression la jeune femme enceinte de quatre mois a été traînée sur cinquante mètres. Elle a perdu son bébé.

Ces faits sont terribles, terribles. Et ils se doublent de circonstances aggravantes : une suspicion de mauvais comportement de la Police, le silence avéré dans les médias, et à ce jour votre absence de réaction.

Monsieur le Ministre, lorsque en octobre 2012 des coups de feu ont été tirés contre la synagogue, vous vous êtes déplacé, vous avez fait des déclarations. Ce geste vous honorait : il portait l’idéal que nous voulons pour notre République, engagée pour la fraternité, solidaire contre la sauvagerie raciste.

Si aujourd’hui vous ne vous prononciez pas face à ce nouveau drame, ce qui ne manquerait pas d’être considéré comme une politique du « deux poids, deux mesures », qu’en serait-il de notre idéal républicain, de cet idéal dont vous vous réclamez ?

Monsieur le Ministre, nous vous interpellons avec d’autant plus d’insistance que nous sommes nous même juifs. C’es parce que nous sommes juifs que lorsque nous assistons à la montée dramatique et souvent orchestrée d’un climat raciste et d’actes racistes visant les musulmans de France que nous sommes confrontés à notre propre histoire. Nous pensons à une époque bien récente lorsque s’affichait complaisamment en France un antisémitisme qui allait devenir meurtrier.

Monsieur le Ministre, surtout, nous vous interpellons face à votre absence de réaction qui peut s’interpréter comme un choix déséquilibré. Ce serait désastreux pour notre République qui n’aurait plus le souci d’être juste, d’être respectueuse de notre belle diversité nationale. Ces valeurs si essentielles, celles qui ont si fortement attiré les parents de certains d’entre nous et qui les ont amenés à affronter les dures épreuves de l’émigration pour devenir français.

Monsieur le Ministre, il n’y aurait pire acte que le silence pour nourrir la défiance et la division dans notre pays. Quelle menace ce serait pour notre avenir, pour notre pays ! Les auteurs des actes ignobles contre les jeunes femmes musulmanes sont peut être les mêmes que ceux qui ont tiré contre la synagogue. Ces actes appellent une réaction aussi solidaire qu’égale. Ils appellent aussi de votre part une condamnation publique et sans équivoque.

Serge Grossvak Maurice Levy Evelyne Reberg Jean Brafman
Jacques Lewkowicz Monica Bernatets Jacques Schweizer Yves Lubranieki Edith Levy Michel Bilis Daniel Ullmann Michel Schlenker Jean-François Marx Martine Spensky Shaul ginzburg

Des sanctions contre l’islamophobie et pas seulement contre l’antisémitisme !


jeudi 2 mai 2013


Le CRIF veut faire barrage à toute loi contre l’islamophobie, vient d’annoncer son président Richard Prasquier, qui craint que cela écorne le monopole législatif détenu actuellement par la répression de l’antisémitisme. Le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF) appelle à signer la pétition pour une commission d’enquête parlementaire contre l’islamophobie.

Le CRIF refuse que l’islamophobie soit prise en compte par les institutions nationales et européennes au même titre que l’antisémitisme.

« Après la résolution contre l’islamophobie proposée par six sénateurs belges, la levée de boucliers ne s’est pas faite attendre. Le CRIF envoie de nouveau le message : l’institution fera barrage à toute initiative qui luttera contre l’islamophobie.

Richard Prasquier ne souhaite pas mélanger « les poires et les pommes » pour expliquer qu’il ne considère pas voir l’islamophobie être prise en compte par les institutions nationales et européennes au même titre que l’antisémitisme. En réaction à l’initiative des parlementaires belges de prendre une résolution visant à considérer l’islamophobie comme l’expression d’un rejet des citoyens musulmans, le Centre communautaire laïc juif (CCLJ), a estimé que cela était « inacceptable ». Selon l’organisation, il s’agirait d’une décision « étrange et inquiétante » qui représenterait un recul des droits les plus fondamentaux.

Ce qui est davantage étrange c’est que les pays européens ne s’en soient pas saisis plus tôt au regard de l’explosion des actes de violences de ces dernières années qui visent les musulmans européens.

Le plus inquiétant est le déni qui continue à caractériser la posture d’organisations qui se rendent complices de l’islamophobie galopante. En soutenant cette idée, l’organisation de Richard Prasquier refuse de voir dans le combat contre l’islamophobie, un combat pour l’égalité de tous. Refuserait-il, pour ses concitoyens musulmans, ce qu’il défend ardemment pour ses coreligionnaires ? Cette conception de l’égalité n’est clairement pas la nôtre. Nous considérons ce principe comme universel et intangible .

Par cette déclaration, le CRIF se retrouve en totale contradiction avec au moins une des missions qu’il s’est fixées : celle de combattre toutes les formes de racisme, d’intolérance et d’exclusion. Est ce sa logique communautariste qui l’empêche de voir la réalité de ce que vivent ses compatriotes ?

A ce titre, Richard Prasquier aurait dû faire un petit détour au Tribunal de Bobigny jeudi 18 avril pour constater que lorsque l’universalité d’un principe est déniée à d’autres humains, on peut se retrouver dans la situation de Monsieur Benady, responsable dans une société d’édition, portant « barbe et kippa » (AFP), assume totalement avoir enfreint la loi en refusant les « maghrébins » sous prétexte que ceux-ci représenteraient un « risque ». Ce même prévenu indique assumer « clairement pratiquer la discrimination à l’embauche » en appliquant aux maghrébins le « principe de précaution comme (d’autres l’appliquent) aux OGM ».

Mais au CRIF, on ne veut pas voir cela. On persiste dans la stratégie de négation de la réalité inquiétante de l’islamophobie notamment en adoptant la technique de délégitimation du concept même d’islamophobie en avançant l’argument grossier selon lequel il aurait été forgé par « la théocratie iranienne et des extrémistes musulmans ».

Le CCIF dénonce et condamne sans détour et avec la plus grande vigueur ces postures à géométrie variable et appelle, sans tarder, à la constitution d’une commission d’enquête parlementaire contre l’islamophobie pour enrayer la dynamique islamophobe et mener la lutte sans distinction contre toutes les formes de haine.

Signez la pétition pour une commission d’enquête parlementaire :

http://www.change.org/stopislamophobie

Source : http://www.islamophobie.net/article…

CAPJPO-EuroPalestiine