Yassine belattar – Ingérable – les terroristes – Open du rire


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Ah, malheureux juifs qui souffrez !


Serge Grossvak

Ah, malheureux juifs qui souffrez !

Je vois vos mots, vos plaintes, vos lassitudes. « Cela ne finira donc jamais » ? Israël s’embrase encore et encore et vous avez peur, peur pour vos proches, peur pour vous, peur pour les juifs. Nulle pensée pour les Palestiniens. Vous êtes juifs, cela vous suffit.

Vous êtes las, vous êtes de « gauche », Travaillistes ou « Paix Maintenant », vous voudriez que cela s’achève. Ceux « de droite » sont de la rage, de la gourmandise du combat et de la domination. Ensemble, unis chaque fois que nécessaire (hors échéances électorales), vous êtes juifs, et cela vous suffit.

La rue Palestinienne rugit de désespoir et de rêves de liberté. Vous attendez que cela se passe, comme un mauvais temps avant l’été. Vous êtes si souvent en été. Aller, courage…

Cela fait des ans et des ans que cela dure. Cela fait des morts et des morts que cela dure. Ah, cela vous attriste, il faudrait la paix. La paix maintenant. Cela veut dire maintenant « gentiment, gentiment, gentiment… on parle”, « on négocie », un jour peut-être, si D.ieu le veut vraiment (il est si imprévisible D.ieu), un jour d’inadvertance il y aura peut-être peut-être un accord. Lorsqu’on est « de gauche » on est patient et compréhensif.

Ah, malheureux juifs qui souffrez ! Comme vous souffrez ! Comme votre souffrance est grande de cette cécité à l’égard des Palestiniens. Vous ne voyez rien. Leurs morts des mois sereins, vos mois d’été. Leurs humiliations de vos quotidiens confortables. Leurs oliviers millénaires détruits pour vos belles conquêtes. Leurs détritus reçus dessus leurs têtes d’écolier, de colons juifs. Allons, du calme les Palestiniens. Voyons de la retenue que diable, vous allez nous faire peur. Et vous savez, si nous avons peur nous allons être sévères, nous n’aurons pas envie de vous faire confiance.

Ah, tristes aveugles, sombres aveugles oppresseurs, vous n’avez pas assez peur. Pas assez pour ouvrir les yeux, les yeux sur vos voisins. Pas assez pour vous départir de votre armure prétentieuse. Vous n’avez pas assez peur pour redevenir humains, simplement humains ouverts aux autres humains.

Nos ancêtres souffraient et étaient opprimés. Leur vie était terriblement dure, et par période horrible. Mais eux avaient une richesse qu’ils préservaient jusqu’au pire du malheur : la soif de la dignité humaine pour tous les humains. Vous, Juifs d’Israël, derrière le rempart de votre puissance et votre prétention à bâtir « un nouveau Juif » avez piétiné l’unique richesse transmise au travers les siècles, même dans la tempête.

Vous avez peur. Alors qu’Israël s’enflamme même à Jaffa, même à Yoffo. Aurez-vous suffisamment peur pour que vos murailles d’inhumanité s’effondrent devant ce Choffar ? Vous qui vous vous cloitrez dans votre suprématie, aurez-vous suffisamment peur pour redevenir humain parmi les humains ?

Moi j’ai peur. J’ai peur pour mes amis d’Israel au cœur libéré de vos aspirations à la sauvage domination. J’ai peur pour notre cher Paul Doukhan, pour la brave Rivka Vitemberg, pour l’immense Nurit Peled, pour les âmes mêlées Eleonore et Eitan Bronstein, pour la poete Tal Nitzàn. J’ai peur pour ces israéliens de courage et d’humanité dans l’ouragan de votre nationalisme méprisant.

le 07/10/2015

Pourquoi Eric Zemmour a tort sur la Belgique (OPINION)


Contribution externe Publié le – Mis à jour le


Petite leçon d’histoire à son intention : non, notre pays n’est pas né en 1830 du mariage de deux peuples !Le polémiste français Eric Zemmour s’en est pris avec virulence à la Belgique (« La Libre Belgique », 14/10/2017). Selon lui, notre pays est une « création complètement artificielle qui va finir par se séparer entre Flamands et Wallons » (Quid de Bruxelles et des germanophones ?) Il évoque également la dislocation de l’Espagne et de l’Italie, tout en passant sous silence les courants nationalistes en Corse, en Bretagne, en Alsace, ainsi qu’en Catalogne française et en Pays basque français, qui devraient le toucher davantage.De toute façon, les séparatistes répètent depuis belle lurette de tels propos. Il reste à examiner s’ils correspondent pour autant à la vérité. La Belgique est bel et bien une création artificielle. Cependant, les 193 Etats membres des Nations unies sont tout autant des créations artificielles, pour l’excellente raison qu’aucun pays n’est le résultat d’une intervention divine, ni de la volonté de la nature. En effet, chaque Etat s’est construit par des actions humaines.

Probablement, le polémiste français a une idée sous-jacente lorsqu’il fait allusion à la prétendue nature « artificielle » de la Belgique. Il dépeint ainsi un Etat qui naquit en 1830 d’un prétendu mariage de deux peuples : les Flamands et les Wallons, un pays dessiné sur la carte par les grandes puissances d’alors, en tant qu’une espèce de tampon entre la France et la Prusse.

Celui qui pense que la Belgique est une création de 1830 doit considérer 1958 comme la date de naissance de la France. C’est en effet pendant cette année que ce pays instaura la Ve République. En réalité, la Belgique est devenue un pays indépendant, sous la forme d’une monarchie constitutionnelle, en 1830. Tout comme la France, elle est évidemment plus ancienne que la date à laquelle elle a adopté sa forme d’Etat la plus récente.

La plupart des pays européens se sont formés à partir d’une fédération de plusieurs Etats datant du Moyen Age. Des forces centralisatrices ont transformé en nations unifiées ces mosaïques de duchés, de comtés et de royaumes, au cours d’un processus qui a pris des centaines d’années et s’est déroulé tant en France qu’en Belgique.

Les Pays-Bas bourguignons, datant du XVe siècle, comprenaient en gros le territoire de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas. Ils furent scindés en deux à la fin du XVIe siècle. Il en résulta la formation de deux nations, une belge – sous tutelle habsbourgeoise (1482-1794) – et une néerlandaise. Déjà en 1789, une première révolution belge eut lieu, avec pour résultat la création des Etats-Belgiques-Unis. Après la restauration habsbourgeoise vint l’occupation française, qui se termina en 1814, au moment où les alliés qui se battaient contre l’armée de Napoléon proclamaient l’indépendance de la Belgique. Ensuite, les grandes puissances réunirent la Belgique et les Pays-Bas. Les clivages religieux et politiques précipitèrent la fin de ce royaume et provoquèrent l’instauration de l’Etat belge indépendant. Loin d’être un « Etat tampon », la Belgique actuelle elle s’est précisément séparée de l’Etat tampon susmentionné !

On ne peut que constater qu’en 1830 il n’y avait pas de Flamands, ni de Wallons. Ce n’est pas la Belgique, qui est le produit de la Flandre et de la Wallonie, mais l’inverse. Le mouvement flamand est né de l’enthousiasme provoqué par la révolution belge, ce qui a fait que les philologues se sont mis en quête de ce qui rendait la Belgique si unique. Dans le « nederduytsch » (le néerlandais), considérée depuis des siècles comme une langue nationale de la Belgique, ils trouvaient un tel élément. Bref, le mouvement flamand était dans sa première phase un courant inspiré par le nationalisme culturel belge.

Ce qui est encore plus important, c’est que la majorité écrasante des Belges veut à l’heure actuelle vivre en bonne entente dans un pays uni. Sans doute, il s’agit d’une vérité incommode pour certains, mais ce n’est pas pour des raisons idéologiques qu’il faut échafauder des mythes de la plus belle eau.

Quel bonheur d’être un Belge à peau blanche!


 

Premier texte d’une série par Rudi Barnet

Déjà rien que son nom… Mouloud!
Je l’ai appelé Mouloud, mais peut-être que c’était Mourad ou Fela ou Mehdi?
Quoi qu’il en soit, quand il a vu sa mère se faire violer puis étriper par un bataillon de brutes venues de Khartoum, Mouloud il a pas supporté.
C’est le général Omar, le grand chef du Soudan, qui avait organisé cette petite fiesta.
Un perfectionniste, Omar!
Il estimait que les 300.000 macchabées du Darfour c’était pas suffisant.
Alors, il a envoyé ses commandos faire quelques cartons, histoire d’améliorer son score.
Mouloud, lui, il a attendu que les assassins se taillent de son village, il a enterré sa mère et pris ses cliques et ses claques… Droit vers le nord!
Sac en bandoulière, il a marché des centaines de kilomètres à travers le désert pour arriver à Tripoli. Là, il est monté sur un grand canot gonflable, direction Lampedusa. Heureusement qu’il savait nager sinon il y serait resté comme un tas d’autres qui sont allé nourrir les requins.
Après, il s’est retrouvé à Ponte Galeria, près de Rome, dans une de ces prisons que les Européens appellent « centre de rétention »… Ça non plus il a pas supporté. Il s’est évadé, a traversé les Alpes, fait du stop/camion clandestin et a fini par débarquer dans la capitale de l’Europe.
Heureux qu’il était! Quelques kilomètres encore et il arriverait à Manchester chez son oncle Kasim.
C’était sans compter sur Théo!
Ah! Théo! Le grand défenseur de la blancheur de notre plat pays.
Heureusement qu’il est là pour défendre les honnêtes citoyens contre tous ces droitsdelhommistes qui veulent qu’on respecte la convention de Genève et qu’on applique ces soi-disant obligations sur l’accueil des réfugiés.
La loi, c’est Théo qui décide comment il faut l’appliquer!
Alors… Ouste! Buiten!
En plus, il est futé Théo… il a appelé Omar! Et Omar a envoyé quelques-uns de ses spécialistes pour identifier ces Soudanais qui lui avaient échappé et qui risquaient de nous polluer.
Ça n’a pas traîné! Ils ont immédiatement fait l’inspection du parc Maximilien où ces enquiquineurs de bénévoles faisaient ce qu’ils pouvaient pour nourrir et soigner ces basanés.
Les hommes d’Omar en ont repéré quarante-trois et, sans perdre de temps, Théo en a tout de suite livré deux à la milice d’Omar qui repartait à Khartoum.
Il était content, Théo. Déjà deux nègres de moins!
Pour les autres, c’est devenu plus compliqué quand un juge de Liège – de quoi il se mêle celui-là – a osé décréter qu’il fallait « respecter le droit international »… et a interdit l’expulsion des Soudanais.
Théo n’en croyait pas ses oreilles.
Scandalisé! Il était scandalisé not ministre de l’expulsion!
Et ça n’a pas traîné! Il a tout de suite cherché un autre juge qui serait d’accord avec lui.
Mouloud, lui, il avait reconnu les sbires d’Omar – la même tête que ceux qui sont venus dans mon village, il a dit – et n’a pas demandé son reste.
Depuis, on n’a plus de nouvelles.