La flottille de la liberté est en route pour Gaza


Le 21 juillet à 20h, trois bateaux ont quitté Palerme vers Gaza. Ils transportent des médicaments et les bateaux sont destinés aux Gazaouis.

L’UJFP salue cette flottille sur laquelle se trouve l’une de ses membres, Sarah Katz, aux côtés d’une trentaine de personnes.

Gaza est une prison où l’occupant expérimente comment on peut enfermer hermétiquement deux millions de personnes en les bombardant périodiquement et en les assassinant en toute impunité. La flottille rappelle que le blocus de Gaza est une ignominie et que Palestiniens et solidaires se battront sans relâche pour y mettre fin.

Nous saluons la grande diversité présente dans cette flottille qui comprend des femmes et des hommes venu-e-s du Canada, des États-Unis, de Norvège, de Suède, de France, de Malaisie, de Jordanie et aussi d’Israël et de Palestine.v

Nous saluons les responsables politiques ou élu-e-s qui ont accueilli la flottille à l’image du maire de Palerme. Nous saluons les pays (comme la Suède) qui ont rappelé à Israël que l’acte de piraterie qui est en préparation viole le libre droit de navigation et qui demandent la fin du blocus.

Nous dénonçons par contre notre gouvernement qui se tait et la mairie de Paris qui a manifesté une fois de plus sa complicité honteuse avec le gouvernement israélien, en empêchant deux bateaux de la flottille d’accoster à Paris.

Nous appelons les citoyen.ne.s et femmes et hommes politiques français à protéger cette flottille en popularisant partout cet acte de solidarité. Les Gazaouis qui sont régulièrement agressés et bombardés espèrent beaucoup de cette flottille.

Nous nous adressons à nos frères palestiniens. Cette guerre n’est ni religieuse, ni raciale, ni communautaire. Vous demandez la liberté, l’égalité et la justice. Votre lutte et votre résistance concernent toute l’humanité.

Comme association juive, nous nous adressons aux Juifs du monde entier. Le gouvernement israélien ne vous protège pas. Il commet des crimes en votre nom et veut vous forcer à être complice. Il vient de légaliser l’apartheid qui était à l’œuvre depuis bien longtemps. Il vous met en danger délibérément pour vous pousser à émigrer. Nétanyahou fait aujourd’hui comme l’OAS autrefois en Algérie. Rompez avec cette politique criminelle qui tourne le dos à vos valeurs et à votre identité !

Nous nous adressons à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté.

Soutenez cette flottille, tenez-vous informés en permanence, popularisez cette action, faites savoir la souffrance et la résistance des Gazaouis, forcez nos grands médias à rompre avec leur silence complice.

Le Bureau national de l’UJFP, le 22 juillet 2018


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Sois un homme’


Le hashtag “Sois un homme’’ fait rage sur les réseaux sociaux et divise la société marocaine. Tahar Ben Jelloun s’invite au débat. Par une série d’anaphores, il explique les significations et les valeurs qu’il confère à l’injonction “Sois un homme’’.

Sois un homme, respecte la femme et sa liberté, son droit et son mode de vie. Laisse-la se vêtir selon son choix, son désir et sa volonté.

Sois un homme, veille à l’éducation de tes enfants. Ne les laisse pas gagner par la rue et ses illusions. Apprends-leur à lire, à réfléchir, à penser, à discuter, à douter et à te contredire.

 

Sois un homme, apprends le vivre-ensemble dans l’harmonie, l’intelligence et la célébration de la culture et de la beauté.

 

Sois un homme, balaie devant ta maison et n’envoie pas la poussière chez les voisins.

 

Si tu habites dans un immeuble, n’oublie pas de payer les charges et baisser le volume de la télévision. Tu n’iras pas t’immiscer dans la vie des autres pour leur imposer avec violence et menace ta vision du monde.

 

Si tu travailles dans un secteur sensible, mène une lutte sans merci contre la corruption sous toutes ses formes, résiste et donne l’exemple d’un citoyen responsable, patriote et courageux. Ne cède jamais; n’achète jamais un droit; ne reçois aucun centime en vue de fermer les yeux sur ce droit qu’on te demande d’ignorer.

 

Si tu es un homme croyant, célèbre avec discrétion les valeurs de ta religion. N’essaie pas de les imposer à ceux qui ne croient pas ou qui ne pensent pas comme toi. Ta prière tu la fais en silence. Les principes religieux doivent rester dans la limite de ta sphère privée. Tu n’essaieras pas de convaincre ton cousin ou ton voisin de l’absolue nécessité de ta religion.

 

N’entre pas dans un parti qui utilise la religion comme un marchepied pour accéder au pouvoir. Non seulement tu t’en éloignes, mais tu le critiques légalement quand tu peux.

 

Sois un homme, va voter le jour des élections. Refuse qu’on achète ta voix. Ne laisse pas les autres décider à ta place.

 

Sois un homme, tends la main au faible, à l’indigent, à celui qui est humilié par la pauvreté. Ne lui fais pas honte.

 

Dans ton travail, tu sais qu’être un homme, c’est être sérieux, être fiable, un homme en qui on fait confiance et qui ne trahit jamais cette confiance.
Le sérieux est le ciment essentiel pour faire de tout être un homme digne.
Sois un homme et respecte les codes: code de la route; code de la courtoisie; code du bon voisinage. En voiture, tu t’arrêteras au feu rouge, tu ne dépasseras pas la ligne droite, tu attendras dans un Stop, tu ne te mettras pas en double file pour discuter avec un copain sans considérer les automobilistes que tu fais attendre pendant que tu tailles une bavette.

 

La politesse et la galanterie sont la base de tout commerce entre humains. Tu donnes le salut au début et à la fin.

 

Sois un homme et ne place pas ton honneur au niveau de ton sexe. Si une personne ne pratique pas la même sexualité que toi, tu l’acceptes et tu ne la juges pas.

 

Sois un homme et débarrasse-toi des préjugés racistes concernant des personnes étrangères, d’une autre couleur de peau, d’une autre langue, d’une autre culture.
Apprends à tes enfants le rejet et la lutte contre la stupidité du racisme.

 

Sois un homme, aime-toi, sois narcissique, (pas trop) car en t’aimant, tu aimeras et respecteras les autres, tu iras vers les autres et tu les accepteras dans leurs différences et leurs diversités.

 

Sois un homme de ton temps. Répudie la nostalgie, car la nostalgie c’est les souvenirs qui s’ennuient. Ne dis pas c’était mieux avant. Regarde devant toi, fais confiance à l’avenir, à la grâce du temps qui nous enlace et nous mène en bateau.
Sois un homme, exigeant, rigoureux, vivant, généreux, solidaire et fou de poésie.
Pourquoi la poésie? C’est la poésie qui sauvera le monde. Pas le fanatisme, l’étroitesse d’esprit, pas la violence et la jalousie, pas la mesquinerie et la petitesse. N’oublie pas, sois un homme aimant la poésie, la vraie, la belle, la grande et sublime. Celle qui fait la vie, la vraie vie.

 

Par Tahar Ben Jelloun

UN MOIS DE MARCHE DANS BXL


CHANGER DE REGARD, CHANGER DE PERSPECTIVES

 

 

SEBASTIEN DE FOOZ : Alors que je vis et que je travaille à Bruxelles, je suis parti le 19 mai pour une marche d’un mois dans Bruxelles. Le soir je ne suis pas retourné chez moi, je n’ai pas sonné aux portes des gens que je connais. La rencontre a été ma destination. Pendant ce mois, j’ai adopté une attitude de curiosité et d’empathie. Et de cette attitude dépend la qualité de la rencontre. Durant cette expédition urbaine, j’ai désiré explorer des pistes pour réenchanter ma propre vie, et celle des autres. Mais l’exploration a débuté par une volonté de se perdre dans la ville et tout ce qui la compose.

Afin de pouvoir vous partager ce qu’il résulte de cette aventure par le biais d’un documentaire de 52′, nous procédons à une récolte de fonds pour pouvoir le financer. Si vous pensez que cette aventure humaine, qui se déroule peut-être au pas de votre porte, vaut la peine d’être partagée, vous pouvez y apporter votre soutien par le biais du site de récolte de fonds KissKissBankBank.

Sur le blog ci-dessous, vous découvrirez ce vers quoi cette attitude m’a mené au jour le jour pendant un mois…

 

Migrants flamands en Wallonie


Avant propos

La Province de Hainaut, en collaboration avec
la Province de Flandre orientale, le KADOCK.U.Leuven
et Grand-Hornu Images, invite les
visiteurs à redécouvrir un temps oublié où les
Flamands migraient en Wallonie pour échapper
à leurs conditions de vie assez misérables.

À partir du milieu du XIXe siècle, nombreux sont
ceux, en effet, qui quittèrent les campagnes
flamandes pour s’établir dans les centres
industriels wallons alors très prospères.
De cette migration naîtront de véritables
quartiers dans des villes comme Charleroi,
La Louvière et Liège, mais aussi des listes
électorales sur lesquelles s’inscriront ces migrants.

Cette première migration est donc industrielle.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, les paysans
flamands ont à nouveau afflué en Wallonie,
cette fois à la recherche de terres.
Cette seconde migration sera rurale.

Pour la suite de cet intéressant dossier, allez ICI

 

 

 

JEAN ZIEGLER : “LES MURS LES PLUS PUISSANTS TOMBENT PAR LEURS FISSURES”


Dénonçant depuis toujours les véritables origines de la misère, de la faim et des injustices, le sociologue Jean Ziegler voit enfin des raisons d’espérer.

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Jean Ziegler ne se résignera jamais. Infatigable combattant de la pauvreté et des injustices, éternel opposant au capitalisme tout puissant et à la loi du plus fort, pourfendeur opiniâtre des idées toutes faites et du fatalisme ambiant, ce sociologue, grand spécialiste des droits de l’Homme, sort ces jours-ci, en partenariat avec le journal La Tribune, un nouveau livre intitulé Les Murs les plus puissants tombent par leurs fissures. Son objectif ? Dans un monde de plus en plus injuste, encourager « l’insurrection des consciences« , une insurrection qui couve et qui, c’est une bonne nouvelle, commencerait déjà à prendre forme.

Source : Wikimedia

Pour cet ouvrage, Jean Ziegler, 84 ans, a accordé une longue interview à La Tribune. Quel bilan dresse-t-il du monde actuel ? Comment imagine-t-il celui de demain ? D’où est-ce que le changement peut venir ? Réponse avec ces quelques phrases fortes extraites de cet entretien passionnant.

« Nous vivons sous un ordre absurde, et même cannibale, du monde. »

« Près d’un milliard d’êtres humains sont en permanence sous-alimentés, et ainsi interdits d’exercer une activité, un travail, une responsabilité familiale. Et ce désastre, cet assassinat au grand jour intervient alors que l’agriculture mondiale est à même de nourrir copieusement l’humanité entière. »

« Outre la famine, que faut-il penser de l’humanisation de l’homme lorsqu’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à une eau non toxique ? Lorsque la capacité des conglomérats pharmaceutiques à soigner voire éradiquer des maladies s’autolimite pour de basses raisons mercantiles, laissant alors les épidémies ravager les populations les plus vulnérables ? »

« Jean Jaurès dit : « La route est bordée de cadavres, mais elle mène à la justice. » Incontestablement, l’humanisation de l’homme progresse. Voilà ce que mon expérience, mes observations indiquent. »

« Dorénavant, plus personne, pas même les réactionnaires les plus obtus, n’oserait promouvoir la doctrine malthusienne de la naturalité, c’est-à-dire une gestion inhumaine de l’espérance de vie et des populations. Que la faim constitue une ignominie intolérable est définitivement admis, ancré dans les consciences citoyennes ; qu’elle persiste suscite l’indignation de la société civile, motive la colère d’une multitude de mouvements sociaux. »

« Absolument partout apparaissent de nouvelles brèches, et effectivement chacune d’elles est une raison supplémentaire d’espérer. Un phénomène planétaire inédit a surgi : la société civile. Des fronts de résistance et d’initiatives alternatives aux systèmes homogènes, aux oligarchies qui orchestrent le capitalisme financier globalisé et meurtrier, s’organisent. Une myriade de mouvements sociaux est en marche : Greenpeace, Attac, WWF, Colibris (de Pierre Rabhi), Amnesty International, le mouvement des femmes, ou encore le mouvement paysan international Via Campesina, etc. »

« Ou bien c’est nous qui abattrons l’ordre cannibale du monde, ou c’est personne. »

L’intégralité de l’interview est à retrouver sur le site de La Tribune.

Pour Jean Ziegler, la société aurait enfin les moyens de s’organiser elle-même pour faire face aux abus de toute sorte. D’ailleurs, elle serait en train de le faire. À l’écouter, les murs les plus puissants seraient même déjà en train de se fissurer. Prélude à un effondrement ? L’avenir nous le dira.

« Puissions-nous ne jamais être les parents de Mawda », Béatrice Delvaux


 

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a ainsi décidé il y a quelques mois de déplacer l’axe de sa communication nationaliste, de la dénonciation des méfaits du Wallon profiteur, vers ceux du migrant (musulman) menaçant.

La politique ce serait donc cela : identifier un sujet qui plaît à l’électorat et désigner les bons et les méchants dans l’histoire qu’on se met à marteler. Rien ne peut venir ouvrir une brèche dans la thèse déversée à grand renfort de slogans.
Le président de la N-VA, Bart De Wever, a ainsi décidé il y a quelques mois de déplacer l’axe de sa communication nationaliste, de la dénonciation des méfaits du Wallon profiteur, vers ceux du migrant (musulman) menaçant. Un mouvement tactiquement « génial » : la peur du migrant touche un public bien plus large en Flandre – comme dans le monde francophone -, que la dénonciation du « suceur de roues » wallon. C’est aussi bien plus rentable pour la défense de l’identité au nord du pays, qu’une hypothétique indépendance de la Flandre.
L’idée est d’autant plus percutante qu’elle est développée de façon binaire. Le « bon migrant » est celui qui s’intègre, alors que le migrant de passage, qui s’incruste entre deux destinations, a tout faux : il menace notre bien-être, notre sécurité et notre homogénéité. Il faut donc à tout prix éviter qu’on s’émeuve sur son sort et tuer dans l’œuf toute idée de solidarité. Les citoyens qui hébergent les réfugiés du Parc Maximilien l’ont appris à leurs dépens : pour Bart De Wever, ce sont des naïfs ( les fameux «  g utmenschs  ») qui détruisent la sécurité sociale et nuisent aux pensions de leurs semblables.

Le président de la N-VA avait déjà beaucoup osé dans cette stratégie ces derniers mois, mais jeudi, il a montré que rien ne l’arrêtait, pas même la mort d’un enfant.
Mawda est morte ? A l’heure où le consensus, si difficile, s’était finalement fait sur le respect de la douleur de parents, le danger de l’instrumentalisation et l’attente des résultats des enquêtes, Mr De Wever a estimé que cette balle dans la tête de leur petite fille, c’était aussi leur faute. Ce couple irresponsable n’avait donc qu’à rester où il était, dans ce là-bas dont on ne veut rien savoir. ll n’avait qu’à renoncer à cet entêtement qui lui avait fait (re)traverser les mêmes pays, les mêmes frontières, pour rejoindre une autre terre.
Indécent : c’est le seul qualificatif à accoler à cette leçon de morale, qui fait de parents qui embarquent leur famille dans un camion frigo au risque d’en mourir et dont l’enfant est tuée d’une balle dans une camionnette, des coupables, voire des complices.
Ce renversement des responsabilités est pervers et inaudible. Puissions-nous, Mr De Wever, ne jamais être placés devant ces choix. Puissions-nous, Mr De Wever, ne pas avoir alors pour seuls interlocuteurs, des hommes et des femmes cyniques traitant différemment la vie humaine, selon le drapeau qu’elle arbore.
La migration est un problème réel posé à nos sociétés et on ne peut que saluer la volonté d’un gouvernement de la gérer, mais les migrants, les habitants des pays qu’ils rejoignent et la politique poursuivie méritent mieux que des instrumentalisations électoralistes.
Critiquer Bart De Wever ne fait qu’augmenter sa popularité, tant les thèmes qu’il manie avec maestria, parlent aux peurs d’une partie de l’opinion publique. Mais le laisser franchir la ligne rouge sans s’indigner, reviendrait à se résigner à laisser le cynisme, et non les valeurs, gouverner la politique.

A. Hass dénonce la propagande mensongère de son pays


26 mai 2018

Source: Externe

La journaliste israélienne Amira Hass (qui vit depuis des années à Ramallah – ndlr), denonce dans Haaretz le « mépris » des Israéliens qui affirment que c’est le Hamas qui envoie les Gazaouis se faire tuer, « comme si le blocus qui leur est imposé par Israel ne les condamnait pas à une mort lente. »

« Nous mourons de toutes façons, alors autant le faire devant des caméras », m’ont dit mes amis de Gaza, en ajoutant: « Votre mépris vous empêche de comprendre que personne à Gaza ne manifeste au nom de qui que ce soit. »

Soulignant amèrement qu’Israel interdit aux journalistes israéliens de se rendre dans la bande de Gaza, Amira Hass, en conclut qu’il est facile ensuite pour les dirigeants israéliens de raconter n’importe quoi.

Elle ajoute: « Mais je demande à ces mêmes dirigeants, s’ils sont si sûrs que c’est le Hamas qui mène la danse et que les Gazaouis ne font que lui obéir, pourquoi obéissent-ils eux aussi au Hamas, en répondant par la violence à la non-violence, donnant ainsi d’israel l’image que le Hamas voulait, selon eux, montrer ?

Il y a une barrière intérieure, ainsi qu’une barrière de sécurité, de même qu’un fossé creusé par Israel pour la construction d’une nouvelle barrière souterraine. Et puis il y a une route de sécurité et plus loin une deuxième. Et après, il y a les champs. Et tout autour des postes de surveillance, des ballons d’observations et des drones. Et vous n’avez rien trouvé de mieux à faire que de prouver la capacité d’Israel à tuer et à mutiler.

D’une colline voisine située à Nir Am, j’ai pu observer avec mes jumelles cette grande prison où j’ai vécu plusieurs années, et dont je ne peux plus m’approcher parce que l’emprisonnement est devenu total. Je ne peux pas voir mes amis qui sont à moins de 2km de là! L’un d’eux m’a dit en riant sur WhatsApp qu’il allait venir me faire un coucou avec un grand drapeau palestinien.

Mais plus sérieusement, mes amis me font part de leur indignation face au fait qu’on leur vole non seulement leur liberté de mouvement et leur droit à une vie digne, mais aussi la possibilité d’exprimer leur profonde frustration et leur désespoir, en les présentant comme des pantins uniquement capables d’obéir à des ordres donnés d’en haut.

Source: Externe

Ces amis m’ont dit: les Israéliens nous ont toujours méprisés. Pour eux ’un bon arabe est un arabe mort ou un collaborateur’. Nous sommes allés manifester sans plan pour déranger les célébrations du transfert de l’ambassade étatsunienne à Jérusalem, une ville qui nous est chère, et parce que nous ne voulons plus mourir en silence. Nous en avons assez de mourir tranquillement dans nos maisons.

Et je peux vous dire que si le Hamas avait supervisé ces manifestations à Gaza, elles auraient été moins chaotiques. Il y aurait eu de la discipline. L’état de confusion qui règne dans les Marches du Retour sont bien la preuve que ce n’est pas le Hamas qui les organise, même si des membres du Hamas y participent également et y jouent, le plus souvent, un rôle modérateur.

Ce sont des jeunes qui ont lancé cette idée et le Hamas, n’a pu que s’y rallier. Et sur les près de 120 Palestiniens qui ont été tués durant ces marches, le Hamas n’en revendique qu’une quarantaine ayant des liens plus ou moins proches avec leur organisation.

Mais, c’est toujours la même rengaine israélienne, y compris lors de chacun des bombardements », conclut Amira Hass.

Amira Haas –

19.05.18

Source: CAPJPO-EuroPalestine