Une cure balnéo en Roumanie


Est-ce que je recommande ? Oui, pour la cure, non pour la Roumanie que vous verrez si vous allez à Eforie Nord. C’est une Roumanie sans beaucoup de caractère. Eforie, c’est du neuf banal; bien sûr, il y a la mer, mais la promenade qui la longe a besoin d’un coup de fraîcheur.

L’hôtel Europa serait le meilleur de la côte et il est effectivement impeccable de propreté et de service, sauf celui de l’accueil. Vous débarquez avec vos bagages, personne ne vient les transporter. On vous donne une de ces merveilleuses clés-cartes et vous vous débrouillez pour traîner votre équipement jusqu’à votre chambre en empruntant un ascenseur des plus modernes. Vous choisissez votre étage en l’appelant. Sur l’écran, une flèche indique lequel des quatre habitacles vous transportera.

Arrivé à votre chambre, vous introduisez la carte dans la fente ad hoc et cela ne marche pas; vous êtes seul et vous vous résignez à répéter l’opération jusqu’à ce que la porte se décide à s’ouvrir.

Autre plainte : le BRUIT. Un muzak envahissant vous persécute partout sauf dans votre chambre. On diffuse à longueur de journée une atroce musique que l’on baisse quand vous en faites la demande. Pourquoi pas un peu de musique classique discrète ? Le public n’est pas tellement jeune et apprécierait peut-être.

Le lendemain de votre arrivée vous avez rendez-vous avec une docteure dont je ne vanterai pas assez la conscience professionnelle. Sa visite n’a rien d’une routine.

Docteur Cucu

Elle présente l’avantage de parler français. Elle vous examine sur toutes les coutures pendant une demi heure. Elle vous communique son diagnostic et vous prescrit les soins qui commencent l’après-midi même. Pour moi ce fut : massages sous l’eau, massage avec de la boue, bains de boue et de sels.

J’ai pris en supplément six séances d’esthétique corporelle et trois d’esthétique du visage ainsi que six séances de drainage lymphatique. J’aurais aussi pu prendre de la réflexologie, mais mon emploi du temps devenait un peu chargé.

En été, à partir de juin en fait, vous pouvez vous rendre directement au lac Techirghiol d’où provient la boue (il y a un bus depuis Eforie), mais il y a aussi un petit lac plus près de l’hôtel. Là, vous vous enduisez de boue, vous séchez au soleil et puis vous vous décrassez dans le lac salé.

Pour la longueur du séjour, je recommande au moins deux semaines, car si pendant la première mon corps a encaissé l’effet des traitements, pendant la seconde il a commencé à vraiment profiter des soins. Une troisième semaine aurait été parfaite.

Côté hôtellerie, rien à redire. La nourriture est bonne, variée et saine. Le midi, le repas est servi à table et vous choisissez dans un menu; le soir, comme le matin au petit-déjeuner, c’est la formule buffet. J’ai pris la demi pension.

Les soins standard vous occupent une heure et demie par jour, mais vous pouvez aller tremper dans la piscine d’eau très salée, ou dans la piscine extérieure; il y a saunas et salle de musculation avec moniteurs (cette dernière en supplément).

Comment y aller ? Depuis la Belgique, il y a AB tours et maxitours. Il y a aussi un Belge auquel deux dames que j’ai rencontrées là bas avaient fait appel et qui ont été contentes.

Voici les adresses :

1. AB tours. Je me suis adressée à eux et je n’ai que du bien à en dire.
Accès direct à la brochure Littoral roumain

2. MAXITOURS. Je n’ai qu’un numéro de téléphone : 32 2 217 72 73

3. Monsieur Wéry.

Un détail qui a son importance : vous arrivez à Bucharest et il y a quatre heures de route jusqu’à Eforie Nord. Le transfert est assuré par l’agence.
Explorez la possibilité d’un vol direct jusqu’à Varna en Bulgarie, vu qu’Eforie n’est pas loin de là et que le passage de la frontière se ferait sans difficulté.

J’allais oublier : une excursion à Constanta s’impose. Vous y allez en bus (tous les quarts d’heure) et vous y visitez le musée archéologique et faites la promenade au bord de la mer où vous verrez l’impressionnant ancien Casino. Ne ratez pas le parc près de la gare où il y a une merveilleuse fontaine qui s’anime parfois et vous présente un unique ballet aquatique.

Il y a aussi, plus près de la Bulgarie, Mangalia et l’hôtel Paradiso qui offre la même formule. Mangalia est une jolie petite ville et son bord de mer est plus agréable que celui d’Eforie. On s’y sent davantage en Roumanie. Certains ne jurent que par Mangalia, mais j’ai rencontré une dame qui préfère l’Europa.

En saison, il y a moyen de faire des excursions accompagnées.

Pourquoi cette campagne de propagande pour une intervention internationale en Birmanie ?


Je me demandais si j’étais la seule à le penser. amg

par Peter Symonds

La catastrophe causée par le cyclone Nargis en Birmanie a déclenché de la part des Etats-Unis et des puissances alliées une extraordinaire campagne dont ils se servent pour exiger de la junte militaire au pouvoir dans ce pays qu’elle ouvre les frontières à leur aide humanitaire, leurs responsables, leurs avions, leurs troupes et leurs navires de guerre. On tente une fois de plus de manipuler l’opinion publique par des images bouleversantes de survivants désespérés et de villes dévastées, et on accompagne tout cela d’un flot de condamnations du régime birman pour ses efforts insuffisants, son insularité et son refus d’accepter l’aide internationale, en particulier américaine.

On devrait ici faire une pause, réfléchir et se souvenir des conséquences de semblables campagnes « humanitaires » dans le passé. En 1999, les souffrances des réfugiés kosovars furent exploitées par les Etats-Unis et leurs alliés pour faire la guerre à la Serbie et pour faire de cette province un protectorat de l’OTAN, en grande partie « nettoyé » de sa minorité serbe. La même année, l’Australie, avec le soutien des Etats-Unis, se servait de la violence perpétrée au Timor-Oriental par des milices soutenues par l’Indonésie, pour justifier une intervention militaire dans cette région et y installer un régime favorable aux intérêts économiques et stratégiques de Canberra. Près d’une décennie plus tard, la population des deux pays continue de vivre dans des conditions lamentables, aucun de leurs besoins élémentaires n’ayant été satisfait.
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