Malgré un accueil « Officiel » VIVA PALESTINA maltraité en Tunisie


Publié le 27-02-2009

Le parcours de la caravane VIVA PALESTINA a été détourné par les autorités tunisiennes de manière à empêcher la population d’exprimer sa solidarité avec la Palestine.
Il ne faudrait quand même pas que la population prenne goût à ce genre d’initiative ou pire encore qu’elle s’habitue à être plus de deux dans la rue à manifester autre chose que l’allégeance au régime en place.

VIVA PALESTINA devait initialement traverser la frontière algérienne et passer par Tunis, Sfax et Gabes en suivant la côte avant de rejoindre la fontière libyenne au niveau de Ras Jdayr.

Mercredi midi, la caravane a été officiellement accueillie par le gouverneur de Jandouba au point de passage de Malloula dans le gouvernorat de Tabarka (nord-ouest) dans la zone frontalière entre l’Algérie et la Tunisie. Ensuite la caravane a été contrainte d’emprunter un parcours plus long que prévu, et passer par l’intérieur du pays, traversant les gouvernorats de Kasserine et Gafsa, régions les moins peuplées sur des routes en très mauvais état (ce qui n’est pas le cas du parcours côtier initial).

Les autorités ont imposé le nombre de personnes représentant l’UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisiens) ayant le droit d’accueillir la caravane à ….. 10 personnes, les syndicats d’avocats, de journalistes, la LDH et le PDP (parti progressiste) ont été mis quant à eux carrément à l’écart.
Les membres « du parti » ont eux accueilli la caravane aux cris de « Ben Ali 2009 » et « Vive Ben ALi ».

La caravane s’est arrêtée pour passer la nuit à l’extérieur de la petite ville de »El Kettar » de 14.000 habitants située à 18 kilomètres au sud-est de Gafsa.

La dernière étape tunisienne a été Gabès, arrivée du convoi à 10h. La caravane a été emmenée puis séquestrée dans un complexe sportif avec interdiction de sortir de ce … pour sa propre sécurité. Ensuite le convoi a été escorté pour rejoindre deux hôtels afin de se reposer.

La police a mis en place un cordon de sécurité autour des deux hôtels ’El-shams’ et ’El-waha’ de la ville de Gabès à 300m à la ronde : aucun contact avec la population n’a été possible.

En quittant Gabès (bien escortée… hospitalité tunisienne oblige), la caravane, a eu pour consigne de ne s’arrêter dans aucune autre ville ou village tunisien jusqu’à la frontière libyenne.

Tout au long du parcours tunisien, la population a été maintenue à l’écart par un déploiement policier impressionnant ….

SOURCE

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Tariq Aziz – Entretien avec Ziad Aziz, fils de l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Irak


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«Mon père doit enfin être reconnu comme prisonnier de guerre»

Le président des USA, Barack Obama est obligé de tenir ses promesses faites lors de son élection et de ne pas livrer Tariq Aziz au régime irakien

Un entretien avec Ziad Aziz, fils de l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Irak

Le 15 février, l’ancien ministre des ­Affaires étrangères d’Irak, Tariq Aziz, doit être livré aux autorités irakiennes par les troupes américaines d’occupation en Irak, bien qu’il soit menacé d’être exécuté après un procès-spectacle illégal. Et c’est à peine si quelqu’un proteste en Occident.

Alors que beaucoup de médias occidentaux dénaturent la vérité de façon pénétrante et que l’on ne parle plus que des «succès» de la politique des Etats-Unis en Irak, la réalité dans ce pays maltraité est tout à fait différente. Des violations de la loi et des violations graves des droits de l’homme sous les yeux des forces d’occupation – encouragées et commises par elles – sont à l’ordre du jour.

Le cas de Tariq Aziz est exemplaire du destin de beaucoup d’autres.
Mais il est toujours possible d’y mettre fin et d’empêcher d’autres injustices sans fin. Un comportement digne de l’Etat de droit et respectant le droit international humanitaire, envers l’ancien ministre des Affaires étrangères et ses co-détenus, en représenterait un premier pas.

C’est pour cette raison que le nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama, est obligé de tenir ses promesses faites lors de son élection et de traiter tous les détenus dans des prisons des USA à l’extérieur des Etats-Unis d’après les principes de l’Etat de droit.

L’entretien suivant avec le fils du prisonnier gravement malade le prouve de façon impressionnante.

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1417