Quelques détails sur la liste Egalité sans Guillemets


Joyeux anniversaire, Nadine

et bon départ à  » Egalité sans Guillemets « 

Je l’ai rencontrée vendredi passé. C’était son anniversaire de 55 ans.

Elle a gardé sans rides et sans rayures son sourire d’antan et son amour pour les gens et surtout pour les petites gens.

Nous avons parlé de son parcours, toujours proche de ceux qu’elle a décidé de ne jamais abandonner : les exclus et les laissés pour compte.

Nadine Rossa Rosso est une femme de principes et de convictions.

Hautement formée et diplômée de l’ULB, cette enseignante quinqua qui a été il n y a guère, l’une des dirigeantes en vue du PTB, ce parti qu’elle décrit comme une secte qui englue ses membres, est plus que jamais décidéE à donner le meilleur de son énergie pour continuer son combat en faveur des damnés de la terre.

Un combat, dit elle, plus que jamais d’actualité.

Elle a rejoint la liste  » Egalité sans Guillemets  » menée par Nordin Saidi, infatigable animateur du soutien pro palestinien en Belgique .

Entretien :

« Bruxellois, non peut être ? ( BNPE ) – N’êtes vous pas fatiguée de militer en sachant que votre longue expérience au sein du PTB fut un échec. ?

Nadine Rossa Rosso ( NRR) : Ce n’est pas mon expérience personnelle qui fut un échec, mais celle de ceux qui ont fait de cette organisation, le PTB, ce qu’elle est aujourd’hui : une secte verrouillée de l’intérieur et impérméable à toute réforme.

Je fus de ceux qui souhaitaient la réforme de cette organisation mais qui se sont heurtés à l’intransigeance d’un groupe sectaire, et fermée au monde.

BNPE : Pourquoi  » Egalité sans Guillemets  » ?

NRR : D’une part, parce que les partis de gauche ont échoué dans leur mission d’exprimer et de défendre les intérêts des exclus qui constituent quasi la majorité des gens et d’autre part, parce que je crois que désormais ce sont les gens dans les quartiers, les usines, les écoles, les prisons et les autres secteurs de vie et de production qui doivent prendre leur destin en main.

Il n y a rien à attendre des partis dits de Gauche.

BNPE : Sauf qu’au sein de ces partis de gauche, des militants sincères continuent d’essayer la transformation de ces foramtions de l’intérieur.

NRR : Je ne pense pas que ces partis soient encore en état d’opérer ces transformations.

Il y a eu trop de reniements et ils n’inscrivent plus dans leurs programmes ou leur ligne politique, la rupture avec le système d’exploitation qui avilit et exclut

Mon adhésion à la liste  » Egalité  » découle de cette analyse et j’ai trouvé chez tous ceux qui adhérent à cette dynamique la même détermination de se prendre en charge et de ne pas attendre beaucoup des partis de gauche qui ont opté pour la gestion de la crise et abandonné l’idéal de changement de la société.

BNPE : L’expérience des petites listes à la veille d’élections a démontré ses limites et l’existence de ces listes ne dépasse pas la soirée de la proclamation des résultats des élections

NRR : C’est un débat que nous avons eu au sein des composantes de cette liste.

Ce sont des gens qui ne se sont pas rencontrés uniquement à l’occasion de ce scrutin de juin 2009 mais ont en commun de nombreuses complicités sur le terrain.

Que ce soit au niveau du combat antiraciste, de la lutte pour un enseignement de qualité qui inclut, d’une réforme du système carcéral qui fabrique souvent des monstres tant il est atroce et avilissant, des syndicalistes ou des militants solidaires avec les luttes des pays du tiers monde.

Et donc la garantie de continuité réside dans ces engagements multiples et diversifiés.

BNPE : Combien de sièges ?

NRR : Là n’est pas l’essentiel pour nous. Nous estimons que trois mois de mobilisation autour d’une liste ne sont pas suffisants pour atteindre le seuil des 5 % imposés par la loi électorale afin de se faire représenter au Parlement.

Ces élections et cette campagne constituent pour nous un test de nous essayer à l’unité au delà de nos divergences mais aussi une tribune pour faire remonter à la surface des idées et des revendications.

Le vrai travail pour nous commencera après ce scrutin et je sens que cette volonté anime tous ceux et toutes celles qui se sont inscrits dans cette dynamique.

Quand je vous disais que Nadine était une femme ( et récemment une grand mère ) de principes .

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ÉGALITÉ… sans guillemets, pour une citoyenneté pleine et entière


anniebannie vient de s’inscrire comme candidate sur cette liste

vendredi 17 avril 2009
Notre programme au 15.04.09
Solidarité Bruxelles – Gaza

Notre programme est placé sous le signe de la solidarité avec la Palestine. C’est notre manière de rendre hommage à la résistance exemplaire que le peuple palestinien oppose depuis des décennies à l’occupation israélienne, et tout particulièrement après l’agression de ce début d’année 2009 à Gaza.

La Palestine symbolise à elle seule les injustices criantes perpétuées par les gouvernements de nos pays dominants. Depuis plus de 60 ans, ce pays fait l’objet d’une occupation meurtrière par Israël dont la politique coloniale bafoue toutes les Résolutions et Conventions du Droit international et du Droit humanitaire. En même temps, la résistance palestinienne est devenue un symbole pour de nombreux combats partout dans le monde.

Bruxelles, siège de l’Union Européenne, doit modifier sa politique d’équidistance appliquée à ce conflit. Cette politique a démontré sa faillite et s’est soldée par un désastre pour les populations locales. La grande majorité des citoyens réclame une justice qui soit la même pour tous et qui tourne le dos à l’impunité de l’oppresseur, quel qu’il soit.

Nous, de la liste ÉGALITÉ… sans guillemets, déclarons que la justice est une matière qui ne se négocie pas, et qu’il convient d’abandonner définitivement son articulation sur le deux poids, deux mesures. Nous exigeons des décisions claires et immédiates, afin d’envoyer un signal fort au gouvernement israélien et à la Communauté internationale.

SUITE

Des Boycotteurs très présents


lundi 4 mai 2009 – par Michèle Sibony

Officiellement absent de la Conférence de Genève sur les droits de l’homme, Israël a en réalité exercé sur cette manifestation un contrôle de tous les instants.

Nous avons décidé à quelques militants associatifs, de l’ AIC, ATMF, CCIPPP,CMF, FTCR, et UJFP (1) de nous rendre à la conférence de réexamen de Durban à Genève, unis par un sentiment mêlé d’inquiétude et de nécessité. Notre message commun était clair : le refus de l’exception. La Conférence de réexamen de Durban contre le racisme et pour le respect des droits de l’homme dans le monde ne pouvait faire l’impasse de ces violations, du racisme colonial, et ces discriminations légales contre les citoyens palestiniens d’Israël. Le dire ensemble nous semblait important. Mais perdus dans ce cadre immense, et en l’absence de la plupart des ONG et associations françaises du mouvement social qu’allions nous pouvoir y faire d’autre que constater et surtout, en témoignant, tenter de lutter contre la lourde artillerie médiatique qui conditionnait depuis des mois les esprits sur cet événement ?

Nous avons vite compris où nous étions : Dès le 19 avril, une Conférence alternative était organisée à Genève avec des invités de choix, dont Caroline Fourest, venue défendre les thèses du choc des civilisations, et désigner l’ennemi musulman. Puis une manifestation contre l’antisémitisme visant directement la Conférence suivie d’une veillée d’arme le 20 et d’un meeting le 22 devant le Palais des Nations avec Nathan Charanski, l’ex dissident soviétique passé à l’extrême droite israélienne, ministre des relations avec la Diaspora et Alan Dershovitz célèbre avocat américain aujourd’hui néo conservateur.

Mais c’est avec l’ouverture de la Conférence des États que nous avons mesuré l’ampleur de l’opération. Dès le matin des groupes sionistes manifestent devant les entrées du Palais des Nations, scotch noir sur la bouche, avec pancartes et tracts dénonçant une conférence conduite selon eux par les États racistes ne respectant pas les droits humains. Ils appellent à quitter la Conférence en soutien aux États luttant vraiment contre le racisme et pour ces droits, États-unis, Canada, Israël et quelques pays européens.

Israël bien qu’ officiellement absent de la Conférence y a assuré sa présence et son contrôle avec un lobby de près de 1500 personnes entourées et protégées par une forte présence de barbouzes israéliennes, et l’arrogance de colons en territoire conquis : l’Union des Étudiants Israéliens, l’ Union des Étudiants juifs de France, des groupes d’étudiants américains, anglais, et aussi des chrétiens sionistes.

L’accréditation a été retirée le 3e jour de la conférence à Coexist et l’UEJF en raison de leur comportement « délinquant » pour dénoncer le racisme de la conférence dans toutes les commissions susceptibles d’aborder le colonialisme israélien, les violations des droits humains en Palestine ou les discriminations et le racisme vis à vis des Palestiniens citoyens d’Israël. La méthode est binaire et mono thématique : chaque fois qu’il sera question de la Palestine, le lobby présent opposera une batterie de questions : Quid du Darfour, du Congo, du Sri Lanka, des Droits des femmes et des homosexuels en Iran etc… ? et quid de l’ Antisémitisme ?

Plus grave encore, le fruit d’un lobbying coordonné par UN Watch – ONG au service de la cause – auprès des groupes africains entre autres, les persuadant que ce sont les Palestiniens et leur problème qui veulent monopoliser l’attention et sont indifférents aux autres discriminations.

Pour comprendre ce qui se passe il faut obstinément déconstruire la massive propagande à l’œuvre, qui présente l’ensemble de l’opération comme l’attaque d’un Sud antisémite, essentiellement arabo-musulman, opposé à la liberté d’expression, et pour l’essentiel contre la démocratie qui est évidemment représentée par tous les pays absents. Or en réalité c’est l’inverse qui s’est passé. depuis le lendemain de Durban 1 jusqu’à Genève, la conférence contre le racisme a été soumise aux lignes rouges des démocraties du Nord : ne pas condamner Israël et ne pas évoquer la Palestine, quitte à imposer même pour y parvenir qu’aucun pays n’y soit nommément désigné.

Depuis Durban huit années ont passé, huit années d’ultra libéralisme néo conservateur qui ont imposé l’ unilatéralisme comme mode de négociation, la guerre préventive et la recolonisation comme modalité de pacification, laminé les droits civiques, le droit international, et les institutions de l’ONU, réuni dans l’OTAN la nouvelle direction mondiale, provoqué une crise économique mondiale majeure.

Genève est le sinistre reflet de cette période, et de la violence sans merci de la rencontre Nord Sud contemporaine. C’est la confiscation de cet espace d’expression des peuples du tiers monde, ceux qui souffrent jusque dans nos contrées, du racisme et des violations des droits humains. Dans le Forum de la société civile, ceux là ont demandé que des sanctions de ces violations visent aussi les pays d’accueil des millions de réfugiés. Mais au total l’imposture médiatique de Genève aura consisté à faire croire à un boycott d’Israël et d’un certain nombre d’Etats, alors que ceux-ci ont été omniprésents, qu’ils ont imposé un diktat préalable sur texte de la déclaration finale, vidant comme une coquille le cadre de travail, et exercé un contrôle permanent à l’intérieur comme à l’extérieur de la conférence.

Michèle Sibony UJFP -30 avril 2009 Politis

(1)Alternative Information Centre -jérusalem/Bethléem,

Association des Travailleurs Maghrébins de France,

Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien,

Collectif des Musulmans de France,

Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives,

Union Juive Française pour la Paix

SOURCE