Egalité : lettre à mes amis


Pourquoi me suis-je inscrite sur la liste Egalité ?

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Regardez-nous ! Comment ne pas craquer devant cette sympathique photo ? Regardez la mosaïque que nous représentons ! La Belgique nouvelle. Pas celle de notre enfance, bien lointaine pour moi, mais riche des nouveaux apports venus de partout et que la photo n’inclut pas encore dans leur totalité. La liste s’est constituée spontanément et n’est pas le résultat d’un calcul électoral.

J’en ai assez d’entendre parler des Belges « issus de l’immigration ». Combien de générations faudra-t-il encore attendre avant que l’on parle de Belges tout court ? Nous sommes tous issus de l’immigration à un moment ou à un autre. Certains de mes aïeux sont venus de Grèce, d’Italie, de France, d’Ecosse et on ne dit pas de moi « issue de l’immigration ».

Les nouveaux Belges nous apportent des valeurs que nous avons perdues et ils trouvent chez nous des valeurs qui n’existent pas encore dans leur pays d’origine. Certains nouveaux Belges nous ont apporté une religion de plus. Pourquoi ne pas lui faire de la place ? Pourquoi ne pas mêler l’appel du muezzin au son des cloches ou du carillon ? Le hijab vous pose problème ? Les choses ne sont pas immuables. Laissez le hijab tranquille ; il ne justifie pas tout ce raffut. Et barrer la route à l’éducation en son nom est impardonnable.

La Belgique change comme elle le fait depuis toujours ; pourquoi tant de crainte devant l’inconnu ? Pourquoi ne pas chercher à connaître l’autre ? Au lieu d’un accueil « bras croisés », pourquoi pas : « bienvenue chez vous » ?

Eh bien, moi, c’est « marhaba », bienvenidos, esta es su casa.
Sur la liste, je suis le numéro 19. Votez pour moi, votez pour nous, mais votez Egalité !

Sri Lanka : comment faire taire les témoins des massacres


LE MONDE | 29.05.09 | 16h42 • Mis à jour le 29.05.09 | 16h48

 Les autorités sri-lankaises ont emprisonné trois médecins témoins du drame des civils.

Les autorités sri-lankaises ont emprisonné trois médecins témoins du drame des civils.

[AP/Eranga Jayawardena]

Colombo. Envoyé spécial

Leur seul crime est d’avoir donné une voix aux victimes. Alors que les bombes gouvernementales pleuvaient sur les réfugiés tamouls, les docteurs Thurairaja Varatharajah, Thangamuttu Sathyamurthi et V. Shanmugarajah sont restés jusqu’au bout, soignant ceux qui pouvaient l’être avec les moyens du bord. En l’absence de journalistes ou d’observateurs internationaux, les médecins tamouls sont devenus les derniers témoins d’une tragédie à huis clos qui a fait des milliers de morts, de fin janvier à fin mai, dans l’offensive finale de l’armée sri-lankaise contre le mouvement séparatiste des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE).

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