Le boycott culturel est une nécessité


Ilan Pappé – The Electronic Intifada

S’il y a un fait nouveau dans l’interminable triste histoire de la Palestine, c’est le changement manifeste que subit l’opinion publique au Royaume-Uni, écrit Ilan Pappé.

Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)

Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)

Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)

Je me souviens de mon arrivée dans les îles Britanniques, en 1980, quand le soutien à la cause palestinienne était uniquement le fait de la gauche, et encore, celle d’un courant idéologique bien spécial. L’immunité dont jouissait Israël était due en grande partie au traumatisme postérieur à l’holocauste et au complexe de culpabilité qu’il avait engendré, aux intérêts militaires et économiques et à la fable selon laquelle Israël était la seule démocratie du Moyen-Orient.

Ils étaient apparemment peu nombreux ceux qui se sentaient concernés par un état qui avait dépossédé la moitié de la population palestinienne autochtone dont il avait détruit les villes et les villages, qui en outre discriminait la minorité palestinienne vivant dans ses frontières par un système d’apartheid et répartissait dans des enclaves, deux millions et demi d’entre eux sous une occupation militaire dure et oppressive.

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