D’après une échevine, “le Collège n’a pas été saisi”


Par Mehmet Koksal, Parlemento, le 18 août 2009

Tamimount Essaidi (Ecolo) est échevine de la Solidarité, de l’Intégration sociale et de la Prévention à Schaerbeek

Réagissant le 14/08/09 à la campagne de boycott des dattes israéliennes lancée par la COBI (Coordination Boycott Israël), Marc Weber, le chef de cabinet de la bourgmestre de Schaerbeek Cécile Jodogne (MR), avait répondu par la négative en rappelant que “le Collège [schaerbeekois] a donc tranché et refuse les tracts sauf, après demande officielle, ceux d’intérêt public ou considérés comme tel“ tout en ajoutant que “les services de police ont remis un avis négatif” à ce sujet.

Aujourd’hui (18/08/09), Tamimount Essaïdi, échevine (Ecolo) de la Solidarité à Schaerbeek, dément totalement la version de Marc Weber et indique même avoir “interpellé ce matin le Collège” à propos de la distribution des tracts appelant au boycott des dattes israéliennes. La première échevine de Schaerbeek précise que “la décision a été prise par le Bourgmestre f.f.-f.f., sur avis des services de police. (L’Echevin Etienne Noël faisant fonction de Bourgmestre durant les congés de Cécile Jodogne, elle-même Bourgmestre faisant fonction.) Le Collège n’a donc pas été saisi en tant que tel de la demande d’autorisation de distribuer des tracts – ni, a fortiori, n’aurait pu décider de la refuser“…

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Forteresse Europe


Selon la suivante revue de presse 14.714 immigrés sont morts aux frontières de l’Europe depuis 1988, dont 6.344 sont disparus en mer.

noyés

En mer Méditerranée et dans l’océan Atlantique ont perdu la vie 10.740 migrants. Dans le Canal de Sicile 4.100 personnes sont mortes, entre la Libye, l’Égypte, la Tunisie, Malte et l’Italie, dont 2.983 disparus, et 138 autres ont perdu la vie le long des nouvelles routes entre l’Algerie et l’île de Sardaigne; 4.445 personnes sont mortes au large des îles Canaries et du détroit de Gibraltar entre le Maroc, l’Algérie et l’Espagne, dont 2.254 disparus; 1.315 personnes sont mortes en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, et aussi entre l’Egypte et la Grèce, dont 823 disparus; 603 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l’Albanie, le Montenegro et l’Italie, dont 220 disparus.

Et pour rejoindre l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien, 624 personnes se sont noyées. Mais la mer on ne la traverse pas seulement à bord des pirogues. En navigant cachés à bord de navires de cargaison regulierement enregistrés, au moins 153 hommes sont morts asphyxiés ou noyés.

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Mounadil : sionisme appliqué. Leçon N°1


Comment tuer un journal trop libre.

Ce post traite aussi à sa manière de ce qui vient d’arriver au site web La banlieue s’exprime devenu inaccessible suite à des pressions sionistes sur l’hébergeur.

Aux Etats Unis, il existe des journaux gratuits, hebdomadaires, mensuels et peut-être quotidiens allez savoir.

La belle affaire, me direz-vous : en France aussi nous avons des journaux gratuits comme 20 minutes ou Métro par exemple.
Oui, mais le mot qui correspond à gratuit aux Etats Unis est le mot « free » qui veut dire aussi en anglais «libre.» C’est plus qu’une nuance.

Ces journaux n’ont rien de marginal et sont souvent ancrés dans une réalité locale, universitaire, citadine ou rurale. Ils représentent dans certains cas de véritables contrepoids, certes insuffisants, face aux poids lourds de la presse aux Etats Unis.

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La liberté de manifestation est un droit fondamental


Source : Le Soir du mardi, 18 août 2009, page 7

ENTRETIEN
Manuel Lambert est juriste à la Ligue des droits de l’homme. Il évoque l’arrestation administrative de ce militant du Mouvement citoyen Palestine.

Question : Seize militants portant le même t-shirt et invitant les passants à boycotter des produits d’Israël, est-ce un délit ?

Manuel Lambert : Absolument pas. La liberté de manifestation comme la liberté d’expression sont des droits fondamentaux. Ils sont inscrits dans les traités internationaux,comme la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que dans la Constitution belge. Les citoyens ont le droit de distribuer des tracts, quel que soit le contenu de ceux-ci. Si elle est pacifique,une manifestation spontanée ne peut pas être interdite.

Les seules exceptions nécessitant une autorisation préalable des autorités locales ou justifiant la dispersion par les forces de police, c’est le cas où ladite manifestation trouble l’ordre public ou si celle-ci
constitue une entrave à la circulation. Mais la règle générale, ça reste la liberté de se rassembler et de
s’exprimer.

■ Propos recueillis par
H.Do.

Injures racistes : deux nouvelles plaintes contre le préfet Girot de Langlade


Paul Girot de Langlade, préfet hors cadre nommé coordinateur des Etats généraux pour la Réunion, a été suspendu vendredi 14 août de sa mission par le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux.
Paul Girot de Langlade, préfet hors cadre nommé coordinateur des Etats généraux pour la Réunion, a été suspendu vendredi 14 août de sa mission par le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux.

Le préfet Paul Girot de Langlade, suspendu de sa fonction de coordinateur local pour la Réunion pour avoir insulté une Antillaise travaillant comme agent de sûreté à Orly, est visé par deux nouvelles plaintes pour injures racistes émanant elles aussi d’agents de la société Securitas.

Les plaintes, déposées les 11 et 12 août, évoquent les mêmes propos à caractère raciste que le préfet est soupçonné avoir tenus le 31 juillet à l’aéroport d’Orly-Ouest. Ce jour-là, alors qu’on lui demandait de vider ses poches après que l’alarme du portique de sécurité a retenti, le préfet aurait répondu, selon les propos rapportés par la première plaignante : « On se croirait en Afrique ici » et « De toutes façons, il n’y a que des Noirs ici ».

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Procès-verbal d’une arrestation arbitraire et raciste


voir aussi cet article par Daniel Vanhove

Nordine Saïdi, Mouvement Citoyen Palestine

Ce dimanche 16 août 2009, j’ai rejoint des amis et mon épouse au marché d’Anderlecht face aux deux lions, une des entrées latérales des Abattoirs, dans le cadre d’une sensibilisation au public appelant les consommateurs à boycotter les dattes en provenance d’Israël.

Lors de mon arrivée, trois agents de police les informaient d’une interdiction de distribution de tracts (ce qu’ils ne faisaient pas) et du port du t-shirt vert portant l’inscription « Boycott Israël » au verso et, au recto, « Palestine Vivra ». La plupart de mes amis le portaient, pas moi.

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J’ai demandé aux agents pour quelles raisons notre présence n’était pas autorisée, lorsque je me fus entendre dire « De quoi tu te mêles ? », et l’ordre de donner ma carte d’identité.

Monsieur Condijts sortant un papier m’a dit que c’était une interdiction du bourgmestre pour aujourd’hui et les deux dimanches suivants.

J’ai demandé de pouvoir lire ce papier, afin que ce soit clair pour nous. A ce moment, j’ai pris l’identité des agents qui sont Monsieur Condijts, Monsieur Vangerven et un troisième qui a refusé de donner son identité en enlevant le scratch de son blouson. Monsieur Condijts étant le principal, je lui ai demandé de ne pas me tutoyer, mais de m’appeler Monsieur Saidi et à ce moment, il m’a demandé de tendre les mains pour me passer les menottes.

Monsieur Condijts me saisit violemment avec une clef de bras et me dirigea vers la voiture, tout en me menaçant : « Je te parle comme je veux », « Je t’emmerde ». Je lui dis qu’il n’y avait aucune raison de sa part d’agir ainsi. Il me mit violemment dans la voiture, alors que j’y entrais calmement.

Lorsque nous sommes arrivés au commissariat de la rue Démosthène, Monsieur Condijts me demanda d’avancer et à l’entrée de la porte, il me poussa sur le côté en me disant que c’était moi qui devais le suivre.

Nous sommes entrés dans un bureau, dans lequel se trouvait déjà Madame S. de Raes. Je me suis fait fouiller et on m’assit sur une chaise, face à Monsieur Condijts qui tapait à l’ordinateur.

Monsieur Condijts commença alors à se moquer de moi face à ses collèges. Durant tout le temps où j’étais dans le bureau, aucune question ne m’a été posée, ni sur mon identité, ni sur autre chose.

Les seules paroles que j’ai entendues, tout en faisant mine de les ignorer, provenaient de Monsieur Condijts. Voici ses propos : « comme les autres j’allais faire des braquages », « j’allais me mettre une ceinture d’explosifs », « bougnoule », « terroriste ». Ensuite, en me regardant, Monsieur Condijts m’a dit : « Si ça ne te plait pas ici, rentre dans ton pays foutre la merde ! ». A ce moment, j’ai réagi en lui disant que mon pays, c’est la Belgique et que j’habite Anderlecht. J’ai alors demandé aux deux autres hommes et à la femme : « Trouvez-vous normal que dans un commissariat de police, des propos racistes soient tenus et que nul ne réagisse ? » .

Monsieur Condijts répondit alors qu’ « ici, on n’engage que des sourds », et de montrer leur oreillette, ainsi que, et c’est le plus choquant pour moi, « chez nous, les femmes ont simplement le droit de fermer leur gueule », et encore que j’avais « appris mon texte par cœur en me branlant le soir », car « vous, les Arabes, avez une bite à la place du cerveau ». Quand mon gsm a sonné, Monsieur Condijts l’a pris en faisant mine de répondre et je lui ai demandé de l’éteindre, ce qu’il fit.

A un moment, je me suis retrouvé seul avec Madame S. de Raes dans le bureau et je l’ai interpellée en lui demandant si elle n’était pas gênée d’entendre des propos pareils, qui la rabaissaient au rang d’un être inférieur. J’ai senti qu’elle était mal à l’aise quand elle m’a répondu nerveusement de me taire.

A son retour, Monsieur Condijts m’a intimé de le suivre ; je lui ai demandé de voir le procès-verbal ainsi qu’un descriptif des objets qu’ils m’avaient confisqués, ce qu’il m’a refusé. A la sortie du bureau, nous nous sommes retrouvés dans un hall en présence de plusieurs collègues. Monsieur Condijts a interpellé l’un d’entre eux, en lui disant que je le regardais comme un singe, puis a ajouté : « Voilà, c’est toi qu’il regarde maintenant ».

J’ai interpellé à voix haute un agent de couleur noire, lui disant que son collègue était raciste et lui ai demandé s’il faisait les mêmes blagues avec lui, vu son origine africaine. Il me répondit qu’il était d’origine brésilienne mais que la condition pour être dans la police était d’être belge. J’ai répondu que j’étais heureux de sa réponse car son collègue n’avait manifestement pas envie de comprendre ou pas compris que j’étais Belge à part entière moi aussi.

Je suis alors descendu dans les sous-sols où on me demanda d’enlever ma veste, mes chaussures et de prendre une couverture. Lorsque je suis rentré dans la cellule, Monsieur Condijts a ajouté : « Pour la prière, c’est là », en m’indiquant de la main la direction des toilettes. C’est la dernière fois que j’ai vu et entendu Monsieur Condijts ce jour-là.

Un peu plus tard, deux agents (un homme et une femme) m’ont demandé de les suivre. Ils m’ont emmené dans une toilette, m’ont demandé de me laver les mains et de m’essuyer, ce que je fis. Ils m’ont ensuite fait rentrer dans un bureau et m’ont demandé de me mettre derrière la tablette.

L’agent appela un nom ; je ne répondis pas tout de suite mais lorsque je compris qu’il s’adressait à moi, je lui répondis que je pensais qu’il était au téléphone. Je lui dis : « Je m’appelle Saidi Nordine ». Il téléphona, me dit qu’il s’était trompé et me raccompagna dans la cellule.

Je n’ai aucun reproche à émettre à l’encontre de ces deux agents, qui m’ont dit bonjour, m’ont demandé poliment de les suivre et n’ont affiché aucun préjugé à mon égard, ni à l’égard du monsieur dont ils devaient s’occuper, que j’ai vu quelques minutes après.

Vers 18h00, deux agents sont venus me dire que je pouvais partir. Ils m’ont demandé de récupérer ma veste et mes chaussures. A l’étage, ils m’ont rendu mes objets personnels (argent, papier, gsm,…) avant de me raccompagner à la porte où m’attendaient mes amis.

Nordine Saïdi

Mouvement Citoyen Palestine
Posté par MCPalestine à 14:28 –

source

“Boycott Israël” face au boycott des communes bruxelloises


Les responsables politiques dans les communes bruxelloises d’Anderlecht, de Saint-Gilles et de Schaerbeek refusent de délivrer des autorisations à la Coordination Boycott Israël ou COBI (une association de fait regroupant essentiellement des militants de plusieurs associations flamandes ainsi que ceux d’Intal, Egalité, LCR et du Mouvement Citoyen Palestine) pour la distribution d’un tract sur les […]

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