Conférence-débat avec Shlomo Sand, historien


Lundi 7 décembre à 20h aux Halles de Schaerbeek*
Un partenariat des Halles de Schaerbeek et de l’UPJB
Conférence-débat avec Shlomo Sand, historien
autour de son livre Comment le peuple juif fut inventé
et Jean-Philippe Schreiber, historien

Se basant sur des recherches historiques, Shlomo Sand déconstruit les mythes en remettant en question la thèse de l’unicité du peuple juif et en affirmant que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe Centrale est principalement le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe né d’une reconstruction a posteriori et sans fondement historique.
Une thèse controversée et à débattre.

Shlomo Sand sera interpellé par Jean-Philippe Schreiber sur les thèses qu’il développe dans son ouvrage.
Shlomo Sand a fait ses études d’histoire à l’Université de Tel-Aviv et à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris. Depuis 1985, il enseigne l’histoire contemporaine à l’Université de Tel-Aviv. Outre des ouvrages consacrés au sociologue français Georges Sorel, il a publié également en français Le XXe siècle à l’écran et Les mots et la terre, les intellectuels en Israël.
Jean-Philippe Schreiber est professeur à l’Université libre de Bruxelles.

*Rue Royale Ste-Marie, 22b 1030 Schaerbeek
PAF : 5 EURO, tarif réduit 3 EURO

L’opinion israélienne et le complexe de Massada


« Dans cette guerre, le problème c’est le sionisme. Les Israéliens ont peur un jour de ne plus avoir peur ». Ces propos sont ceux d’un universitaire palestinien de Jérusalem qui a participé à plusieurs séances de négociations avec les Israéliens. Ils font écho à un film du cinéaste israélien Avi Mograbi (Pour un seul de mes deux yeux) où un enfant est incité à crier depuis la citadelle de Massada qui domine la Mer Morte : « Romain, tu ne m’auras pas, je préfère la mort à la reddition ».

Une présentation de l’histoire où le Palestinien n’existe pas

L’Etat d’Israël s’est construit sur un récit, sur la fabrication d’une nouvelle identité. Le peuple juif aurait été en exil pendant 2000 ans et, grâce au sionisme, il aurait fait son retour sur la terre de ses ancêtres. Être sioniste, c’est en quelque sorte trouver totalement légitime l’appropriation de la Palestine en 1948, la création d’Israël et l’expulsion des Palestiniens. Cette théorie de l’exil et du retour est aujourd’hui remise en question, notamment par le livre de l’historien Shlomo Sand (Comment le peuple juif fut inventé).

Dans l’éducation en Israël, l’histoire des Juifs est une longue suite de persécutions dont Auschwitz est l’aboutissement. Et la création d’Israël est présentée comme une forme de rédemption. L’opinion israélienne a une sensibilité très grande vis-à-vis de toute forme d’antisémitisme ou de négationnisme du génocide nazi.

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