Procès BAHAR, KAYA, MUSA, SÜKRIYE


1999-2009

quatre procureurs

quinze juges

quatre procès

deux Cassations

dix années d’acharnement judiciaire

ÇA SUFFIT !

BAHAR, KAYA, MUSA, SÜKRIYE

NE SONT NI DES MALFAITEURS

NI DES CRIMINELS NI DES TERRORISTES

AFIN DE LES CONDAMNER COÛTE QUE COÛTE,

LA JUSTICE, ACHARNÉE, A POURTANT DÉCIDÉ

DE LES JUGER UNE NOUVELLE FOIS

MERCREDI 16 DÉCEMBRE

PRENEZ DONC CONGÉ

ET, DÈS 8 HEURES 30,

SOYEZ AVEC NOUS AU PALAIS DE JUSTICE DE BRUXELLES

LA COUR D’APPEL Y RENDRA SON VERDICT

EN EXÉCUTANT UN ULTIME COUP DE THÉÂTRE

Pour toutes infos

www.leclea.be

Le 16 décembre prochain, le procès DHKP-C connaîtra son épilogue… après plus de dix années de batailles judiciaires. Le verdict qui sera prononcé revêt une importance particulière pour tous les citoyens car il décidera de l’introduction (ou non) de la loi «antiterroriste» dans la jurisprudence belge. C’est la raison pour laquelle le CLEA lance d’ores et déjà un appel à mobilisation pour ce jour-là. Nous vous encourageons donc à lire et à diffuser notre tract et à être présents en nombre à ce rendez-vous.

APPEL Contre l’accord de l’eau avec Mekorot!


Défendons les droits des palestiniens sur l’eau!

Faisons respecter la loi internationale!

Mekorot, l’entreprise nationale de l’eau israélienne, a signé un accord commercial avec EPAL, l’entreprise portugaise qui approvisionne 2,5 millions de personnes dans la région de Lisbonne. Cet accord a pour but de protéger le système portugais municipal de l’eau contre les “menaces terroristes”, en se basant sur la prétendue “compétence” de Mekorot dans ce domaine. L’accord est, en réalité, une tentative voilée de faire en sorte que Mekorot tire profit de ses nombreuses années d’expérience en tant qu’agent de l’occupation illégale et immorale israélienne de la Palestine.

L’accord avec le Portugal est une plateforme de lancement pour que l’entreprise puisse vendre ses services dans le reste de l’Europe, tout en finançant l’appareil militaire israélien avec des millions de dollars. Cet argent sera inévitablement utilisé pour consolider l’appropriation criminelle des aquifères palestiniens.

Un rapport d’Amnesty International publié en octobre 2009 accuse Israël de nier aux palestiniens l’accès à l’eau. “Des piscines, des pelouses bien arrosées et de grandes fermes irriguées dans les colonies israéliennes sont en contraste flagrant avec les villages palestiniens, dont les habitants luttent pour pouvoir satisfaire leurs besoins domestiques en eau”, affirme le rapport. La consommation quotidienne d’eau par personne en Israël est quatre fois supérieure aux 70 litres consommés en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, un chiffre très inférieur à celui recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Israël détourne plus de 80% de l’eau de l’aquifère de la Montagne. Cet aquifère est l’unique réserve d’eau potable pour les palestiniens, alors qu’Isräel capte de l’eau à d’autres sources, y compris le fleuve Jourdain. Entre 180.000 et 200.000 palestiniens des communautés rurales de Cisjordanie n’ont pas accès à l’eau douce. Environ 90% à 95% de l’approvisionnement de l’eau potable de Gaza ont été contaminés par des eaux usées et de mer et sont devenus impropres à la consommation.

Le Comité de Solidarité avec la Palestine a écrit une lettre à EPAL, pour protester contre l’accord passé avec Mekorot. L’entreprise a défendu l’accord, niant sa responsabilité concernant le destin des palestiniens.

Ajoutant l’insulte à l’offense, EPAL a licencié une employée qui avait contesté l’accord, ce qui est une tentative de limiter la liberté d’expression dans l’entreprise.

Cependant, du point de vue des directives de l’Union Européenne pour l’attribution de marchés publics (2004/18/EC), EPAL se trouve sans une situation délicate et l’accord peut être annulé si l’opinion publique exerce sa pression. La presse portugaise a déjà exprimé son intérêt pour cette affaire. Ceci est un appel international destiné précisément aux militants de par le monde afin de nous aider à empêcher l’accès de Mekorot aux marchés européens dès maintenant.

Exigez que EPAL annule son accord avec Mekorot TOUT DE SUITE!

1 – Ecrivez à EPAL, à la Ministre portugaise de l’Environnement (ministère de tutelle) et aux médias portugais pour dénoncer cet accord honteux et pour exiger que EPAL rompe avec Mekorot.

Merci de nous envoyer une copie de tout votre courrier à:

stopmekorotcampaign@gmail.com

Lettre modèle (en portugais): http://bit.ly/12zuWF

· Conseil d’administration de EPAL:

jose.zenha@epal.pt ,
jose.figueira@epal.pt ,
anita.ferreira@epal.pt ,
blopes@epal.pt ,
mario.maria@epal.pt ,
joaquim.sereno@epal.pt ,
luis.branco@epal.pt ,
conceicao.almeida@epal.pt ,
francisco.serranito@epal.pt ,
daniela.santos@epal.pt ,
carlos.saraiva@epal.pt ,
paulo.rodrigues@epal.pt ,
barnabe.pisco@epal.pt ,
maria.benoliel@epal.pt ,
nilopes@epal.pt ,
ldurao@epal.pt ,
mario.cruz@epal.pt ,
ana.pile@epal.pt ,
margarida.santos@epal.pt

· Ministre portugaise de l’Environnement:
Dulce Pássaro: gmaotdr@maotdr.gov.pt

Pour en savoir plus:

1. Collaboration immorale de l’entreprise portugaise de l’eau EPAL avec Isräel: http://bit.ly/uYXc0

2. Rapport d’Amnesty International « Troubled Waters » (octobre 2009): http://bit.ly/1rNuiN

3. Vidéo: Rapport de Al-Jazeera (27 octobre 2009): http://bit.ly/3XK4Xv

4. Vidéo: Rapport de Al-Jazeera (14 novembre 2009): http://bit.ly/4Bv6ZZ


Association belgo-palestinienne – Wallonie/Bruxelles asbl
quai du commerce, 9 – 1000 Bruxelles
tél: +32 (0)2 223 07 56 – fax: +32 (0)2 250 12 63
mail : abp.eccp@skynet.be
http://www.association-belgo-palestinienne.be

Arrêtez la chasse aux Roms!


Jean-Marie Dermagne

Mendier n’est pas un crime et pourtant les malheureux qui croupissent sur nos trottoirs et dans les couloirs du métro n’ont pas la cote, c’est le moins qu’on puisse dire ! Le temps où, grâce à Coluche et à ses restos du cœur notamment, la charité était devenue ‘trendy’ est bien révolu. Les règlements anti-mendicité fleurissent partout, que ce soit dans les transports bruxellois, dans certains quartiers de Liège ou ailleurs.

L’année dernière, on a même mis hors la loi les mendiants à Assise ! Le bon saint-François, fondateur des moines mendiants, a dû se retourner dans sa tombe… Pour le moment, on en est aux « vous ne pouvez pas rester ici » ou aux « vous êtes obligé de quitter cet endroit » parfois suivis de « si tu ne dégages pas, on t’embarque ! ». Mais on sent venir le kärcher urbain et pointer le retour des rafles et des mandats de dépôt comme au temps du vagabondage hors la loi. A moins qu’avant cela, un chercheur tordu n’atteigne son heure de gloire en trouvant un répulsif qui éloigne à la fois les pauvres et les chiens ou un diffuseur d’ultra-sons insupportables seulement pour les gens assis à même le sol ou appuyés contre un mur…

Un poncif éculé sert d’excuse à ceux qui font la chasse aux mendiants : c’est la traque aux bandes organisées et la lutte contre la traite des êtres humains. Certes, il serait naïf de croire que les Oliver Twist ou les Cosette, d’une part, et les Fagin ou les Thénardier, d’autre part, ont disparu. Il doit même encore exister des « cours des miracles » où, jadis, les mendiants parisiens se débarrassaient le soir de leurs fausses infirmités de la journée. Mais soyons lucides : l’alibi de l’éradication des faux mendiants – dont tout le monde connait quelqu’un qui connait quelqu’un qui les a vu débarquer de belles limousines – a de forts relents xénophobes : comme par hasard, les « bandes » à qui on veut damer le pion sont, à 99 % ou presque, d’origine rom, tzigane ou manouche.

suite

Un minaret sur le toit d’une entreprise : un Suisse non-musulman l’a fait !


jeudi 10 décembre 2009

Construire un minaret sur le toit de son entreprise, quand on est non-musulman et suisse de surcroît, non seulement il fallait y penser, mais surtout oser le faire.

A l’impossible, nul n’est tenu ! Appliquant à la lettre ce vieil adage, Guillaume Morand, est un homme d’affaire de Bussigny, près de Lausanne, à la tête de la chaîne de magasins de baskets Pomp it up, que rien jusqu’ici ne distinguait de ses compatriotes, si ce n’est son cri du cœur contre le vote sanction anti-minarets, qu’il a ingénieusement transformé en une action coup de poing au très fort impact visuel.

S’élançant du toit du siège social de sa société, la réplique artisanale d’un minaret dont une partie est en pierre, suivie d’une partie ronde en tuyau PVC, le tout surmonté d’un chapeau de bois peint en couleur or, surplombe depuis mardi dernier l’axe le plus fréquenté de la Suisse romande, comme un phare fait maison de la protestation face à une manipulation pernicieuse de l’opinion.

« Oui, c’est une provocation », s’exclame Guillaume Morand vers qui tous les projecteurs se braquent aujourd’hui, soulignant avec un écoeurement dans la voix clairement perceptible : « personne avant cette votation ne savait qu’il y avait des minarets et tout le monde s’en foutait », ajoutant : « Le fait que le parti d’extrême droite, l’UDC, ait lancé cette initiative, ça a créé un faux problème qui n’aurait jamais eu lieu d’être. (…) Maintenant, le débat dérive. Comme vous avez le même problème avec Sarkozy qui reprend les thèses du Front national ».

Citoyen ordinaire entré en résistance contre un consensus de la Terreur, ce chef d’entreprise a choisi son camp non sans témérité, subissant l’inéluctable opprobre populaire à travers des salves d’injures, et la descente non moins inévitable de la police, dont il espère la clémence, résidant dans un des trois cantons, sur les vingt-six que compte la suisse, qui s’est démarqué par un rejet de l’action anti-minarets.

En marge de ce coup d’éclat, véritable électrochoc des consciences sous emprise, la ministre suisse de la Justice et de la Police, Eveline Widmer-Schlumpf, a indiqué attendre un éventuel verdict de la Cour européenne des droits de l’homme, qui devrait conclure que l’interdiction des minarets constitue une violation de la liberté de religion. Une décision de justice qui rendrait caduque l’interdiction des minarets, car ne pouvant être appliquée par les tribunaux.

Très attendu, cet arbitrage judiciaire enverrait un signal fort aux prosélytes de la haine en mal de reconnaissance, qui n’hésitent pas à sévir au plus grand mépris de la loi…

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