L’Islam est-il responsable de la débâcle du monde arabe ?


par Chems Eddine Chitour

Le monde arabe , combien de divisions ?

Depuis la chute de l’empire soviétique, il est apparu que la guerre froide, n’ayant plus raison d’être, des idéologues américains ont cherché et trouvé « un Satan de rechange », donnant notamment lieu, après l’invasion de l’Irak et l’incantation de Bush père, à l’avènement d’un nouvel ordre mondial, ainsi qu’ à des floraisons d’étude . Cela va de la « fin de l’histoire » de Francis Fukuyama, à Samuel Huntington avec « le Clash des Civilisations » qui désigne le péril vert et le péril jaune comme adversaire de la civilisation judéo-chrétienne.

L’Islam, le tiers exclus de la révélation abrahamique est désigné en partie comme le bouc émissaire des maux actuels de « l’Occident ». Il n’est donc pas étonnant de soupeser le poids de l’adversaire en le dimensionnant. C’est ce qu’a fait « The Pew Forum on religion & public life, qui a publié ce mois-ci une étude détaillée sur les musulmans du monde intitulée « Mapping the Global Muslim Population. A report on the Size and Distribution of the World’s Muslim Population ».

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REVEILLON SURPRISE POUR GAZA


Olivia Zemor :

Chères amies, Chers amis,

Les 300 Marcheurs Pour Gaza vous invitent à un grand « Réveillon Surprise pour Gaza » ce samedi 12 décembre de 14h à 17h, place Edmond Michelet à Beaubourg, en plein centre de Paris. (Rue piétonne qui va du Bd de Sébastopol au centre Pompidou. M° Châtelet, Hôtel de Ville, RER Les Halles).

Vous pourrez ainsi manifester votre solidarité avec la population palestinienne, et votre refus du blocus inhumain qui lui est imposé.

A cette occasion festive, qui a pour but de montrer que les Palestiniens ont droit eux aussi de faire la fête, de déployer leur culture, d’avoir une vie normale, nous vous convions non seulement à venir danser le Dabke, à chanter avec les musiciens présents et à découvrir la nouvelle chanson de la Marche pour Gaza, mais aussi à :

– venir apporter votre message de soutien personnalisé, qui sera filmé et remis au comité d’accueil à Gaza le 31 décembre

– choisir un cadeau à offrir aux jeunes de Gaza (parmi des flûtes pour enfants, des maillots et ballons de foot, des revues d’art contemporain, des pulls d’hiver pour enfants)

– intégrer le cercle de centaines de marcheurs qui vont tourner, en plein centre de Paris, pour dire que la Palestine tourne en rond depuis plus de 60 ans, et que cela suffit !

Venez nombreux, on a besoin de vous, pour participer à cette initiative historique, la Gaza Freedom March, qui va amener plus d’un millier d’internationaux, à se retouver aux côtés de dizaines de milliers d’habitants de la bande de Gaza, le 31 décembre prochain, pour une grande marche pacifique. Trois générations d’hommes et de femmes, de 18 à 85 ans, en provenance de 44 pays différents, vont réclamer ensemble la levée du blocus, la liberté et la justice, à l’aube de l’année 2010, pour ce peuple trop longtemps martyrisé.

Plus d’infos sur les sites http://www.europalestine.com/MarchePourGaza
et http://www.gazafreedommarch.org

« C’est la cupidité des multinationales qui est responsable de Bhopal »-


Interview de Rachna Dhingra, International Campaign for Justice in Bhopal (ICJB)

Le 3 décembre dernier coïncidait avec le 25e anniversaire de la catastrophe de Bhopal, le pire accident chimique de tous les temps. La Coordination contre les méfaits de Bayer s’est entretenue à cette occasion avec Rachna Dhingra (32 ans) de l’ « International Campaign for Justice in Bhopal» (Campagne internationale pour la justice à Bhopal).

Rachna, pourquoi êtes-vous engagée dans la Campagne internationale pour la justice à Bhopal ?
C’est toujours une expérience personnelle qui motive nos engagements. Pour moi, ç’a été la découverte que l’entreprise pour laquelle je travaille faisait passer ses profits avant le bien-être des humains (Remarque : il s’agit en l’occurrence de la multinationale Down Chemical, qui a repris en 2001 Union Carbide, patron de l’usine de Bhopal au moment des faits). Je suis venue à Bhopal pour soutenir les survivants dans leur lutte pour une meilleure prise en charge sur le plan sanitaire, une eau potable de bonne qualité et des poursuites pénales à l’encontre des personnes et entreprises responsables. Un quart de siècle à attendre qu’on vous fasse justice, c’est long, et j’espère que tous obtiendront enfin justice.

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Traduit par Michèle Mialane

L’honneur retrouvé du Capitaine Matthew Hoh-Un représentant du gouvernement US démissionne de la guerre afghane


AUTEURE: Karen DE YOUNG

Un cadre des Affaires Etrangères, ex-capitaine des Marines déclare qu’il ne sait plus pourquoi son pays combat en Afghanistan


Ancien capitaine des Marines avec une expérience du combat en Irak, Hoh a également servi en uniforme au Pentagone et en tant que civil en Irak et au Département d’Etat. Depuis juillet dernier, il était le plus haut responsable civil US dans la province de Zabol, un foyer taliban.

Mais le mois dernier, dans un mouvement qui a fait des vagues jusqu’à la Maison Blanche, Hoh, âgé de 36 ans, est devenu le premier fonctionnaire US à donner sa démission, en signe de protestation contre la guerre afghane dont il a fini par croire qu’elle ne servait qu’à alimenter l’insurrection.

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Conférence-débat avec Shlomo Sand, historien


Lundi 7 décembre à 20h aux Halles de Schaerbeek*
Un partenariat des Halles de Schaerbeek et de l’UPJB
Conférence-débat avec Shlomo Sand, historien
autour de son livre Comment le peuple juif fut inventé
et Jean-Philippe Schreiber, historien

Se basant sur des recherches historiques, Shlomo Sand déconstruit les mythes en remettant en question la thèse de l’unicité du peuple juif et en affirmant que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe Centrale est principalement le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe né d’une reconstruction a posteriori et sans fondement historique.
Une thèse controversée et à débattre.

Shlomo Sand sera interpellé par Jean-Philippe Schreiber sur les thèses qu’il développe dans son ouvrage.
Shlomo Sand a fait ses études d’histoire à l’Université de Tel-Aviv et à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris. Depuis 1985, il enseigne l’histoire contemporaine à l’Université de Tel-Aviv. Outre des ouvrages consacrés au sociologue français Georges Sorel, il a publié également en français Le XXe siècle à l’écran et Les mots et la terre, les intellectuels en Israël.
Jean-Philippe Schreiber est professeur à l’Université libre de Bruxelles.

*Rue Royale Ste-Marie, 22b 1030 Schaerbeek
PAF : 5 EURO, tarif réduit 3 EURO

L’opinion israélienne et le complexe de Massada


« Dans cette guerre, le problème c’est le sionisme. Les Israéliens ont peur un jour de ne plus avoir peur ». Ces propos sont ceux d’un universitaire palestinien de Jérusalem qui a participé à plusieurs séances de négociations avec les Israéliens. Ils font écho à un film du cinéaste israélien Avi Mograbi (Pour un seul de mes deux yeux) où un enfant est incité à crier depuis la citadelle de Massada qui domine la Mer Morte : « Romain, tu ne m’auras pas, je préfère la mort à la reddition ».

Une présentation de l’histoire où le Palestinien n’existe pas

L’Etat d’Israël s’est construit sur un récit, sur la fabrication d’une nouvelle identité. Le peuple juif aurait été en exil pendant 2000 ans et, grâce au sionisme, il aurait fait son retour sur la terre de ses ancêtres. Être sioniste, c’est en quelque sorte trouver totalement légitime l’appropriation de la Palestine en 1948, la création d’Israël et l’expulsion des Palestiniens. Cette théorie de l’exil et du retour est aujourd’hui remise en question, notamment par le livre de l’historien Shlomo Sand (Comment le peuple juif fut inventé).

Dans l’éducation en Israël, l’histoire des Juifs est une longue suite de persécutions dont Auschwitz est l’aboutissement. Et la création d’Israël est présentée comme une forme de rédemption. L’opinion israélienne a une sensibilité très grande vis-à-vis de toute forme d’antisémitisme ou de négationnisme du génocide nazi.

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