Les champs à Gaza n’ont jamais existé


Viktor Dedaj

Un vieux texte qui reste toujours d’actualité; merci Scylla

Sionistes : ça faisait longtemps que j’avais envie de vous dire deux ou trois choses. Ca me démangeait depuis un certain temps déjà, mais allez savoir pourquoi… le temps, ou la fainéantise, ou peut-être les deux. Mais si c’est pas maintenant, alors quand ?

Sionistes : ça fait longtemps que vous me gonflez avec votre histoire de « terre promise ». Que de contorsions sémantiques pour qualifier un vol en bonne et due forme.

Sionistes : ça fait longtemps que vous me gonflez avec votre histoire de « peuple élu ». Que de beaux oripeaux pour camoufler votre racisme.

Sionistes : partout où je vous ai croisés, vous étiez de mauvais côté de la barrière. Aux côtés de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, aux côtés de armées assassines du Guatemala… Je n’ai aucun souvenir de vous avoir vu du côté des exclus, des faibles. Pas une seule fois.

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« CAMERA » cherche des bénévoles pour déformer les contributions à Wikipedia sur le Moyen-Orient


Un organisme de hasbara (propagande) sioniste basé en Amérique du Nord cherche à recruter des « bénévoles » dont la tâche principale sera de déformer, en faveur d’Israël, les contributions aux sites en ligne les plus visités d’Internet. Ce travail de propagande viserait des sites populaires comme Wikipedia, l’énorme encyclopédie en ligne à laquelle quiconque peut contribuer.

Camera, qui se décrit comme un « comité pour l’exactitude des articles sur le Moyen-Orient en Amérique, » a déjà une équipe d’une dizaine de propagandistes rémunérés qui déforme régulièrement et souvent de façon scandaleuse les données de base se rapportant à des thèmes tels que l’apartheid israélien, le sionisme et ses similitudes idéologiques avec le nazisme, terrorisme d’Etat israélien et mauvais traitements aux Palestiniens, ainsi que d’autres thèmes liés au conflit israélo-palestinien.

Camera a récemment envoyé une circulaire à des propagandistes sionistes potentiels, leur demandant de les aider à assurer un parti-pris pro-israélien sur l’Internet.

« L’idée derrière Wikipedia est que si des milliers de bénévoles bien intentionnés et informés collaborent à l’encyclopédie en ligne, le résultat sera plus exact, à jour et organisé que ne pourrait l’être une encyclopédie imprimée. »

La circulaire continue : « Camera recherche 10 volontaires pour nous aider à empêcher que les entrées sur Wikipedia soient polluées par des rédacteurs anti-Israël. Etre un bénévole efficace ne requiert qu’un niveau de base en informatique. Téléphonez ou écrivez-moi et je vous initierai à la manière de devenir un rédacteur bénévole Wikipedia. »

Réputé pour ses contributions notoirement mensongères et inexactes, Camera a toujours cherché à disculper les forces israéliennes d’occupation des crimes de guerre perpétrés contre les civils innocents, en particulier dans la Bande de Gaza.

Agissant comme propagandiste de l’armée israélienne d’occupation, le groupe, en s’appuyant sur des déclarations contestables et souvent concoctées par les porte-parole de l’armée israélienne, a argué à maintes reprises que le meurtre à grande échelle de civils palestiniens par l’armée israéliennes a eu lieu par erreur, et que des mesures ont souvent été prises pour minimiser les pertes civiles.

Au début de l’année, l’armée israélienne a lancé une attaque génocidaire virtuelle contre la Bande de Gaza presque totalement sans protection, tuant et blessant des milliers de civils innocents, dont des centaines d’enfants.

De plus, un bombardement aérien soutenu de l’armée de l’air israélienne a détruit plus de six mille maisons palestiniennes et des centaines d’immeubles publics, dont plus d’une centaine de mosquées.

Camera, dont l’équipe comprend d’anciens fonctionnaires israéliens du Shin Beth, a attaqué le rapport Goldstone, accusant l’ancien juge sud-africain, qui est juif, d’avoir rapporté « des informations inexactes. »

Le rapport Goldstone, basé sur des données méticuleusement authentifiées obtenues grâce aux témoignages directs des victimes, a accusé les forces israéliennes d’avoir sciemment et délibérément commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité pendant les 21 jours d’attaques.

Les données contenues dans le rapport Goldstone ont été corroborées par les témoignages de soldats israéliens qui ont participé à l’attaque de cet hiver.

Israël, redoutant apparemment une condamnation internationale, avait refusé de coopérer avec la commission Goldstone.

Traduction : MR pour ISM

« Comme la lumière parmi les nations »


Gilad Atzmon

« Israël est comme la lumière brillant parmi les nations », affirme la Torah. C’est vrai, et pas seulement parce que c’est la Torah qui le dit… : Israël est en avance sur tout le monde, sur bien des fronts. Tenez, par exemple : dans sa manière de terroriser des populations civiles et de pratiquer les tactiques les plus dévastatrices qui furent jamais inventées contre des vieillards, des femmes et des enfants.

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Tunisie: Le pays du jasmin, le miroir déformé de l’Occident



René Naba

L’arrestation du journaliste Toufic Ben Brick, le 29 octobre, cinq jours après la réélection du président Zine El-Abidine Ben Ali a retenti comme un camouflet à l’égard de ses protecteurs occidentaux et des pensionnaires gracieux de ses sites balnéaires. Il porte condamnation de leur complaisance et discrédite leur discours.

La Tunisie a célébré, le 7 novembre 2009, le 22 ème anniversaire du coup d’état médical du général Zine El-Abidine Ben Ali, contre le père de l’indépendance tunisienne, le combattant suprême Habib Bourguiba, dans une ambiance de résignation de la population découragée par la perspective d’une présidence à vie de leur «général président» du fait de ses jongleries constitutionnelles visant à assurer sa longévité politique avec la complicité silencieuse de ses protecteurs occidentaux.

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lesoir : La Flandre n’a rien à apprendre de Sarkozy


Jan Goossens Directeur artistique du KVS

Qu’il pleuvine à Bruxelles lorsqu’il pleut à Paris, nous le savons tous. Mais en Flandre aussi, les discussions qui ont cours en France sont à l’ordre du jour. Le président Sarkozy avait à peine lancé le débat sur l’identité nationale, pour lequel il voulait mettre au travail le ministre de l’Identité Besson, qu’en Flandre, le thème monopolisait déjà plusieurs programmes radio et chroniques dans les journaux. Ce n’est pas vraiment surprenant dans une région où ils sont nombreux à être sous le charme d’un projet qui date au fond du XIXe siècle : le développement d’une nation flamande. Cela implique de cultiver l’illusion d’une identité flamande stable. Pourtant, de surprenantes alliances sont nées suite à la proposition de Sarkozy : le journaliste du Morgen Walter Pauli et le président de la N-VA Bart Dewever s’accordèrent parfaitement sur le fait que le président français avait réalisé un énième coup de maître.

Admettons-le : ce n’est pas un débat insensé ; et les années 90 postmodernes, au cours desquelles le mot « identité » ne pouvait plus être prononcé, sont révolues. Des positions fortes ont été défendues dans les pages du Morgen. L’historien Marnix Beyen de l’Université d’Anvers a plaidé pour le remplacement d’une identité flamande « statique », imposée par une majorité dominante, par des identités stratifiées. Les immigrants, qui s’identifient à deux ou trois langues et cultures, sont des exemples dont on peut s’inspirer. Beyens : « N’est-il pas révoltant qu’un demi-siècle après la grande vague de migration des pays méditerranéens, nous sachions si peu de l’histoire de ces pays ? Que pas un Belge autochtone n’ait des notions d’arabe ou de berbère ? » Le président de la N-VA Dewever pouvait au contraire se retrouver totalement dans un réveil identitaire. Pour lui, l’identité est la base de notre démocratie et de notre citoyenneté. Les nouveaux arrivants doivent s’adapter. Le sociologue de la VUB, Mark Elchardus estimait que le débat sur l’identité doit avant tout être mené par des scientifiques et des artistes, pas par des hommes politiques.

Indépendamment du fait de savoir qui a raison, plusieurs choses me frappèrent. Tout le monde parlait de l’identité flamande, alors que fut à peine abordée la question de l’identité belge ou européenne. Le défi est cependant de faire le lien entre les différents niveaux d’identité. En termes culturels : pourquoi puis-je, moi, en tant que Flamand qui réside à Bruxelles, m’identifier à un film flamand comme La merditude des choses, mais aussi au film bruxellois Les barons, de Nabil Ben Yadir ? Ou au cinéma wallon des frères Dardenne ? Pourquoi tous ces films me semblent-ils « de chez moi » ? Qu’est-ce que cela révèle de la relation complexe entre langue et identité en Belgique ? Dans une perspective européenne : pourquoi est-ce que je me sens en lien avec Almodovar, Haneke ou Von Trier, plus qu’avec, par exemple, Quentin Tarantino ? Pouvons-nous peut-être quand même parler d’espaces culturels belges et européens partagés ? Ne serait-il pas plus sensé de s’y investir, maintenant que des compromis politiques belges sont nécessaires et que nous sommes fiers comme Artaban de notre président européen ? Last but not least : qui n’a pas voix au chapitre dans ce débat ? Pourquoi Les barons fut-il catalogué en Flandre comme un film « allochtone » , comme s’il ne « nous » appartenait pas ?

L’époque où nous pouvions faire la sourde oreille aux débats sur l’identité est révolue. Tant mieux. Mais nous devons bien savoir comment et avec qui nous menons la discussion et qui sont nos exemples. Certainement pas Sarkozy. Les listes de questions simplistes sur le site web de son ministère de l’Identité sont franchement déprimantes. Plus parlant encore est l’incident récent autour de l’écrivain franco-sénégalaise Marie N’diaye. En août, deux mois avant qu’elle ne reçoive le prestigieux prix Goncourt, elle déclara dans le magazine Les Inrockuptibles pourquoi elle avait décidé d’échanger Paris contre Berlin : parce qu’elle trouve le pays de Sarkozy « effrayant » et ne veut rien avoir à faire avec des ministres comme Besson et Hortefeux. Dans les cercles de l’UMP, ce fut une raison suffisante pour poser la question de savoir si « nous » devions bien attribuer un prix à une artiste qui se retourne de cette façon « contre nous ». Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand préféra lâchement se taire. Incompréhensible : N’diaye écrit de la littérature française par excellence et doit être une voix éminente dans le débat sur l’identité. Même si elle est noire, même si elle réside à Berlin et même si elle critique Sarkozy. Nous Belges, nous pouvons aussi en tirer la leçon : que la voix de l’autre et de l’opposant, qu’il soit flamand, wallon ou nouveau Belge, et même s’il parle une autre langue, est d’un intérêt capital pour « notre » identité. C’est seulement quand Sarkozy fera de N’diaye une partenaire de dialogue que le débat sur l’identité française pourra déboucher sur quelque chose.

Traduit du néerlandais par Fabienne Trefois.

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Les harkis réhabilités par la télé française



Rencontre avec Dalila Kerchouche, co-scénariste du film et fille de harki.
La chaîne de télévision publique française, France 2, diffuse, ce mardi soir, Harkis, un film d’Alain Tasma. Le célèbre comédien français d’origine algérienne, Smaïn, y interprète l’un des rôles-titres. L’œuvre est inspirée d’un roman de Dalila Kerchouche, journaliste et fille de Harki. Afrik.com s’est entretenu avec elle.
Dossier : Guerre d’Algérie
mardi 10 octobre 2006 / par Franck Salin

Plus de 40 ans après l’arrivée des premiers harkis en France, une fiction s’empare de leur histoire. Ces Algériens, engagés aux côtés des Français durant la guerre d’indépendance (1954-1962), n’avaient pas eu l’air d’inspirer les réalisateurs et producteurs de fiction français. C’est aujourd’hui chose faite avec Harkis, un film d’Alain Tasma, produit par Serge Moati (Image & Compagnie). Il raconte la vie des Benamar, une famille de harkis arrivée en 1974 dans un camp du sud de la France, en pleine forêt. Surveillés par un chef paternaliste et méprisant, ils mènent une vie misérable que Leila, la fille aînée interprétée par Leïla Bekhti, refuse. Pour elle, son père, qu’incarne Smaïn, marqué par l’exil et habitué à courber l’échine, ne doit rien aux Français qui ne les ont pas protégés en Algérie. L’œuvre est inspirée de faits réels qui fournissaient la matière de Mon père, ce harki, le roman de Dalila Kerchouche. Cette dernière, journaliste et fille de harki, est aussi la co-scénariste du téléfilm. Elle répond aux questions d’Afrik.com.

Afrik.com : Pourquoi avez-vous voulu écrire cette histoire ?
Dalila Kerchouche : Je voulais mettre un coup de projecteur sur l’histoire des harkis qui est taboue et méconnue en France. On en a fait une histoire politique, alors que c’est avant tout un drame humain, un scandale, la souffrance de gens qui ont servi la France et qu’elle a mis dans des camps.

Afrik.com : Comment vous est venue l’idée d’écrire un scénario sur l’histoire des harkis ?
Dalila Kerchouche : J’ai été invitée à l’émission Riposte au sujet de mon roman, Mon père ce harki. Et Serge Moati, qui présente et produit l’émission, a été frappé par cette histoire qu’il ne connaissait pas. Il m’a dit qu’il fallait absolument faire un film dessus. J’ai foncé, j’ai écrit un scénario et France 2 a pris le projet.

Afrik.com : Lorsque vous avez appris que Smaïn, comédien habitué au registre comique, allait interpréter un rôle-titre dans ce film plutôt grave, n’avez vous pas tiqué ?
Dalila Kerchouche : Non. J’ai un grand respect pour lui. C’est une figure à laquelle je suis très attachée. Ce rôle, c’était un défi pour lui, c’était son Ciao Pantin (film où l’humoriste français Coluche s’était illustré dans un rôle dramatique à contre-emploi, ndlr).

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Les oulémas syriens aux XXe-XXIe siècles: leçon publique de Th. Pierret


Le CISMOC a le plaisir de vous inviter à la leçon publique durant laquelle Thomas Pierret présentera sa thèse de doctorat en Sciences politiques et sociales :

Les oulémas syriens aux XXe-XXIe siècles. La tradition comme ressource face aux défis du changement social et de l’autoritarisme

Elle aura lieu le jeudi 10 décembre 2009 à partir de 10 heures à Louvain-la-Neuve, place des Doyens, bâtiment Doyens, local 21

Cette thèse est dirigée par les Professeurs Felice Dassetto (UCL) et Gilles Kepel (Sciences Po Paris).

Jury : Gudrun Krämer (Freie Universiteit Berlin), Elizabeth Picard (CNRS-IREMAM), Amin Aït-Chaalal (UCL), Jean-Pierre Filiu (Sciences Po Paris).

Résumé :

En dépit de la nature pour le moins conflictuelle des relations entre le régime ba‘thiste syrien et les oulémas sunnites du pays, le comportement politique de ces derniers n’est pas celui d’une opposition stricto sensu mais, indépendamment des différences de sensibilité politique, celui d’une élite sectorielle engagée dans un difficile processus de négociation avec le pouvoir. La position relativement avantageuse depuis laquelle les clercs mènent cette négociation est la conséquence de leur capacité à résister à la marginalisation que leur promettaient, au XXe siècle, le changement social et le laïcisme ba‘thiste. Cette résistance résulte non seulement des carences de l’État en matière de bureaucratisation et de l’adoption par les oulémas d’instruments éducatifs modernes, mais aussi de l’utilisation par ces mêmes oulémas des ressources offertes par les conceptions traditionnelles de l’autorité religieuse en vue d’élargir leur audience dans le contexte du « réveil » islamique contemporain. La première partie de ce travail décrit la structuration des scènes religieuses damascène et alépine depuis l’époque mandataire jusqu’à nos jours. La seconde partie s’intéresse à deux dimensions-clés de la légitimation des oulémas, à savoir les questions de leur formation, partiellement institutionnalisée depuis la fin de l’ère ottomane, et de la définition de l’orthodoxie, dont la conception traditionnelle a été remise en cause par le réformisme salafiste contemporain. Quant à la troisième partie, elle étudie l’intégration croissante, même si conflictuelle, des clercs sunnites dans une coalition élitaire composée d’acteurs économiques et politico-militaires.

Cordialement,

Thomas Pierret

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