Déclaration du Caire
Non à l’Apartheid israélien
Nous, délégués internationaux réunis au Caire pour la Marche 2009 pour Liberté de Gaza, dans une réponse collective à une initiative de la délégation sud-africaine, statuons que :
Compte tenu :
* de la punition collective imposée par Israël sur les Palestiniens par l’occupation illégale et le siège de Gaza;
* de l’occupation illégale de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la poursuite de la construction illégale du mur de l’Apartheid et des colonies;
* du nouveau mur en construction par l’Egypte et les Etats-Unis, qui va resserrer encore le siège de Gaza;
* du mépris pour la démocratie palestinienne montré par Israël, les Etats-Unis, le Canada, l’UE et d’autres après les élections palestiniennes de 2006;
* des crimes de guerre commis par Israël pendant l’invasion de Gaza il ya un an;
* de la persistance d’une discrimination et de la répression auxquelse sont confrontés les Palestiniens en Israël;
* de la poursuite de l’exil des millions de réfugiés palestiniens;
* de tous les actes d’oppression qui sont basés en définitive sur l’idéologie sioniste qui sous-tend Israël;
* en sachant que nos propres gouvernements ont donné à Israël un soutien direct économique, financier, militaire et diplomatique et lui ont permis d’agir avec impunité;
* et en référence à la Déclaration des Nations Unies relative aux droits des populations autochtones (2007)
Nous réaffirmons notre engagement pour :
* l’autodétermination palestinienne
* la fin de l’occupation
* l’égalité des droits pour tous dans la Palestine historique
* l’intégralité du droit au retour des réfugiés palestiniens
Nous réaffirmons donc notre soutien à l’appel palestinien unitaire de Juillet 2005 pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) pour contraindre Israël à se conformer au droit international.
À cette fin, nous demandons et souhaitons aider à amorcer un mouvement global et de masse, démocratique et anti-apartheid à agir en pleine concertation avec la société civile palestinienne pour mettre en œuvre l’appel palestinien au BDS.
Conscients des nombreuses similitudes entre l’apartheid Israël et l’ancien régime d’apartheid en Afrique du Sud, nous proposons :
1. Une tournée internationale de conférences au cours des 6 premiers mois de l’année 2010 par les syndicalistes palestiniens et sud-africains et militants de la société civile, pour qu’ils soient rejoints par des syndicalistes et des militants engagés dans ce programme au sein du pays visité, afin d’expliquer directement la campagne BDS directement aux syndicalistes et au grand public au niveau international;
2. La participation à la semaine contre l’Apartheid israélien en Mars 2010;
3. Une approche unitaire systématique pour le boycott des produits israéliens, associant les consommateurs, les travailleurs et leurs syndicats dans le commerce de détail, l’entrepôt et les transports;
4. Développer le boycott académique, culturel et sportif;
5. Lancer des campagnes visant à encourager le retrait des syndicats et des autres fonds de pension de sociétés directement impliquées dans l’occupation et/ou l’industrie militaire israélienne;
6. Lancer des actions en justice visant le recrutement à l’extérieur de soldats pour servir dans l’armée israélienne ; poursuivre les criminels de guerre du gouvernement israélien ; se coordonner avec le « Citizen’s Arrest Bureaux », afin de traduire devant la justice les criminels de guerre israéliens ; à soutenir le rapport de Goldstone et l’application de ses recommandations;
7. Faire campagne contre le statut d’organisation de bienfaisance attribué au Fonds National Juif (JNF).
Nous lançons un appel aux organisations et aux individus engagés dans cette déclaration à la signer et à travailler avec nous pour la traduire dans la réalité.
SIGNEZ ICI
Traduction de l’anglais : Info-Palestine.net
source
Propagande et désinformation à l’israélienne (I)
Alain Gresh
Le Monde diplomatique
Je signalais, dans un précédent envoi, cet article de Serge Dumont dans le quotidien suisse Le Temps (8 janvier) : « Israël muscle sa riposte sur le Net ».

On y lisait notamment : « Peu après la fin de l’opération “Plomb durci” (l’invasion de la bande de Gaza en janvier dernier), Tzipi Livni, alors ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Ehoud Olmert, a rapidement pris conscience de l’ampleur de la vague de protestations soulevée par la destruction massive des infrastructures civiles palestiniennes. Elle a alors autorisé son département à recruter des jeunes fans d’informatique pratiquant parfaitement une ou plusieurs langues étrangères afin de répondre aux critiques qui fusaient dans les blogs ainsi que dans le courrier électronique des grands journaux européens et américains. »
Une nouvelle guerre de Gaza pour bientôt ?
samedi 16 janvier 2010 – 07h:30
Hasan Abu Nimah – The Electronic Intifada
Les récentes agressions israéliennes ressemblent de façon sinistre à l’attaque du 4 novembre 2008 contre Gaza qui avait tué six personnes et mis à mal une trêve de quatre mois méticuleusement respectée par le Hamas, écrit Hasan Abu Nima.

Une fois de plus, Israël se plaint de ce que sa « sécurité » est menacée par les nouvelles flambées de violence le long de la frontière avec Gaza.
Quelque deux douzaines de roquettes Qassam ont été tirées sur Israël depuis Gaza ces derniers jours. Bien qu’elles soient tombées sur des terrains vagues (et c’était peut-être exprès) sans causer de dommages ni de blessures, Israël s’est vengé en lançant des raids destructeurs qui ont causé des dégâts et tué plusieurs personnes dont un garçon de 15 ans.
Avant de demander qui devrait arrêter en premier, il faut rappeler qui a commencé la dernière lamentable série de violences.
Compte à rebours pour une nouvelle guerre contre Gaza
Samira Quraishy
Ces deux dernières semaines, dans le même temps que le Middle East Monitor (MEMO) épinglait le coût humain de l’opération « Plomb durci », Israël a intensifié ses frappes aériennes contre des cibles civiles dans la bande de Gaza, tuant à nouveau un certain nombre de Palestiniens et provoquant en outre des dégâts considérables. Les médias et les analystes militaires dans la région ont clairement constaté des types d’activités suggérant que la puissance d’occupation, Israël, préparait le terrain pour une nouvelle offensive majeure dans la bande de Gaza.
Comme ce fut le cas lors de l’attaque précédente, il y a un an, l’occupant interprète à nouveau le mutisme régional ou international comme un « feu vert » à sa prochaine opération.
Tribunal Pénal International pour les crimes commis à Gaza
MISE EN PLACE D’UN TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL POUR JUGER LES CRIMES D’ISRAEL.
MERCI DE DIFFUSER
AUSSI LARGEMENT QUE POSSIBLE DANS TOUS LES PAYS.
NOUS DEVONS RECUEILLIR 500.000 SIGNATURES POUR QUE CETTE PETITION SOIT ADMISE A L’ONU. ET C’EST POSSIBLE.
Vous pouvez signer sur :
http://www.france-palestine.org/article11097.html
Et maintenant, « Viva Palestina » ?
Stuart Littlewood – The Palestine Chronicle
De simples mots ne peuvent suffire pour exprimer mon admiration pour Viva Palestina et pour celles et ceux qui lui ont consacré tous leurs efforts. J’aime comment ils ont fait honte – et pas pour la première fois – aux grandes puissances et à leurs dirigeants mollassons.
Les évènements maintenant semblent montrer que « Viva Palestina »
a à changer de tactique.
De simples mots ne peuvent suffire pour exprimer mon admiration pour Viva Palestina et pour celles et ceux qui lui ont consacré tous leurs efforts. J’aime comment ils ont fait honte – et pas pour la première fois – aux grandes puissances et à leurs dirigeants mollassons.
Et pour sa peine, le député britannique George Galloway a été déclaré persona non grata en Egypte. Quel désappointement pour lui !
Etant donné les désaccords et le refus tenace de ce dernier convoi de renoncer, ça ne pouvait se terminer par des étreintes et des embrassades avec l’homme de confiance du président Moubarak, ou sur ces mots gentils, « Revenez-nous vite, George ».
Ce qui importe vraiment, c’est qu’ils aient remis les produits alimentaires d’une importance vitale, alors que les armées et les marines du prétendu Monde libre n’y avaient même pas pensé. Et ils l’ont fait avec de la classe, face aux crises de colère de l’Egypte.



