Le match entre un club de football qui représente l’extrême droite juive et un autre qui comporte des joueurs Arabes déchaîne les passions.


Miliciens du Betar en uniforme à Berlin en 1936

Depuis quelques années le football est le prétexte à de nombreuses dérives chauvines qui s’expriment lors de compétitions internationales, nationales et même parfois locales. Des exemples récents en ont été fournis par les matchs qualificatifs pour la coupe du monde 2010 entre les équipes d’Algérie et d’Egypte, ou encore dans un match comptant pour le championnat de France. Un certain nombre de facteurs convergents expliquent ces dérives: le rôle de plus en plus important de l’argent dans ce sport et les activités qui en dépendent, même dans des pays en voie de développement, les encouragements des couches dirigeantes toutes heureuses de canaliser le ressentiment de leurs concitoyens vers des boucs émissaires étrangers; une politique plus ou moins consciente qui cherche à détourner les gens de la politique et de leurs véritables problèmes. Une démarche facilitée aujourd’hui par l’existence de media de masse, télévisuels notamment.

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Une voix juive contre l’interdiction de la burqa en France


mardi 2 février 2010 – par Joshua M. Z. Stanton

Bien que juif à New York, je sais ce que c’est que d’être musulman en France.

En 2007, alors que j’étais étudiant dans la ville de Strasbourg, en France, j’ai décidé de me laisser pousser une épaisse barbe. J’ignorais qu’en France, seuls les juifs et les musulmans traditionnels portaient tout sauf la moustache ou le bouc bien taillé. Comme je ne portais pas de kippa ou autre couvre-chef, les gens qui me croisaient dans la rue supposaient que j’étais musulman. Je sentais que les agents de police et les passants me regardaient avec suspicion et, même aux heures de pointe dans le bus bondé, peu de personnes choisissaient de s’asseoir à côté de moi si elles pouvaient l’éviter. Un jour, quelqu’un m’a suivi jusque chez moi et a tenté de me provoquer en duel pour finalement découvrir que je n’étais qu’un Américain, abasourdi par ce qui m’arrivait, et non un Français musulman.

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