Contre la présence d’Avigdor Lieberman sur le territoire belge


VEUILLEZ TRANSMETTRE LE MESSAGE QUI SUIT A UN MAXIMUM DE PERSONNES :

L’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)

appelle à un rassemblement citoyen le 21 mars prochain

(de 18 à 20 heures, avenue Louise à Bruxelles, face à l’hôtel Conrad)

Le dimanche 21 mars prochain, l’hôtel Conrad accueillera un dîner de gala organisé par les «Israel Bonds International–Europe» avec, comme invité d’honneur, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

L’Union des Progressistes Juifs de Belgique tient à rappeler que l’argent investi par les souscripteurs dans les Israel Bonds – des obligations d’État – sert en grande partie à pérenniser l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens occupés, en violation flagrante du droit international.

Elle tient également à rappeler que Avigdor Lieberman, outre ses fonctions ministérielles, est le leader de Israel Beteinou (Israël notre maison), un parti ouvertement raciste et arabophobe. Avigdor Lieberman se prétend démocrate, mais ses déclarations populistes et ses propositions en ce qui concerne le sort des citoyens arabes d’Israël suggèrent une conception de la démocratie qui est loin d’être universelle mais sélective et à géométrie variable. Ainsi déclarait-il en septembre 2006 (interview au journal HaZofeh) : «Je suis tout à fait favorable à la démocratie mais lorsqu’il y a contradiction entre les valeurs démocratiques et les valeurs juives, les valeurs juives et sionistes sont prépondérantes».

Dès 2001, il proposait de constituer 4 cantons en Cisjordanie occupée, hermétiquement fermés, dans lequel seraient regroupés les Palestiniens. Plus récemment il a agrémenté ce projet d’une solution pour les citoyens palestiniens d’Israël, qui sont plus d’un million, proposant d’en déplacer la grande majorité pour les regrouper eux aussi dans des zones hermétiquement fermées, auto-administrées. Ainsi verrait le jour un État ethniquement homogène de la Mer Méditerranée jusqu’au Jourdain, abritant en son sein des « bantoustans » palestiniens.

L’Union des Progressistes Juifs de Belgique considère qu’un tel personnage est indésirable sur le territoire belge. Aussi appelle-t-elle la société civile de notre pays ainsi que les mandataires politiques à la rejoindre le 21 mars prochain de 18 à 20h, face à l’hôtel Conrad, avenue Louise à 1050 Bruxelles, pour un rassemblement citoyen de protestation contre la présence d’Avigdor Lieberman en ses salons.

Remarque importante : Nous avons donné l’assurance à la police que ce rassemblement se déroulerait dans la dignité, sans dérive de quelque sorte que ce soit. Nous comptons sur le sens des responsabilités de tous ceux qui voudront bien nous rejoindre pour respecter notre engagement.

Les slogans que nous proposons :

Non à Avigdor Lieberman, arme d’épuration massive
Stop au blocus de la bande de Gaza
Stop à la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est
Stop à la construction du mur de l’annexion
Respect du droit international

Pour l’Union des Progressistes Juifs de Belgique
Anne Grauwels et Henri Wajnblum co-présidents

Contact : UPJB – 02 537 82 45

Parcours d’un candidat combattant


Waziristan, formation au jihad et canular amoureux

Les quatrième et cinquième journées d’audience dans le procès de la « filière afghane » d’acheminement des combattants jihadistes se sont focalisés sur la personnalité du jeune Hicham Beyayo. Né en 1985, cinquième d’une fraterie de 7 enfants, ce jeune Anderlechtois du quartier de la place communale comparaît devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour répondre des lourdes accusations d’appartenance et de participation à des activités terroristes mais surtout pour tentatives d’attentats terroristes sur le territoire belge. Pourtant, le profil de ce jeune garçon, au look intello avec des lunettes rondes et maîtrisant parfaitement les subtilités de la langue française en plus de l’arabe, fascinera plusieurs observateurs dans la salle d’audience.

suite

Boycott des produits israéliens


LL Mis en ligne le 18/03/2010
Le but des Palestiniens est de lutter contre l’essor des colonies.

Israël a levé mercredi son bouclage de la Cisjordanie et rouvert l’esplanade des Mosquées de Jérusalem au public, mais la police restait en état d’alerte dans la Ville sainte au lendemain de violents heurts avec les Palestiniens, les plus importants depuis des années. « Personne ici ne parle d’une troisième Intifada. Il y a eu mardi quelques foyers de violence à Jérusalem et nous avons ramené l’ordre », s’est félicité le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. Selon lui, 3000 policiers sont maintenus en état d’alerte à Jérusalem, « plus particulièrement dans le secteur oriental » annexé de la ville, pour parer à toute nouvelle flambée de violence. Les médias israéliens craignent un possible regain de tension vendredi à l’issue des traditionnelles prières musulmanes. D’autant que le mouvement islamiste Hamas a renouvelé mercredi son appel au soulèvement populaire, pour défendre Jérusalem et lutter contre sa « judaïsation » par Israël.

Le retour à un calme précaire survient au lendemain d’une « journée de la colère » dans les territoires palestiniens, marquée par des affrontements dans un climat de tensions politico-religieuses. La colère reste perceptible. Pour lutter contre l’essor des colonies israéliennes, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a lancé une campagne de boycottage de leurs produits qui se traduit par la saisie et la destruction de centaines de tonnes de marchandises. « Il est de notre devoir de surveiller et saisir tous les produits venant des colonies, conformément à la décision du gouvernement », explique Fadi Abou al-Qourn, un officier des douanes palestinien à Ramallah. « Ce travail est en train de porter ses fruits car nous avons confisqué des centaines de tonnes de produits », assure-t-il, en présentant des caisses de vin, d’huile d’olive et d’autres produits de colonies juives destinés au marché palestinien.

L’autorité palestinienne, qui a lancé cette campagne fin 2009, a placé des affiches à l’entrée de Ramallah exhortant tous les Palestiniens à y prendre part : « Ne détruisez pas les camps de réfugiés en construisant des colonies », proclament-elles. Elle a également créé un site internet en arabe et en anglais sur lequel les produits boycottés sont décrits. De leur côté, les douanes sont chargées de saisir tout ce qui vient des implantations israéliennes. Selon M. Abou al-Qourn, les commerçants palestiniens ont dans un premier temps refusé de coopérer « mais, après un certain temps, ils ont compris pourquoi ces produits étaient visés ».

Près d’un demi-million d’Israéliens vivent dans plus de 120 colonies établies par Israël en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée. Certaines sont devenues de petites villes avec leurs quartiers résidentiels et des zones industrielles. Les Palestiniens craignent qu’elles n’entravent l’établissement d’un Etat indépendant et viable. C’est la raison pour laquelle l’Autorité palestinienne insiste sur un gel de la colonisation avant de retourner à la table des négociations. La campagne de boycottage lancée par Salam Fayyad, qui supervise régulièrement la destruction de produits, fait partie de son projet d’établir les institutions d’un Etat palestinien d’ici à la mi-2011.

« Le boycottage ne va pas exercer de pression sur les colonies mais sur les Palestiniens de Cisjordanie, ceux qui travaillent dans les colonies », où sont employés des milliers de Palestiniens, estime Anwar Ali Ramal, un Druze propriétaire d’une usine de meubles à Bargan, une colonie israélienne. Ces derniers sont principalement employés dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie, où les salaires sont deux fois plus élevés que du côté palestinien. De leur côté, les colons juifs fustigent ce que les plus extrêmes d’entre eux qualifient de « terrorisme économique ». (D’après AFP)

Le président Lula dépose une couronne sur la tombe d’Arafat


mercredi 17 mars 2010, par La Rédaction

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déposé mercredi une couronne sur la tombe de l’ancien président palestinien Yasser Arafat et critiqué la politique de l’Etat hébreu. Des responsables israéliens l’ont jugé impartial.

Lors d’une visite en Cisjordanie, le président Lula a souligné qu’il soutenait la lutte palestinienne et qu’il souhaitait jouer un rôle plus grand dans la diplomatie au Proche-Orient. Il a ainsi qualifié cette première visite d’un président brésilien en Israël et dans les territoires palestiniens de « mission de paix ».

Après avoir déposé une gerbe verte et jaune au mausolée d’Arafat, comme le veut le protocole pour les chefs d’Etat en visite, le président Lula s’est vu couvrir d’un keffieh noir et blanc, le foulard palestinien, par le maire de Ramallah.

Lors d’une conférence de presse, le président brésilien a critiqué le mur de séparation israélien, a appelé Israël à lever son blocus sur la Bande de Gaza et a regretté que les colonies juives en Cisjordanie éteignent « les bougies de l’espoir ».

Ces déclarations compromettent la position de médiateur qu’entend assumer le Brésil dans la région, jouant à la fois sur sa position de premier partenaire commercial d’Israël en Amérique latine et sur ses liens étroits avec l’Iran, principal ennemi de l’Etat hébreu.

Le président a exprimé de « la sympathie, de la compréhension et du soutien » aux Palestiniens, mais seulement de « la courtoisie, de la politesse et de la correction » envers Israël, a aussitôt déploré Yigal Palmor, porte-parole du ministre israélien des Affaires étrangères. « C’est un clivage que nous regrettons », a-t-il ajouté.

Mardi, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman avait déjà annoncé qu’il boycotterait les rencontres prévues avec le président brésilien lors de sa visite dans l’Etat hébreu, car il n’a pas prévu de se rendre sur la tombe du père du sionisme, Theodor Herzl. Les services de Silva ont rappelé qu’aucune visite n’était prévue.

Le président Lula s’est ensuite rendu en Jordanie, pour renforcer les relations économiques entre les deux pays. Il a signé 11 accords dans les domaines de la science, de la technologie et du tourisme.

(Mercredi, 17 mars 2010 – Avec les agences de presse)