La phobie Finkelstein en Allemagne


mercredi 31 mars 2010 – 09h:31

Ali Fathollah-Nejad

Un universitaire réputé, fils de survivants de l’Holocauste se voit interdit de parole par le lobby d’Israël allemand : il devait donner des conférences sur Gaza.

Dr Norman D. Finklestein – le Sionisme et la carte de l’holocauste : extrait d’une conférence donnée à Berlin en 2009

Le spécialiste universitaire internationalement connu du conflit israélo-palestinien Norman Finkelstein devait faire des conférences sur l’état actuel de ce conflit interminable et sur la situation à Gaza, un an après l’agression israélienne, à Munich et à Berlin, la semaine dernière. Sa tournée européenne de conférences, incluant des interventions prévues dans un certain nombre d’institutions prestigieuses, telles que l’Académie des Sciences de la République tchèque, la Faculté de Philosophie and des Arts de l’Université Charles de Prague, aurait dû l’amener à venir s’exprimer en Allemagne, sa précédente intervention dans ce pays remontant à 2002.

Initialement, une des conférences berlinoises de Finkelstein était sponsorisée par la Fondation Heinrich Böll, une institution affiliée au parti allemand des Verts.

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Check point à l’ULB


lundi 29 mars 2010, par Marta

Le lundi 29 mars 2010 une barrière de militaires se déploie sur l’avenue Paul Héger pour filtrer les passants en leur demandant leur carte d’identité et en posant des questions inquisitrices.

« Vous venez d’où ? » « Comment s’appelle votre père ? » « Vous avez des amis qui voyagent au Moyen Orient ? » « Vous allez au cours de droit ? Quel type de droit ? Vous faites partie d’une organisation politique ? »

Les personnes interpellées réagissent de manière différente. La majorité accepte de montrer ses papiers et de répondre aux questions. Ils baissent le regard devant l’autorité sans poser aucune question. Certains protestent en disant qu’il s’agit d’une intervention non démocratique et veulent savoir qui a donné l’ordre de faire rentrer l’armée sur le campus. D’autres gens rigolent en comprenant qu’il ne s’agit pas de vrais militaires. D’autres encore ont peur : une dame pleure, un jeune tremble… ils n’apprécient pas le climat de tension.

Derrière les militaires, d’autres étudiants distribuent des tracts sur le boycott académique de l’état d’Israël et expliquent les motivations de l’action.

Il s’agit d’une action militante de mise en situation. Chaque jour, les Palestiniens doivent attendre des heures aux check-points en répondant à de nombreuses questions et en attendant la bienveillance des militaires israéliens. Ils sont bloqués lorsqu’ils doivent aller au travail, à l’école, voir la famille ou aller chercher de l’eau…

Cette action était organisée par plusieurs cercles de l’ULB, dont Attac-ULB. Ne ratez pas non plus la projection du film GAZA STROPHE ce mercredi 31/3, suivie d’un débat sur le boycott académique de l’Etat israélien. Cliquez ici pour plus d’information.

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