La création aux frontières : Mourid Al-Barghouthi


Il est le père du jeune poète Tamim Al Barghouthi que vous retrouverez quelques posts plus bas

Bien qu’il haïsse toutes sortes de frontières, le grand poète palestinien Mourid Al-Barghouthi a sauvegardé dans ses poèmes les traits de Ramallah et de ses gens.

Qu’est-ce qui dérobe à l’âme ses couleurs ? Qu’est-ce qui — mis à part les tirs des envahisseurs — a blessé le corps ? C’est par ces vers que le poète palestinien Mourid Al-Bargouthi clôt son œuvre autobiographique Raaytou Ramallah, (J’ai vu Ramallah), 1997. Après trente ans d’exil, le poète raconte dans cette œuvre la visite qu’il a faite, après « autorisation », à sa maison Dar Raad, à Deir Ghassana, près de Ramallah en Cisjordanie, où il n’était plus retourné depuis l’occupation israélienne en 1967. Dans cette première expérience narrative, Mourid peint les traits de ses exils intérieurs et fait un autoportrait de l’exilé qu’il est devenu : « C’est celui dont le rapport aux espaces s’abîme, il s’y attache et veut les fuir en même temps. C’est celui qui ne peut pas raconter son histoire de façon cohérente et vit dans un seul moment des illusions d’autres moments, chaque moment a pour lui son éternité fugitive et passagère. (…) Il vit essentiellement dans cet endroit secret et silencieux en lui, soucieux de protéger son ambiguïté et n’aime pas celui qui viole cette ambiguïté ».
Je ne voulais pas être avec Mourid Al-Barghouthi, celui qui vient violer cette ambiguïté, celui qui pose trop de questions. De plus, le jour de la rencontre, huit Palestiniens avaient été tués, et Ramallah était bombardée par les chars depuis quatre jours …

suite

Boycott d’Israël : les 5 militants écossais poursuivis en justice gagnent leur procès !


lundi 12 avril 2010

Le tribunal d’Edimbourg a débouté le gouvernement britannique qui poursuivait 5 militants écossais de la campagne BDS, accusés de « discrimination sur des bases ethniques ou nationales » après avoir interrompu le Quartet de Jérusalem lors du festival de musique d’Edimbourg le 29 août 2008.

Le juge Scott a estimé que les interventions de ces protestataires, qui avait crié « Musiciens de l’armée israélienne » « Génocide à Gaza ! » et « Boycott Israël » pendant le concert qui se tenait au Queen’s Hall d’Edimbourg en août 2008, ne s’en étaient pas pris aux musiciens en tant que personnes ou citoyens mais à l’État d’Israël et à l’armée israélienne.

« Ce faisant, ils n’ont pas outrepassé leur liberté d’expression, de parole et de protestation non violente, droits reconnus par la Convention européenne des Droits de l’Homme », a déclaré le juge sous les applaudissements de la salle d’audience. Il a même ajouté qu’une condamnation de ces militants reviendrait à dire que désormais, lors de manifestations, il serait interdit de désigner clairement l’État d’Israël comme responsable de crimes présumés. « Imagine-t-on des pancartes indiquant ’ Génocide dans une région non spécifiée du Moyen Orient’ ? ou encore ’Boycott d’un État non spécifié du Moyen-orient ?’, s’est interrogé le juge qui a donc demandé la relaxe de ces militants du Mouvement écossais de solidarité avec la Palestine.

La Couronne a fait savoir qu’elle ferait appel de ce jugement. Mais l’ensemble du Réseau britannique pour le boycott d’Israël s’est engagé à poursuivre de manière déterminée la campagne BDS contre l’État d’Israël, et a adopté une motion s’engageant à une solidarité sans faille envers tout
militant qui serait en butte à la répression gouvernementale dans le cadre de cette campagne.

Palestine occupée, Dexia impliquée


Extrait de l’intervention du Dr. Dalit Baum, de lassociation « who Profits from the occupation ? » dans le cadre du séminaire « United in Struggle against Israeli Colonialism, Occupation, and Racism:Economic Perspectives and Advocacy Strategies ayant eu lieu le 24-25 October 2009 in Bethlehem. Ce séminaire était organisé par Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative (OPGAI) & Alternative Information Center (AIC)