Place Mahmoud Darwich à Paris


source : al-oufok

Bertrand Delanoë inaugurera lundi 14 juin une place Mahmoud Darwich en présence du président palestinien Mahmoud Abbas.

La ville de Paris a annoncé dans un communiqué, que « Bertrand Delanoë et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité nationale palestinienne inaugureront lundi 14 juin la Place Mahmoud Darwich pour honorer l’œuvre de ce grand poète de Palestine ». Elle sera située sur le quai Malaquais dans le 6e arrondissement.

Le Trio Joubran, composé de trois frères Palestiniens, joueurs de ‘oud, le luth traditionnel arabe, donnera un concert suite à la cérémonie d’inauguration.

Mahmoud Darwich a reçu de nombreuses distinctions pour son œuvre dont celle de l’Ordre national du Mérite en 1993 et ses textes ont été traduits dans plusieurs langues. Il est reconnu comme l’un des poètes les plus importants du XXe siècle, rappelle la ville.

La décision d’attribuer à un lieu parisien le nom de Mahmoud Darwich a été votée par le Conseil de Paris en avril dernier.
Mahmoud Abbas, en visite officielle à Paris, rencontera Nicolas Sarkozy.

« Tue un Turc et repose-toi »



Uri Avnery

En pleine mer, hors des eaux territoriales, le bateau fut arrêté par la Marine. Les commandos le prirent d’assaut. Des centaines de gens sur le pont résistèrent, les soldats utilisèrent la force. Des passagers furent tués, un grand nombre d’entre eux furent blessés. Le monde entier les vit marcher sur le quai, hommes et femmes, jeunes et vieux, épuisés, l’un après l’autre, chacun encadré de deux soldats.

Le bateau s’appelait “Exodus 1947”. Il avait quitté la France dans l’espoir de briser le blocus britannique imposé pour empêcher les bateaux chargés de survivants de l’Holocauste d’atteindre les rivages de Palestine. S’il avait été autorisé à atteindre le pays, les immigrants illégaux auraient été débarqués et les Britanniques les auraient envoyés dans des camps de détention à Chypre, comme ils l’avaient fait auparavant. Personne n’aurait fait cas de l’épisode plus de deux jours.

Mais la personne responsable était Ernest Bevin, un leader du parti travailliste, un ministre britannique arrogant, brutal, et aimant le pouvoir. Il n’était pas prêt à laisser une bande de Juifs lui dicter ce qu’il avait à faire. Il décida de leur donner une leçon aux yeux du monde entier. “C’est une provocation !” s’exclama-t-il, et bien sûr il avait raison. Le principal but était en effet de faire une provocation pour attirer l’attention du monde sur le blocus britannique.

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