Le 10 août 2010, l’armée israélienne a expulsé de force les propriétaires de trois magasins en face de Bab Al Baladiyah à Hébron en Cisjordanie. Les soldats ont soudé les portes pour que les propriétaires ne puissent plus utiliser leurs magasins. La seule raison que l’on peut imaginer est que ces fermetures sont faites en représailles pour les manifestations absolument non-violentes qui ont eu lieu devant Bab Al Baladiyah organisée pour protester contre les conditions d’apartheid que l’armée israélienne impose à Hébron.
Les membres de Youth Against Settlements, groupe palestinien militant non-violent, ont été arrêté pour avoir refusé de s’écarter des boutiques. Deux d’entre eux, Badia Dwaik et Tamer Al-Atrash, sont actuellement détenus dans une prison militaire. SVP, diffusé la nouvelle et si vous n’avez que cinq dollars à donner pour que nous puissions engager des avocats pour le représenter au rendez-vous sur le site http://www.youthagainstsettlements.org ou vous en apprendrez aussi davantage sur la situation à Hébron et dans les territoires palestiniens occupés en général.
IMPORTANT !! Il s’agit d’un documentaire établi par Al-Jazeera, très original, de par son objectivité par la présentation d’historiens non arabes, mais plutôt israéliens qui témoignent des crimes de guerre qu’Israël a longtemps cachés, surtout le voile a été levé après les armes interdites utilisées à Gaza récemment. Voici la vérité au grand jour ! Documentaire historique traitant de l’origine du conflit israélo-palestinien, depuis 1799, sous-titré, pour la première fois, en sous-titrages français et en 6 parties. Veuillez le partager avec d’autres gens, on doit tous promulguer la vérité.
Source : anniebannie n’a pas trouvé la source de la traduction et aimerait que quelqu’un la lui signale
Bientôt la rentrée… sauf pour ceux qui sont déjà revenus de vacances, et ceux qui ne sont pas partis cet été. A commencer par les Palestiniens qui continuent à subir l’occupation, les emprisonnements, le vol de terres, comme à Jérusalem Est, où les expulsions de familles palestiniennes se poursuivent à un rythme accéléré.
Tandis que les médias annoncent la « reprise de négociations », les habitants de Gaza restent sans électricité, sans matériaux de construction et ceux de la Cisjordanie sont toujours privés de liberté, puisque l’occupant — souvent main dans la main avec ceux qui acceptent de collaborer– quadrille rues et villages, épaulant les colons israéliens qui se livrent à d’incessantes exactions. Figurez-vous que certains de ces colons, à Hébron, ont demandé (et obtenu !) que l’on entende moins le son du muezzin pendant le Ramadan, parce que cela les gêne !
Tandis que des soldat(e)s israéliens exposent sur facebook leurs basses besognes, leurs dirigeants s’agitent de tous côtés pour tenter d’endiguer la riposte internationale qui grandit : le boycott de l’occupant… y compris par des Israéliens qui s’opposent à ce régime fasciste. Vote à la Knesset au début du mois d’une amende de 30.000 shekels (environ 6.000 euros) pour tout citoyen ou organisme qui souhaitera s’engager en faveur d’un boycott contre Israël.
Et aux Etats-Unis, certains sionistes font campagne pour que les principaux donateurs à Israël s’engagent désormais dans le boycott de l’Université Ben Gourion (Bersheva) coupable de ne pas révoquer ou exclure les universitaires (tel le Pr Neve Gordon) qui se sont associés à la campagne BDS. Il y a même, ces prochains jours, une réunion du « Congrès juif mondial » à Jérusalem (!!) pour voir comment contrecarrer cette vague de réprobation qui se matérialise par le boycott d’Israël. Hier encore, le ministère norvégien des finances a annoncé l’exclusion de deux firmes israéliennes de ses investissements, en raison de leur participation à l’occupation.
La consigne a donc été donnée d’engager des poursuites autant que faire se peut. En Grande-Bretagne, les attaquants viennent d’essuyer un deuxième camouflet. Après la relaxe des militants écossais ayant interrompu un concert du Jerusalem Quartet au printemps dernier, ce sont les responsables d’un magasin londonien vendant des cosmétiques AHAVA, qui ont perdu leur procès et ont dû payer les frais de justice cet été. Ils avaient attaqué des militants ayant organisé une action de boycott de ces cosmétiques (soi-disant « made in Israel »).
En France, le dénommé Sammy Ghozlan, roi du chantage à l’antisémitisme, met les bouchées doubles. Il a déposé plus de 50 plaintes contre des militant(e)s qui participent à cette campagne internationale de boycott. Et comme on sait que le ministre de la justice de ce pays se permet de donner des ordres aux magistrats en leur demandant de donner suite à ses élucubrations, plusieurs procès vont avoir lieu dès cette rentrée :
– le lundi 13 septembre, à Mulhouse, 5 militant(e)s, appartenant à 5 organisations différentes, sont appelés à comparaître devant un tribunal, accusés d' »incitation à la haine raciale » pour avoir appelé au boycott de l’occupant israélien !
– le 24 septembre, aura lieu à Bordeaux le procès en appel de Sakina Arnaud, condamnée en première instance pour les mêmes raisons
Et ce n’est pas tout ! Car comme l’écrivent les supporters de la politique israélienne en France : « Quoi de mieux que de frapper ces trublions dans leurs portefeuilles ? »
Au lieu de nous intimider, ces procès seront l’occasion de montrer notre solidarité, notre coordination nationale et internationale, et l’élargissement de cette campagne de boycott, qui est la seule riposte non-violente efficace, en l’absence de toute intervention de nos dirigeants pour faire respecter le droit international et la justice.
On peut voir sur internet des actions de boycott similaires se dérouler dans un nombre croissant de pays, proches et lointains : en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, et en Australie.. et ce n’est qu’un début !
Le BDS Tour que nous avons organisé en juillet, dans 15 villes de France, en coopération avec les comités locaux, a montré l’intérêt du public pour ces nouvelles méthodes de lutte pacifique. Si vous avez raté ces 15 épisodes sur notre site
http://www.europalestine.com, vous aurez bientôt accès à une vidéo de synthèse, sous-titrée en anglais, qui montre que la clé du succès est dans le nombre, mais aussi dans la diversité. Un grand merci à tous les parents, enfants, jeunes et moins jeunes de toutes origines qui ont fait cette belle démonstration !
Cap maintenant sur une action d’envergure, coordonnée, le samedi 11 septembre pour soutenir les 5 militants de Mulhouse, qui nous appellent à ne pas les laisser isoler. Dans toutes les villes, les amis, les familles, doivent se mobiliser pour dire « Moi aussi, je boycotte ». Si vous pouvez participer à ces actions et que vous souhaitez des contacts dans votre ville, merci d’envoyer un message à
Et pour organiser la solidarité financière, une première journée est organisée ce dimanche 29 août, de 14 H à 20 H à la librairie Résistances, à Paris : Vente et braderie de livres, d’artisanat, de tableaux et de photos pour faire face aux frais de justice engendrés par ces procès ! (Librairie Résistances : à l’angle du 40 rue Guy Môquet. 75017 Paris. M° Guy Moquet ou Brochant sur la ligne 13. Ou bus 31, arrêt Davy-Moines)
Autre rendez-vous le week-end suivant (4 et 5 septembre) à la grande braderie de Lille, sur notre stand !
Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine Notre site a été alimenté tout l’été et vous y trouverez des infos et des vidéos très utiles : http://www.europalestine.com
Ali Abunimah, fondateur et éditorialiste du site Electronic Intifada, a récemment publié un article critiquant ce qu’il nomme « la fausse (ou hypocrite) campagne de boycott de l’Autorité Palestinienne »
Il y accuse notamment Salam Fayyad, le « Premier ministre non élu basé à Ramallah », de vouloir torpiller la campagne de BDS et aussi de tenter de récupérer les actions de terrain de la « résistance populaire »
Peu de temps avant, Jamal Juma, coordinateur palestinien de la campagne contre le mur (Stop the Wall), avait déclaré que « l’Autorité Palestinienne cherchait à paramétrer la résistance pacifique contre le mur d’apartheid en fonction de sa propre vision pour en prendre le contrôle »
Au même moment, Mousa Abu Maria, coordinateur de {Palestine Solidarity Project} et animateur du comité populaire de Beit Ommar, arrêté tour à tour par l’armée israélienne et par la police de l’Autorité, analysait le soudain intérêt de l’Autorité Palestinienne pour la résistance populaire non violente comme « une offre voilée de Fayyad pour prendre le contrôle d’un mouvement populaire »
Ces quelques exemples illustrent une réalité qui ne fait pas mystère en Cisjordanie. Là-bas, nombreux sont ceux qui ont compris que le contrôle des actions de « la résistance populaire » est devenu un enjeu politique important.
Le « libéral » issu d’un coup de force
Il a été fourni clés en mains par le gouvernement américain et les différents pays « donateurs » qui l’ont imposé à Arafat en qualité de ministre des finances en 2002.
Nul ne devrait remettre en cause sa volonté de servir ses compatriotes : après des études en université américaine et quelques années passées à la Banque mondiale, il a mis en pratique son « droit au retour » en acceptant en 1995 la responsabilité de « représentant du FMI » dans les Territoires de l’Autonomie Palestinienne.
En 2007 il a été désigné Premier Ministre par Abbas qui venait de tenter un coup de force contre le Hamas à Gaza avec son acolyte Dahlan. Après la débandade de leurs forces financées par les USA, Abbas a décrété l’Etat d’urgence, a assisté sans mot dire voire a encouragé le durcissement du blocus de Gaza et l’arrestation des membres Hamas du Conseil législatif où ils étaient majoritaires.
Celui qu’on nous présente parfois comme un « libéral » n’a éprouvé aucun état d’âme à profiter d’un putsch pour prendre la place du Premier ministre élu par la majorité Hamas du Conseil Législatif Palestinien(CLP)
Depuis 3 ans, alors que sa liste n’ avait obtenu que 2.4% des suffrages lors des élections remportées par le Hamas , il est le « Premier ministre » d’un gouvernement qui n’a jamais été ratifié par un vote du CLP et il a été nommé par un « Président » dont le mandat est achevé depuis 18 mois !
Curieusement, ses nombreux admirateurs occidentaux ne semblent pas choqués par ce « léger » déficit de légitimité démocratique !
Construire un Etat sous occupation ?
Le plan prêté au nouveau sauveur des Palestiniens est le suivant : eu égard à l’impasse des négociations, l’Autorité modernisée par Fayyad va faire la démonstration du sérieux palestinien sur le terrain et à un moment donné il apparaitra clairement aux yeux de la Communauté internationale (C I ) que le seul obstacle au règlement du conflit, c’est l’occupation…
Naïveté ou soumission ? Voici ce qu’en dit Bernard Sabella, un membre du Conseil législatif proche de Fayyad : « L’insistance sur la non-violence chez nous, les Palestiniens aujourd’hui, est en accord avec le plan de M. Fayyad pour arriver à une position où la communauté internationale va regarder la Palestine et dire : Voilà, les Palestiniens sont bien développés dans leurs institutions, et même dans leur mentalité. Alors, pourquoi ne pas leur reconnaître un État ? »
Fayyad affirme qu’il sera alors en capacité de forcer la main de la CI pour exiger la conclusion d’un accord mettant un terme à l’occupation de 67.
Il y aurait donc désormais deux options dans la recherche de la reconnaissance de l’État palestinien : celle d’Abbas axée sur la poursuite des négociations et fondée sur l’espoir d’un changement d’attitude du gouvernement des USA et celle de Fayyad consistant à agir sur le terrain pour établir les fondations économiques sans attendre la création de l’Etat.
En réalité ces deux attitudes ne sont nullement contradictoires.
Abbas et Fayyad sont deux étoiles jumelles qui unissent leurs efforts dans l’espoir que la Communauté internationale va leur octroyer « un État» et tant pis s’il s’agit d’un bantoustan totalement soumis économiquement à l’économie israélienne, sans souveraineté et principalement voué au contrôle policier des Palestiniens.
Et tant pis aussi si cet « État» sert demain de justification à l’oubli de la question palestinienne qui sera réduite à quelques épisodes d’un banal « conflit frontalier entre deux État voisins » !
Fayyad sait que la combinaison de la structure des accords d’Oslo et de l’occupation militaire israélienne rend l’Autorité totalement dépendante d’Israël et que c’est toujours l’intérêt de l’État sioniste qui commande.
Le flic et le banquier : au service de la paix pour le Capital
Si le blocus financier a été levé et si le quadrillage militaire s’est un peu allégé en Cisjordanie, c’est parce que le maintien sur place des forces d’occupation israéliennes et la participation active des collaborateurs palestiniens, notamment dans l’action répressive des forces policières palestiniennes placées sous le commandement du général américain Dayton, le permettaient.
Comme Dayton l’a expliqué, l’USSC (Equipe américaine de coordination de la sécurité) est là «non pas pour apprendre à combattre Israël, mais pour maintenir l’ordre et la loi, respecter tous les citoyens et faire régner la loi afin qu’ils puissent vivre en sécurité et en paix avec Israël.»
La mission de cette force policière est avant tout le contrôle de tout mouvement populaire.
Certains commentateurs occidentaux n’ont pas manqué de noter la faiblesse des manifestations de protestation des habitants de Cisjordanie lors de l’agression meurtrière contre Gaza fin 2008.
Là encore Dayton explique :
« Pendant cette période, les Israéliens ont gardé un ‘profil bas’; chaque jour, ils se coordonnaient avec les forces de sécurité palestiniennes. Par exemple, le commandant palestinien appelait le commandant israélien pour lui dire »Une manifestation se déroulera du point A au point B. Elle passe près du check-point de Bet El. Nous apprécierions si, pendant deux heures, vous pouviez quitter le check-point afin que nous puissions contrôler la manifestation, ensuite vous pourrez reprendre position. »
Dayton rapporte ensuite les propos d’un officier israélien : «L’USSC est en train d’accomplir un travail formidable. Plus les Palestiniens feront le boulot et moins nous devrons le faire».
La mission première de Fayyad ne devrait faire aucun doute : il est là pour contribuer à réunir les différentes conditions favorables à la liquidation de toute résistance authentique, quelle qu’en soit la forme, violente ou non violente.
Il n’est évidemment pas seul à la manœuvre et bénéficie de l’appui encore nécessaire de Abbas, du soutien contraint et pas toujours enthousiaste du Fatah et de la complicité plus ou moins discrète de dirigeants d’ONG dont la survie dépend de l’USAID ou de l’argent de Fayyad.
Quant à la « gauche palestinienne », elle semble n’avoir comme seule stratégie que réclamer l’unité et la réconciliation, refusant d’admettre que, dans les présentes circonstances, toute réconciliation ne pourrait se faire que sur le dos de la résistance et au détriment des droits fondamentaux du Peuple palestinien.
Fayyad est un jalon important dans la mise en place d’une Autorité dépolitisée, une simple administration de gestion du quotidien des Palestiniens « sous sa forme techniciste éloignée de tout engagement patriotique »
C’est aussi ce que dit Azmi Bishara : « l’ancien officiel de la Banque mondiale, qui se vante d’être pragmatique, offre des solutions au jour le jour à la place d’une cause nationale »
Pour autant, dans cette « gestion du quotidien », la relative amélioration de certains aspects de la vie des habitants de Cisjordanie, par la levée temporaire de certains barrages à l’entrée des villes palestiniennes et par la permission donnée aux Palestiniens d’emprunter certains segments de routes précédemment réservées aux seuls Israéliens, n’a pas modifié en profondeur la situation des Palestiniens ordinaires dont l’immense majorité ne fréquente pas les dancings de Ramallah où le coca se paye 4 € et ne pourra pas devenir propriétaire d’ un appartement à Rawabi.
Aussi, dans un contexte global d’intensification de la chasse aux militants du Hamas et plus généralement de la répression à l’encontre de tous ceux qui contestent sa politique de complicité active avec l’occupation, Fayyad doit donner le change et ne peut pas être réduit au rôle de collaborateur actif et dévoué de l’occupant.
Neutraliser la résistance populaire
Il a donc décidé d’occuper, pour mieux les neutraliser, les deux terrains où s’exprime aujourd’hui la lutte contre l’occupation en Cisjordanie : d’une part « la résistance populaire » et d’autre part le boycott d’Israël.
Diverses luttes ont été spontanément engagées à partir de 2002 par des villageois confrontés aux premiers travaux de construction du mur (Jayyous, Bil’in…)
Elles ont souvent pris la forme de manifestations régulières contre le mur, pour la défense du libre accès aux terres et aux villages de plus en plus cernés par les colonies.
Ignorées des principales factions politiques et méprisées par l’Autorité, elles sont restées isolées pendant plusieurs années.
« Stop the Wall Campaign » puis l’appel BDS en 2005 ont été les premiers à tenter de relier entre elles ces recherches d’une alternative d’une part à la faillite de la stratégie des négociations de paix et d’autre part à l’impossibilité d’une participation populaire à la deuxième Intifada militarisée.
Mais la situation a changé. Les négociations sont devenues inexistantes et l’isolement des actions armées a mené la deuxième Intifada dans l’impasse.
Depuis quelques temps, Stop the Wall et BDS sont confrontés à la concurrence de deux organismes : le Comité National et le Comité de coordination.
Le premier a été créé par le Fatah dès 2005 et a été réactivé depuis sa dernière conférence nationale, après l’été 2009.
Le second est sous le contrôle du gouvernement de Fayyad et il prétend vouloir organiser l’ensemble des responsables des comités populaires de Cisjordanie.
Fayyad ne lésine pas sur l’utilisation de l’argent et les différents comités populaires ne sont pas logés à la même enseigne dans la distribution !
Comme le dit avec franchise Mohamed KATTIB, l’un des leaders du comité de Bil’in soutenu par l’Autorité, « la pression médiatique et l’argent qui a coulé à flot ont créé des tensions. Chacun veut sa part… »
Et puis, la répression des manifestations par l’armée israélienne aboutit à de nombreuses destructions et à des arrestations. Il faut rémunérer des avocats, payer les cautions et les amendes, rendre visite aux prisonniers dans des prisons israéliennes éloignées Etc.
Tout cela coute cher et celui qui paye entend bien en tirer un avantage politique.
On peut le constater en étudiant les déclarations finales des conférences internationales qui se sont tenues à Bil’in ces dernières années.
Quand la présence de Fayyad en 2009 et l’absence de l’AP dans la lutte sur le terrain avaient fait l’objet de critiques acerbes et que la conférence avait alors mis la priorité sur la campagne BDS, 2010 a confirmé l’influence croissante de l’Autorité sur de nombreux comités populaires.
En mobilisant des moyens financiers importants et en n’hésitant pas à user de la répression sélective contre certains dirigeants, avec souvent la complicité active des forces de l’occupation, Fayyad semble avoir réussi là où Mustapha Barghouti et le Fatah avaient échoué dans leurs tentatives de récupération.
En avril 2010 à Bil’in, les porte-paroles de BDS ont assisté à la rétrogradation de leur action au deuxième rang et vu un « boycott des produits israéliens provenant des colonies » se substituer au boycott d’Israël !
Fayyad est donc l’homme orchestre d’ un dispositif qui permet de faire des projets de zone industrielle, des projets de développement touristique, qui favorise le boom de l’immobilier et des commerces de luxe à Ramallah…mais un dispositif qui ne met pas fin à l’occupation et qui n’empêchera pas l’armée israélienne, si elle le décide demain face à une nouvelle révolte populaire palestinienne, de détruire toute cette pacotille dont seule tire profit aujourd’hui une petite élite palestinienne qui ambitionne de trouver sa place dans le projet néolibéral de Grand Moyen Orient.
La réalisation du plan néolibéral de Fayyad passe évidemment par la liquidation de toute résistance authentique, puisque ce plan intègre l’occupation israélienne comme un état de fait inébranlable.