Silence des médias, inertie et lâcheté de la Communauté internationale


Mesdames, Messieurs,

Le mercredi 4 août 2010, je vous interpellais suite à l’invasion et à la destruction le 26 juillet du village d’al-Araqib dans le Neguev par la soldatesque israélienne, soutenue par de jeunes Israéliens, arrivés sur place en bus pour s’amuser du spectacle.

Aujourd’hui, l’horreur des faits que j’apprends me pousse – dans le cadre de la présidence belge européenne – à vous interpeller une nouvelle fois, étant donné le silence des médias, l’inertie et la lâcheté de la Communauté internationale.
Quatre obus israéliens, de fabrication américaine ont été tirés sur des zones résidentielles dans Beit-Hanoun, au nord de la bande de Gaza le 31 juillet 2010 (cinq jours après al-Araqib), tuant deux enfants et en blessant grièvement plusieurs autres.

Il s’agit d’obus qui projettent des « fléchettes » de 3,75 mm de long dans toutes les directions ; le contenu de ces « nail bomb » est fait de billes d’acier, de divers morceaux métalliques, clous, pièces coupantes comme des rasoirs et de divers morceaux métalliques qui mutilent et tuent dans une zone circulaire de 100 à 300 mètres autour de leur point d’impact. Je vous laisse deviner le genre de blessures et de traumatismes dont souffrent ces petits Gazaouis et leurs parents!!

Qui a imaginé ces armes? Qui fabrique ces armes ? Qui vend ces armes ? Ou qui autorise de vendre ces armes ? Pourquoi ne sont-elles pas interdites? Les obus à fléchettes sont des armes illégales au regard du droit international quand ils sont tirés sur des zones d’habitations civiles! quel cynisme! alors qu’elles sont conçues pour tuer ou blesser atrocement les civils ! Quand la communauté internationale va stopper la folie meurtrière d’Israël ?

Rompre toute relation économique, diplomatique avec cet état criminel ? Exiger l’interposition de troupes de l’ONU ? Faire appliquer le Droit ? Faire juger les dirigeants israéliens (à l’instar d’autres dirigeants criminels dans le monde) par un Tribunal International ? Pourquoi les médias se taisent ? Qui les font taire ? Pourquoi protégez-vous Israël ? Pourquoi ?
Quand allez-vous faire passer les Droits Humains au-dessus des intérêts commerciaux et de vos priorités carriéristes ? Quand ? Quand allez-vous avoir le courage de dire CA SUFFIT à Israël ? Quand ?

Je ne me fais aucune illusion sur la suite que vous réserverez aux milliers d’appels de citoyens responsables, indignés et désespérés par autant de souffrances et d’injustices infligées au peuple palestinien mais votre honteuse indifférence ne nous empêchera pas de tenter d’arrêter ces massacres d’innocents, avec les moyens de résistance, légaux et pacifiques, dont nous disposons…(encore…).

Recevez, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées

Mireille P.

Lettre envoyée par cette camarade à :

catherine.ashton@ec.europa.eu,
jean-luc.dehaene@europarl.europa.eu,
anne.delvaux@europarl.europa.eu,
frederique.ries@europarl.europa.eu,
veronique.dekeyser@europarl.europa.eu,
isabelle.durant@europarl.europa.eu,
philippe.lamberts@europarl.europa.eu,
frederic.daerden@europarl.europa.eu,
louis.michel@europarl.europa.eu,
marc.tarabella@europarl.europa.eu,
frieda.brepoels@europarl.europa.eu,
annemie.neyts-uyttebroeck@europarl.europa.eu,
guy.verhofstadt@europarl.europa.eu,
bart.staes@europarl.europa.eu,
info@kathleenvanbrempt.be,
dirk.sterckx@europarl.europa.eu,
said.elkhadraoui@europarl.europa.eu,
cab.ae@diplobel.fed.be,
charles.michel@diplobel.fed.be,
marina.stas@consilium.europa.eu
cc info@picque.irisnet.be,
e.rimaux@wbi.be,
v.gabreau@wbi.be,
info@laurette-onkelinx.be,
elio@ps.be,
joelle@lecdh.be,
ahmed.elktibi@brucity.be,
zoe.genot@ecolo.be,
fouad.lahssaini@ecolo.be,
pmoureaux@skynet.be,
info@kir.irisnet.be,
ce.lagasse@wbi.be,
p.suinen@wbi.be,
freddy.thielemans@brucity.be,
claude.eerdekens@andenne.be

voir aussi cet article dans info-palestine

Vergès:les sanctions adoptées par l’UE, un crime contre la population iranienne


le 06-08-10

Interrogé par le correspondant du bureau de l’Irna à Paris, le très réputé avocat français, Jacques Vergès a souligné que les nouvelles sanctions adoptées par l’Union européenne « sont vaines et dangereuses (…) et qu’il s’agit « d’un crime contre les populations iraniennes ».

Sur la détermination de l’Iran à défendre son droit légitime à poursuivre son programme nucléaire pacifique, il a donné raison à l’Iran et s’adressant aux Iraniens, il a assuré : «en tant que Français, que les gouvernements français passent mais que le peuple français ne fera pas et ne fera jamais la guerre au peuple d’Iran ».

Réagissant à l’ampleur des sanctions adoptées par l’Union Européenne contre l’Iran et son secteur énergétique et au rôle joué par les États-Unis dans cette démarche, Jacques Vergès a dénoncé l’attitude de l’UE, qui selon lui « s’est comportée comme le caniche des États Unis ».

Interrogé sur la position du président Mahmoud Ahmadinejad qui a assuré que l’Iran reprendrait ce dialogue en septembre mais, à condition notamment de connaître la position des puissances occidentales sur « l’arsenal atomique du régime israélien » et de la présence de nouveaux pays comme la Turquie et le Brésil, l’avocat français a approuvé la position du président iranien soulignant qu’ « il ne saurait y avoir deux poids et deux mesures ».

A la question sur les menaces de certaines puissances occidentales qui n’exclut pas des frappes militaires sur les sites nucléaires iraniens, Jacques Vergès a qualifié ces menaces de « folie comparable à celle d’Hitler attaquant la Russie en 1941 » soulignant que non seulement « cela n’aurait pas d’impact sur le programme nucléaire iranien mais que par contre une attaque militaire mettrait en cause la stabilité non seulement de la région mais du monde ».

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Une nouvelle flottille prévue vers Gaza avant la fin de l’année


04/08/2010

Les organisateurs de la « flottille de la liberté » pour Gaza, cible d’un assaut meurtrier des commandos israéliens en mai, ont annoncé mercredi l’envoi d’une nouvelle flotte vers le territoire palestinien avant la fin de l’année, au terme d’une réunion à Stockholm.

« Nous allons envoyer une (nouvelle) flottille si le blocus (israélien sur Gaza) n’est pas levé », a déclaré à l’AFP Dror Feiler, porte-parole de la branche suédoise du mouvement pro-palestinien Ship to Gaza et rescapé de l’abordage du 31 mai.

« Nous irons avant la fin de l’année et nous sommes pratiquement certains que la flottille sera plus importante, qu’il y aura davantage de navires et des bâtiments plus gros », a-t-il dit.

« Nous n’accepterons pas de contrôles et d’inspections israéliens », a-t-il averti, dans une déclaration faite après une réunion de membres du mouvement dans la capitale suédoise.

Le 31 mai à l’aube, des commandos israéliens avaient donné l’assaut sur le convoi de six navires, tuant 9 passagers turcs et soulevant une vague de réprobations internationales. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU a mis sur pied une mission d’enquête sur l’abordage.

Ship to Gaza n’était pas en mesure de donner une date plus précise pour l’envoi des nouveaux navires, mais a souligné que la nouvelle flotte serait plus importante que la précédente.

« Nous ne pouvons pas donner de date exacte, parce qu’il faut affréter et enregistrer les navires », a souligné M. Feiler, un artiste et militant né en Israël et habitant en Suède.

« Nous affrétons des navires, nous recevons beaucoup de fonds pour avoir plus de bateaux. La nouvelle flottille sera plus grande que la précédente », a-t-il dit à l’AFP, citant des appuis en France, en Espagne, en Italie, en Suisse, en Norvège, en Australie, aux Etats-Unis ou encore au Canada.

« Une nouvelle coalition est en formation », a-t-il dit.

La mort des neufs Turcs dans l’assaut le 31 mai avait suscité de vigoureuses condamnations à travers le monde et déclenché une grave crise avec Ankara, appui précieux d’Israël dans la région.

Israël a accepté pour la première fois lundi de participer à une enquête de l’ONU sur l’opération militaire, sous la pression internationale et pour tenter de surmonter la crise avec la Turquie.

De son côté, le mouvement Ship to Gaza a exprimé mercredi ses « inquiétudes » sur la neutralité de l’enquête onusienne qui, selon lui, souffre d’un « mandat limité ».

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Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre


Part 1/3
René Naba | 03.08.2010 | Paris

Le Liban, une passoire


Paris, 3 août 2010 – Objet de fantasme depuis un demi siècle, le Bar de l’Hôtel Saint Georges de Beyrouth a longtemps été un haut lieu du monde interlope de la barbouzerie internationale. Réputé pour ses cocktails détonants, ses barmen avenants, ses yachts rutilants et sa plage huppée, son ambiance calfeutrée, propice à tous les chuchotements, le destinait à être le lieu de côtoiement par excellence de personnages aussi emblématiques1 qu’énigmatiques que l’agent double soviéto britannique, Kim Philby, membre du fameux groupe «The Cambridge Five», ou, le Général Taymour Bakhtiar, tombeur de Mohamad Mossadegh, le premier ministre nationaliste iranien, artisan de la première nationalisation du pétrole en 1953.

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Israël s’est glissé dans l’UE sans que personne ne le remarque


mardi 3 août 2010 – 06h:23

Robert Fisk – The Independent

Affrontement entre soldats israéliens et Palestiniens protestant contre l’offensive de Gaza l’hiver 2008-2009 - Photo Abbas Momani

« Israël a noué des liens politiques et économiques si solides avec l’UE au cours des 10 dernières années qu’il est devenu un État membre de l’Union à tous les égards sans en avoir le nom. »

C’est à peine si la mort de cinq soldats israéliens dans un accident d’hélicoptère en Roumanie a fait les titres des journaux.Il n’y avait pas d’exercices conjoints OTAN – Israël. Soit. Imaginez le décès de cinq combattants du Hamas dans un accident d’hélicoptère en Roumanie cette semaine. Nous n’aurions pas fini d’en parler. Extraordinaire.

Attention, je ne compare pas Israël au Hamas. Israël est le pays qui a massacré avec raison 1300 Palestiniens à Gaza il y a 19 mois – dont plus de 300 enfants – tandis que le Hamas cruel, assoiffé de sang et terroriste tuait 13 Israéliens (dont trois soldats qui s’étaient tirés dessus par erreur).

Mais il y a un parallèle. Richard Goldstone, éminent juge sud-africain juif, a conclu, dans le rapport de 575 pages sur le bain de sang de Gaza qu’il a établi à la demande des Nations unies, que les deux côtés avaient commis des crimes de guerre ; bien entendu scandale compréhensible chez divers partisans d’Israël aux USA qui ont vu en lui, avec raison, l’incarnation du « mal » ; quant à son excellent rapport, sept gouvernements de l’Union européenne l’ont rejeté. Je me pose donc la question :que fait l’OTAN dans des jeux de stratégie militaire avec une armée accusée de crimes de guerre ?

Ou, pour être plus précis, pourquoi donc l’Union européenne cajole-t-elle les Israéliens ? Dans un livre à paraître bientôt, remarquable et détaillé même si le ton en est un peu trop furieux , l’infatigable David Cronin présentera en novembre une analyse microscopique de « nos » relations avec Israël. Je viens de terminer le manuscrit et il me coupe le souffle. Comme il le dit dans sa préface, « Israël a noué des liens politiques et économiques si solides avec l’UE au cours des 10 dernières années qu’il est devenu un État membre de l’Union à tous les égards sans en avoir le nom. » Effectivement, ce fut Javier Solana, le dirigeant débraillé de la politique étrangère de l’UE (ancien secrétaire général de l’OTAN) qui a en fait dit l’année dernière « Israël, permettez-moi de le dire, est membre de l’Union européenne sans être membre de l’institution ».

De quoi ? Le savions-nous ? L’avons-nous voté ? Qui a permis cela ? David Cameron – qui fait maintenant campagne pour l’entrée de la Turquie dans l’UE – est-il d’accord ? Je suppose que oui puisqu’il continue à se dire un « ami d’Israël » alors que ce pays a produit une excellente série de faux passeports britanniques pour ses assassins de Dubaï. Comme le dit Cronin, « la pleutrerie de l’UE envers Israël contraste fortement avec la position ferme qu’elle a prise par rapport à des atrocités majeures commises dans d’autres conflits ». Après la guerre entre la Russie et la Géorgie en 2008 par exemple, l’UE a chargé une mission indépendante d’enquêter sur les éventuelles violations du droit international et elle a exigé une enquête internationale sur les abus des droits humains après la guerre du Sri Lanka contre les Tigres tamouls. Cronin n’exempte pas la responsabilité de l’Europe pour l’holocauste des juifs et convient que nos gouvernements auront toujours un « devoir moral » pour que cela ne se reproduise pas – bien que j’aie bien remarqué que Cameron a oublié de mentionner l’holocauste arménien de 1915 quand il faisait sa cour aux Turcs cette semaine.

Mais cela n’est pas tellement pertinent. En 1999, les ventes britanniques d’armes à Israël – pays qui occupe la Cisjordanie (et également Gaza) et qui construit des colonies illégales pour les juifs et pour les seuls juifs sur des terres arabes – se montaient à 11,5 millions de livres ; en deux ans ce chiffre à presque doublé pour atteindre 22,5 millions. Ces livraisons comprennent des armes légères, des kits de fabrication de grenades et de l’équipement pour les avions de combat et les tanks. Il y a eu quelques refus après qu’Israël a utilisé des tanks centurions modifiés contre les Palestiniens en 2002, mais en 2006, l’année où Israël a massacré 1300 Libanais, presque tous des civils, à l’occasion d’une autre croisade contre la « terreur mondiale » que représente le Hezbollah, la Grande-Bretagne a accordé plus de 200 licences d’armes.

Bien entendu, une partie de l’équipement britannique transite par les USA pour être acheminé en Israël. En 2002, la Grande-Bretagne a donné des  » head-up displays » (N.d.T (dans les avions de combat, tableau de verre dans la cabine de pilotage où figurent les données du vol et du combat), HUD) fabriqués par BAE Systems pour Lockheed Martin qui les a promptement installés dans des bombardiers de combat F-16 destinés à Israël. L’UE n’a pas soulevé d’objection. Il convient d’ajouter que la même année, les Britanniques acceptaient de former 13 militaires israéliens. Des avions US transportant des armes vers Israël au moment de la guerre contre le Liban de 2006 ont fait le plein à des aéroports britanniques (et hélas, aussi dans des aéroports irlandais). Les trois premiers mois de 2008, nous avons accordé de nouvelles licences d’armes pour un montant de 20 millions de livres – juste à temps pour l’assaut israélien contre Gaza. Les hélicoptères Apache utilisés contre les Palestiniens, dit Cronin, contiennent des pièces fabriquées par SPS Aerostructures dans le Nottinghamshire, Smiths Industries dans le Cheltenham, Page Aerospace dans le Middlesex and Meggit Avionics dans le Hampshire.

Dois-je continuer ? Israël, en passant, a été félicité de l’ aide « logistique » qu’il a fournie à l’OTAN en Afghanistan – là, où nous tuons annuellement encore plus d’Afghans que les Israéliens ne tuent habituellement de Palestiniens – ce qui n’est pas surprenant puisque que le boss militaire israélien Gaby Ashkenazy a visité le siège de l’OTAN à Bruxelles pour plaider en faveur de liens plus étroits avec cette institution. Et Cronin parle de façon convaincante d’un arrangement financier extraordinaire – au point d’en être obscène – en « Palestine ». L’UE finance des projets à Gaza pour des millions de livres. Ces projets sont régulièrement détruits avec les armes israéliennes fabriquées aux USA. Ça marche comme ça : les contribuables européens financent les projets. Les contribuables US financent les armes qu’Israël utilise pour détruire les projets. Ensuite les contribuables EU donnent le fric pour financer la reconstruction du tout. Et ensuite les contribuables US… Je crois que vous avez compris. Israël, en passant, a déjà un programme de coopération « individuelle » avec l’OTAN, lui donnant accès au réseau informatique de l’organisation.

Dans l’ensemble, c’est bien d’avoir un allié aussi farouche qu’Israël dans notre camp, même si son armée est composée de voyous et que certains de ses hommes sont des criminels de guerre. Puisqu’on en est là, pourquoi ne pas demander au Hezbollah d’entrer à l’OTAN également – imaginez combien ses tactiques de guérilla seraient utiles pour nos garçons dans le Helmand. Et puisque les hélicoptères Apache israéliens tuent souvent des civils libanais – par exemple, en 1996, une ambulance pleine de femmes et d’enfants, a été pulvérisée par un missile air – sol Boeing Hellfire AGM 114C – espérons que les Libanais peuvent encore envoyer des salutations amicales aux gens de Nottinghamshire, Middlesex, Hampshire et, bien sûr, Cheltenham

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Lettre ouverte à Mahmoud Abbas : « Ne bradez pas les droits des Palestiniens »


La lettre ouverte qui suit et adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas – dont le mandat a expiré en juillet 2009 et qui est resté en fonction grâce à des lois d’exception controversées, a été publiée le 22 juillet 2010.

Nous sommes des Palestiniens d’origines et obédiences diverses – universitaires, intellectuels, artistes, militants, syndicalistes, défenseurs des droits humains et responsables d’organisations de la société civile, en Palestine historique comme en exil – unis dans notre engagement pour la réalisation des droits fondamentaux de tous les Palestiniens, en particulier notre droit inaliénable à l’autodétermination. Ce droit universellement reconnu implique au minimum :

– la fin de l’occupation et de la colonisation de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem
– une pleine égalité pour les Palestiniens vivant en Israël
– le droit au retour pour les Palestiniens réfugiés ainsi que leurs descendants.

Au cours d’une réunion à l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee] le 9 juin 2010, vous avez déclaré : « Je ne contesterai jamais [le] droit juif à la terre d’Israël, » une déclaration dont vous devez encore vous rétracter. Nous considérons cette déclaration – laquelle reprend un des fondements du sionisme – comme une très grave trahison à l’encontre des droits collectifs du peuple palestinien. Elle équivaut à un abandon du droit des Palestiniens vivant en Israël à vivre dans l’égalité dans leur propre patrie. Patrie où ils se sont fermement maintenus malgré le régime d’apartheid qui leur est imposé depuis des décennies… Cette déclaration capitule également à propos du droit des Palestiniens réfugiés à retourner dans leurs foyers.

Aucune institution ni dirigeant palestinien n’a jamais accepté une revendication juive d’exclusivité sur la Palestine, ce qui est en contradiction avec les droits internationalement reconnus du peuple palestinien. Nos droits nous appartiennent en tant que peuple, et vous n’avez aucun droit d’en faire l’usage que vous voulez.

Nous, en tant que Palestiniens, avons urgemment besoin d’une direction légalement et démocratiquement élue, qui soit responsable, efficiente et se soit engagée à la réalisation de nos droits nationaux et de nos aspirations à vivre dans la liberté, la dignité et une paix juste dans notre patrie historique. Nous appelons tous les Palestiniens à réactiver immédiatement le processus démocratique pour lequel notre peuple a tant lutté, de sorte que nous puissions élire des dirigeants ayant une vision et une stratégie efficaces pour faire appliquer nos droits en tant que peuple.

Premier signataires :

– Saleh Abdel-Jawad, Assoc. Prof. of History, Birzeit University (Ramallah) ;
– Abdul-Rahim Al-Shaikh, poet and academic (Jerusalem) ;
– Naseer Aruri, Prof. Emeritus, University of Massachusetts (Dartmouth) ;
– Mourid Barghouti, poet and author (Ramallah/Cairo) ;
– Omar Barghouti, commentator and human rights activist (Jerusalem) ;
– Ramzy Baroud, author and editor of the Palestine Chronicle (Seattle) ;
– George Bisharat, Prof., UC Hastings College of the Law (San Francisco) ;
– Haidar Eid, academic and boycott, divestment and sanctions activist (Gaza) ;
– Samera Esmeir, Assist. Prof. of Rhetoric, Univ. of California, Berkeley (Haifa) ;
– Wael Hallaq, Prof., Columbia University (New York) ;
– Nadia Hijab, author and human rights advocate (Washington, DC) ;
– Jamil Hilal, sociologist and author (Ramallah) ;
– Islah Jad, Assist. Prof. of Gender & Development, Birzeit Univ. (Ramallah) ;
– Hatem Kanaaneh, medical doctor and author (Sakhnin) ;
– Ghada Karmi, author and Fellow, Exeter University (Exeter) ;
– Nur Masalha, Prof. of Religion and Politics, St. Mary’s Univ. College (London) ;
– Joseph Massad, Prof., Columbia University (New York) ; -Jean Said Makdisi, author (Beirut) ;
– Saree Makdisi, Prof., University of California at Los Angeles (Los Angeles) ;
– Zakaria Muhammad, novelist (Ramallah) ;
– Karma Nabulsi, Fellow in Politics, University of Oxford (Oxford) ;
– Eyad Sarraj, psychiatrist (Gaza)

(Par ordre alphabétique – les institutions sont nommées uniquement pour identification des signataires.)

Autres signataires :

– Mohammed Abu Abdu, Pal. Student Campaign for Academic Boycott of Israel (PSCABI) (Gaza) ;
– Bashir Abu-Manneh, Prof., Columbia University (New York) ;
– Mohsen Abu Ramadan, civil society activist and independent political commentator (Gaza) ;
– Salman Abu Sitta, Palestine Land Society (London) ;
– Abdefattah Abusrour, President of Palestinian Theatre League, Jerusalem – General Director of Alrowwad Cultural and Theatre Society, (Aida refugee camp, Bethlehem) ;
– Majeed Al-Barghouthi, poet and writer (Amman) ;
– Musa Al-Hindi, Coord. Comm. member, US Palestinian Community Network (USPCN) ;
– Hala Al-Yamani, Assist. Prof., Bethlehem University (Bethlehem) ;
– Lubna Arikat, community activist (San Diego) ;
– Huwaida Arraf, attorney and human rights activist, New York ;
– Khaled Barakat, writer and activist, Vancouver ;
– Nasser Barghouti, human rights activist (San Diego) ;
– Diana Buttu, lawyer (Ramallah) ;
– Yasmeen Daher, lecturer at Birzeit University and human rights activist (Jaffa) ;
– Seif Da’na, Prof. of Sociology, University of Wisconsin, Parkside (Parkside) ;
– Lamis J. Deek, attorney and human rights advocate (New York) ;
– Noura Erakat, human rights attorney (Washington, DC) ;
– Leila Farsakh, Assoc. Prof., University of Massachusetts (Boston) ;
– Jess Ghannam, Prof., University of California, San Francisco (San Francisco) ;
– Lubna Hammad, lawyer and human rights activist,
– Adalah-NY (New York) ;
– Rema Hammami, Assoc. Prof. of Anthropology, Birzeit University (Ramallah) ;
– Nizar Hasan, filmmaker (Nazareth) ;
– Zaha Hassan, civil rights attorney and human rights advocate (Oregon) ;
– Kamel Hawwash, Assoc. Prof. in Civil Engineering, University of Birmingham (Birmingham) ;
– Monadel Herzallah, US Palestinian Community Network (USPCN), San Francisco ;
– May Jayyusi, Exec. Director of Muwatin, Palestinian Institute for the Study of Democracy (Ramallah) ;
– Ray Jureidini, sociologist, Cairo ;
– Jamal Kanj, author, (Nahr el Bared refugee camp) ;
– Osamah Khalil, PhD Candidate, University of California, Berkeley (Berkeley) ;
– Suleiman Mansour, visual artist (Jerusalem) ;
– Dina Matar, academic, SOAS – University of London (London) ;
– Moammar Mashni, Co-Founder, Australians for Palestine (Melbourne) ;
– Mazen Masri, lawyer and human rights activist (Toronto) ;
– Fouad Moughrabi, Prof. and Head of Dept. of Political Science, Univ. of Tennessee (Chattanooga) ;
– Rana Nashashibi, activist, Coalition for Jerusalem (Jerusalem) ;
– Mary Nazzal-Batayneh, Barrister, Palestine Legal Aid Fund (London) ;
– Mahmoud Oriqat, Engineer (San Diego) ;
– Mazin Qumsiyeh, Prof. (Bethlehem) ;
– Ahmad Sadi, Academic (Galilee) ;
– Grace Said, activist (Washington, DC) ;
– Dalal Yassine, lawyer and human rights advocate (Beirut) ;
– Raja Zaatry, journalist (Haifa) ;
– Elia Zureik, Prof. Emeritus of Sociology, Queen’s University (Kingston, Ontario)

(Par ordre alphabétique – les institutions sont nommées uniquement pour identification des signataires.)

29 juillet 2010 – The Electronic Intifada (transmis par Omar Barghouti – BDS) – Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar…
Traduction : Info-Palestine.net

Le « Camp d’été de destruction »


Des lycéens israéliens aident à raser une ville bédouine

Le 31 juillet 2010, par Max Blumenthal (traduction M.A.)

Source

AL-ARAKIB, Israël – Le 26 juillet, la police israélienne démolissait 45 bâtiments du village bédouin non reconnu d’al-Arakib, rasant totalement le village pour faire place à une forêt du Fonds National Juif. La destruction faisait partie d’un projet plus large d’expulser la communauté bédouine du Néguev loin de ses terres ancestrales pour l’implanter dans sept communes, type réserves indiennes, que le gouvernement israélien a construites à cette fin. La place sera alors libre pour les colons juifs, y compris de jeunes couples de l’armée et ceux qui pourraient un jour être évacués de la Cisjordanie après qu’un traité de paix soit signé.

Pour l’instant, le gouvernement israélien a l’intention de déraciner autant de villages que possible et de les rayer de la carte par l’établissement de « faits accomplis » sous forme de forêts du Fonds National Juif (KKL). (Voir la vidéo de la démolition d’al-Arakib ici


Quelques instants avant la destruction du village bédouin d’al-Arakib, de jeunes volontaires de la police israélienne s’installent dans les meubles pris de la maison d’une famille. [Les quatre photos suivantes sont d’Ata Abu Madyam de Arab Negev News

L’un des aspects les plus troublants de la destruction d’al-Arakib était un fait rapporté par CNN que les centaines de policiers israéliens « anti-émeute » qui ont ravagé le village étaient accompagnés de « bus entiers de supporters civils ». Qui étaient ces civils, et pourquoi ni CNN ni aucun autre media n’enquête plus sur cela ?

Je me suis rendu à Al-Arakib hier avec une délégation de Ta’ayush, un groupe israélien qui promeut une lutte conjointe entre Arabes et Juifs contre l’occupation. Les militants ont passé la journée à préparer des jeux et activités pour les enfants traumatisés du village, en aidant les villageois à remplacer leurs oliviers déracinés, et à reconstruire leurs maisons démolies.

Dans une immense tente de fortune où de nombreux habitants d’al-Arakib dorment maintenant, j’ai interrogé les chefs de village sur l’identité des supporters civils. Chacun a confirmé la présence de civils, décrivant la façon dont ils célébraient les démolitions. Au fur et à mesure que j’accumulais les détails, l’histoire se révélait de plus en plus horrible.

Après avoir interviewé plus d’une demi-douzaine de personnes âgées du village, j’ai pu enfin identifier les civils en question. Ce que j’ai découvert est plus inquiétant que ce que j’avais imaginé.

De jeunes volontaires de la police israélienne fouillent dans les biens d’une famille d’al-Arakib

L’éditeur d’Arab Negev News, Ata Abu Madyam, m’a fourni une série de photos qu’il a prises des civils en action. Elles représentaient des lycéens israéliens qui semblaient s’être portés volontaires en tant que membres de la garde civile de la police israélienne (je suis en train de travailler sur l’identification de leurs noms). Avant la démolition, les lycéens volontaires ont été envoyés dans les maisons des villageois pour en extraire leurs meubles et leurs effets.

Un certain nombre de villageois, y compris Madyam, m’ont dit que les bénévoles brisaient les fenêtres et miroirs dans leurs maisons et défiguraient leurs photos de famille par des dessins vulgaires. Ensuite ils traînaient au milieu des meubles des habitants d’al-Arakib sous le nez des propriétaires.

Enfin, selon Madyam, les volontaires célébraient les bulldozers qui détruisaient les maisons. « Ce que nous avons appris dans le camp d’été de destruction, remarque Madyam, c’est que la jeunesse israélienne n’est pas éduquée à la démocratie, ils sont élevés sur le racisme. » (La couverture du dernier numéro d’Arab Negev News de Madyam est une photo des Palestiniens expulsés vers la Jordanie en 1948, juxtaposée d’une photo d’une famille fuyant al-Arakib la semaine dernière. Le titre en est « Nakba 2010 »)

Selon les habitants d’al-Arakib, les jeunes volontaires vandalisaient les maisons dans tout le village.

La garde civile israélienne, qui comprend 70.000 citoyens y compris des jeunes dès l’âge de 15 ans (environ 15% des volontaires de la police israélienne sont des adolescents), est un des nombreux programmes visant à intégrer les enfants d’Israël dans l’appareil militaire d’État. Il n’est pas difficile d’imaginer quelles leçons les lycéens qui ont participé à raser al-Arakib ont tirées de leur expérience.

Tout comme il n’est pas particulièrement difficile de prévoir quelle sorte de citoyens ils deviendront une fois qu’ils auront atteint l’âge adulte. Non seulement ils sont endoctrinés à prêter un serment aveugle d’allégeance à l’armée, mais ils apprennent aussi à traiter les arabes comme des sous-hommes. Le comportement des volontaires vis à vis des Bédouins, qui sont des citoyens d’Israël et servent loyalement dans des unités de combats de l’armée israélienne en dépit d’un racisme généralisé, rappelle de façon frappante le comportement des jeunes colons à Hébron, qui jettent des œufs, des pierres et des déchets humains sur les commerçants palestiniens de la vieille ville. S’il y a une distinction entre ces deux cas, c’est que les colons d’Hébron agissent comme des milices alors que les adolescents de la garde civile israélienne vandalisent les propriétés arabes en tant qu’agents de l’État.

Le spectacle de la jeunesse israélienne aidant à détruire Al-Arakib contribue à expliquer pourquoi 56% des lycéens juifs israéliens ne croient pas que les Arabes devraient être autorisés à servir la Knesset – et pourquoi la prochaine génération veut l’apartheid. En effet, l’endoctrinement de la jeunesse israélienne par l’appareil militaire est un facteur central dans la tendance autoritaire d’Israël. Il serait difficile pour tout adolescent d’échapper à une expérience comme al-Arakib, où les adultes en costume de guerre héroïque encouragent à participer et à se réjouir des actes de destruction massive, sans une once de valeurs démocratiques.


Les jeunes volontaires sortent des affaires des maisons du village à mesure que les bulldozers arrivent

En ce qui concerne l’état actuel de la démocratie israélienne, il est essentiel d’examiner la manière dont l’État monte ses propres citoyens les uns contre les autres, enrôlant ceux de la majorité juive comme des conquérants tout en ciblant les autres, arabes, comme, tels les mots de Chaim Weizmann, père fondateur du sionisme, « des obstacles devant être dégagés sur un chemin difficile. » Historiquement, seuls les États défaillants ont encouragé cette dynamique corrosive pour s’établir. C’est pourquoi les scènes d’Al-Arakib, des maisons démolies aux jardins déracinés, jusqu’aux réjouissances des adolescents qui ont rejoint l’agression, peuvent être considérées comme bien plus que la destruction d’un village. Ce sont des instantanés de ce phénomène qui mène la société israélienne toute entière à sa perte.

…et la destruction commence.

La traduction de cet article est reprise d’ici

Dexia continue a soutenir la colonisation israélienne. Dites stop avec nous!


Appel aux volontaires : clôture commune de 50 comptes de la banque Dexia

Après plus d’un an de campagne, le Holding Dexia continue à soutenir financièrement la colonisation israélienne. En 2009, c’est-à-dire après avoir promis de mettre un terme à ce financement le 31 mai 2008, nous avons la preuve que Dexia Israël a permis aux colonies d’emprunter 17 millions d’euros!

Les derniers éléments que nous avons débusqué ne concernent pas des crédits provenant des fonds de Dexia. Il s’agit de transactions qui cadrent dans un contrat avec le gouvernement israélien. Lorsqu’une colonie a besoin d’argent et qu’elle ne peut attendre les aides qui luis sont promises par l’État israélien, elle fait appel à Dexia Israël qui, via son carnet d’adresses, trouve des investisseurs qui eux, vont prêter à la colonie grâce à des comptes Dexia Israël. La filiale israélienne du Holding franco-belge facilite donc de manière éhontée la colonisation des terres palestiniennes en servant d’intermédiaire. Grâce à ces opérations dirigées par Dexia, les colonies ont touché 17 millions d’euros en 2009. Plus d’infos dans notre lettre ouverte.

Malgré toutes les lettres, les questions parlementaires, les manifestations contre ces agissements immoraux, Dexia continue à collaborer à la colonisation israélienne de la Palestine. Pas question d’abandonner.

Nous cherchons des clients Dexia qui acceptent de clôturer leur(s) compte(s) à l’occasion d’une action commune prévue aux alentours du 15 octobre 2010. Des gros clients et des clients plus modestes 🙂 ! Objectifs pour le 15 octobre: 50 clients se rendent le même jour clôturer leur compte bancaire au siège de la banque Dexia à Bruxelles.

Il est plus que temps de marquer un coup d’arrêt. La plate-forme cherche 50 clients qui, s’il sont prêts à poser ce geste symbolique, peuvent remplir ce formulaire. Attention, nous n’appelons pas à un boycott contre la Banque Dexia, il s’agit d’une action symbolique qui, nous l’espérons, conduira Dexia à cesser tout contact avec la colonisation israélienne une bonne fois pour toutes.

Lire la lettre ouverte de la plate-forme répondant aux explications de Jean-Luc Dehaene

Source : Intal

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